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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>TK-21 </title>
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		<title>Ismael Mundaray : de l'Or&#233;noque &#224; la Seine</title>
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		<dc:creator>Ismael Mundaray</dc:creator>


		<dc:subject>art</dc:subject>
		<dc:subject>conf&#233;rence </dc:subject>
		<dc:subject>espace</dc:subject>
		<dc:subject>landscape</dc:subject>
		<dc:subject>paysage</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Paysage et pens&#233;e, interventions orales sur des &#339;uvres r&#233;centes d'Ismael Mundaray par Alexandre Alaric et Jean-Louis Poitevin.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/art" rel="tag"&gt;art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/conference" rel="tag"&gt;conf&#233;rence &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/espace" rel="tag"&gt;espace&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/landscape" rel="tag"&gt;landscape&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/paysage-28-28-28" rel="tag"&gt;paysage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/arton2203-66c97.jpg?1772251773' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Paysage et pens&#233;e, interventions orales sur des &#339;uvres r&#233;centes d'Ismael Mundaray par Alexandre Alaric et Jean-Louis Poitevin qui accompagne aussi d'un texte cette pr&#233;sentation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;intervention de Alexandre Alaric&lt;/p&gt;
&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/788280360?h=8845d6a1fe&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pens&#233;e picturale&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Fleuves, rives, arbres, l'oeuvre d'Ismael Mundaray est comme port&#233;e, soulev&#233;e m&#234;me, par la question que ne cesse de nous adresser depuis toujours ce que nous appelons d&#233;sormais le paysage. Peindre, pour lui, c'est s'adresser &#224; ce qui, de son enfance sur les bords de l'Or&#233;noque &#224; sa vie d'aujourd'hui sur les bords de la Seine, constitue &#224; la fois son cadre de vie, son sujet pictural essentiel et la source de son inspiration, un fleuve et les paysages qui l'entourent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas s'y tromper, l'oeuvre d'Ismael Mundaray est de part en part peinture pure, c'est-&#224;-dire que les paysages qu'il fait appara&#238;tre sur la toile sont &#224; la fois des inventions n&#233;es de son imagination r&#233;trospective, des constructions mentales &#233;labor&#233;es en fonction des seules lois de la peinture (couleurs, formes, composition, etc.) et des projections psychiques m&#234;lant de mani&#232;re irr&#233;versible une po&#233;tique de l'existence, une interrogation sur la situation de l'homme e, exil sur cette terre et un appel continu lanc&#233; vers le ciel pour tenter de saisir un peu du myst&#232;re de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces strates concr&#232;tes et psychiques sont les vecteurs par lesquels Ismael Mundaray invente et construit non seulement une oeuvre picturale, mais une pens&#233;e picturale. Il transforme ces questions qui traversent chaque homme en visions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inversion du regard&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Port&#233;s par des conceptions erron&#233;es relatives &#224; l'art et &#224; la repr&#233;sentation, nous affectons de penser et de croire que peindre ce serait repr&#233;senter quelque chose qui existe dans la r&#233;alit&#233; qui nous entoure. Ismael Mundaray, lui, sait que peindre, au contraire, c'est inventer, construire, faire &#233;merger une image par des moyens uniquement picturaux. Et si cette image repr&#233;sente quelque chose, cette chose n'existe que par la peinture et comme peinture. Elle est le fruit d'une invention. C'est du moins cela qui caract&#233;rise le travail des peintres v&#233;ritables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi nous faut-il modifier notre approche de l'oeuvre et consid&#233;rer que ce qui nous fait face, m&#234;me si nous y reconnaissons des &#233;l&#233;ments fragmentaires de paysages, n'est pas repr&#233;sentation d'un paysage donn&#233; mais cr&#233;ation d'un paysage &#034;imaginal&#034; &#224; partir de donn&#233;es inscrites dans notre psychisme autant que par notre exp&#233;rience individuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sur l'exploitation de ces donn&#233;es &#034;imaginales&#034; que se fonde le travail d'Ismael Mundaray. Chaque homme sait qu'il est sur terre, chaque homme sait que l'eau est source de vie, chaque homme sait que l'arbre est, parmi les &#234;tres cr&#233;&#233;s par la nature, celui qui est le plus proche de l'homme, sa place comme symbole dans toutes les cultures le prouve ais&#233;ment. Chaque homme est travers&#233; par les forces telluriques, chaque homme a affaire aux vents, &#224; la pluie, au ciel. Chaque homme &#034;sait&#034; qu'il est seul et qu'il habite une plan&#232;te &#224; la fois hostile et accueillante. Chaque homme fait l'exp&#233;rience de l'ineffable face &#224; un paysage quel qu'il soit. Oui, chaque homme sait ce qu'est un paysage : le monde tel qu'il existerait sans lui, sans l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, il nous faut, face aux oeuvres d' Ismael Mundaray, simplement &#034;oublier&#034; ce que nous croyons savoir sur la repr&#233;sentation et accepter de faire face &#224; la mise en sc&#232;ne d'une exp&#233;rience existentielle et partageable. En inversant notre regard, nous parviendrons non pas &#224; chercher &#224; comparer, mais &#224; chercher &#224; comprendre. Nous deviendrons plus essentiellement hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Point de contact et vision pure&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est bien parce que chaque tableau est invention qu'il peut parvenir &#224; nous toucher. Point de contact entre deux psych&#233;s, le tableau est ce qui permet le v&#233;ritable rapprochement des individus. N'avoir jamais vu l'Or&#233;noque ne m'emp&#234;che pas de faire l'exp&#233;rience de ce qu'il en est d'une vision de fleuve, d'arbres, de paysage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai vu d'autres rivi&#232;res, d'autres fleuves, et comme le peintre je suis port&#233; par les forces de la nature. Et, lib&#233;r&#233; de l'obsession de reconna&#238;tre, je peux commencer &#224; voir. J'entre dans la vision que le peintre a cr&#233;e, et, ainsi, je peux enfin commencer &#224; comprendre. Parce que comprendre, c'est sentir, &#233;prouver, s'associer &#224; la vision, penser. Je n'ai pas besoin de savoir peindre pour devenir peinture. Seulement de m'abandonner &#224; la puissance d'&#233;vocation de l'image qui vient &#224; ma rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors le moment o&#249; mon esprit entre en contact avec l'esprit de celui qui peint mais &#224; partir et en fonction de ce qui est pr&#233;sent&#233; sur la toile. C'est cela qu'il me faut d&#233;sormais tenter de &#034;comprendre&#034; : ces strates color&#233;es, parfois &#233;tag&#233;es comme des couches de cr&#232;me sur un g&#226;teau aux couleurs &#233;tranges, ces masses jaunes parlant la langue des flots violents d'un fleuve &#233;ternel, ces coulures qui sont comme les pleurs du ciel sur l'innocence de la terre, ces sables alanguis qui jouent &#224; imiter le fleuve, ces ciels oublieux de leur bleu et qui semblent le reflets des eaux jaunes du fleuve, ces &#238;les qui s&#233;parent le fleuve en deux et qui sugg&#232;rent l'existence de jambes infinies, celles d'un corps qui restera &#224; jamais inconnu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;intervention de Jean-Louis Poitevin&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/788647929?h=5b61e183d1&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;JLP_Mundaray.mp4&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les arbres&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis, il y a les herbes folles venant accompagner le bord du fleuve. Et puis, il y a l'arbre solitaire &#233;lev&#233; &#224; la puissance du symbole, celui d'arbre de vie. Et puis, il y a les arbres, les arbres qui bordent le fleuve, les arbres qui s'&#233;tendent &#224; l'infini et forment des for&#234;ts qui sont comme des montagnes pour le regard. Et puis, il y a les arbres qui se tiennent comme des sentinelles ou comme des guerriers semblant pr&#234;ts &#224; partir &#224; l'assaut de ce qui leur fait face.&lt;br class='autobr' /&gt;
Prendre la mesure de la pr&#233;sence multiple des arbres nous ouvre &#224; ce qui constitue le coeur des visions qui hantent la psych&#233; d'Ismael Mundaray : le face &#224; face avec la terre telle qu'elle existerait sans nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;moire dont il est porteur, celle de son enfance sur les bords de l'Or&#233;noque, ce v&#233;cu incomparable qui lui a permis de devenir homme, il s'en saisit. Ou plut&#244;t, faudrait-il dire, il est saisi par elle, et c'est pour qu'elle existe encore et soit partageable qu'il peint. Car, il le sait, cette exp&#233;rience n'est pas &#034;individuelle&#034; au sens restreint du terme. Elle est au coeur de l'exp&#233;rience que fait chaque homme, de cette solitude, de ce face &#224; face sans r&#233;ponse avec les paysages dont la terre est porteuse et auxquels nous faisons face, immobiles et angoiss&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La peinture d' Ismael Mundaray est &#224; la fois synth&#232;se po&#233;tique d'une existence et partage avec tous les hommes. Non seulement elle nous fait voir notre solitude mais elle nous la fait vivre. Car qui dans la vie courante accepte d'accueillir le myst&#232;re de sa solitude dans ce monde qui ne l'attendait pas ? L'exp&#233;rience esth&#233;tique, dont la peinture est porteuse, est bien celle de ce face &#224; face avec le monde tel qu'il serait si nous n'&#233;tions pas l&#224;. Elle nous permet d'acc&#233;der &#224; ces &#034;paysages non humains de la nature&#034; et ainsi &#224; faire l'exp&#233;rience de ce que nous visons mais &#224; quoi nous ne pr&#234;tons pas attention. La peinture, ici, nous emporte et nous &#233;l&#232;ve juste au-dessus de notre regard, et nous permet de voir avec les yeux d'un &#034;dieu&#034; comment cela se passe lorsqu'en effet nous, les hommes, sommes absents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arbres, on le comprend, sont nos doubles. Ils sont &#224; la fois vie et pr&#233;sence, activit&#233; de croissance et &#233;lan &#224; la conqu&#234;te de l'espace qui les entoure. Ils sont ce que nous sommes, des &#234;tres dot&#233;s d'une puissance de vie incomparable &#224; la fois spectateurs et acteurs, guerriers d'une guerre contre le n&#233;ant peupl&#233; qu'est la terre nue et regards exacerb&#233;s face &#224; l'inconnu qui les porte, les accueille, les absorbe. Et tout cela, ils le sont par la seule puissance du pinceau d'Ismael Mundaray.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Ismael Mundaray : de l'Or&#233;noque &#224; la Seine</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Ismael-Mundaray-de-l-Orenoque-a-la</link>
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		<dc:creator>Ismael Mundaray et Jean-Louis Poitevin</dc:creator>


		<dc:subject>Art contemporain</dc:subject>
		<dc:subject>peinture</dc:subject>
		<dc:subject>paysage</dc:subject>
		<dc:subject>fleuve</dc:subject>
		<dc:subject>for&#234;t</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;De l'Or&#233;noque &#224; la Seine : pr&#233;sentation et analyse de l'&#339;uvre d'Ismael Mundaray&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/fleuve" rel="tag"&gt;fleuve&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/foret" rel="tag"&gt;for&#234;t&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/arton2201-567ee.jpg?1772251773' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le travail d'Ismael Mundaray s'est d&#233;ploy&#233; selon une logique affective et culturelle puissante capable de d&#233;passer les clivages g&#233;ographiques et mentaux et d'ouvrir &#224; une forme de manifestation d'une v&#233;rit&#233; sensible, profonde, accessible &#224; tous. Il nous fait voyager de l'Or&#233;noque &#224; la Seine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/785048169?h=92e5cc9372&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De l'autre c&#244;t&#233; du fleuve... ou De l'Or&#233;noque &#224; la Seine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vie cr&#233;atrice&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ismael Mundaray est un artiste au sens le plus absolu et le plus complet du terme parce qu'il a consacr&#233; sa vie durant toute son &#233;nergie &#224; b&#226;tir une &#339;uvre, &#224; inventer un monde, &#224; travailler en vue de parvenir &#224; la &#171; transmutation sensible &#187; en quoi consiste l'art. Il s'est empar&#233; d'une mati&#232;re hant&#233;e par des souvenirs, des d&#233;sirs et des images improbables provenant de l'immensit&#233; de la m&#233;moire du monde, pour la transformer en or. Sous ses doigts de peintre, cet or prend l'apparence d'un univers singulier, unique, reconnaissable entre tous et dans lequel chacun peut n&#233;anmoins se trouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ismael Mundaray est un artiste non seulement parce qu'il a choisi un m&#233;dium, la peinture, mais parce qu'il s'y est tenu toute sa vie. Toute sa puissance cr&#233;atrice a &#233;t&#233; d&#233;di&#233;e &#224; la pratique de cet art difficile entre tous car peindre, c'est capter, capturer m&#234;me, l'ombre d'un r&#234;ve pour la faire advenir comme image et ainsi la faire entrer dans le monde vrai des perceptions claires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ismael Mundaray est un artiste enfin parce qu'il a su faire chatoyer ses toiles, de couleurs, d'ambiances, de formes qui toutes proviennent des s&#233;diments les plus profonds de sa vie, ceux qui se sont d&#233;pos&#233;s en lui pendant son enfance et sa jeunesse v&#233;n&#233;zuelienne. Mais le plus important est qu'il a su &#224; la fois les exprimer avec justesse et les transformer pour en faire les vecteurs d'une vision dans laquelle chacun peut &#224; son tour voyager. Et il l'a fait au moyen d'une pens&#233;e droite, d'une r&#233;flexion continue, d'une rigueur d'ex&#233;cution constante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, au terme d'un parcours qui lui a pris deux d&#233;cennies, Ismael Mundaray touche au but. Il ne faut pas ici confondre le parcours mental, psychique et pictural, avec les &#233;v&#233;nements de la vie m&#234;me. Il y a tr&#232;s longtemps qu'il vit entre la France et le V&#233;n&#233;zuela, longtemps qu'il a d&#251; poser ses valises en France sans retourner dans son pays, longtemps donc qu'il fr&#233;quente les bords de la Seine, longtemps qu'il s'en impr&#232;gne et qu'il les aime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, c'est tout r&#233;cemment qu'il a pris conscience que dans la temporalit&#233; singuli&#232;re qui pr&#233;side &#224; la cr&#233;ation, dans cette dur&#233;e faite d'intensit&#233;s et non de minutes, d'heures ou de jours, il &#233;tait enfin parvenu au seuil d'un nouveau moment de son parcours de peintre. Sur les bords de la Seine, il a d&#233;couvert un nouvel eldorado pictural. Aujourd'hui, il se trouve au commencement d'une nouvelle p&#233;riode de cr&#233;ation. Il sait d&#233;j&#224; qu'elle sera faite des gen&#232;ses multiples, des variations continues, des d&#233;ploiements progressifs de th&#232;mes, qui ont rendu possible ce passage qui l'a conduit de l'Or&#233;noque &#224; la Seine.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18952 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/mundaray01.00_10_22_00.still004_1_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH530/mundaray01.00_10_22_00.still004_1_blog-4e3fe.jpg?1672314551' width='500' height='530' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le sens d'un voyage&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le travail d'Ismael Mundaray s'est d&#233;ploy&#233; selon une logique affective et culturelle puissante capable de d&#233;passer les clivages g&#233;ographiques et mentaux et d'ouvrir &#224; une forme de manifestation d'une v&#233;rit&#233; sensible, profonde, accessible &#224; tous. Ce travail est &#224; la fois l'accomplissement d'un voyage et le fruit de ce voyage. Comme tout voyage, il est lui-m&#234;me compos&#233; de nombreux d&#233;placements qui ont lieu dans chacune des zones explor&#233;es, mais aussi d'une zone &#224; l'autre. Les multiples va-et-vient entre les possibilit&#233;s offertes par tel paysage, par tel lieu, par telle question, lui ont permis de s'inscrire dans le champ de la repr&#233;sentation et du devenir propre &#224; la peinture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail doit &#234;tre abord&#233; avec une attention particuli&#232;re, car pour le comprendre nous avons moins besoin d'une &#171; connaissance &#187; anthropologique sp&#233;ciale, relative &#224; chacune de ces zones, v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, fran&#231;aise trans-atlantique, que d'une approche sensible consistant &#224; s'immerger dans chaque tableau, seul moyen pour parvenir &#224; comprendre comment il nous touche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a, reliant entre eux tous ces voyages r&#233;els, &#171; un &#187; voyage qui est comme un fil fin, discret et solide, un fil indestructible auquel se raccrochent tous les autres, le voyage spirituel qui a permis &#224; Ismael Mundaray de passer de l'Or&#233;noque &#224; la Seine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut ici laisser r&#233;sonner en nous ce que ces mots nous invitent &#224; imaginer si l'on veut tenter de s'approcher de la v&#233;rit&#233; de cette &#339;uvre. Et ces mots, qui sont des noms de fleuves, charrient souvenirs et &#233;motions. Le premier est celui pr&#232;s duquel Ismael Mundaray a v&#233;cu de magnifiques aventures d'enfant et d'adolescent. Le second est celui du fleuve traversant la capitale du pays dont il est devenu citoyen et o&#249; il a travaill&#233; souvent &#224; l'&#226;ge adulte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mots qui &#233;voquent in&#233;vitablement des ambiances, des gens, mais aussi des paysages d&#233;terminent le fond m&#234;me dans lequel prend naissance sa d&#233;marche. Peintre, il a explor&#233; plus et mieux qu'aucun autre, en cette seconde moiti&#233; du XXe si&#232;cle, la question que nous adresse la ph&#233;nom&#233;nologie, celle de l'apparition possible d'un &#171; objet &#187; et d'un &#171; moi &#187; sur l'horizon de la conscience. Il a su extraire de la rive d'un fleuve et du paysage qui l'entoure une question si essentielle qu'elle l'a occup&#233; toute sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mots disent aussi quelque chose de la diff&#233;rence qui existe entre un fleuve imp&#233;tueux et encore sauvage pr&#232;s duquel vivent des populations non urbaines et un fleuve qui, traversant la capitale d'un pays, est, &#224; cet endroit en tout cas, un fleuve urbain autour duquel se d&#233;ploient des paysages qui ne peuvent en rien ressembler aux premiers. Entre ces deux mondes, c'est la question centrale de son &#339;uvre qui bascule et se transforme. C'est ce vers quoi va tendre la nouvelle phase de son travail, &#224; reformuler le lien entre conscience et apparition, entre horizon et r&#233;v&#233;lation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce voyage il faut bien le comprendre n'&#233;tait pas d&#233;cid&#233; &#224; l'avance. Il s'est construit au gr&#233; des al&#233;as de l'existence et des choix essentiels qu'il a su faire au fil des ann&#233;es. Et en tant que tel, il constitue la matrice de tous les voyages concrets, de toutes les exp&#233;riences v&#233;cues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Travers&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
D'un continent &#224; l'autre, d'un fleuve &#224; un autre, d'une rive &#224; l'autre, c'est finalement &#224; la fois l'ensemble des faits et des &#339;uvres r&#233;alis&#233;es durant ces d&#233;cennies qui prend sens ici. C'est aussi le sens d'une vie qui devient perceptible, sensible et visible &#224; la fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'Or&#233;noque &#224; la Seine est un titre qui est plus qu'un titre et plus qu'un aveu. C'est la signature qu'Ismael Mundaray inscrit sous la ligne de force de sa vie. Ce passage d'une rive &#224; l'autre, d'un fleuve &#224; l'autre, d'un continent &#224; l'autre a constitu&#233; le sens m&#234;me du voyage dans lequel s'est d&#233;ploy&#233;e sa propre existence. Si la vie est un voyage, si vivre c'est traverser le temps comme on traverse un fleuve, cela nous renvoie alors au titre du dernier roman d'Ernest Hemingway, Au-del&#224; du fleuve et sous les arbres.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18953 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/mundaray01.00_05_22_20.still003_1_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH520/mundaray01.00_05_22_20.still003_1_blog-b3eed.jpg?1772190050' width='500' height='520' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;S'il est bien question pour les ann&#233;es &#224; venir d'explorer picturalement le monde tiss&#233; d'imaginaire aupr&#232;s duquel il vit aujourd'hui, la Seine &#224; Paris, ce n'est pas tant la mort qu'il a dans son viseur que l'accomplissement de sa vie de peintre et l'&#233;nergie qu'il va encore pouvoir d&#233;ployer pour poursuivre le voyage le long des rives de la Seine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a atteint un but en vivant &#224; Paris. Il a accompli une partie du trajet en quoi consiste le voyage spirituel. Il est parvenu &#224; une int&#233;gration r&#233;elle dans ce pays qu'est la France. C'est cela que, pinceaux &#224; la main, il va s'employer &#224; faire exister sur la toile dans les ann&#233;es &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'il met en place aujourd'hui, c'est une r&#233;flexion renouvel&#233;e sur les conditions et le sens de la perception en tant qu'elle est le vecteur d'int&#233;gration du v&#233;cu qui constitue notre vie psychique. La Seine est ainsi &#224; comprendre comme le nom qui, signant l'accomplissement de la travers&#233;e, rend possible le questionnement de l'avoir eu lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Travailler ici et maintenant, c'est aussi, d&#233;sormais, le faire en &#233;tant reli&#233; &#224; l&#224;-bas et hier. Sous les arbres qui bordent la Seine, c'est la pens&#233;e de la travers&#233;e de l'existence qui devient picturalement possible en tant que travers&#233;e du v&#233;cu par la pens&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque chose a eu lieu qui demande &#224; s'inscrire dans le d&#233;ploiement de l'&#339;uvre. Et ce qui se manifeste et s'exprime d&#233;sormais, c'est la possibilit&#233;, non pas de donner un sens &#224; sa vie mais de d&#233;couvrir et de comprendre le sens qu'une vie v&#233;cue par l'art, dans l'art et comme art a rendu possible et a inscrit &#224; m&#234;me la chair vivante de la toile d&#233;multipli&#233;e en une infinit&#233; de tableaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peindre, encore&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il importe, ici, de se souvenir de cette ambiance si particuli&#232;re qui &#233;mane des &#339;uvres d'Ismael Mundaray de ces derni&#232;res ann&#233;es. Ce monde sans l'homme, ou dans lequel il n'est pr&#233;sent que par quelques objets qu'il semble avoir abandonn&#233;s sur son passage, ce monde si aride et si calme, si puissamment immerg&#233; dans l'orbe du cosmos tel qu'il se donne &#224; vivre dans une contemplation solitaire et &#233;perdue du ciel qui enveloppe chaque paysage, ce monde s'&#233;loigne d&#233;sormais puisque la travers&#233;e est accomplie. C'est &#224; celui qui vient qu'il lui faut consacrer toute son &#233;nergie, car c'est ce nouveau monde qui va permettre de comprendre, une fois transmut&#233; en tableaux, le sens de la travers&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18951 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/mundaray01.00_21_54_18.still005_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH517/mundaray01.00_21_54_18.still005_blog-3e2b1.jpg?1672314551' width='500' height='517' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le sens n'est pas un &#233;l&#233;ment qu'on ajoute du dehors comme une &#233;pice &#224; un plat. Il est ce qui se construit &#224; la fois consciemment et aveugl&#233;ment dans le d&#233;ploiement des gestes de l'existence et qu'il faut se d&#233;cider &#224; regarder en face &#224; chaque &#233;tape.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour cela il faut regarder ce qui nous fait face avec les yeux que l'on avait pour ce qui est pass&#233;, et voir ce qui s'est pass&#233; avec les yeux que l'on a pour ce qui va encore advenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a l&#224; aucun pi&#232;ge. Bien au contraire, c'est ainsi que se pr&#233;sente &#224; nous la dimension spirituelle qui est &#224; l'&#339;uvre dans la vie de chacun, dans le myst&#232;re de cette singuli&#232;re contradiction. Chaque vie est un chapelet de points dispers&#233;s sur la route. Il faut, tel le Petit Poucet, se retourner pour les voir et esp&#233;rer ainsi parvenir &#224; comprendre quel fut le chemin parcouru. Et l'on d&#233;couvre alors que si c'est toujours de l'autre c&#244;t&#233; de la rive que se trouve la maison de l'origine, la maison d'o&#249; l'on vient, le commencement et l'aboutissement, eux, sont l&#224;-bas, devant nous. Ils nous attendent en ce point &#233;nigmatique o&#249; l'on voit qu'ils finiront par se rejoindre de mani&#232;re m&#233;taphorique et vivante &#224; la fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chance d'Ismael Mundaray, c'est d'&#234;tre parvenu, gr&#226;ce &#224; son obstination, &#224; son courage, &#224; sa vigueur cr&#233;atrice, &#224; aller au bout du trajet en le laissant suffisamment ouvert pour que l'aboutissement soit la porte ouverte &#224; un v&#233;ritable accomplissement. Et c'est &#224; cet accomplissement que nous allons assister dans les temps qui viennent lorsqu'il donnera &#224; voir les tableaux qu'il a d&#233;j&#224; commenc&#233; de peindre, lui qui est pass&#233; au-del&#224; du fleuve et qui, vivant &#224; Paris, contemplatif et actif &#224; la fois, &#339;il riv&#233; sur le ciel et main tenant ferme les pinceaux, se tient sur les bords de la Seine, sous les arbres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;maison de l'am&#233;rique latine&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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