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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>TK-21 </title>
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		<title>Les corps-lieux de Diana Quinby</title>
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		<dc:creator>Diana Quinby et &#201;ric Bonnet</dc:creator>


		<dc:subject>corps</dc:subject>
		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>
		<dc:subject>autoportrait</dc:subject>
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		<description>&lt;p&gt;Dessins en nuances de gris m&#234;lant anatomie et sensualit&#233;, figures souvent fragment&#233;es, autoportraits interrogeant l'identit&#233; multiple et le rapport au monde et au temps : &#201;ric Bonnet pose ses mots sur la recherche de Diana Quinby, sur une &#339;uvre qui interroge : comment habiter les corps, son corps ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/corps" rel="tag"&gt;corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/poesie" rel="tag"&gt;po&#233;sie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/autoportrait" rel="tag"&gt;autoportrait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/dessin" rel="tag"&gt;dessin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH116/arton2668-54161.jpg?1772189223' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='116' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dessins en nuances de gris m&#234;lant anatomie et sensualit&#233;, figures souvent fragment&#233;es, autoportraits interrogeant l'identit&#233; multiple et le rapport au monde et au temps : &#201;ric Bonnet pose ses mots sur la recherche de Diana Quinby, sur une &#339;uvre qui interroge : comment habiter les corps, son corps ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Diana Quinby travaille dans un petit atelier blanc, bien &#233;clair&#233;, d&#233;di&#233; au dessin. Pass&#233; un d&#233;dale de couloirs et d'escaliers &#233;troits dans une maison d'artiste, nous entrons dans un monde sans couleur, un monde gris ou plut&#244;t argent&#233;. Les masses frontales qui couvrent les grands papiers accroch&#233;s au mur sont modul&#233;es, anim&#233;es dans leur &#233;tendue, perc&#233;es de zones blanches internes, ouvertures laiss&#233;es par le contact l&#233;ger de fragments de corps qui se touchent. Le contact de ces corps dans l'espace est la premi&#232;re impression qui nous saisit. Comment deux corps peuvent-ils se toucher avec cette qualit&#233; de caresse ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22311 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;80&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/2_quinby_couple_iv.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH376/2_quinby_couple_iv-4a150.jpg?1745335467' width='500' height='376' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Couple de dos IV
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Crayon graphite sur papier, 97 x 127 cm, 2022.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Diana Quinby
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Corps discr&#232;tement sexu&#233;s dans le cadrage serr&#233;, l'apparition d'un sein, d'un p&#233;nis, une posture plus souple et ronde &#224; c&#244;t&#233; d'un corps plus droit, mais toujours des couples accord&#233;s et &#233;gaux dans leur occupation de l'espace. L'&#233;tendue de ces corps qui pourrait relever d'une pratique du monochrome sont pourtant des figures : une peau qui fait volume sans faire effet de ronde-bosse. Et cela tient aux gestes graphiques de tissage de Diana Quinby.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle travaille actuellement avec des images tr&#232;s rudimentaires, aucunement artistiques, dont elle se sert comme point d'appui pour la mise en page de ses figures. Puis le dessin se d&#233;veloppe en lui-m&#234;me dans sa propre n&#233;cessit&#233;. Les corps se dilatent, s'&#233;tendent sans respect exact des proportions anatomiques, m&#234;me si la question anatomique reste sous-jacente. Aussi le corps devient-il une peau librement mat&#233;rialis&#233;e et constamment anim&#233;e de variations de gris, d'ombres sans coh&#233;rence et de lumi&#232;res sans direction v&#233;ritable. La lumi&#232;re anime et module, et la texture repose sur un m&#233;lange optique tr&#232;s fin, car les traces graphiques sont des griffes lin&#233;aires qui se trament et s'orientent, irriguant la peau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des micro-rythmes qui traversent et cr&#233;ent un mouvement, imperceptible &#224; distance, mais bien pr&#233;sent, qui sugg&#232;rent des courants d'&#233;nergies &#224; fleur de peau, et qui rel&#232;vent d'une patience qui construit le corps sans n&#233;cessit&#233; du squelette. Des corps-voiles en quelque sorte. Mais dans certains dessins de dos, la colonne vert&#233;brale apparait comme un trac&#233; droit manifeste ; elle signifie le milieu de la feuille. La partition abstraite de l'espace met en tension le vivant du corps qui s'&#233;panouit sym&#233;triquement de chaque c&#244;t&#233; de cet axe.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22312 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;76&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/3_quinby_grand_dos_ii.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH641/3_quinby_grand_dos_ii-acc2e.jpg?1772188729' width='500' height='641' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Grand dos II
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Crayon graphite sur papier, 127 x 97 cm, 2023.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Diana Quinby
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sur un dessin r&#233;cent, l'artiste double son autoportrait : une figure enfant devant une figure adulte dont le corps se recouvre d'un v&#234;tement curieusement pos&#233; sur la peau, comme en adh&#233;rence. Diana me parle de sa famille de m&#233;decins et de son int&#233;r&#234;t pour la m&#233;decine. Dans son enfance, la consultation de livres d'anatomie datant du 19&#7497; si&#232;cle a nourri son imaginaire. La gravure d'un homme exhibant sa jambe atteinte de gangr&#232;ne l'avait marqu&#233;e. Ces Images choc, nous en conservons la trace dans la m&#233;moire inconsciente ; elles surgissent au d&#233;tour d'un dessin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Corps fragment&#233;s analogues &#224; des mises en sc&#232;ne que John Coplans a photographiquement explor&#233;es sur son propre corps. Il y a quelques ann&#233;es, Diana ne dessinait de son corps que ce qu'elle en voyait directement. Ces vues sans d&#233;formation expressive, paraissent &#224; la fois inconnues et singuli&#232;rement famili&#232;res ; elles traduisent la vision brute que nous avons de nous-m&#234;me. Dessiner son aire corporelle sans le relai du miroir et sans la photographie, int&#233;grer la main qui dessine, tracer son torse, son ventre, ses membres en surplomb ; notre visage nous reste inaccessible. Le refus du miroir et de la photographie fut le parti pris de Diana Quinby quand elle renon&#231;a aux images d'anatomie int&#233;rieure et commen&#231;a son exploration de la surface. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce refus des outils visuels minimaux, r&#233;duction au simple regard direct, est remarquable aujourd'hui, alors que les &#171; images-corps &#187; ne cessent de se spectaculariser. C'est aussi un moment important de la vie de femme de l'artiste. Enceinte, elle dessine son corps en mutation : seins, ventre rond, jambes ; les membres s'&#233;tendent dans l'espace de la feuille vide ; la plong&#233;e du regard la conduit &#224; placer en hauteur les jambes qui d&#233;coupent le blanc de l'espace et spatialisent le dessin. Soi-m&#234;me comme centre du monde, comme &lt;i&gt;&#171; corps actuel que j'appelle mien, la sentinelle qui se tient silencieusement sous mes paroles et sous mes actes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Maurice Merleau-Ponty, L'&#339;il et l'esprit, Paris, Gallimard, 1964, pp. 12-13.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/i&gt; La position existentielle choisie par Diana rejoint les analyses de Maurice Merleau-Ponty.&lt;/p&gt;
&lt;small&gt;
&lt;center&gt;&lt;i&gt;L'&#233;nigme tient &#224; ceci que mon corps est &#224; la fois voyant et visible. Lui qui regarde toutes choses, il peut aussi se regarder, et reconnaitre dans ce qu'il voit alors l'&#171; autre c&#244;t&#233; &#187; de sa puissance voyante. Il se voit voyant, il se touche touchant, il est visible et sensible pour soi-m&#234;me.&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p.18.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/center&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;Ce soi-m&#234;me se double d'une autre centralit&#233;, la gestation d'un enfant. &#202;tre enceinte et rester dans l'enceinte de son corps. Le monde est dans le blanc de la feuille qui figure l'entour spatial effac&#233; au profit du corps sien ou de la famille, ou de ses doubles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un visage apparait dans les dessins r&#233;cents, une fois accept&#233;e la photographie et le miroir. Les corps massifs, torses monumentaux, &#233;paules larges, portent un visage &#224; l'&#233;chelle r&#233;duite. Le regard intense nous fixe dans les yeux et son &#233;criture est quelque peu diff&#233;rente de celle du corps, le visage plus volum&#233;trique et mobile ; des trac&#233;s effac&#233;s cr&#233;ent un halo de mouvement, un tremblement du temps. Mais la l&#233;g&#232;re disproportion entre le torse et la t&#234;te &#233;veille une m&#233;moire des figures arch&#233;typiques f&#233;minines, les &lt;i&gt;kor&#232;&lt;/i&gt; de la Gr&#232;ce archa&#239;que, les v&#233;nus pr&#233;historiques. Un moment tr&#232;s particulier du parcours de Picasso pourrait &#233;galement &#234;tre &#233;voqu&#233; : la p&#233;riode de Gosol en 1906, lorsqu'il int&#232;gre des influences de la statuaire romane, les d&#233;couvertes de la statuaire ib&#233;rique et qu'il regarde C&#233;zanne. C'est un moment qui traduit une synth&#232;se entre un r&#233;alisme et un archa&#239;sme comme on le voit dans l'autoportrait du Mus&#233;e Picasso, et le Portrait de Gertrude Stein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Corps dress&#233;s comme simple pr&#233;sence &#171; au &#187; monde. Toute la question se r&#233;sume &#224; ce mot lien : &#171; au &#187;, &#233;crit Jean-Luc Nancy&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Luc Nancy, Le regard du portrait, Paris, Galil&#233;e, 2000, p. 86.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . La question de la figuration, d&#233;gag&#233;e de tout accessoire, se r&#233;duit &#224; sa forme la plus essentielle, sans action autre que celle de se figurer. L'&#234;tre-l&#224;, seul, ou en famille. Picasso r&#233;sumait l'art depuis son origine &#224; la cr&#233;ation du masque, l'invention du visage humain. Mais ici, le soi-m&#234;me est d&#233;doubl&#233;, ce n'est pas la g&#233;mellit&#233; ni l'image sp&#233;culaire mais un double ou triple soi-m&#234;me, un d&#233;doublement si rare dans les autoportraits. &lt;i&gt;&#171; Quand j'ai commenc&#233; les autoportraits de grossesse, je me suis dessin&#233;e seule sur la feuille, mais en fait, j'&#233;tais d&#233;j&#224; &#034;double&#034;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22309 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;108&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/5_quinby_autop_double_iv.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH617/5_quinby_autop_double_iv-8f60a.jpg?1772188729' width='500' height='617' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Autoportrait double IV
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Crayon graphite et crayon de couleur sur papier, 140 x 115 cm, 2023.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Diana Quinby
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Puis les portraits que Diana r&#233;alise en se repr&#233;sentant &#224; c&#244;t&#233; de sa fille adolescente produit un &#233;trange d&#233;doublement, une ressemblance subtile qu'elle manifeste gr&#226;ce &#224; la pr&#233;cision de son trac&#233; r&#233;aliste, gr&#226;ce aux postures identiques des deux personnes, mais l&#233;g&#232;rement d&#233;cal&#233;es. La mise en valeur de la jeune fille pousse la m&#232;re sur le c&#244;t&#233; du format. La robe fleurie et les larges tatouages forment une vaste peau seconde et baroque sur le corps juv&#233;nile, qui s'oppose &#224; la simple nudit&#233; maternelle. Aussi le double autoportrait poursuit logiquement cette enqu&#234;te, le soi-m&#234;me multiple, la confrontation avec sa propre image n&#8216;&#233;tant jamais identique &#233;motionnellement. La juxtaposition de plusieurs images de soi comme personnages en repr&#233;sentation introduit une histoire possible entre soi et soi, une inqui&#233;tude &#233;galement qui affleure, un dialogue intime qui prolonge la parole engag&#233;e dans l'espace familial.&lt;/p&gt;
&lt;small&gt;
&lt;center&gt;&lt;i&gt; (&#8230;) &#171; Nous sommes destin&#233;s au lieu &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crit Jean-Luc Nancy. Un lieu travaill&#233; par l'histoire. &lt;i&gt;&#171; En tant qu'elle vient, elle espace aussi. Nous aurons &#224; penser l'espacement du temps, c'est-&#224;-dire le temps comme corps&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Luc Nancy, Corpus, Paris, Ed. M&#233;taili&#233;, 2000.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;Enfin le regard droit, fixe et intense de tous ces visages dans leur infime diff&#233;rence r&#233;v&#232;le &#224; quel point ces autoportraits ne voient pas. Ils n'ont rien &#224; voir sauf nous, les spectateurs ; mais ils regardent, et ils nous regardent. Diff&#233;rent du voir, le regard serait cette pouss&#233;e de soi-m&#234;me vers l'autre, pouss&#233;e du visage tout entier vers le monde, &lt;i&gt;&#171; quand un sujet se fait sujet&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Luc Nancy, Le regard du portrait, op.cit., p. 81.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paris, mars 2023&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22310 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;70&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/1_quinby_torse_v.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH503/1_quinby_torse_v-a1d81.jpg?1745329696' width='500' height='503' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Torse V
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Crayon graphite sur papier, 79 x 79 cm, 2024.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Diana Quinby
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://dianaquinby.com/" class="spip_out"&gt;Les corps-lieux de Diana Quinby&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Maurice Merleau-Ponty, &lt;i&gt;L'&#339;il et l'esprit&lt;/i&gt;, Paris, Gallimard, 1964, pp. 12-13.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid., p.18.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Luc Nancy, &lt;i&gt;Le regard du portrait&lt;/i&gt;, Paris, Galil&#233;e, 2000, p. 86.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Luc Nancy, &lt;i&gt;Corpus&lt;/i&gt;, Paris, Ed. M&#233;taili&#233;, 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Luc Nancy, Le regard du portrait, op.cit., p. 81.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Diana Quinby, exposition au Festival du Dessin, Arles, jusqu'au 11 mai 2025&lt;br class='autobr' /&gt;
Chapelle du M&#233;jean, Place Nina-Berberova&lt;br class='autobr' /&gt;
Ouvert tous les jours de 10h &#224; 18h&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Incarnation (-s) &#187;, avec G. Bonin, L. Dorfner, A. Galissaires et D. Quinby&lt;br class='autobr' /&gt;
La Cit&#233; du dessin, Acad&#233;mie Malouine d'Arts Plastiques&lt;br class='autobr' /&gt;
7 rue de Bonneville, Saint-Malo&lt;br class='autobr' /&gt;
Du 30 avril au 20 juin 2025&lt;br class='autobr' /&gt;
l. &#224; j. 10h-18h, v. et s. 10h-12h&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Image d'ouverture : Autoportrait double V, crayon graphite et crayon de couleur sur papier, 110 x 140 cm, 2023.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



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