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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>La Rumba Kongo</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian Kader Keita</dc:creator>


		<dc:subject>musique</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;D'origine africaine, d&#233;velopp&#233;e sur le sol cubain et revenue au pays apr&#232;s bien des p&#233;rip&#233;ties, la rumba est une musique moderne, li&#233;e non seulement &#224; l'histoire du Congo, mais aussi &#224; celle de l'Angola.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH95/arton2293-c6063.jpg?1772262856' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D'origine africaine, d&#233;velopp&#233;e sur le sol cubain et revenue au pays apr&#232;s bien des p&#233;rip&#233;ties, la rumba est une musique moderne, li&#233;e non seulement &#224; l'histoire du Congo, mais aussi &#224; celle de l'Angola.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La rumba ou &#171; nkumba &#187; (nombril en kikongo), dans sa formulation originale, d&#233;crit l'union et le frottement des nombrils, une danse qui marquait les c&#233;l&#233;brations pour les populations du Royaume du Kongo (qui s'&#233;tendait sur ce que nous connaissons aujourd'hui comme l'Angola, la R&#233;publique du Congo et la R&#233;publique D&#233;mocratique du Congo, le Gabon, le Cameroun et le Centrafrique et une partie du Tchad). De nos jours, la Rumba confirme son caract&#232;re de musique universelle. La Rumba est plus qu'une danse c'est toute l'identit&#233; d'un peuple qui s'exprime &#224; travers la clave, les tambours les cuivres et les guitares.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19579 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/maxresdefault.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH373/maxresdefault-a8316.jpg?1772246775' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le bar &#171; Vonvon &#187; &#224; quelques m&#232;tres de la grande Mosqu&#233;e faisait face &#224; un autre petit bar appel&#233; &#171; nganda &#187;. Toute la journ&#233;e, leurs enceintes suramplifi&#233;s, leurs tourne-disques braillaient des airs de rumba &#224; tue-t&#234;te. Les refrains moralistes de Franco Luambo semblaient r&#233;pondre aux sollicitations amoureuses de Rochereau Tabu Ley, le rythme des tam-tams de Kal&#233; trouvait un accompagnement involontaire en la guitare aux cordes adroitement l&#233;ch&#233;es de Docteur Nico. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous &#233;tions &#224; Poto-poto, &#224; Brazzaville, chez &#171; Vonvon &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Chez &#171; Vonvon &#187;, quel que soit le jour, &#224; minuit, c'&#233;tait l'heure o&#249; telle une rose sauvage, s'ouvrait, s'&#233;panouissait la vie. Il &#233;tait impossible de trouver un centim&#232;tre carr&#233; de libre. Epaule contre &#233;paule les clients bavardaient, ergotaient sur la politique du pays, riaient aux &#233;clats, rotaient bruyamment et d&#233;gueulaient, le tout dans une ambiance endiabl&#233;e, tous envout&#233;s par une Rumba tonitruante et jubilatoire. Quelques mouvements saccad&#233;s de hanches et messieurs etaient transport&#233;s au-del&#224; du r&#233;el. Ils y vivaient leurs meilleurs instants de bonheur. Ils ne touchaient plus terre. Dans ce paradis artificiel, un seul dieu, Bacchus. Le plus grand p&#233;ch&#233;, c'&#233;tait d'aller se coucher &#224; l'heure o&#249; Primus et Kronenbourg, les bi&#232;res pr&#233;f&#233;r&#233;es des Congolais &#233;taient sur la sc&#232;ne dans leurs r&#244;les de &#171; lessiveuses de soucis &#187;. Elles coulaient &#224; flot, emportant toutes ces silhouettes sombres dans un univers lointain dont certains n'en revenaient que lorsqu'ils &#233;taient totalement d&#233;pouill&#233;s, fauch&#233;s. Le refrain d'une belle Rumba, mille fois r&#233;p&#233;t&#233; par Franco Luambo rendra le r&#233;veil moins douloureux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C.K. KEITA Yoro le p&#234;cheur.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'origine africaine, d&#233;velopp&#233;e sur le sol cubain et revenue au pays apr&#232;s bien des p&#233;rip&#233;ties, la rumba est une musique moderne, li&#233;e non seulement &#224; l'histoire du Congo, mais aussi &#224; celle de l'Angola. La rumba ou &#171; nkumba &#187; (nombril en kikongo), dans sa formulation originale, d&#233;crit l'union et le frottement des nombrils, une danse qui marquait les c&#233;l&#233;brations pour les populations du Royaume du Kongo (qui s'&#233;tendait sur ce que nous connaissons aujourd'hui comme l'Angola, la R&#233;publique du Congo et la R&#233;publique D&#233;mocratique du Congo, le Gabon, le Cameroun et le Centrafrique et une partie du Tchad). De nos jours, la Rumba confirme son caract&#232;re de musique universelle. La Rumba est plus qu'une danse c'est toute l'identit&#233; d'un peuple qui s'exprime &#224; travers la clave, les tambours les cuivres et les guitares.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19580 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH408/kingdom_of_kongo_by_crazy_boris_dc59qgi-fullview-18c6f.jpg?1772246775' width='500' height='408' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Le royaume du Kongo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Histoire de la Rumba&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res notes de la rumba raisonnent en Afrique d&#232;s le XVIe si&#232;cle dans l'ancien royaume Kongo, o&#249; l'on pratiquait cette danse tr&#232;s sensuelle. L'histoire de la Rumba est le r&#233;cit d'un parcours exceptionnel, multicolore d'hommes et de femmes dans l'expression de leurs joies, leurs amours et leurs tristesses, sous un rythme d&#233;finitivement jubilatoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e en Afrique La rumba va &#234;tre t&#233;moin de cette conflagration civilisationnelle que constitue la traite n&#233;gri&#232;re. De nombreux africains vont &#234;tre d&#233;port&#233;s vers les Am&#233;riques. Mais il faut se rendre &#224; l'&#233;vidence que m&#234;me la traite n&#233;gri&#232;re malgr&#233; son caract&#232;re de broyeuse d'humains n'aura pas raison de la rumba. Les Kongos arrach&#233;s &#224; leur continent vont emmener avec eux dans les caves insalubres de bateaux de n&#233;griers, leur culture, quelques instruments et leur musique. Le soir ou les rares jours de repos, sous l'ombre d'un arbre g&#233;n&#233;reux, les esclaves chantaient, dansaient sur des rythmes qu'ils avaient gard&#233;s en m&#233;moire. La rumba agr&#233;ment&#233;e de l'apport d'instruments trouv&#233;s sur place tels que les tambours, les trompettes, les maracas, la guitare &#233;lectrique&#8230;va ainsi se r&#233;pandre aux Antilles, &#224; Cuba et en Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un temps oubli&#233;e c'est gr&#226;ce aux anciens esclaves revenu sur la terre m&#232;re que cette musique doit sa renaissance au Congo au XXe si&#232;cle. A son retour au pays dans les ann&#233;es 40-50, la Rumba congolaise prend, au fil des ans, une forme plus moderne tout en gardant un lien avec le territoire originel, le Royaume de Kongo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1948, un an avant la naissance de Papa Wemba, est enregistr&#233; Marie Louise, le premier tube de la musique congolaise. Condamn&#233;e aussit&#244;t par les autorit&#233;s eccl&#233;siales, la chanson du marin-boxeur Wendo Kolosoy conna&#238;t un succ&#232;s fulgurant. Au cours des ann&#233;es 1950, une vie culturelle intense et novatrice se d&#233;veloppe dans la &#171; cit&#233; indig&#232;ne &#187;. Cin&#233;mas, bars, cabarets et orchestres foisonnent, une &#171; culture de l'ambiance &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;T. K. Biaya dans &#171; La culture urbaine dans les arts populaires d'Afrique. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#233;merge qui, aujourd'hui encore, fait la r&#233;putation de Kinshasa. musique, danse, bi&#232;re, amour&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux orchestres suivent le mouvement, les plus c&#233;l&#232;bres d'entre eux sont l'OK Jazz, port&#233; par Franco Luambo, et l'African Jazz, fond&#233; par Joseph Kabasele, dit Grand Kall&#233;. Pr&#233;sent &#224; Bruxelles en 1960, lors de la conf&#233;rence de la Table Ronde qui doit fixer les modalit&#233;s de l'&#233;mancipation du Congo belge, Kabasele compose un morceau qui va s'imposer comme l'hymne panafricain des ind&#233;pendances &#224; venir : Ind&#233;pendance cha-cha. Chanson reprise ensuite par de nombreux pays africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rumba depuis des ann&#233;es se r&#233;v&#232;le &#234;tre une passion partag&#233;e par tous les Congolais... Elle est tentaculaire, et s'impose au c&#339;ur de leurs vies : mariages, soir&#233;es, chants religieux, f&#234;te nationale&#8230; sont des occasions pour esquisser quelques mouvements de hanches et des pas &#233;lectriques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19577 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/afrique_rdc_kinshasa_belgique_re_publique_du_congo_brazzaville_france-1016x1024.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH504/afrique_rdc_kinshasa_belgique_re_publique_du_congo_brazzaville_france-1016x1024-98485.jpg?1684778087' width='500' height='504' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La Rumba et la question de l'Esth&#233;tisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous d&#233;tenons que tr&#232;s peu de publications sur la musique populaire congolaise sur le plan de l'analyse esth&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire est celle d'un jeune cadre belge qui d&#233;barque &#224; Kinshasa, nous sommes quinze ann&#233;es apr&#232;s l'ind&#233;pendance de la RDC. Il prend son h&#244;tel dans un des quartiers les plus vivants de Kinshasa ; les rues sont bruyantes, les Congolais vaquent &#224; leurs occupations quotidiennes. Mais &#224; 18h, &#224; l'heure o&#249; le soleil &#233;puis&#233; va laisser sa place &#224; la lune, un l&#233;ger parfum de fi&#232;vre de &#171; samedi soir &#187; plane sur la ville. Deux bars se font face et d&#233;versent un torrent de Rumba, chacun faisant brailler son tourne disque plus fort que le voisin. Nous sommes un samedi soir &#224; &#171; Matonge &#187;, quartier, le temple de la Rumba. De sa chambre il pouvait apercevoir des silhouettes en plein mouvement esquissant une danse nombril contre nombril. Des cris, des rires sortent de ces hangars faits en t&#244;le ondul&#233;s. Une l'atmosph&#232;re chaleureuse et une forte odeur de bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quelle cacophonie ! Comment arrivent-ils &#224; danser l&#224;-dessus ? Est-ce la musique &#231;a ? on a l'impression d'entendre des balles qui tombent par dizaine sur une table de ping-pong.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jeune belge avait l'impression d'&#234;tre envahi de partout par un tintamarre ind&#233;chiffrable. Ces oreilles n'en pouvaient plus !&lt;br class='autobr' /&gt;
Trois jours plus tard, il d&#233;cida de pousser la porte d'un de ces bars. Happ&#233; par le rythme chaloup&#233; et les accords entrainants d'un solo de guitare du docteur Nico, les oreilles du jeune homme commen&#231;aient semble-t-il &#224; distinguer les sons de chaque instrument : un tam-tam, une trompette&#8230; et cette voix !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce niveau nous comprenons cette question d'Achille Mbemb&#233; &#8212; &#171; comment quelque chose d'aussi beau peut-il &#233;merger de tant de laideur ? &#187; &#8212; c'est une question que l'on peut pertinemment se poser par rapport &#224; la Rumba et pas seulement quand on connait les origines du blues, du Son cubain&#8230;).&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mbembe, Achille (2006), &#171; Variations on the Beautiful in the Congolese World (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nous, la r&#233;ponse est sans aucun doute dans la puissance &#233;motionnelle que transporte la Rumba avec son chapelet fait de mots, de m&#233;lodie et de danses&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand on a sans humilit&#233;s bouch&#233; ses oreilles en arrivant, il est difficile de s'ouvrir aux sons d'autres peuples. S'ouvrir &#224; la culture des autres consiste &#224; pousser la porte tout en laissant au seuil des bars ses prismes et ses propres logiques musicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeune belge finit par comprendre que si la Rumba est une musique populaire tr&#232;s privil&#233;gi&#233;e au Congo, ce n'est pas seulement parce que cette musique est &#171; bonne &#187; ou &#171; belle &#187; (kotoko), comme ils le disent, mais c'est aussi parce qu'elle repose sur un travail de recherche dans la combinaison des mots, des sons, des mouvements et des id&#233;es. Elle constitue un bon exemple de ce que Marcel Mauss a nomm&#233; le fait social total, dans le sens qu'elle interpelle l'oreille des Congolais, leur en parle de leur r&#233;alit&#233;. Le m&#233;lange des notes musicales techniquement associ&#233;es &#224; des textes po&#233;tiques qui traduisent le quotidien de chaque congolais constitue le bouquet esth&#233;tique de cette Rumba congolaise. L'utilisation judicieuse par les compositeurs de la r&#233;p&#233;tition et de l'ironie combin&#233;s aux sons des instruments de plus en plus modernes contribuent &#224; allumer le feu des &#233;motions et &#224; nourrir l'imaginaire de cette musique populaire. Les diff&#233;rentes chor&#233;graphies cr&#233;&#233;es au fil des ans autour de la Rumba contribuent de mani&#232;re non uniforme au renouvellement et &#224; la cristallisation des m&#233;moires individuelles et collectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, la richesse esth&#233;tique de la Rumba congolaise s'exprime dans ses rapports avec le protocole du corps. Les mouvements des hanches m&#234;me s'ils paraissent naturels rel&#232;vent en r&#233;alit&#233; d'une technique de haut niveau. L'imagination dans la cr&#233;ation des danses (danses folkloriques, ludiques, comiques ou subversives) et la s&#233;miologie de ces derni&#232;res, avec sa part d'impr&#233;visible et de spontan&#233;it&#233; nous renseignent en profondeur sur la cr&#233;ativit&#233; et la technicit&#233; des artistes Congolais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La science de ses artistes Congolais trouve son paroxysme dans l'&#233;criture musicale. L'&#233;criture des chansons, leurs morphologies, syntaxes et s&#233;mantiques, les st&#233;r&#233;otypes sentimentaux, les rapports de &#171; syntonie &#187; entre les artistes, la sociogen&#232;se et l'apport des animateurs ( atalaku ), la pertinence ou l'impertinence du business des d&#233;dicaces ( mabanga ) dans la musique congolaise sont des &#233;l&#233;ments qui parlent de la richesse de cette musique populaire. Une &#233;coute m&#234;me rapide des anthologies musicales nous met devant des figures de style et diverses formes litt&#233;raires (aphorismes, proverbe, rimes de tous genres&#8230;). Des chansons moralistes de Franco Luambo et les d&#233;clarations d'amour de Papa Wemba ne laissent indiff&#233;rents aucune oreille. Avec ses paroles et son style la Rumba colonise d&#233;sormais toute l'Afrique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui nous am&#232;ne &#224; poser la question suivante : au-del&#224; de l'esth&#233;tique du beau, la Rumba congolaise ne vise-t-elle pas simplement l'esth&#233;tique du vrai et du juste ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Pour ces initi&#233;s ambianceurs, le samedi &#233;tait un jour sacr&#233;. La musique faisait monter la temp&#233;rature au fur et &#224; mesure que la nuit tombait. Danses et frivolit&#233;s &#233;taient au menu. Les clients avaient jur&#233; fid&#233;lit&#233; &#224; l'alcool et &#224; l'&#233;tat de d&#233;lire dans lequel il les abandonnait. S'ils s'attachaient &#224; ce rituel, c'&#233;tait pour mieux fuir la monotonie d'une vie fait d'exp&#233;dients, plac&#233;e sous l'art. 15 (syst&#232;me D) &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Yoro le p&#234;cheur, C. Kader KEITA p. 62&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu de sa fonction sociale, par sa nature culture populaire, la Rumba a d&#251; naturellement affronter des questions difficiles &#224; propos des relations de pouvoir, sur la non-&#233;galit&#233; &#224; l'acc&#232;s aux ressources, sur le r&#244;le de l'&#201;tat, ainsi que sur des proc&#233;d&#233;s complexes par lesquels la culture se cr&#233;e, se recr&#233;e et devient publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La rumba est sans cesse convoqu&#233;e pour faire campagne ou c&#233;l&#233;brer les puissants, mais redoute de perdre son tempo en se coupant des aspirations de la jeunesse de Kinshasa. Entre esth&#233;tique subversive et pratiques mercantiles, elle navigue au gr&#233; des changements de r&#233;gime &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ombre politique et business a bien failli &#233;garer les talents de cette musique. La Rumba a dans son histoire souvent &#233;t&#233; utilis&#233;e par la politique comme l'opium pour aider &#224; maitriser le peuple m&#233;content de son sort. Nous tenons pour exemple les faits suivants : La participation de la musique &#224; la construction du nationalisme et du militantisme &#224; l'&#233;poque du mobutisme et de l'authenticit&#233; ; l'instrumentalisation des vedettes musicales au service des id&#233;ologies politiques apr&#232;s 1990 (notamment Franco Luambo et OK Jazz) ; la production marginale d'une musique antigouvernementale ; la dynamisation de l'opinion publique par une musique tant religieuse que profane charriant des significations ou des intentions politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous cet aspect, la Rumba a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;latrice de la capacit&#233; des gouvernants &#224; utiliser sans vergogne cette musique populaire aux fins de propagande politique sournoise ; emp&#234;chant par ailleurs toutes vell&#233;it&#233;s de certains artistes &#224; d&#233;noncer leurs malversations au risque de prison ou de d'exil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on consid&#232;re la musique comme production culturelle et forme symbolique qui condense les marques de l'appartenance nationale, la Rumba refl&#232;te et exprime la volont&#233; de la soci&#233;t&#233; congolaise de vivre ensemble. Une heuristique de la socialisation des Congolais par la musique. La Rumba participe ainsi &#224; la construction d'une identit&#233; et d'un imaginaire national, &#224; la diffusion des valeurs d&#233;mocratiques et populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; du royaume de Kongo, nous devons reconna&#238;tre que cette musique est probablement le cadeau le plus riche et le plus sp&#233;cifique que les Kongos ont pu faire &#224; ce continent, et donc au monde &#187;, comme le pensait d'ailleurs l'ethnologue Johannes Fabian &#224; propos du Za&#239;re.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19576 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/89005f89-rumba-kings-1110x678.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH306/89005f89-rumba-kings-1110x678-2716b.jpg?1684778087' width='500' height='306' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De l'Afrique &#224; la France : La &#171; Rumbatisation &#187; du rap fran&#231;ais&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin des ann&#233;es 90, des rappeurs fran&#231;ais originaires de la R&#233;publique du Congo (Congo-Brazza) se r&#233;unissent en un collectif qu'ils nomment &#171; Bisso na Bisso &#187; (expression lingala qui signifie &#171; entre nous &#187;). Ils sont parmi les premiers rappeurs fran&#231;ais &#224; utiliser leur culture congolaise&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; comme inspiration pour leur rap. Pour leur album, ils collaborent avec des artistes congolais c&#233;l&#232;bres comme Papa Wemba&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Koffi Olomid&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et Lokua Kanza&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Certains de leurs titres utilisent les sonorit&#233;s des musiques congolaises. Pr&#232;s de 20 ans plus tard, une nouvelle g&#233;n&#233;ration de rappeurs issus de l'immigration congolaise continue de s'inspirer de leurs origines pour cr&#233;er leur musique. Comme Bisso na Bisso avant eux, ils collaborent avec des artistes congolais, et en particulier avec Koffi Olomid&#233;. Certaines de leurs paroles explorent les th&#232;mes de la culture congolaise, comme la sape et incluent des mots en lingala. Cette &#171; rumbatisation &#187; s'&#233;tend &#224; d'autres genres aussi comme le R&amp;B fran&#231;ais et la musique religieuse. Tous ces artistes connaissent un certain succ&#232;s en Europe et en Afrique francophone. Il faut aussi noter que plusieurs de ces artistes (comme Youssoupha&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Maitre Gims&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et Djadju&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; sont les fils de musiciens congolais.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19575 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH479/7859-3ab4-4f6c-aaaa-e9cc00707bfd-36adb.jpg?1772246775' width='500' height='479' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De l'Afrique &#224; l'Universelle - Unesco Fin 2021&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, la Rumba patrimoine immat&#233;rielle de l'humanit&#233; est d&#233;sormais un des baobabs de ce grand village qu'est le monde. La rumba moderne transcende les g&#233;n&#233;rations depuis pr&#232;s de cent ans et s'impose comme un patrimoine culturel pr&#233;cieux pour les Kongos mais aussi pour toute l'Afrique. Ses tentacules a p&#233;n&#233;tr&#233; les musiques de ce monde, l'Am&#233;rique du Sud, l'Am&#233;rique du Nord, sans oublier l'Europe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette Rumba, a b&#233;n&#233;fici&#233; du brassage et des apports multiples. Elle s'est enrichie d'autres courants venus de l'Afrique comme le High-life des &#171; Popos &#187; du Ghana et du Nig&#233;ria, de Cuba comme le Pachanga ou le Bol&#233;ro, de l'Am&#233;rique comme le Rock et le Blues&#8230; Ajouter &#224; tout ceci, la somme de danses locales et celles venues de l'Afrique de l'Ouest et de quelques expressions europ&#233;ennes comme la Polka piqu&#233;e, le Bol&#233;ro&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
La Rumba c'est un feu d'artifices offert &#224; l'id&#233;e de l'universalisme. Elle convoque les anc&#234;tres, lib&#232;re la nouvelle g&#233;n&#233;ration du poids du quotidien, et demeure pr&#234;te &#224; illuminer d'autres cultures.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T. K. Biaya dans &#171; La culture urbaine dans les arts populaires d'Afrique. Analyse de l'ambiance za&#239;roise &#187;, Canadian Journal of African Studies, vol. 30, n&#176; 3, 1996, p. 345-370.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Mbembe, Achille (2006), &#171; Variations on the Beautiful in the Congolese World of Sounds &#187;, Politique Africaine, 100, p. 71-92 &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.musicinafrica.net/fr/magazine/comment-le-rap-francais-sest-cree-sa-propre-identite-en-sinspirant-de-lafrique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.musicinafrica.net/fr/magazine/comment-le-rap-francais-sest-cree-sa-propre-identite-en-sinspirant-de-lafrique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.musicinafrica.net/fr/magazine/comment-le-rap-francais-sest-cree-sa-propre-identite-en-sinspirant-de-lafrique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.musicinafrica.net/fr/magazine/comment-le-rap-francais-sest-cree-sa-propre-identite-en-sinspirant-de-lafrique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.musicinafrica.net/fr/directory/koffi-olomide&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.musicinafrica.net/fr/directory/koffi-olomide&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.musicinafrica.net/fr/magazine/lokua-kanza-lafrobeat-cest-de-la-musique-congolaise-revisitee&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.musicinafrica.net/fr/magazine/lokua-kanza-lafrobeat-cest-de-la-musique-congolaise-revisitee&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.musicinafrica.net/fr/directory/youssoupha&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.musicinafrica.net/fr/directory/youssoupha&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.musicinafrica.net/fr/directory/ma&#238;tre-gims&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.musicinafrica.net/fr/directory/ma&#238;tre-gims&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.musicinafrica.net/fr/node/23443&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.musicinafrica.net/fr/node/23443&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_19578 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/png/la_rumba.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/png/la_rumba.png' width=&#034;800&#034; height=&#034;566&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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