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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>TK-21 </title>
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		<title>Peindre sur le vif</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Diana Quinby et Isabelle R&#233;gnier</dc:creator>


		<dc:subject>peinture</dc:subject>
		<dc:subject>paysage</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Depuis vingt-cinq ans, Isabelle R&#233;gnier ne cesse de partir &#224; la recherche de terrains escarp&#233;s et de mers profondes, notamment dans les &#238;les &#201;oliennes, ou dans les &#238;les &#201;gades &#8211; Stromboli, Alicudi, Levanzo, pour ne citer que quelques-unes &#8212; dont la splendeur sauvage inspire sa pratique. Sous son pinceau, les paysages rocheux de ces &#238;les volcaniques deviennent &#233;trangement sensuels.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/peinture" rel="tag"&gt;peinture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/paysage-28-28-28" rel="tag"&gt;paysage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH105/arton2740-28a2c.jpg?1772189222' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='105' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s que nous entrons dans la maison d'Isabelle R&#233;gnier, notre regard est saisi par la pr&#233;sence des peintures qui recouvrent l'ensemble des murs : ceux de l'entr&#233;e, du salon-salle &#224; manger et m&#234;me du couloir qui m&#232;ne vers la pi&#232;ce modeste mais lumineuse qui lui sert d'atelier. Ces tableaux de formats intimes ou moyens, organis&#233;s en rang&#233;es serr&#233;es, &#224; la verticale ou &#224; l'horizontale selon la configuration des murs, nous invitent &#224; partir en voyage avec l'artiste et &#224; suivre son regard, si attentif &#224; la lumi&#232;re qui structure le relief des paysages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis vingt-cinq ans, Isabelle R&#233;gnier ne cesse de partir &#224; la recherche de terrains escarp&#233;s et de mers profondes, notamment dans les &#238;les &#201;oliennes, ou dans les &#238;les &#201;gades &#8211; Stromboli, Alicudi, Levanzo, pour ne citer que quelques-unes &#8212; dont la splendeur sauvage inspire sa pratique. Sous son pinceau, les paysages rocheux de ces &#238;les volcaniques deviennent &#233;trangement sensuels. Le geste color&#233; capte l'intensit&#233; de la lumi&#232;re, le relief de la c&#244;te et la profondeur de l'espace tout en traduisant une pr&#233;sence corporelle, voire charnelle, qui ne peut &#234;tre que celle de l'artiste elle-m&#234;me lorsqu'elle saisit le paysage sur le vif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une toile &#224; une autre d'une m&#234;me s&#233;rie, Isabelle choisit un motif qu'elle d&#233;cline sous un point de vue diff&#233;rent, sous une lumi&#232;re diff&#233;rente. Dans les peintures de Stromboli, de 2004, c'est un &#238;lot rocheux au loin de la c&#244;te, cisel&#233; par le clair-obscur matinal et dress&#233; contre l'immensit&#233; de la mer et du ciel qui attire l'&#339;il de l'artiste, tandis que dans la s&#233;rie d'Albarella, de 2013, ce sont les installations d'ostr&#233;iculture qui l'int&#233;ressent. Leur g&#233;om&#233;trie ponctue l'horizontalit&#233; du paysage marin et la quasi-uniformit&#233; du bleu laiteux des eaux peu profondes. D'autres s&#233;ries &#8212; celles de Salina (2005), d'Ischia (2007), de Filicudi (2008) et plus r&#233;cemment de Levanzo (2021), de Lampedusa (2022 et 2023) et des &#238;les Tremiti (2025) &#8212; pr&#233;sentent un regard sans cesse renouvel&#233; sur la mer depuis les collines et les hautes falaises. L'activit&#233; des nuages, le mouvement de l'eau et les asp&#233;rit&#233;s de la cote que nous voyons dans ces tableaux se d&#233;composent sous nos yeux en coups de pinceau &#233;nergiques et en riches mati&#232;res color&#233;es, exprimant ainsi une m&#233;ditation sensorielle sur l'exp&#233;rience de la nature.
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22804 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;90&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/02_strombolicchio.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH716/02_strombolicchio-1281f.jpg?1758287057' width='500' height='716' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Stromboli 5, 2005
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;peinture acrylique et pigment sur toile, 92 x 65 cm
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Isabelle R&#233;gnier
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_22805 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;90&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/03_strombolicchio.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH709/03_strombolicchio-00381.jpg?1772189087' width='500' height='709' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Stromboli 6, 2005
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;peinture acrylique et pigment sur toile, 92 x 65 cm
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Isabelle R&#233;gnier
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Isabelle R&#233;gnier d&#233;ploie ses peintures chez elle pour qu'elle puisse les contempler et peut-&#234;tre r&#233;fl&#233;chir &#224; ses compositions futures, mais il y a une autre raison pour laquelle ses &#339;uvres occupent tant de place sur les murs : pour &#233;viter qu'elles jaunissent. &lt;i&gt;&#171; C'est l'une des premi&#232;res choses que m'a dit mon professeur de peinture. La peinture &#224; l'huile jaunit quand elle n'est pas expos&#233;e &#224; la lumi&#232;re, &#187; &lt;/i&gt; explique-t-elle. Sa passion pour la peinture, sa ma&#238;trise du m&#233;dium et ses connaissances de l'histoire de l'art, elle les a acquises au fur et &#224; mesure d'un parcours atypique qui l'a conduit d'un atelier d'enseignement priv&#233; &#224; Paris jusqu'&#224; la Sorbonne, en passant par l'&#201;cole Nationale Sup&#233;rieure d'Architecture de Paris-Belleville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e &#224; Paris en 1960 mais ayant v&#233;cu toute son enfance et adolescence &#224; La Rochelle, elle quitte la maison familiale &#224; l'&#226;ge de dix-huit ans apr&#232;s l'obtention de son bac, pour s'installer &#224; Paris o&#249; elle trouve rapidement un emploi alimentaire. Le soir, le week-end, elle d&#233;ploie son &#233;nergie cr&#233;ative d'abord dans la pratique de la photographie &#8211; son Leica en main, elle exerce son regard d'artiste en germe lors des promenades en ville ; ensuite, elle s'investit pendant plusieurs ann&#233;es dans la musique, dans le chant et l'apprentissage de la guitare classique. Dans son enfance pourtant, elle avait toujours aim&#233; dessiner et peindre. C'est l'id&#233;e de pouvoir gagner sa vie en tant que restauratrice de tableaux, plut&#244;t que de travailler comme secr&#233;taire &#224; l'Assistance Publique-H&#244;pitaux de Paris, qui l'a r&#233;orient&#233;e vers la peinture. &#192; partir de 1987, elle s'initie aux techniques de la peinture ancienne avec Jean-Pierre Th&#233;ret dans son atelier parisien ; elle y d&#233;couvre notamment la tempera grasse, un m&#233;lange d'&#339;uf, d'huile, de vernis et de pigments broy&#233;s, une technique apparue au XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle et dont l'invention est attribu&#233;e &#224; Van Eyck. Pendant trois ans, le soir apr&#232;s son travail, elle suit les cours de Th&#233;ret, peint des natures mortes, travaille d'apr&#232;s mod&#232;le vivant ou fait des copies de tableaux anciens. Mais elle se rend compte, en apprenant les techniques et en ex&#233;cutant les exercices dans l'atelier du professeur, qu'elle voulait mettre en &#339;uvre son regard personnel, peindre ses propres tableaux au lieu de restaurer et de copier ceux des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en 1990, l'ann&#233;e de ses trente ans, qu'Isabelle R&#233;gnier prend en main son d&#233;sir d'&#234;tre artiste. Comme elle l'avait fait des ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes avec son appareil photo, elle se prom&#232;ne dans Paris avec son carnet de croquis, mais cette fois-ci avec un objectif pr&#233;cis : dessiner les ponts. Elle poursuit ce projet lors d'un s&#233;jour d'un mois &#224; New York o&#249; elle r&#233;alise des croquis de la ville et de nombreux dessins des ponts. La rencontre peu de temps apr&#232;s avec le peintre Jean-Baptiste S&#233;cheret est &#233;galement d&#233;terminante : en 1992, elle commence &#224; suivre ses cours de peinture en tant qu'auditrice libre &#224; l'&#201;cole d'Architecture de Paris-Belleville, ce qui l'aide &#224; avancer dans sa peinture, notamment dans la mani&#232;re de concevoir l'espace du tableau et de composer avec la lumi&#232;re. Jean-Baptiste S&#233;cheret, lui-m&#234;me peintre de l'observation, l'encourage &#224; poursuivre son travail en plein air, &#224; dessiner et &#224; peindre sur le motif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des prochaines ann&#233;es, elle pose les bases de sa pratique, aiguise son regard au fur et &#224; mesure de ses p&#233;r&#233;grinations en ville et affine sa technique picturale. Le paysage &#8212; urbain dans un premier temps &#8212; s'impose comme son th&#232;me de pr&#233;dilection. Elle est attir&#233;e par les espaces les plus vastes dans et autour de Paris, notamment les ports et les sites industriels sur les quais de la Seine. Grues, sabli&#232;res, tapis roulants, monticules de sable et de gravier fournissent &#224; l'&#339;il une g&#233;om&#233;trie surprenante. Ils constituent des paysages &#224; part enti&#232;re dans l'espace plus &#233;tendu du paysage urbain. Est-ce que la fascination de l'artiste pour ces lieux est d&#251; &#224; un besoin de regarder au loin apr&#232;s de longues heures de travail au bureau ? Ou bien au d&#233;sir de sortir du studio exigu o&#249; elle logeait &#224; cette &#233;poque, et qui lui servait aussi d'atelier ? Cherchait-elle des sensations de d&#233;paysement sans quitter la ville ? Quelles que soient ses motivations, dans les tr&#232;s nombreuses aquarelles qu'elle r&#233;alise sur place, les structures &#171; peu gracieuses &#187; de ces lieux insolites se r&#233;v&#232;lent d'une beaut&#233; &#233;tonnante, charpent&#233;es par la couleur des ombres et du clair-obscur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'occasion de sa premi&#232;re exposition personnelle en 1995&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Hic &amp; Nunc, &#224; la Galerie Samedi, Montfort l'Amaury (Yvelines).&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Isabelle R&#233;gnier expose ses peintures des sabli&#232;res du Port d'Ivry-sur-Seine et d'autres sites industriels. Dans ces &#339;uvres sur papier recycl&#233; teint&#233; dans la masse ou sur papier Canson pr&#233;alablement teint&#233; par l'artiste, nous voyons &#8212; nous ressentons m&#234;me &#8212; les r&#233;serves du papier comme des volumes, sculpt&#233;es par les minces couches plus ou moins opaques de peinture aquarelle m&#233;lang&#233;e avec de la gouache. L'espace pictural de ces peintures aux formats intimes et moyens est structur&#233; par l'architecture des sites bien s&#251;r, mais aussi par le ciel et l'eau environnants qui deviennent eux aussi des formes. L'aspect tr&#232;s construit de ses &#339;uvres r&#233;side dans la capacit&#233; de l'artiste d'extraire quelques lignes directrices de la complexit&#233; visuelle qui l'entoure. Elle synth&#233;tise, proc&#232;de par un processus d'abstraction, r&#233;duit moulins et sabli&#232;res en silhouettes, saisit la lumi&#232;re en contrejour. La l&#233;g&#232;ret&#233; du support et des touches de couleur fournit n&#233;anmoins un contraste &#233;tonnant avec la solidit&#233; apparente des formes, paradoxe soulign&#233; par Mariette Darrigrand dans son texte de pr&#233;sentation : &lt;i&gt;&#171; La l&#233;g&#232;ret&#233; qui nous est offerte est lourde [&#8230;]. Elle est dense, pleine, et nous ne savions pas qu'une l&#233;g&#232;ret&#233; pouvait l'&#234;tre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mariette Darrigrand, texte pour l'exposition d'Isabelle R&#233;gnier, Hic &amp; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22806 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;113&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/04_sabliere_port_d_ivry.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH780/04_sabliere_port_d_ivry-f29de.jpg?1758287057' width='500' height='780' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Sabli&#232;re, Porte d'Ivry-sur-Seine, 1993
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;pigments broy&#233;s &#224; la colle cellulosique, 21,6 x 14 cm
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Isabelle R&#233;gnier
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_22807 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;93&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/05_sabliere_ivrysurseine_1993_img_1347_300dpi.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH351/05_sabliere_ivrysurseine_1993_img_1347_300dpi-82aa7.jpg?1772189087' width='500' height='351' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Sabli&#232;re, Porte d'Ivry-sur-Seine, 1993
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;aquarelle gouach&#233;e, 294 x 41,5 cm
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Isabelle R&#233;gnier
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette densit&#233; qu'Isabelle parvient &#224; cr&#233;er avec si peu de mati&#232;re color&#233;e provient sans doute &#8212; au-del&#224; de l'acuit&#233; de son regard &#8212; du fait qu'elle s'impr&#232;gne physiquement des lieux et des sites qu'elle peint. Marcher, observer attentivement, se sentir pleinement immerg&#233;e dans son environnement font partie du processus de cr&#233;ation et conf&#232;rent &#224; sa peinture sa force et sa fluidit&#233;, voire sa pr&#233;sence charnelle, comme dans cette aquarelle de monticules de sable de 1993 qui nous sugg&#232;re des collines de chair autant que des monticules de sable, et qui semble annoncer les peintures des &#238;les volcaniques &#224; venir. L'artiste revendique &#233;galement son d&#233;sir de &#171; chercher le risque &#187; pour mieux s'approprier du paysage : elle monte dans les grues, tout comme plus tard elle s'assoit au bord des falaises &#224; Lampedusa, pour plonger son regard dans le paysage et le peindre de mani&#232;re incarn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de quitter les rives de la Seine pour aller peindre dans les &#238;les &#201;oliennes, Isabelle R&#233;gnier fait le choix courageux d'entreprendre &#171; sur le tard &#187; un parcours universitaire d'une certaine intensit&#233;. Motiv&#233;e par le besoin de th&#233;oriser sa pratique et d'en approfondir le sens, elle suit un cursus en arts plastiques via le CNED&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Centre National d'Enseignement &#224; Distance.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (les trois premi&#232;res ann&#233;es) &#224; Paris-1 Panth&#233;on-Sorbonne qui aboutit &#224; l'obtention un dipl&#244;me de DEA en 2002&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Isabelle R&#233;gnier, Entre le grain et l'&#233;tendue, m&#233;moire de Dipl&#244;me d'&#201;tudes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ces &#233;tudes lui permettent non seulement d'explorer les notions d'espace et de temps, d&#233;j&#224; inh&#233;rentes &#224; ses sujets de pr&#233;dilection en peinture, notamment le sable et le sablier ; elles lui ouvrent aussi la voie vers l'exp&#233;rimentation plastique et la r&#233;alisation de peintures plus abstraites qui incorporent des mat&#233;riaux divers telles que le sable, les microbilles de verre ou les feuilles de plomb, m&#233;tal naturellement pr&#233;sent dans la cro&#251;te terrestre. Elle &#233;labore m&#234;me un Livre de sable, dont les pages sont enti&#232;rement recouvertes de couches fines de sables diff&#233;rents et qu'elle d&#233;crit comme &lt;i&gt;&#171; l'enregistrement spatial du passage du temps&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;I. R&#233;gnier, Ch&#226;teaux de sable, m&#233;moire de Ma&#238;trise en Arts Plastiques, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/i&gt; Cette exp&#233;rience universitaire l'am&#232;ne &#233;galement &#224; d&#233;couvrir des pans de l'histoire de l'art qu'elle m&#233;connaissait, notamment celui de l'Italie antique. C'est ainsi qu'ont commenc&#233; les voyages, d'abord &#224; Naples en 2000, puis &#224; Pomp&#233;i en 2002, et ensuite dans les &#238;les du sud de l'Italie &#8212; &#224; commencer par Lipari en 2003 &#8212; o&#249; elle se rend d&#233;sormais tous les ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les &#238;les, Isabelle R&#233;gnier s'impr&#232;gne du sentiment de libert&#233; que lui procure l'immersion dans la nature. Ses nombreux croquis &#224; la pierre noire et ses aquarelles &#8212; dont certaines vont servir plus tard pour r&#233;aliser des peintures &#224; l'huile dans son atelier &#8212; captent l'intensit&#233; des sensations produites par la lumi&#232;re, le vent, la mer et le ciel. Son passage &#224; l'universit&#233; et l'exp&#233;rimentation d'autres pratiques l'ont nourrie, pour autant la peinture d'observation est toujours rest&#233;e une passion, comme elle l'est d'ailleurs pour d'autres peintres contemporain.e.s qui se consacrent au paysage, tels que Jacques Bibonne et Isabel Duperray. Avec un clin d'&#339;il &#224; C&#233;zanne, Isabelle a &#233;galement r&#233;alis&#233; une s&#233;rie de toiles du corps nu dans le paysage, celui de son mari, qu'elle a dessin&#233; dans la for&#234;t de Champcueil, en Essonne, bien &#224; l'abri des regards des promeneurs. Dans les peintures faites &#224; l'atelier d'apr&#232;s les croquis et quelques photographies de r&#233;f&#233;rence, elle se r&#233;jouit des formes et des couleurs, du contraste de la blancheur du corps &#233;tendu sur un rocher imposant ayant subi l'&#233;rosion. Avec peu de mati&#232;re color&#233;e, elle transmet au nu et au rocher une sensualit&#233; et un mouvement qui traduisent tout l'amour qu'elle porte &#224; la fois &#224; son compagnon, &#224; la nature et &#224; la peinture.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22808 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;96&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/06_nu_dans_le_paysage_champcueil.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH353/06_nu_dans_le_paysage_champcueil-aaf60.jpg?1758287057' width='500' height='353' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Nu dans un paysage II, 2012
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;huile et tempera &#224; l'&#339;uf sur toile, 100 x 73 cm
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Isabelle R&#233;gnier
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2021, Isabelle vit de nouveau &#224; La Rochelle. C'est un retour aux racines apr&#232;s de longues ann&#233;es de vie et de travail &#224; Paris. Les tableaux qui recouvrent les murs de sa maison t&#233;moignent de son cheminement artistique qu'elle poursuit toujours, dans les &#238;les aussi bien que plus pr&#232;s de chez elle, comme en t&#233;moigne cette s&#233;rie r&#233;cente du surfeur solitaire et minuscule pris dans les vagues au sud de La Rochelle, toujours en cours de r&#233;alisation dans son atelier. Le surfeur solitaire est peut-&#234;tre une surfeuse, l'incarnation de l'artiste elle-m&#234;me, immerg&#233;e dans la nature et dans le plaisir de peindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ao&#251;t 2025&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22809 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;78&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/surf_larochelle.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH645/surf_larochelle-cc4d7.jpg?1772189088' width='500' height='645' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Surf, 2025
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;huile et tempera &#224; l'&#339;uf sur toile, 36 x 29 cm
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Isabelle R&#233;gnier
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Hic &amp; Nunc, &#224; la Galerie Samedi, Montfort l'Amaury (Yvelines).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mariette Darrigrand, texte pour l'exposition d'Isabelle R&#233;gnier, Hic &amp; Nunc, 1995.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Centre National d'Enseignement &#224; Distance.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Isabelle R&#233;gnier, Entre le grain et l'&#233;tendue, m&#233;moire de Dipl&#244;me d'&#201;tudes Approfondies en Arts Plastiques, Universit&#233; de Paris I Panth&#233;on Sorbonne, sous la direction d'Eliane Chiron, juin 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;I. R&#233;gnier, Ch&#226;teaux de sable, m&#233;moire de Ma&#238;trise en Arts Plastiques, Universit&#233; de Paris I Panth&#233;on Sorbonne, sous la direction de Richard Conte, juin 2000, p.66.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'ouverture : Lampedusa 14, acrylique et pigments sur papier, 36 x 51 cm, 2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.isabelleregnier.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.isabelleregnier.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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