<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.tk-21.com/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>TK-21 </title>
	<link>https://www.tk-21.com/</link>
	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.tk-21.com/spip.php?id_auteur=4066&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>TK-21 </title>
		<url>https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L144xH172/siteon0-33817.png?1772187034</url>
		<link>https://www.tk-21.com/</link>
		<height>172</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Le village humain</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Le-village-humain</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Le-village-humain</guid>
		<dc:date>2022-12-01T12:52:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexis Denuy</dc:creator>


		<dc:subject>dessin</dc:subject>
		<dc:subject>peinture</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Ces textes et les dessins qui les accompagnent sont des mises en sc&#232;nes, en mots et en images.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/dessin" rel="tag"&gt;dessin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/peinture" rel="tag"&gt;peinture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH75/arton2182-cab27.jpg?1772268760' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ces textes et les dessins qui les accompagnent sont des mises en sc&#232;nes, en mots et en images.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelques paroles comme introduction : Ce sont des mises en sc&#232;nes, en mots et en images, qui nous apparaissent. On ne peut les situer ni g&#233;ographiquement ni dans une &#233;poque pr&#233;cise, elles sont d'un univers en dehors du cadre quotidien de la vie. Cela donne la sensation d'une sorte d'Eden, un paradis perdu au milieu duquel vivrait une communaut&#233; dans l'harmonie avec ses propres codes et secrets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en r&#233;alit&#233; une critique de la soci&#233;t&#233; actuelle et des rapports humains. Lorsqu'on &#233;coute attentivement, lorsqu'on observe ces mots et ces images, on y sent les traces de drames et de catastrophes. L'&#234;tre humain bien qu'il soit en groupe n'est plus dans la symbiose, dans la communication mais sous l'emprise d'une solitude &#233;crasante qui le condamne au silence, le jardin de l'Eden ressemble &#224; une prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la place de l'individu dans le groupe est pos&#233;e, plac&#233;e sous un angle critique, &#224; tout le moins de questionnement. C'est l'impression globale d'une soci&#233;t&#233; sous influence, sous l'emprise d'une hypnose collective, emp&#234;ch&#233;e de r&#233;aliser sa nature et d'&#339;uvrer &#224; son bien commun. C'est l'ach&#232;vement d'un espace-temps. On se retrouve en haut d'une falaise, au bord d'un monde en mutation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18818 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L476xH700/adpeintures0322-74fdc.jpg?1669899240' width='476' height='700' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Alexis Denuy &#8212; Descendance
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bien&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me que l'eau qui coule toujours au m&#234;me endroit peut creuser un trou dans la pierre, continuer l'effort est n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent l'esprit et le corps sont paresseux et on s'arr&#234;te rapidement. Autrefois pour faire du feu, on frottait deux morceaux de bois. Si on s'arr&#234;te, jamais la flamme ne peut jaillir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pratiquez &#224; m&#234;me le corps. Quand se coucher, quand manger ? L'heure, le temps, sont importants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous ai expliqu&#233;, chacun inclut tous les autres. Nous ne sommes qu'un moment de l'&#233;ternit&#233;. L'infini est la vraie sagesse. Dans le monde, les existences sont mobiles. A la fin de la crise de l'&#234;tre humain, s&#251;rement certaines paroles seront n&#233;cessaires, certaines choses ne prennent pas fin mais le futur sera dangereux. Pass&#233; comme une ombre, votre temps pr&#233;cieux. Si vous faites le mal, m&#234;me dans le plus grand palais jamais ne serez satisfait, recevoir un corps, &#234;tre humain, est aussi chose difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas parce qu'on fait beaucoup de bruit qu'on en boit beaucoup - s&#233;parons-nous du probl&#232;me de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18814 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L473xH700/adpeintures0315-fcd49.jpg?1669899240' width='473' height='700' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Alexis Denuy &#8212; Souterrains
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce printemps&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chers tous,Voici cet &#233;pais buisson, glissons-nous au milieu, gr&#226;ce au ciel c'est un beau ch&#234;ne, j'esp&#232;re qu'ils s'efforceront de trouver leur chemin, je me demande o&#249; ils sont maintenant, si le brouillard s'&#233;claircit ils pourront s'orienter, nous sommes morts de fatigue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inqui&#233;tude nous avait saisi, il est arriv&#233; quelque chose, allons chercher du secours, tu veux bien n'est-ce pas ? Viens - bien, ce brouillard est plus &#233;pais que jamais, regarde c'est la fin de la pluie, c'est facile de perdre le sens de l'orientation, apr&#232;s l'espace vide, on est froid, on est fatigu&#233;, on attend d'&#234;tre motiv&#233;, jusqu'au jour !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, on peut toujours s'abriter dans une grotte, c'est tomb&#233; si brusquement, dit-on en se promenant. J'ai, on a cru qu'on, que j'avais r&#234;v&#233; tout &#224; coup, on a couru dans cette direction !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous a frapp&#233; sur la t&#234;te, nos id&#233;es, nos positions, on s'en foutait, on n'&#233;tait pas mort mais c'est comme si nous aurions d&#251;, on devait fermer nos gueules pour &#233;couter seulement la voix qui nous disait de fermer. On avait disparu &#224; nos yeux - les chiens nous encadrant hurlaient jusqu'&#224; ce qu'on les ai assomm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'aurait pas pu rester chez nous en pensant - c'est ce qu'on aurait d&#251; - on n'ob&#233;it pas, viens ici, on a mordu les mollets. Comme si on tra&#238;nait un lourd pass&#233;, on s'en d&#233;fait. On n'aurait pas d&#251; penser ? Eh bien, on le fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a saisi nos t&#234;tes par l'arri&#232;re, une voix criait &#171; vous n'aurez pas le droit de parler, n'essayez pas &#187;. Ils ont brandi le poing, agitant un &#233;pais rideau de brouillard. Furieux de ne rien pouvoir dire, furieux de ne rien comprendre, on s'est d&#233;battus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui y a-t-il encore ? Que nous avez-vous fait ? On nous a frapp&#233; sur la t&#234;te, nous ne sommes pas morts, on bougera d'ici un moment, je vous le rendrais, vous n'&#234;tes pas raisonnables.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils se d&#233;battent &#224; coups de pieds, ce fut en vain.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18813 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L483xH700/ad-peinture0333-8be64.jpg?1669899240' width='483' height='700' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Alexis Denuy &#8212; Le d&#233;luge
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Demi - Dr&#244;le&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;J'a&#232;re un peu. Nous avons des tas d'animaux, nom d'un petit bonhomme on est tout content. On se sent aussi fort qu'un &#233;l&#233;phant, on a le dos &#233;corch&#233;, un bout de laisse au poignet, cornes et sabots. Il se passe quelque chose de si terrible, on court d&#233;j&#224; vers l'apr&#232;s-midi. Les oiseaux chantent, le soleil brille comme un bouton d'or, jamais journ&#233;e n'avait parue si facile, un jour comme un jour, porc et marcassin, demain matin sans faute, soyons de bons animaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On regarde par-dessus la cl&#244;ture, comment allons-nous nous appeler ? J'aimerais tellement que l'on fasse un peu attention &#224; moi - qui donc songe &#224; regarder un petit chien ? On a dormi dans un bon lit, c'est une tr&#232;s jolie maison, on a go&#251;t&#233; un peu de tout, venez avec moi et je vous montrerai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il plonge, il nage, il flotte, il est formidable ! Regardez, il a un bec de canard, quatre pattes de rhinoc&#233;ros et il est sorti de l'&#339;uf d'une poule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Regardez tous les animaux qui volent, qui rampent et qui marchent nous les avons tous dans notre arche, faites les v&#339;ux que vous voulez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On boit son lait au biberon, on s'int&#233;resse aux animaux, c'est un livre d'histoire qui serait vivant. Des centaines de singes font toutes sortes de tours, ils ne sont pas m&#233;chants, ils veulent juste en avoir l'air. La girafe a sa t&#234;te perch&#233;e au bout d'un long cou, &#224; travers l'&#233;tendue d'eau, nos habits noirs luisent au soleil. Les ours polaires ont l'air de boules de neige, ils d&#233;gringolent le long des rochers derri&#232;re leurs m&#232;res. Les tigres marchent de long en large, ils ont le pas l&#233;ger comme des danseurs. Les lions sont doux, ils ont sommeil, on aimerait tant les caresser, nous savons qu'ils dorment fort et qu'ils font de bons r&#234;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que &#231;a fait tort aux v&#339;ux si on les redit ? Bient&#244;t on va fermer les grilles de fer, il va faire nuit comme dormir, on sort ! As-tu vu les monstres ? Oui, et ils m'ont souri.&lt;br class='autobr' /&gt;
On a lu sur une pancarte &#171; interdit aux grandes personnes &#187; alors tout tremblant, on y entre seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une grande journ&#233;e de jeux, rien n'est plus agr&#233;able que d'aller se coucher. Au lit, c'est l&#224; que nous r&#234;vons aux amusements que nous aurons demain. Quand les lumi&#232;res s'&#233;teignent dans la petite maison rose, nous savons que nous aurons encore de hauts jours de chasses solitaires pour toutes les saisons &#224; venir. A l'oppos&#233;, restent des terres qui projettent nos ombres et recentrent nos pas. Men&#233;s dans le pas des arbres, nous sommes dans le temple de la for&#234;t au pied des grands sages. Pendant la longue nuit, tout le long des arbres, on fait une chevauch&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18816 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;31&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L476xH700/adpeintures0319-92e14.jpg?1669899240' width='476' height='700' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Alexis Denuy &#8212; La ville
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Jour vermeil&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est de la peur, c'est du respect, c'est de la superstition ! Qu'en sais-tu ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que dis-je, c'est le diable ou les saints - &#234;tes-vous sourds &#224; la voix de l'honneur ? On a besoin de votre nom. Vous &#234;tes peut-&#234;tre morts, que dis-je &#8220;vous&#8221;, n'&#234;tes peut-&#234;tre pas n&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#231;a s'est termin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas encore ! Donnez-moi des livres, beaucoup de livres fran&#231;aises, plut&#244;t des livres en langue fran&#231;aise, tous ceux o&#249; on en parle - de quoi ? De la r&#233;surrection des temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Me revoici &#224; la maison, on a donn&#233; des nouvelles, ami, tu peux, toi aussi, braver ta condition ! On fait une balle - on se plie, on rebondit, tour &#224; tour comme un ressort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On &#233;coute le beau combat consign&#233; dans les pages des anciens &#233;crits, entre nos dents on se dit, si j'avais &#233;t&#233; l&#224; - l'invasion, le drapeau blanc, les dieux de la cavalerie, les fantassins, les partisans, les r&#233;giments, les hommes de passion jet&#233;s dans des exc&#232;s de rage, manger, &#234;tre mang&#233;, changer d'h&#233;ritier, de royaume, &#233;ventrer la vie, combattre la mort&#8230;rideau tomb&#233; sur les th&#233;&#226;tres ! Parce que le drame est mort ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien, montrez-moi la carte du pays ! Et on feuillette un atlas, des r&#233;sum&#233;s, on regarde les couronnes des rois, les bl&#233;s d'or des campagnes, &#233;pis de feu, le sang couler entre les flammes, les lignes de foules h&#233;b&#233;t&#233;es d'arri&#233;r&#233;s, une dague plong&#233;e dans un thorax, la gorge nou&#233;e on mord la chair, pardonne-moi de t'avoir insult&#233;, c'est ce qu'ils ont dit le dos au mur apr&#232;s avoir donn&#233; toute leur bile, quand on les a ross&#233;s, nos &#171; sauveurs &#187;, ces &#171; bienfaiteurs &#187; myst&#233;rieux. Ils avaient profit&#233; de notre sommeil pour renier nos fronti&#232;res mentales, les temples de nos sentiments qui ont leurs autels dans nos &#226;mes, nos bras leurs ont appartenu, ils nous ont toujours trouv&#233; pour verser notre sang - moins une goutte - qu'on a gard&#233;e pr&#233;cieusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des chocs terribles et r&#233;p&#233;t&#233;s frappaient de tous c&#244;t&#233;s sur l'esprit, on est fier d'avoir ceci, on ne sait pas se briser, comme un sabre bien lustr&#233; et effil&#233; et s'arr&#234;ter de vivre en tremblant. Il y a-t-il encore une &#233;ternit&#233; ? C'est ce que je me suis d&#233;cid&#233; &#224; aller v&#233;rifier.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18817 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;36&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L476xH700/adpeintures0321-808cd.jpg?1669899240' width='476' height='700' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Alexis Denuy &#8212; Les camarades
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'arbre viril&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Soit un homme fort, utilise toutes tes &#233;nergies, d&#233;veloppe ton intelligence en vivant. Renonce &#224; croire que le bien est le mal, renonce aux jugements mesquins, &#224; cette classification ridicule de tes &#233;lans en qualit&#233;s ou en d&#233;fauts, ranime tout de ton souffle. Les seuls hommes vraiment dangereux sont les sots, c'est par eux que se transmet la souffrance, ils nous imposent leur imperfection qui ne veut rien tenter. Et souvent ils pr&#233;tendent interdire le succ&#232;s qui leur a &#233;chapp&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La libert&#233; individuelle ? Sans conditions. Il n'y a pas &#224; en d&#233;battre, je sais &#224; quel prix certains tentent de conserver intacte l'illusion. Mais comment nier nos cha&#238;nes ? Et pas question de renoncer &#224; notre r&#234;ve d'ind&#233;pendance. Certains ne veulent plus croire &#224; la possibilit&#233; d'une autonomie compl&#232;te mais leurs raisonnements alambiqu&#233;s ne vont pas r&#233;ussir &#224; nous convaincre. Je sais &#224; quel prix certains vendent leur singularit&#233;, ils l'estiment si peu, se pensant sans valeur aucune&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La solution est si pr&#232;s de nous ! Un homme m'a dit un jour &lt;i&gt;il ne faudra pas se mettre en col&#232;re si c'est un peu doucement dans un premier temps !&lt;/i&gt; Mais pourquoi tra&#238;ner encore ce fardeau ? dans sa tragique simplicit&#233; ? Tendre la main, faire un geste, nous ne comprenons pas, personne n'a pu encore trouver le rem&#232;de, dans quel sens ? &lt;i&gt;La col&#232;re est mont&#233;e en l'homme, a-t-il ajout&#233;, le torrent des souffrances humaines gronde, peux-tu me dire pourquoi le mal ? L'injure faite &#224; la justice, peux-tu comprendre un dieu froid, lointain, pr&#233;sentant son hideux spectacle d&#233;cha&#238;n&#233;, laissant ses cr&#233;atures dans le noir, dans la neige et sans couverture, isol&#233;es d'une f&#234;te o&#249; elles ne sont pas invit&#233;es, il y a un besoin forcen&#233; de bonheur, des aspirations illimit&#233;es, de l'affection, de la passion, de l'amiti&#233;, de la tendresse, de la douceur, donnez-moi une raison de vivre, rendez &#224; mon &#226;me le calme ! Connais-tu le secret de l'intelligence du sage ? Dites-moi les mots d&#233;finitifs ! L'indispensable patience ? Apaiser la temp&#233;rature, arr&#234;ter le geste, quelquefois un mot suffit ! &#8230;&lt;/i&gt; Mais je retourne au salon o&#249; le caf&#233; est d&#233;j&#224; servi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arbre &#233;tait vigoureux, il vivait pleinement, en toute puissance. Que le fleuve de l'inspiration nous anime, le chuchotement des nuages et la respiration des vagues- faiblement d'abord puis plus intens&#233;ment, rejeter l'&#233;tat de mort ! La vie se r&#233;v&#232;le en nous, pourquoi pisser plus avant l'&#233;tude des th&#233;ories, l'existence se suffit &#224; elle-m&#234;me, il faut la d&#233;couvrir avec joie. Au fin fond d'un beau jardin on ne re&#231;oit que des bons amis, il &#233;tait une fois tous les regards qui ressemblent &#224; des sourires, tous les mouvements &#224; des caresses, c'est pourquoi j'en parle au pass&#233;. Le cerveau bien meubl&#233;, tous les choix sont ainsi faits, group&#233;s au milieu des malles, je suis une r&#233;union importante comme je suis innocent. On se r&#233;veille pendant que d'autres dorment, viens vers moi plus pr&#232;s encore une fois, ma tristesse sera partie, je te remplirais d'amour dans ton contenu, mon c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18815 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L476xH700/adpeintures0317-ac04d.jpg?1669899240' width='476' height='700' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Alexis Denuy &#8212; L'accueil
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Moins une&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;T'as vu le petit coup d'&#339;il ? On s'engage, quel retour triomphal ce sera, quelle clameur et quels bravos &#233;clateront de toutes parts lorsqu'on revient au village. Laissons passer les saisons nous disent les gens born&#233;s, mais nous sommes sans limites, on est all&#233; o&#249; on voulait, on a fait ce qui nous plaisait, on est sorti par la fen&#234;tre, on a d&#233;fonc&#233; les portes, on s'est mis &#224; r&#233;fl&#233;chir profond&#233;ment, et alors ? On s'est mis des chapeaux de paille, on s'est cru en &#233;t&#233;, quand on f&#251;t tout &#224; fait pr&#234;t, on est sorti de l'enclos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce qu'on n'a rien oubli&#233; ? Et on disparut de nouveau, maintenant &#231;a va mieux, on a suffisamment d'essence dans le r&#233;servoir, on a de l'eau, de la paille, des sucres, mettez le contact. Et on commen&#231;a &#224; tourner la manivelle, a-t-on une liste ? Et on fouille dans toutes nos poches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que &#231;a vaut mieux que de marcher ? On a fait oui de la t&#234;te. Nous voici &#224; la foire, on a fait le tour des &#233;talages, pris tout ce qui nous passait par la t&#234;te, deux grands paniers pleins de bonnes choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie on dirait qu'elle est &#224; l'int&#233;rieur mais en fait elle est dessin&#233;e dessus. Oh ma ch&#232;re, j'ai encore tr&#232;s faim. On entend sonner la derni&#232;re &#233;glise, ma parole il faut se d&#233;p&#234;cher, et aussit&#244;t dit aussit&#244;t fait, ne sommes-nous pas les plus intelligent du pays ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'allais dire du monde entier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Frontispice : Alexis Denuy &#8212; La c&#233;r&#233;monie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Propos en libert&#233;</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Propos-en-liberte</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Propos-en-liberte</guid>
		<dc:date>2022-10-29T12:33:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexis Denuy</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>litt&#233;rature </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Et d'ailleurs, ces gens peuvent-ils nous comprendre ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Voir-ecrire" rel="directory"&gt;Lire &amp; &#233;crire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/livre" rel="tag"&gt;livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/litterature" rel="tag"&gt;litt&#233;rature &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH101/arton2158-05c21.jpg?1772268761' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Et d'ailleurs, ces gens peuvent-ils nous comprendre ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;ambule&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cassera, se brisera, &#231;a tombera dans un grand bruit. Vu les passages qui sont faits dans la foule, entendu le battage, ils s'imaginent grands, sont-ils si puissants ? On est tous habill&#233;s pareil, on descend la rue c'est &lt;i&gt;quelque chose&lt;/i&gt;, les gens sortent sur le pas des portes, on les a sortis de leurs coquilles et m&#234;me s'ils sont tr&#232;s frileux, qu'il faudrait toujours les placer pr&#232;s du feu &#8211; l&#224;, ils s'int&#233;ressent un peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut que ce soit comme on vient, &#231;a passe ! On laisse passer un peu de lumi&#232;re, entrez ! La derni&#232;re fois, je me suis dit, il faut que je trouve une bonne id&#233;e ! Mettez-vous en place, musiciens, c&#339;urs dans les poitrines, battez la mesure, passez par-dessus tous les genres de peurs, c'est ce que je tente d'expliquer : le miracle d'instant en instant, une d&#233;marche de courage, l'exigence d'une vie, est-ce un groupe, un individu &#8211; une existence &#8211; est-ce agr&#233;able ? Demande quelqu'un, quelqu'une.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'ils n'ont que leurs lois, bouts de papier derri&#232;re lesquels ils s'abritent, camouflage d'hommes sans fiert&#233;, je suis comme je suis, nous sommes comme nous sommes : pour le prodige ! Pour la politique de la libert&#233; ! Leurs gouttes de salive &#233;taient de l'acide qui trouaient nos c&#339;urs trop tendres comme des buvards, ils ruinaient toutes nos qualit&#233;s, tout est maintenant devenu insensible &#224; la racine, tout est propre &#224; l'int&#233;rieur mais tout est mort, donc &#224; refaire. S'il vous pla&#238;t, demandes-tu, ram&#232;ne-moi aux jours anciens !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les jours anciens&lt;/i&gt; : Quoi, on nous a fait revenir ? Il y a un espace dites-vous ? Vous avez laiss&#233; passer du temps, on a attendu longtemps avant que vous nous disiez &lt;i&gt;&#231;a ne nous convient pas&lt;/i&gt;, il aura fallu que vous soyez &#233;nerv&#233;s pour enfin en arriver l&#224; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Passage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manifestations s'encha&#238;nent, c'est un grand pas de plus pour le mouvement ! Vous &#234;tes l&#224; comme tout le monde ? On m'a demand&#233;. Est-ce qu'on est assez &lt;i&gt;&#171; comme tout le monde &#187;&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai essay&#233; de courir apr&#232;s les b&#234;tes, de les mimer mais on n'est pas des plantes ! On se dessine dans un autre paysage, on se compl&#232;te par un autre animal, on apporte tout &#224; la lumi&#232;re. Ce jour d'aujourd'hui nous sommes partis nous chercher dans un autre quartier, pas tr&#232;s loin mais d&#233;j&#224; &#224; la limite du n&#244;tre, malgr&#233; toutes les traductions possibles, forc&#233;ment il n'y a plus de traductions. Suivre une &#233;nigme, pouvoir tout se dire, on est seul au monde, qu'est-ce qu'on risque ? La crainte des moqueries a &#233;t&#233; chass&#233;e loin derri&#232;re depuis si longtemps, tu m'entends ? Je te parle comme je me parlerais, &#224; l'int&#233;rieur et doucement. Tu comprends ? Moi je n'&#233;tais pas grand-chose et je continue cette aventure en glissant dans l'&#233;ternit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;part&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au cabaret du paradis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bienvenue &#224; ceux qui veulent nous &#233;couter ! C'est un peu chez toi et vous y &#234;tes tous les bienvenus, si vous n'&#234;tes pas b&#233;gueules vous y trouverez votre compte et m&#234;me au-del&#224;, vous serez r&#233;veill&#233;s dans votre &#234;tre profond ! Suivez la charade et donnez au chapeau ce qu'on m&#233;rite pour notre programme. &#199;a commente l'actualit&#233;, les choses simples qui en disent long, il y a toute une logique. Tu me poursuis, je te poursuis mais qui poursuit qui ? Dis-moi par quoi est-on poursuivi ? Je suis, tu es, nous sommes poursuivis par nos semblables, et notre ombre pousse le long des trottoirs comme un pendu silencieux, comme une bouteille renvers&#233;e vers le ciel, agite tes fleurs, clown, le long des rires des enfants, palissades de vie. Hurler maintenant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'esclaffer &#224; en mourir juste avant la fin tous ensemble, bourgeois, complices, pauvres, miteux, costaux, coquettes, animaux, vous ricanerez tous &#224; vos d&#233;pens ! Mais entre, Ange, par un couloir dans l'histoire au fond du ch&#226;teau de notre m&#233;moire. L'histoire tourne autour des rang&#233;es du temps comme un chiffon qui frotte un marbre, une table impassible, &#233;ternellement lustr&#233;e comme une addition, recompt&#233;e continuellement, astiqu&#233;e sans cesse jusqu'&#224; ce qu'un enfant tombe dedans. Au cabaret du paradis, chez moi, ici, personne ne part tant qu'on n'a pas fait les comptes. Une addition suivie d'une multiplication, un flux qui tourne sans fin, un cycle Mais tourne autour des tables, magicien, pendant qu'on entre par ici, on peut observer le public qui montre ses dents et mord dans la chair de la vie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ne faire qu'un avec la v&#233;rit&#233;, tous constitu&#233;s d'une seule chair, le monde entier doit se parler, se remplir, &#234;tre rempli, se toucher, se comprendre, simplement en se regardant : le monde doit tourner d'un seul &#339;il. Je d&#233;chire le r&#234;ve officiel qui est un cercueil de papier, venez voir la v&#233;rit&#233; s'exprimer par une seule bouche, voyez ce que je vois, passez par ce que j'ai vu, qu'on entende le son de ma voix, le son du berger qui commande au troupeau que ce livre soit un livre, que ce livre soit lu, qu'on l'entende.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il soit celui qu'on entende, qu'on puisse alors l'&#233;couter, entendre tout d'une seule voix, que ce soit &#233;vident comme une cuill&#232;re tourne dans son pot. J'ai l'occasion de me pr&#233;senter, ils ne vont pas r&#233;ussir, et j'explique pourquoi, venez voir ce que je vois, nous vivons en un temps que personne ne conna&#238;t, o&#249; la voix du ma&#238;tre passe par celle de son valet, o&#249; chaque brebis se prend pour un berger, en ces temps que personne ne commande, le troupeau part en direction des falaises ; c'est la fin du temps du troupeau, tout sera &#233;parpill&#233;, les hommes partiront dans tous les coins, de la fin des temps jusqu'aux recommencements. En ce temps de la fin du troupeau, en ces temps derniers quelqu'un viendra, qui parlera, qui dira le dernier mot. Qui l'entendra ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons tout en main, pourtant tout est connu, que faire de cette &#171; philosophie &#187; ? Tous les acteurs sont en place et les faits se sont d&#233;roul&#233;s. La pi&#232;ce se remplit &#224; ras bord jusqu'aux plafonds, pourtant nous savons tous. Et le monde se remplit comme un tiroir sans fin, sa doublure se retourne mais qui jouera le monde tel qu'il est ? Les faits sont d&#233;boussol&#233;s ! Dans un couloir rebondit entre deux ombres une question qui s'amplifie, va s'amplifiant jusqu'&#224; sa chute, se ramifiant comme un ruissellement. Que va-t-on faire de notre monde, toute cette com&#233;die ? Que tout finisse en trag&#233;die ? Il y a pourtant des indices et il faudrait juste apprendre &#224; lire ? On saura tout apr&#232;s-demain ? Acceptez que ce n'est pas si facile de participer &#224; ces fun&#233;railles en portant le corps d'un r&#233;gime qui veut qu'on s'enterre avec ! Rentrez par mes m&#233;andres, trompettes, fl&#251;tes, com&#233;diens, suivez la sarabande jusqu'au c&#339;ur de mes intestins et de mes limites. J'ai l'instinct de cabaret, je suis le cirque, le rendez-vous, c'est ici que s'&#233;change la gait&#233;, les larmes, que le drame se change en joie, c'est ici qu'on accepte de changer, ici, dans ces coulisses, que nous nous changeons avant que ne tombe le solde de tout compte. Au cabaret du paradis, dit l'Ange, nous sommes tous des mis&#233;rables si nous ne craignons que la justice des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ouverture&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tiens, il y a du passage ce soir, les gens rentrent, on s'amuse, on rit, on renverse les tables, on danse et c'est tr&#232;s vite le matin ! Dans la fen&#234;tre le ciel s'ouvre et le soleil monte comme un regard. Dehors, ils commencent &#224; &#234;tre plus nombreux, plus s&#233;v&#232;res que nous quand on &#233;tait seul au monde mais eux, pensaient &#234;tre le monde et on voit qu'ils se sont tromp&#233;s. Durant la journ&#233;e, je marche libre et heureux pendant que dans les bureaux les voil&#224; prisonniers, pendant que les bourreaux deviennent leurs propres prisonniers. Chaque jour on assassine de nouveaux jours, il faudrait planter de nouveaux dieux, arroser, rena&#238;tre par le feu. Vous bloquez l'entr&#233;e, non, ailleurs, si vous voulez bien vous approchez, vous verrez qu'il y a deux entr&#233;es ! Pour l'histoire, pour l'historien de l'avenir, qui voudra bien observer cette soci&#233;t&#233; bizarre, je vois que je suis en train de penser que j'avais trac&#233; jadis le canevas d'une pi&#232;ce de monnaie qui, s'&#233;tirant &#224; l'infini, repr&#233;senterait vu d'en haut le circuit des veines du monde, rose pass&#233;, rose moins clair, rose moins chair, parmi les ex-hommes de la civilisation, on ferme son dictionnaire, pas besoin d'aller ailleurs pour comprendre ce qu'il se passe, je repasse par la sortie &#224; travers les vitraux on voit d&#233;j&#224; le jour se lever, chaque jour on en assassine de nouveaux, et je me gueule : Renaissez !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je cherche en ouvrant la porte ? La beaut&#233; de nouveau ! Un pas vers le monde, deux vers un nouveau, allons-y et bon d&#233;barras du lit ! Bon d&#233;barras de tout le reste, sortons-en, allons-y en marchant, comme des animaux avec leur instinct, par le d&#233;but et par la fin, commen&#231;ons par un refrain. On change, on veut changer, crever tous les faux-plafonds du mensonge qui nous cach&#232;rent la v&#233;rit&#233; avec un grand V.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne veut plus contourner l'objectif, ne rien occulter, ne pas s'emp&#234;cher de ressentir ou de penser. Au loin retombent les lois comme des seaux pleins et les dauphins des nuages passent &#224; travers le ciel en sautant. On l&#232;ve le camp ! Au loin s'&#233;l&#232;vent les nu&#233;es, je sens protester des anges que nous avions oubli&#233;s, si &#231;a ne te fatigue pas d'accomplir un effort pour monter, il y a mille marches &#224; escalader ! Si l'&#339;il fixe ceux qui, jadis, ont tenu t&#234;te aux mitraillettes, je fusille pour ma part du regard ceux qui, jadis, ont enferm&#233; mes fr&#232;res dans une cage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unit&#233;, tiens, plus de barri&#232;res, et parti tout seul quand j'ouvre la bouche, quand j'articule, quand je prononce au maximum. Depuis longtemps, &#224; certains endroits comme tu peux le voir, on prend simplement le frais ou on attend l'hiver en esp&#233;rant qu'il fasse toujours plus sombre. Depuis longtemps, c'est qu'on avait plus d'espoir, puis voil&#224;, il tient dans les mains un ouvrage du destin, celui qui coupe le &#171; d&#233;bat &#187; quand &#231;a ne l'int&#233;resse pas. Sourire aux &#234;tres humains, passer trottoirs, viandes, hommes politiques. Traversant tous ces rejets de vies bris&#233;es qui &#233;taient malgr&#233; tout parties d'une bonne intention, o&#249; tout est cach&#233; et tout se cache, quand tout s'enfuit. Quand tout &#233;tait parti d'une bonne sym&#233;trie, quand pour moi la fin d'un monde, c'est le d&#233;but d'un nouveau. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les usurpateurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut qu'on fasse semblant d'y croire. C'est amusant de voir ces petits cerveaux qui s'agitent avec leurs doigts pleins de lois mauvaises, je ne vais pas me fatiguer en explications sur des ombres qui demain n'existeront plus. Qui sont juste des meubles qui craquent. Ne t'inqui&#232;te pas disent-ils, &lt;i&gt;tais-toi&lt;/i&gt;, tu auras, bient&#244;t la parole. C'est vrai, eux, ils ne paraissent pas si r&#233;els, ils jouent des r&#244;les, ils poussent les d&#233;s. Cependant, en ce qui me concerne, je comprends les maladies, les d&#233;mences, la fortification de leur folie, je suis pr&#234;t &#224; tout. La nuit me r&#233;veille, je n'aurai pas le temps d'arriver &#224; l'ennui, je suis un objet de r&#233;action, une chance pour les autres si on sait multiplier. Un bord naturel pris en tenaille des deux flancs. Le bleu, le blanc, quelque chose. L'univers sombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut y &#234;tre rest&#233; des heures et ne pas avoir vu le temps passer, &#224; travers tout ce que tu as toujours pu souhaiter, tu m'as fait signe un peu fatigu&#233;. Pourtant j'accepte. Je n'&#233;tais pas fixe dans un endroit, tout &#233;tait herm&#233;tiquement clos mais je pense sauver la situation, il doit y avoir des contre-exemples, quelques-uns, qui m&#233;ritent de croire. Qu'ils en soient remerci&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis &#224; la recherche d'autres lieux. Je professe pour l'instant dans ta rue en bas, je progresse dans la diminution de mon ex-attachement aux biens mat&#233;riels que nous avons pu voir dans toutes les vitrines de leurs magasins. Chez moi, j'aurai envie de prot&#233;ger des lumi&#232;res, des espaces, il y aura de la peinture fra&#238;che ! Je te croise dans les ruines, je regarde tes murs et je pense, on est des gens qui sont ensemble, je veux r&#233;apprendre &#224; r&#234;ver. Quand on est content d'avoir des yeux, dans le cadre, on tente d'arr&#234;ter des objets qui nous &#233;chappent. Ce qu'il y a entre un dessin et mon regard est tr&#232;s important. Il faudrait que je me mette &#224; &#231;a, parfois, j'y crois. C'est une dr&#244;le d'aventure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mr. le directeur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils forment un plan au-dessus de nos t&#234;tes, ils nous attrapent par les cheveux. On est trop chauds pour eux, peut-&#234;tre, trop bruyants ? C'est pour &#231;a qu'on prend l'affaire en main, pour que &#231;a change ! L'autorit&#233; usurp&#233;e, cette petite chipie agressive, cette petite chiotte aboyeuse, a des volont&#233;s surprenantes, tr&#232;s exag&#233;r&#233;es, elle exige de nous qu'on disparaisse, alors, animal &#224; quatre pattes, peuple, sors du cercle du clan du grand calme, maintenant, juste avant le grand bruit nerveux ! J'en ai fait des mod&#232;les, avant d'arriver au patron, tu montes ? Imaginez les peintures comme d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233;es, il faut vivre dans l'&#233;ternit&#233; ! En plus demain c'est dimanche, on s'en rappelle encore un petit peu, j'ai ma pr&#233;sence dans l'appartement, vivement qu'on avance vitement, je compte que &#231;a s'&#233;claire, s'encha&#238;ne, au mieux par rapport &#224; un certain nombre de facteurs et que &#231;a cr&#233;e du d&#233;veloppement. L&#224;, je nous vois dans un couloir comme continuant : le concept c'est toi plus toi. M&#234;me arriv&#233; d'o&#249; je suis, c'est simple, la loi a retrouv&#233; son &#233;toile, on a r&#233;cup&#233;r&#233; presque tout ce qu'on avait pu perdre, personne n'est plus &#224; m&#234;me de se rappeler l'origine de la chute, vous devriez venir voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ici s'arr&#234;te&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai essay&#233; tous les lits, il suffisait d'&#234;tre curieux ! Tu donnes des coups dans les affaires, tu tires violemment les habits, d&#233;j&#224; le printemps depuis hier, d&#232;s le r&#233;veil, &#231;a p&#232;te ! Les femmes s'accouchent, les hommes se tendent, bienvenue sur toute la ligne ! J'ai fait un songe, de nouveau : redirection, marcher vers le bord oppos&#233;, chuchotement &#224; l'oreille d'un enfant, photographie d'adieu en ces temps derniers, en ces temps de dangers, nous devons nous d&#233;multiplier, &#234;tre &#224; la fois pr&#234;tres et guerriers. Pri&#232;re silencieuse : &lt;i&gt;Il n'est pas &#233;tranger celui qui sait comprendre&lt;/i&gt;. Po&#233;sie fran&#231;aise contre l'humanit&#233; de l'ob&#233;issance, nous avons essay&#233;, abr&#233;geons ! Il me souvient d'une parole donn&#233;e, elle &#233;tait grav&#233;e au front d'un &#233;difice. On attend autre chose, ce n'est pas rien, c'est beaucoup, nous aimerions nous d&#233;barrasser de certaines anciennes anomalies car cela ne finira peut-&#234;tre jamais. Po&#233;sie fran&#231;aise, j'ai peur. Et je d&#233;passe ma peur. Pouvons-nous comprendre ces gens ? Pourrons-nous les comprendre un jour ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d'ailleurs, ces gens peuvent-ils nous comprendre ? &#192; tous selon son caract&#232;re ! La douleur menace de nous engloutir, mais nous rechargeons nos c&#339;urs ! Rions en pensant &#224; la mort, car elle viendra pour nous tous. Je sais &#233;videmment que beaucoup se l&#232;veront pour le peuple qu'ils aiment avant la fin. Est-ce le son que j'entends ? Et tu sais que l'heure approche ! Leur temps est compt&#233;, la souffrance bient&#244;t va se lib&#233;rer. Ce furent les jours, les ann&#233;es, du contr&#244;le de la pens&#233;e, mais maintenant ne contr&#244;le plus rien ! Il n'y a plus de temps pour les r&#234;ves vides des jours pass&#233;s, le monde devient fou, nous devons survivre ! Nos vies sont faibles et d&#233;moralis&#233;es mais sois sans crainte, l'horloge tourne en notre faveur, le ciel sur la ville s'assombrit, laisse ma volont&#233;, mon c&#339;ur, t'envahir, je t'en prie, mon c&#339;ur, donne-moi le pouvoir ! Il n'y a pas de libert&#233; au bout de leur route, il n'y a de libert&#233; que dans ta parole et si tu te mets de leur c&#244;t&#233;, tu combattras contre tes fr&#232;res. Ils ne te donneront pas plus que la monnaie qu'on tend aux tra&#238;tres. Une pause. Le temps s'&#233;croule, il a recul&#233;. Leur cruaut&#233; est sans fin, ils s&#232;meront la peur, des champs de morts sont leur r&#233;colte, ils &#233;tablissent leur royaume sur la terre. (&#8230;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_18663 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/1_alexis.jpg' width=&#034;585&#034; height=&#034;750&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dessin &#224; l'encre de chine sur papier par Alexis Denuy &#169;2022&lt;br class='autobr' /&gt;
&#169; Copyright &#233;ditions unicit&#233; / 4e trimestre 2022 / ISBN 978-2-37355-798-5&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
