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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>Tout en un </title>
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		<dc:creator>Jean-Jacques Birge&#769;</dc:creator>


		<dc:subject>Son</dc:subject>
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		<description>&lt;p&gt;J'ai du mal &#224; travailler lorsque je ne suis pas sollicit&#233;. Est-ce le besoin de me sentir utile qui m'anime ou le d&#233;sir d'&#234;tre aim&#233; tout simplement ? C'est compliqu&#233; lorsqu'on a choisi l'invention comme vecteur vital depuis toujours. J'imagine que, enfant timide, l'extraversion repr&#233;senta rapidement l'&#233;chappatoire. Cela n'a pas &#233;t&#233; facile.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH101/light-show-92e48.jpg?1777833663' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;J'ai du mal &#224; travailler lorsque je ne suis pas sollicit&#233;. Est-ce le besoin de me sentir utile qui m'anime ou le d&#233;sir d'&#234;tre aim&#233; tout simplement ? C'est compliqu&#233; lorsqu'on a choisi l'invention comme vecteur vital depuis toujours. J'imagine que, enfant timide, l'extraversion repr&#233;senta rapidement l'&#233;chappatoire. Cela n'a pas &#233;t&#233; facile.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsqu'il fallait chanter en ch&#339;ur je fredonnais comme je pouvais le premier vers et articulais ensuite sans &#233;mettre aucun son. L'arnaque ! Futur autodidacte, le syndrome de l'usurpateur me poursuivit longtemps, jusqu'&#224; ce que l'importance de l'&#339;uvre d&#233;mente ce complexe typique de ceux qui ont appris par des chemins de traverse en se bricolant leur propre langage. &#192; l'&#226;ge o&#249; l'on commence &#224; se poser des questions autres que le merveilleux &#171; pourquoi ? &#187;, je montais sur la table pour raconter des histoires dr&#244;les. Mon ambition &#233;tait d'inventer des choses qui ne servent &#224; rien. Ma m&#232;re, elle, se rappelait que je voulais inventer des choses utiles &#224; l'humanit&#233;. Devenir un artiste concilie les deux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27063 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/victorinox.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH478/victorinox-e7609.jpg?1777393265' width='500' height='478' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'option &#233;tait n&#233;cessaire &#224; l'enfant dont r&#234;ver &#233;tait l'occupation principale, mais elle n'&#233;tait pas suffisante pour l'adolescent qui prit sa carte de &#171; citoyen du monde &#187; &#224; l'&#226;ge de 11 ans ou au quadrag&#233;naire qui partit r&#233;aliser des films &#224; Sarajevo pendant le Si&#232;ge. J'avais peur, mais &#224; quoi aurait rim&#233; mon engagement politique si l'intellectuel que je pensais &#234;tre ne mettait pas les mains dans le cambouis lorsque l'occasion se pr&#233;senta. La m&#234;me ann&#233;e, 1993, j'avais &#233;t&#233; l'un des derniers &#224; tourner en Alg&#233;rie avant que cela devienne impossible et j'avais encha&#238;n&#233; avec l'Afrique du Sud d'avant Mandela au moment de l'assassinat de Chris Hani. Le succ&#232;s qui en d&#233;coula me donna l'espoir de revenir &#224; mes amours de jeunesse, le cin&#233;ma. Sorti tr&#232;s jeune de l'IDHEC (anc&#234;tre de la FEMIS), je n'avais que 20 ans, je compris que, au vu de mes ambitions artistiques, l'ind&#233;pendance en &#233;tait la seule garante. Je cr&#233;ai ainsi mon propre label de disques &#224; 22 ans et mon orchestre dans la foul&#233;e. Cinquante ans plus tard, l'un et l'autre sont toujours en activit&#233;. Je sacrifiai parfois certaines opportunit&#233;s pour pr&#233;server un sentiment myst&#233;rieux qui m'&#233;chappera probablement jusqu'&#224; ma mort, cette inspiration qui m'entra&#238;ne loin des sentiers balis&#233;s, d&#233;sir ambitieux de faire ce qui ne se fait pas puisque ce qui est fait n'est plus &#224; faire. Or plus le budget est important, plus les pressions ext&#233;rieures font obstacle. En 1995 mon projet de film sur la fin du monde, adapt&#233; d'un roman de C.F. Ramuz, n'&#233;tait pas encore un sujet &#224; la mode et mes m&#233;thodes auront toujours emprunt&#233; le chemin buissonnier des &#233;coliers. Je revins donc &#224; la musique, domaine pour lequel je ressens la plus grande facilit&#233; sans comprendre comment c'est possible face &#224; l'immensit&#233; de mes lacunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais palli&#233; mes incomp&#233;tences en m'inventant un langage qui avait fait fi, du moins dans un premier temps, de l'harmonie et du contrepoint. D'une part, ayant acquis en 1973 l'un des premiers synth&#233;tiseurs, j'avais cherch&#233; &#224; reproduire tous les sons du monde de mani&#232;re artificielle en apprenant &#224; les analyser. D'autre part, j'appliquai la syntaxe cin&#233;matographique &#224; la composition musicale en racontant des histoires suffisamment ouvertes pour que les auditeurs y imaginent leur propre sc&#233;nario. Ce pourrait &#234;tre le secret de ma musique si une sorte de transe ne venait s'y ajouter, myst&#232;re de la cr&#233;ation qui trouve probablement sa source dans mes r&#234;ves d'enfance o&#249; mes yeux &#233;taient perdus dans le vague et mes oreilles &#224; l'aff&#251;t du moindre savoir. La culture g&#233;n&#233;rale m'appara&#238;t toujours comme un creuset encyclop&#233;dique venant alimenter l'inconscient, lui-m&#234;me &#233;difi&#233; sur le terreau de la n&#233;vrose forc&#233;ment familiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Me voil&#224; &#224; raconter ma vie alors que j'avais pr&#233;vu d'aborder la th&#233;matique &#171; Arts &amp; Culture, images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau &#187; point par point. J'y r&#233;ponds malgr&#233; tout en soulignant la responsabilit&#233; politique des artistes au m&#234;me titre que tous les citoyens, en me r&#233;f&#233;rant aux images qui n'ont cess&#233; de me fasciner en particulier par une cin&#233;philie boulimique, en ne voyant dans mes nombreux appareils que des outils ou des jouets, en cherchant sans cesse &#224; m'&#233;chapper socialement tout en participant &#224; l'ensemble, en particulier en esp&#233;rant enfoncer les portes de la perception pour entrevoir un autre monde possible. Face &#224; la d&#233;testation du monde qui m'&#233;tait offert je n'eus d'autre choix que d'en inventer un autre, plus proche de mes d&#233;sirs, utopique. Et je continuai &#224; jouer, puisque les musiciens comme les com&#233;diens sont les seuls artistes &#224; revendiquer le jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que ce soit mes propres choix ou l'&#233;nigme que repr&#233;sente pour moi l'humanit&#233; je cherche toujours &#224; remonter le temps, pour comprendre comment on en est arriv&#233; l&#224;. Plus je vieillis plus j'ai l'impression que tout a commenc&#233; &#224; mes 5 ans. L'histoire qui va suivre &#233;voque un sujet tabou &#224; l'origine de ma construction. J'avais demand&#233; pourquoi je n'avais pas de grands-parents paternels. En 1920 mon p&#232;re qui avait 3 ans avait refil&#233; la typho&#239;de &#224; sa m&#232;re qui y avait succomb&#233;. Passons. L'affaire &#233;tait tout autre pour son p&#232;re assassin&#233; par les Allemands. C'est l&#224; que, bien que la&#239;cs pour ne pas dire ath&#233;es, mes parents m'expliqu&#232;rent que nous &#233;tions juifs, et que cette sp&#233;cialit&#233; avait tu&#233; mon grand-p&#232;re sous une douche &#224; gaz. Comme je m'inqui&#233;tai de savoir si cela pouvait m'arriver un jour et que je ne comprenais pas pourquoi, ils m'expliqu&#232;rent que les antis&#233;mites sont jaloux de notre intelligence. Nous &#233;tions de grands savants, de grands artistes, etc., et cette excellence nous avait sauv&#233; &#224; travers les si&#232;cles bien que nous n'ayions jamais &#233;t&#233; du c&#244;t&#233; du manche. Malgr&#233; mon aspiration fondamentale &#224; r&#234;ver, j'assimilerai inconsciemment que je devais &#234;tre premier de la classe pour ne pas y passer &#224; mon tour. C'est l&#224; le sujet tabou, le complexe de sup&#233;riorit&#233; des juifs ashk&#233;nazes qu'on &#233;vite largement d'aborder. Mais ce roman &#171; national &#187; explosa pour moi en 1967 avec la guerre des six jours. Nous tenions le b&#226;ton ! Mon engagement du c&#244;t&#233; des opprim&#233;s me fit prendre le parti des Palestiniens et interrogeant ce qu'on m'avait appris, je d&#233;couvris que les kibboutz &#233;taient en fait des colonies en territoire occup&#233;, que le jardin n'avait jamais &#233;t&#233; un d&#233;sert, etc. Mon antisionisme &#233;tait difficilement assimilable &#224; de l'antis&#233;mitisme avec un grand-p&#232;re gaz&#233; &#224; Auschwitz, un p&#232;re qui avait saut&#233; du train qui l'emportait vers les camps de la mort et une famille tant maternelle que paternelle engag&#233;e dans la R&#233;sistance. Je fus longtemps tr&#232;s isol&#233; jusqu'&#224; ce que l'imp&#233;rialisme criminel de l'&#233;tat isra&#233;lien devienne explicite au plus grand nombre. Il faut du temps pour comprendre qui l'on est et ce qui vous agit. J'attendis d'avoir 60 ans pour assimiler d'o&#249; venait ma pr&#233;f&#233;rence des bains plut&#244;t que des douches ! Depuis j'ai fait de consid&#233;rables &#233;conomies d'eau courante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confront&#233; &#224; la folie humaine, tant suicidaire que criminelle, mon adolescence profond&#233;ment &#171; Peace &amp; Love &#187; fut sans cesse malmen&#233;e par la n&#233;cessit&#233; de la r&#233;volte. En mai 68 je participai au service d'ordre &#224; mobylette pour bloquer les automobiles lors des manifestations quand il y avait encore de l'essence et je livrai les affiches des Beaux-Arts, mais j'aurais &#233;t&#233; incapable de lancer un pav&#233;. Pendant les ann&#233;es qui suivirent j'ai surtout beaucoup couru, poursuivi par les matraques. La question de la violence r&#233;volutionnaire me taraude, en particulier lorsqu'il s'agit de guerres d'ind&#233;pendance ou de la destruction de la plan&#232;te par des capitalistes que l'arrogance perdra immanquablement, mais apr&#232;s combien de morts ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon travail est partag&#233; entre la d&#233;nonciation des in&#233;galit&#233;s et le besoin de s'&#233;chapper par le r&#234;ve. L'urgence et le temps perdu &#224; collectionner des timbres et des porte-clefs m'a pouss&#233; vers l'improvisation que je pr&#233;f&#232;re appeler composition instantan&#233;e. M&#234;me lorsque je compose pr&#233;alablement, je privil&#233;gie la premi&#232;re prise et le geste instrumental. Comme si l'&#233;tat de gr&#226;ce &#233;tait le garant du bien contre l'illusion du mieux. Il n'emp&#234;che que le r&#233;sultat est un myst&#232;re. La r&#233;alit&#233; ne refait surface qu'&#224; la r&#233;&#233;coute. Entre ce qui m'inspire et l'appropriation par le public je dois me faire confiance, car j'ignore comment mes mains tombent juste ou comment mon cerveau avance sur le fil d'&#233;quilibriste. Il y a &#233;videmment un filet. Tout cela n'est faisable qu'apr&#232;s des heures et des ann&#233;es de pr&#233;paration &#224; envisager tous les possibles. Et pourtant l'impossible c'est le r&#233;el. Si la r&#233;alit&#233; d&#233;passe toujours la fiction, l'imaginaire est plus vrai que le tangible. C'est en tournant autour des choses, pas en visant le centre, que l'on s'approche de la v&#233;rit&#233;, du moins la sienne. La musique comme la po&#233;sie est un art circonlocutoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aime par-dessus tout cr&#233;er des images qui laissent &#224; chaque auditeur ou spectateur sa libert&#233; d'interpr&#233;tation. Mon r&#244;le est de fabriquer le cadre pour &#233;viter les contresens et pousser &#224; penser par soi-m&#234;me. Dans mes &#233;crits (mon blog quotidien a 22 ans !) je traque les &#238;les d&#233;sertes ou d&#233;sert&#233;es, les artistes m&#233;connus, jeunes ou oubli&#233;s, les changements d'angles et les recettes de grand-m&#232;res, l'alt&#233;rit&#233; et la personnalit&#233;, en assumant la premi&#232;re personne du singulier car l'objet cache trop souvent le sujet. Ici, j'en ai encore us&#233; et abus&#233;, pour ne pas que la for&#234;t &#233;touffe l'arbre, m&#234;me si elle n'existe que parce que nous sommes ensemble. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27062 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/jjb.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH363/jjb-ca30d.jpg?1777393265' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chanson de geste</title>
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		<dc:creator>Jean-Jacques Birge&#769;</dc:creator>


		<dc:subject>musique</dc:subject>
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		<description>&lt;p&gt;J'ignorais tout de la musique &#233;lectronique, et de la musique en g&#233;n&#233;ral, mais l'exp&#233;rimentation satisfaisait mon insatiable curiosit&#233;.&#8232;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Entendre" rel="directory"&gt;Entendre&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/musique" rel="tag"&gt;musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/musique-concrete-acousmatique" rel="tag"&gt;musique concr&#232;te/acousmatique&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH113/arton2437-e3d76.jpg?1772239384' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voir un interpr&#232;te jouer de son instrument a toujours quelque chose de magique. La d&#233;mat&#233;rialisation des sons ne l'est pas moins. &#192; l'&#233;coute, les processus qui ont &#233;t&#233; mis en &#339;uvre sont m&#234;me encore plus myst&#233;rieux. Chaque laborantin a ses trucs, prestidigitateur au service du r&#234;ve et de l'&#233;vocation musicale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://www.drame.org/2/Musique.php?D=27 First tape, first step index 38&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mes premiers enregistrements &#233;lectroniques&lt;/a&gt;&lt;/u&gt; datent de 1968. J'avais 15 ans. En pla&#231;ant le micro entre les &#233;couteurs de mon casque st&#233;r&#233;o, avec le bouton Sound on Sound et les deux pistes de mon Sony TC355, j'obtenais des effets de d&#233;phasage et des larsens qui me faisaient totalement planer. En jouant sur la vitesse (4,75 ou 9,5 ou 19 cm/s), naissaient des espaces sid&#233;raux ou des tr&#233;pidations excitantes. J'ignorais tout de la musique &#233;lectronique, et de la musique en g&#233;n&#233;ral, mais l'exp&#233;rimentation satisfaisait mon insatiable curiosit&#233;.&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_20826 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-20826 &#034; data-id=&#034;1e390b31b2886e70dfbc26f955297b98&#034; src=&#034;IMG/mp3/first_step_first_tape_1968.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;,&#034;duration&#034;:737}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;1968 First Step, First Tape 12'17
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript16983634336a1b1c5e6b2238.66989042&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzc5NDQzNTM4JyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3Nzk0NDM1MzgnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mes &#233;tudes de cin&#233;ma &#224; l'Idhec (devenu plus tard la Femis) me permirent de d&#233;velopper le concept de partition sonore initi&#233; par Michel Fano &#8212; consid&#233;rer la musique, les bruits et les voix comme un ensemble homog&#232;ne &#8212;, et j'adaptai sans m'en rendre compte la syntaxe cin&#233;matographique &#224; mes compositions musicales (forme narrative, paysages et gros plans, perspective, hors-champ et le montage cut o&#249; l'on peut passer du coq &#224; l'&#226;ne pour des effets dialectiques qui me ravissent).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1973, l'acquisition d'un synth&#233;tiseur ARP 2600 comblait mon d&#233;sir symphonique et je cherchai &#224; reproduire tous les sons du monde, bruits compris, en les &#233;coutant attentivement pour les synth&#233;tiser ensuite ! Ces deux d&#233;marches palliaient mon incomp&#233;tence absolue en mati&#232;re de contrepoint et d'harmonie, et l'improvisation que je pr&#233;f&#233;rais appeler composition instantan&#233;e, me fit rattraper le temps pass&#233; &#224; collectionner les timbres et les porte-clefs. Si j'&#233;tais autodidacte, je ne l'&#233;tais que pour avoir choisi mon propre chemin. &lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20817 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/_thierry_dehesdin_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH344/_thierry_dehesdin_1-f7a03.jpg?1710174125' width='500' height='344' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Thierry Dehesdin
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Polyinstrumentiste pratiquant d'autres formes d'expression artistique, comme la r&#233;alisation de films et d'&#339;uvres multimedia, la fondation d'un light-show, l'&#233;criture de romans ou, par exemple, de mon blog qui approche les 6000 articles depuis bient&#244;t 19 ans, je resterai un polymathe (ce qu'en France on appelle un touche-&#224;-tout et auquel on adjoint parfois &#171; de g&#233;nie &#187; pour montrer que ce n'est pas p&#233;joratif) et appuierai tout mon travail sur un encyclop&#233;disme (que l'on peut simplement assimiler &#224; la culture g&#233;n&#233;rale, loin des chapelles et des &#233;tiquettes qui servent aux marchands, mais enferment les artistes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Homme-orchestre est un autre terme qui pourrait me convenir. Je ne me suis ainsi jamais reconnu dans aucun mouvement, aucune appellation. Tr&#232;s t&#244;t j'ai compris que je ne devrai mon salut qu'&#224; mon ind&#233;pendance, cr&#233;ant le label de disques GRRR en 1975 et le collectif Un Drame Musical Instantan&#233; l'ann&#233;e suivante avec Bernard Vitet et Francis Gorg&#233;. Le seul probl&#232;me, quand on n'a rien &#224; demander &#224; personne, personne ne vous demande rien. Lorsqu'avec Francis nous nous inscriv&#238;mes &#224; la Sacem pour le disque &lt;i&gt;D&#233;fense de sign&#233;&lt;/i&gt; &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://www.drame.org/2/Musique.php?D=58&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Birg&#233; Gorg&#233; Shiroc&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;, nous refus&#226;mes le qualificatif de compositeurs &#233;lectroacousticiens et demand&#226;mes qu'il soit effac&#233; pour ne garder, comme tout le monde, que le substantif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'instrumentation importe relativement peu, c'est le propos qui me guide et, en ce sens, qui l'oriente. D'ailleurs ou d'autre part, tout mon travail est vectoriel, ma vie n'y &#233;chappe pas, je ne vise jamais le centre, je tourne autour. C'est une histoire circonlocutoire d'o&#249; il est important de prendre de temps en temps la tangente. Je sais o&#249; je vais, mais je ne cherche pas &#224; l'atteindre, c'est la d&#233;marche qui m'int&#233;resse. Pour la premi&#232;re plaquette du Drame j'avais cit&#233; S.M. Eisenstein : &#171; &lt;i&gt;Il ne s'agit pas de repr&#233;senter un spectacle qui a achev&#233; son cours (&#339;uvre morte), mais d'entra&#238;ner le spectateur dans le cours du processus (&#339;uvre vivante).&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_20825 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-20825 &#034; data-id=&#034;e5edd0e37c0ea63e5f9c0fce33ac5798&#034; src=&#034;IMG/mp3/bolet_meuble_1975.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;,&#034;duration&#034;:871}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;1975 Bolet Meuble 14'31
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;avec Francis Gorge&#769;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript16983634336a1b1c5e6b2238.66989042&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzc5NDQzNTM4JyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3Nzk0NDM1MzgnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le terme &#171; acousmatique &#187; m'a toujours sembl&#233; li&#233; au GRM et aux concerts de haut-parleurs. Attach&#233; au geste instrumental, j'avais l'impression que les &#233;lectroacousticiens &#233;taient handicap&#233;s par une certaine dyspraxie. Quant aux diff&#233;rences entre &#233;lectronique et &#233;lectroacoustique, on se r&#233;f&#233;rera au Po&#232;me &#233;lectronique d'Edgard Var&#232;se o&#249; le compositeur a mont&#233; de tr&#232;s nombreux extraits acoustiques comme les s&#233;ances avec &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://www.drame.org/blog/?2007/06/29/573-resultat-du-blindfold-test&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Charles Mingus, Teo Macero et les autres jazzmen&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;. Les limites sont floues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les instruments mus par l'&#233;lectricit&#233;, que ce soit une guitare ou un orgue, le phonog&#232;ne universel ou les ondes Martenot, un synth&#233;tiseur analogique, num&#233;rique ou logiciel, ont l'avantage de g&#233;n&#233;rer des sons inou&#239;s que la lutherie traditionnelle ne peut produire. Mon encyclop&#233;disme s'y retrouve.&#8232;Le go&#251;t pour ce qu'apportait l'&#233;lectricit&#233; a commenc&#233; avec un orgue Farfisa Professional. Pas tr&#232;s costaud, je trouvais sensationnel que l'instrument me porte (le tabouret) plut&#244;t que le contraire (les saxophones que j'avais pratiqu&#233;s &#224; mes d&#233;buts). J'y branchais diverses p&#233;dales comme une distorsion, un modulateur en anneau, une wah-wah, etc. Le synth&#233;tiseur r&#233;volutionnera ma pratique (Birg&#233; Gorg&#233; &lt;i&gt;Avant toute&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;https://soundcloud.com/souffle-continu-records/sets/birge-gorge-avant-toute&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://soundcloud.com/souffle-continu-records/sets/birge-gorge-avant-toute&lt;/a&gt; ), mais permettra aussi l'installation des premiers home-studios.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auparavant il fallait &#233;crire sur du papier, engager un copiste, louer des studios de r&#233;p&#233;tition et d'enregistrement, etc. Il y en avait facilement pour trois semaines et un budget cons&#233;quent. Tout &#224; coup, il suffisait de brancher un magn&#233;tophone, le plus souvent un Nagra apport&#233; par la production, aux sorties de mon ARP 2600, et le &#171; client &#187; repartait le soir-m&#234;me avec la bande sous le bras. Mon studio s'est construit ainsi, petit &#224; petit, au gr&#233; des commandes. La premi&#232;re g&#233;n&#233;ration de compositeurs &#233;lectroacousticiens d&#233;pendait d'un laboratoire &#233;norme, forc&#233;ment institutionnel, les machines occupant une salle enti&#232;re. Pour la seconde, &#224; laquelle je suis associ&#233;, l'instrument &#233;tait devenu transportable.&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20818 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/_thierry_dehesdin_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/_thierry_dehesdin_2-60a16.jpg?1710174125' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Thierry Dehesdin
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;J'ai suivi l'&#233;volution technique en achetant un PPG Wave 2.2, un synth&#233;tiseur en tables d'ondes, dont la transparence des sons reste in&#233;gal&#233;e. Contrairement &#224; l'ARP, il poss&#233;dait un clavier polyphonique et des m&#233;moires. Jusqu'ici il fallait jouer sur l'instant et programmer en m&#234;me temps ce qui allait se passer cinq minutes plus tard sur le m&#234;me panneau de commande. C'&#233;tait une gymnastique quasiment schizophr&#233;nique. Si l'on d&#233;sirait reproduire un morceau, on devait dessiner la position des potentiom&#232;tres et des c&#226;bles sur un diagramme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tape suivante fut le Yamaha DX7, un synth&#233;tiseur en modulation de fr&#233;quence, qui offrait la norme MIDI mais perdait les boutons de contr&#244;le en temps r&#233;el. &#192; la m&#234;me &#233;poque l'Ircam s'embourbait avec la 4X qui n&#233;cessitait une armada d'ing&#233;nieurs, et, plus grave, les compositeurs ne parlaient pas le m&#234;me langage qu'eux. Cette difficult&#233; de communication et son prix de revient lui furent fatals. Parall&#232;lement l'ordinateur domestique faisait son apparition avec les premiers Atari, permettant de programmer ses sons et, surtout, d'&#233;crire informatiquement tout en communiquant avec les synth&#233;tiseurs, les &#233;chantillonneurs, etc. gr&#226;ce &#224; la norme MIDI (Musical Instrument Digital Interface). La MAO (musique assist&#233;e par ordinateur) anticipait l'AI (intelligence artificielle).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis pass&#233; ensuite au VFX-SD d'Ensoniq qui utilisait des &#233;chantillons, et &#224; d'autres synth&#233;s num&#233;riques qui, chacun, avaient leur timbre et leur sp&#233;cificit&#233;. Concevoir un programme prenait environ une journ&#233;e, mais chaque nouveau preset devenait un instrument &#224; part enti&#232;re. J'ai arr&#234;t&#233; d'en acqu&#233;rir et de programmer mes propres sons, ce qui &#233;tait particuli&#232;rement chronophage, pour me consacrer &#224; des logiciels sur ordinateur. Il s'agit de moteurs, de stations d'accueil, permettant de charger des banques de sons de diff&#233;rents constructeurs. J'ai beau utiliser les m&#234;mes que beaucoup de monde sur la plan&#232;te, ma fa&#231;on de les jouer est si particuli&#232;re que je ne les entends jamais ailleurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment je me suis entich&#233; de machines construites par le russe Soma. Leur logique &#233;chappe totalement &#224; celle des synth&#233;tiseurs habituels. On est loin des oscillateurs qui passent dans des filtres et des amplificateurs, model&#233;s par des enveloppes et rythm&#233; par le sample &amp; hold (circuit d'&#233;chantillonnage et de maintien). Le Lyra-8 est plut&#244;t adapt&#233; &#224; cr&#233;er des drones tr&#232;s &#171; noise &#187;. L'Enner et le Terra sont li&#233;s au geste instrumental, avec des possibilit&#233;s d'interaction passionnantes. Le premier permet d'int&#233;grer des sources ext&#233;rieures &#224; un syst&#232;me o&#249; notre corps fait contact, le second poss&#232;de entre autres un gyroscope sugg&#233;rant un jeu tr&#232;s physique. The Pipe est un synth&#233; buccal dont le micro (interchangeable) ne craint pas les outrages. Le Cosmos est une sorte de d&#233;lai al&#233;atoire qui improvise tout seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des machines tr&#232;s sensibles, extr&#234;mement intuitives, sans aucun &#233;cran de contr&#244;le. J'aime ces instruments dont le public peut percevoir le fonctionnement, ou du moins le croire, comme le Tenori-on dont la programmation s&#233;quentielle est &#233;clair&#233;e par des leds. Il y a un aspect magique, comme du temps o&#249; je jouais du Theremin, cet instrument dont on approche les mains de ses antennes. Il y en a plein d'autres, stylophone, crakle box, Kaossilator, effets de traitement sophistiqu&#233;s comme ceux d'Eventide.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20815 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/_david_fenech.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/_david_fenech-f8ad4.jpg?1710174125' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; David Fenech
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Depuis trente-cinq ans j'utilise un H3000 qui permet de parler &#224; l'envers en temps r&#233;el, de programmer des harmonisations intelligentes, de geler le son, etc. Il faut diff&#233;rencier les instruments eux-m&#234;mes, synth&#233;tiseurs dont les timbres sont &#233;lectroniques ou &#233;chantillonneurs utilisant des sons pr&#233;-enregistr&#233;s, et les effets qui peuvent affecter n'importe quelle source. Tous peuvent &#234;tre en dur ou logiciels.&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec mes terras&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;un terra &#233;quivaut &#224; 1000 Go&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; le plus compliqu&#233; est de retrouver le programme que l'on a sauvegard&#233; pour le jouer &#224; bon escient. C'est de la haute voltige lorsque je dois improviser en public. Et chaque programmation exige une nouvelle mani&#232;re de l'appr&#233;hender physiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a autant de modes de jeu que de presets. En ce qui me concerne ce sont donc des milliers. Cela explique pourquoi les pianistes ont du mal &#224; se servir des claviers &#233;lectriques, d'autant que le toucher varie d'un mod&#232;le &#224; l'autre. Je ne comprends pas comment j'ai pu jouer si longtemps sur des claviers de synth&#233; ; le clavier lourd offre une sensibilit&#233; sans pareille.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_20827 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;27&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-20827 &#034; data-id=&#034;b18a3c2280a892d705aa9c98781df420&#034; src=&#034;IMG/mp3/power_symphony_2012.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;,&#034;duration&#034;:729}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;2012 Power Symphony 12'08
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript16983634336a1b1c5e6b2238.66989042&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzc5NDQzNTM4JyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3Nzk0NDM1MzgnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Depuis mes d&#233;buts j'ai pourtant cherch&#233; &#224; me rapprocher des sonorit&#233;s acoustiques. D'o&#249; mon choix inaugural pour l'ARP 2600 alors qu'&#224; mes oreilles l'EMS sonnait plastique et le Moog &#171; astiquez les cuivres &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait je n'aime pas les machines. Ce ne sont que des outils. Et surtout j'ai toujours m&#233;lang&#233; les sons &#233;lectroniques avec les instruments &#233;lectriques et acoustiques (j'en poss&#232;de des centaines), en esp&#233;rant que le public n'y verra que du feu et ne se posera pas la question, se laissant porter par la musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; J'adore &#171; Professor Bad Trip &#187; de Fausto Romitelli o&#249; l'orchestre d'instrumentistes classiques sonne &#233;lectronique et &#171; L'histoire du plaisir et de la d&#233;solation &#187; montre &#224; quel point Luc Ferrari savait &#233;crire pour orchestre symphonique. Probablement la musique &#233;lectronique dont je me sens le plus proche est celle de Ilhan Mimarogl&#365;, en particulier Tract, &lt;i&gt;A Composition of Agitprop Music for Electromagnetic Tape&lt;/i&gt; qui m&#233;lange toutes les sources imaginables, pour une musique &#171; &#224; propos &#187; qui me rappelle ma jeunesse pleine d'espoir r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; me go&#251;ts en tant qu'auditeur, ils sont suffisamment &#233;clectiques pour que je m'enthousiasme devant un quatuor &#224; cordes ou un orchestre symphonique autant qu'un ensemble de jazz, un chanteur ou une chanteuse de vari&#233;t&#233;s, ou une musique m&#233;canique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai &#233;videmment plus souvent jou&#233; avec les machines (&lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://www.drame.org/2/Musique.php?D=162&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Omni-Vermille&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;) qu'&#233;crit pour orchestre symphonique. &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://www.drame.org/2/Musique.php?D=143&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'op&#233;ra Nabaz'mob&lt;/a&gt;&lt;/u&gt; rassemble cent lapins communicants, les premiers objets connect&#233;s offrant &#224; l'origine des services comme la lecture des mails, la m&#233;t&#233;o, la pollution de l'air, etc. J'en &#233;tais le designer sonore et Antoine Schmitt le designer comportemental. Ensemble nous avons compos&#233; un spectacle son et lumi&#232;re (&lt;a href=&#034;http://www.nabazmob.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.nabazmob.com&lt;/a&gt;) qui questionne les probl&#233;matiques du comment &#234;tre ensemble, de l'organisation, de la d&#233;cision et du contr&#244;le, qui sont de plus en plus centrales et d&#233;licates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons ainsi perverti l'objet industriel pour en faire une &#339;uvre artistique o&#249; la chor&#233;graphie d'oreilles, les jeux de lumi&#232;re et les cent petits synth&#233;tiseurs et haut-parleurs cach&#233;s dans le ventre de chaque lapin forment une &#233;criture &#224; trois voix s'appuyant sur le d&#233;calage temporel et la r&#233;p&#233;tition, la programmation et l'indiscipline. Cette centophonie peut se rapprocher du concert acousmatique, m&#234;me si l'anthropomorphisme est in&#233;vitable &#224; voir s'agiter nos petites b&#234;tes en plastique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#233;lectronique n'est qu'un outil parmi d'autres dans ma panoplie, l'acousmatique est donc un terme que je laisse aux &#233;lectroacousticiens du GRM. Je les aime bien, la lecture du &#171; Trait&#233; des objets musicaux &#187; de Pierre Schaeffer et sa d&#233;clinaison sur microsillons, &#171; Solf&#232;ge de l'objet sonore &#187;, avec Guy Reibel, me passionn&#232;rent en leur temps, et les GRM Tools (une collection d'effets logiciels tr&#232;s originaux) sont vraiment tr&#232;s chouettes. Lorsqu'on me demande quelle musique je compose, je pr&#233;f&#232;re r&#233;pondre &#171; &lt;i&gt;de la musique barjo, mais j'en vis depuis plus de cinquante ans&lt;/i&gt; &#187;. Je suis un rockeur qui joue avec des musiciens de jazz et suis consid&#233;r&#233; comme un contemporain. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ou un cin&#233;aste pour les aveugles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20819 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/jjgfree.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/jjgfree-e91a7.jpg?1710174125' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; JJGFREE
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;un terra &#233;quivaut &#224; 1000 Go&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Liens :&#8232;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le site de Jean-Jacques Birg&#233; et du label de disques GRRR, &lt;a href=&#034;http://www.drame.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.drame.org&lt;/a&gt;, offre 184 heures de musique in&#233;dite, en &#233;coute et t&#233;l&#233;chargement gratuits. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur Bandcamp, on trouvera &#233;galement 72 albums &lt;a href=&#034;https://jjbirge.bandcamp.com/&#8232;&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://jjbirge.bandcamp.com/&#8232;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Son blog g&#233;n&#233;raliste, militant et solidaire, &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.drame.org/blog&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.drame.org/blog&lt;/a&gt; rassemble pr&#232;s de 6000 articles, il est en miroir sur Mediapart, &lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/jean-jacques-birge&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://blogs.mediapart.fr/jean-jacques-birge&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image d'ouverture &#169; Sonia Cruchon&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20814 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/0221337a-bdff-bcf5-7c00-2c9973ce323d.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/0221337a-bdff-bcf5-7c00-2c9973ce323d.jpg' width=&#034;800&#034; height=&#034;600&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; MV
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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