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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>TK-21 </title>
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		<title>Holyshit, de l'inceste au possible pardon</title>
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		<dc:creator>Catherine Belkhodja</dc:creator>


		<dc:subject>corps</dc:subject>
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		<dc:subject>feminisme</dc:subject>
		<dc:subject>Intime</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;cit</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Victime d'un inceste durant l'enfance, Sarah Marcuse ne trouvait pas les mots pour l'&#233;crire. Il lui a fallu attendre plus de quarante ans pour que les vannes s'ouvrent. Holyshit raconte cet &#233;mouvant parcours qui va du cauchemar &#224; la gu&#233;rison.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Intime" rel="tag"&gt;Intime&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Recit" rel="tag"&gt;R&#233;cit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2424-f1114.jpg?1772241524' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Victime d'un inceste durant l'enfance, Sarah Marcuse ne trouvait pas les mots pour l'&#233;crire. Il lui a fallu attendre plus de quarante ans pour que les vannes s'ouvrent. Holyshit raconte cet &#233;mouvant parcours qui va du cauchemar &#224; la gu&#233;rison.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Elle voulait &#233;crire l'histoire de son inceste &#224; sept ans. &#192; l'&#233;poque, Sarah Marcuse ne trouvait pas les mots. Elle s'est alors fait la promesse de reprendre plus tard son t&#233;moignage et a tenu parole. Quand elle s'est mise &#224; l'ouvrage, elle avait 49 ans. Elle a &#233;crit &#171; Holyshit ! &#187;, une pi&#232;ce qu'elle interpr&#232;te elle-m&#234;me, seule en sc&#232;ne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle utilise son savoir-faire de com&#233;dienne, mais nous offre paradoxalement un spectacle d'une grande authenticit&#233;. La co-mise en sc&#232;ne avec Madeleine Raykov est sobre et d&#233;pouill&#233;e, au service de la parole, sinc&#232;re et sans artifice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bouleversante, Sarah Marcuse refuse de se poser en victime. Elle cherche surtout &#224; &#233;vacuer la honte et &#224; trouver le chemin de la gu&#233;rison et du pardon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle explique le processus mental qui, du stade de la stup&#233;faction, lui permet de traverser cette &#233;preuve et de rejoindre l'autre rive en s'aimant assez pour survivre &#224; ce cauchemar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; un chemin spirituel ponctu&#233; de lectures vari&#233;es et de rencontres d&#233;terminantes, elle parvient &#224; survivre &#224; ce traumatisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle ne pourra, naturellement, jamais supprimer les douleurs du pass&#233;, mais la cr&#233;ativit&#233; lui permet de transformer ses blessures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous la suivons dans sa recherche qui passe par toute une palette d'&#233;motions. Stup&#233;faction, col&#232;re, tendresse, terreur, col&#232;re, honte, douceur. Chaque fois, elle aborde de nouvelles situations avec une intelligence rare. Cette enfant surdou&#233;e et pleine de ressources aura eu besoin de tout ce temps pour affronter l'innommable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons eu le privil&#232;ge de la rencontrer apr&#232;s la sortie du spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Catherine Belkhodja - Comment as-tu r&#233;ussi, apr&#232;s tant d'ann&#233;es, &#224; &#233;crire sur ce traumatisme d'enfance ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sarah Marcuse &lt;/strong&gt; - Ma boite noire a fait rejaillir en bloc non pas la m&#233;moire, qui n'avait rien occult&#233;, mais les &#233;motions et les sensations que mon corps anesth&#233;si&#233; avait refus&#233;es, au-del&#224; ce que j'aurais pu imaginer. J'ai ressenti de la fiert&#233; d'avoir mis tant de d&#233;licatesse et de force dans ce texte alors que je me sentais si fragile. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CB - Comment l'id&#233;e d'un spectacle a-t-elle &#233;merg&#233; ? &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;SM &lt;/strong&gt; - Avec les mots, des images de mise en sc&#232;ne sont apparues, des musiques, des costumes et des accessoires. Tout s'est d&#233;ploy&#233; en simultan&#233;. J'ai demand&#233; &#224; Madeleine Raykov de m'accompagner parce que je savais pouvoir me livrer &#224; son regard. J'avais confiance en elle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je savais sa rigueur, ses connaissances du corps et son go&#251;t du d&#233;tail. Et les maux ont pris corps. Le corps m'a guid&#233;e en sc&#232;ne pour retrouver go&#251;t et mouvement alors qu'en moi tout &#233;tait p&#233;trifi&#233;. Retrouver ma libert&#233;. Ma sensualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CB - Tu es all&#233;e tr&#232;s loin dans l'&#233;vocation de ton intimit&#233;&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SM&lt;/strong&gt; - J'avais choisi d'&#234;tre sur sc&#232;ne avec mes outils et mon exp&#233;rience de com&#233;dienne, mais sans jouer : en me pr&#233;sentant au public dans cet endroit d&#233;licat de ma v&#233;rit&#233;, de ma reconstruction, sans masque et sans tricher. Pour braver la honte de moi afin de me valider enfin. De m'accepter, l&#224;, en int&#233;gralit&#233;. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CB - On sent une grande maturit&#233; spirituelle dans le spectacle. En dehors de ta formation au cirque ou en th&#233;&#226;tre, as-tu suivi d'autres enseignements ou v&#233;cu des exp&#233;riences sp&#233;cifiques ?&#8232;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;SM &lt;/strong&gt; - Comme j'en parle dans la pi&#232;ce, j'ai vraiment essay&#233; beaucoup de choses : la m&#233;ditation Vipassana, l'EMDR et les th&#233;rapies psychotropes... Toutes ces m&#233;thodes ont en commun de nous permettre d'aller voir ou ressentir les m&#233;canismes qui se sont cristallis&#233;s et qui finissent par nous &#233;touffer, pour nous sauver dans un premier temps. Ce qui m'a vraiment permis de revenir dans mon corps, c'est une formation de transe cognitive auto induite, th&#233;oris&#233;e par Corine Sombrun &#224; partir de sa propre exp&#233;rience ( ndlr : voir le film &lt;i&gt;Un monde plus grand&lt;/i&gt; de Fabienne Berthaud).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les livres ont aussi &#233;t&#233; d'une grande aide pour ne pas devenir folle... &#171; Le processus de la pr&#233;sence &#187; de Michael Brown, &#171; Rompre avec soi-m&#234;me &#187; de Jo Dispenza, &#171; Aimer ce qui est &#187; de Byron Katie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CB - Tu dis dans un passage de la pi&#232;ce que tu ne veux pas te victimiser. Peux-tu nous donner des explications ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SM&lt;/strong&gt; - C'est le grand paradoxe. Il faut accepter le fait d'&#234;tre une victime et mettre le doigt sur les souffrances et m&#233;caniques que cela a &#171; engramm&#233; &#187; dans chacune de nos cellules pour pouvoir en sortir ! Et il faut ensuite sortir du statut de victime, qui a &#233;t&#233; comme une seconde nature et qui nous a constitu&#233;, pour sortir de la souffrance. Cette &#233;mancipation est primordiale et elle ne d&#233;pend de personne d'autre que nous. C'est un acte lib&#233;rateur que l'on s'offre &#224; soi-m&#234;me. Plus facile &#224; dire qu'&#224; faire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CB - Tu animes des ateliers en lien avec le spectacle et ton histoire. As-tu rencontr&#233; beaucoup d'enfants ou d'adolescents agress&#233;s sexuellement, qui ont pu d&#233;passer ces violents traumatismes ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SM&lt;/strong&gt; - Dans les ateliers, les enfants et adolescents n'en sont pas &#224; la prise de parole. Elle vient parfois apr&#232;s, dans un cadre s&#233;curis&#233;. C'est surtout un partage de mon exp&#233;rience et une proposition pour qu'un regard constructif soit pos&#233; sur le traumatisme afin de sortir de la souffrance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CB - Aurais-tu un message particulier &#224; donner &#224; ceux qui ne parviennent pas &#224; d&#233;passer des traumatismes d'enfance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SM&lt;/strong&gt; - La chose la plus importante &#224; mon sens est de se rappeler toujours que la blessure et le trauma ont g&#233;n&#233;r&#233; automatiquement des ressources et des aptitudes tr&#232;s puissantes. Les voir, c'est accepter que quelque chose de beau est fatalement issu de ce cauchemar. Aller &#224; la rencontre de ces tr&#233;sors que l'on a d&#233;velopp&#233;s, c'est enrichissant et r&#233;parateur. Il existe des techniques tr&#232;s puissantes pour faire ce chemin. &#171; Que faire de cette douleur-l&#224; ? &#187;, c'est r&#233;ellement une question de vie ou de mort ... Chercher ce que &#199;A m'a apport&#233; de positif pour ne pas sombrer. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CB - Es-tu capable de pardonner &#224; celui qui t'a bless&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SM&lt;/strong&gt; - Le chemin est plut&#244;t de me pardonner &#224; moi-m&#234;me. C'est peut-&#234;tre difficile &#224; comprendre pour qui ne l'a pas v&#233;cu ! C'est plut&#244;t un retour &#224; l'amour de soi. Un amour plus grand qu'auparavant car il englobe aussi les parts de moi que je d&#233;testais et qui me faisaient honte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CB - Ta d&#233;marche &#233;voque pour moi le Kintsugi, l'art japonais de r&#233;parer les c&#233;ramiques bris&#233;es avec de la laque et de l'or : Cette technique remonte au XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle et met en valeur les f&#234;lures et les cassures. On peut consid&#233;rer que tu r&#233;pares en effet tes cicatrices d'enfance bris&#233;e avec de l'or, transformant ainsi ton exp&#233;rience douloureuse en &#339;uvre d'art.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SM&#8232;&lt;/strong&gt; - Oui, cette image est assez parlante. Il y a aussi ce dicton qui dit que c'est par nos f&#234;lures, par nos blessures, qu'entre la lumi&#232;re qui nous permet de nous rencontrer ou de nous conna&#238;tre vraiment. Le r&#233;sultat est pour moi, je pense, un condens&#233; d'authenticit&#233;, un pas d&#233;cisif vers ma singularit&#233;. Celle d'avoir cru ou su depuis toujours que mon salut viendrait de mon aptitude &#224; tirer de ce cauchemar, quelque chose de beau. Voir en moi l'or, enfoui sous toute la peur du monde. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.reineblanche.com" class="spip_out"&gt;Th&#233;&#226;tre de la Reine Blanche &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Dates et renseignements :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.holyshit-show.ch&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.holyshit-show.ch&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte de la pi&#232;ce est publi&#233; aux &#201;ditions du chamois rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sarah Marcuse est n&#233;e &#224; Ta&#239;wan en 1971 d'une m&#232;re indon&#233;sienne et hollandaise et d'un p&#232;re australien et belge. Genevoise d'adoption, elle est de nationalit&#233; franco-suisse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Niquer la Fatalit&#233; &#187;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Belkhodja</dc:creator>


		<dc:subject>th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>corps</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Na&#238;tre femme, est-ce une fatalit&#233; ? Dans son spectacle actuellement en tourn&#233;e, Estelle Meyer convoque l'avocate et grande figure f&#233;ministe Gis&#232;le Halimi pour un formidable dialogue post-mortem qui est aussi une ode &#224; la femme et &#224; la vie.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH96/arton2348-2aef9.jpg?1772247804' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='96' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Na&#238;tre femme, est-ce une fatalit&#233; ? Dans son spectacle actuellement en tourn&#233;e, Estelle Meyer convoque l'avocate et grande figure f&#233;ministe Gis&#232;le Halimi pour un formidable dialogue post-mortem. Une ode &#224; la femme et &#224; la vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le public est happ&#233; d&#232;s les premi&#232;res r&#233;pliques. Une femme toute ronde au ventre pro&#233;minent occupe toute la sc&#232;ne. On ne peut ignorer ce ventre tout rond qui est presque le personnage principal de cette pi&#232;ce. En effet, cette femme porte le monde. Non pas qu'elle veuille oublier son sexe f&#233;minin. Bien au contraire, elle le glorifie autant qu'elle le peut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous la voyons explorer ses souvenirs avec force et rage. Il fallait r&#233;sister aux injonctions multiples : celles de ses parents et de sa m&#232;re en particulier, celles de sa famille ou de la soci&#233;t&#233; tout enti&#232;re. Les &#233;crits de Gis&#232;le Halimi lui donnent la force de continuer son chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Estelle Meyer convoque, dans son spectacle chant&#233; &#171; Niquer la fatalit&#233;, Chemin(s) en forme de femmes &#187;, l'avocate et figure f&#233;ministe, la femme qu'elle admire tant et qui lui permet de r&#233;sister aux injonctions : &lt;i&gt;&#171; Avec sa clairvoyance et sa ferveur, cette femme tire tout le continent humain. Son combat, sa route, ses forces me devancent, me donnent du courage et du sang pour faire battre mes pas. La sensation d'un rythme cardiaque commun, rappelant l'essentiel : le grand hurlement de vie qui repousse les forces de la mort. Il y a en moi tout un continent qui demande &#224; crier, &#224; chanter, &#224; gu&#233;rir, &#224; dire. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et elle chante bien. Estelle chante comme s'il en allait de sa vie, accompagn&#233;e par deux merveilleux musiciens qui ponctuent ses r&#233;voltes et ses espoirs. Gr&#233;goire Letouvet &#8212; au piano et au clavier &#8212; et Pierre Demange &#8212; aux percussions &#8212; ont tous deux particip&#233; aux arrangements musicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bouleversante et &#233;blouissante, Estelle Meyer consulte son propre corps, ses &#233;motions et ses souvenirs pour &#233;crire une joyeuse ode &#224; la femme, et lui rendre un triomphant hommage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chanteuse et com&#233;dienne &#233;voque dans son r&#233;cit initiatique, des souvenirs intimes et les batailles qu'elle a d&#251; mener dans sa propre famille pour choisir la vie qu'elle voulait mener. C'est justement cette bataille intime qui lui a permis de trouver les mots pour s'engager dans un combat plus &#171; sororal &#187; : &lt;i&gt;&#171; J'ai foi dans le th&#233;&#226;tre et dans les mots pour porter les peurs profondes qui nous habitent. Pour rendre universel l'intime et comme des &#238;les dans le noir, semer des lucioles d'espoir. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20719 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/em_niquer-la-fatalite-2-1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH707/em_niquer-la-fatalite-2-1-d934d.jpg?1708256063' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#171; Niquer la fatalit&#233; &#187; : texte d'Estelle Meyer, mise en sc&#232;ne Margaux Eskenazi.&lt;br class='autobr' /&gt;
PROCHAINES DATES :&lt;br class='autobr' /&gt;
Montreuil-sous-Bois (93), le 08 mars 2024, Th&#233;&#226;tre Municipal Berthelot Jean-Guerrin&lt;br class='autobr' /&gt;
Romainville (93), le 10 mars 2024, le Pavillon&lt;br class='autobr' /&gt;
Saint-Etienne-du-Rouvray (76), le 19 mars 2024, le Rive Gauche&lt;br class='autobr' /&gt;
Marcoussis (91), le 26 mars 2024, Atmosph&#232;re - Espace culturel Jean-Montaru&lt;br class='autobr' /&gt;
La Roche-sur-Yon (85), le 28 mars 2024, Le Grand R&lt;br class='autobr' /&gt;
Alen&#231;on (61), le 16 avril 2024, Sc&#232;ne nationale 61.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20142 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;95&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sans_titre-4.jpg' width=&#034;486&#034; height=&#034;653&#034; alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Affiche Niquer la fatalit&#233;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Estelle Meyer, Gr&#233;goire Letouvet et Pierre Demange
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Pauline Le Goff
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;couter le chant des arbres </title>
		<link>https://www.tk-21.com/Ecouter-le-chant-des-arbres</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Belkhodja</dc:creator>


		<dc:subject>th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>Japon</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Quand th&#233;&#226;tre N&#244; et th&#233;&#226;tre occidental fusionnent : Le com&#233;dien et metteur en sc&#232;ne fran&#231;ais Simon Gauchet et les acteurs professionnels japonais Tatsushige Udaka et Hiroaki Ogasawara nous parlent de l'importance des arbres, de fant&#244;mes et bien s&#251;r de th&#233;&#226;tre, autour de leur cr&#233;ation &#171; L'Exp&#233;rience de l'arbre &#187;. Extraits d'une conversation.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Entretiens" rel="directory"&gt;Entretiens&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/theatre" rel="tag"&gt;th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Japon" rel="tag"&gt;Japon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2383-d74ef.jpg?1772241820' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quand th&#233;&#226;tre N&#244; et th&#233;&#226;tre occidental fusionnent : Le com&#233;dien et metteur en sc&#232;ne fran&#231;ais Simon Gauchet et les acteurs professionnels japonais Tatsushige Udaka et Hiroaki Ogasawara nous parlent de l'importance des arbres, de fant&#244;mes et bien s&#251;r de th&#233;&#226;tre, autour de leur cr&#233;ation &#171; L'Exp&#233;rience de l'arbre &#187;. Extraits d'une conversation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fascin&#233; par le th&#233;&#226;tre asiatique, l'acteur, metteur en sc&#232;ne et sc&#233;nographe Simon Gauchet part en 2009 faire un stage de th&#233;&#226;tre N&#244; au Japon avec Tatsushige Udaka, un jeune acteur de l'&#233;cole Kong&#244;. Celui-ci lui transmet pendant un mois des bribes du th&#233;&#226;tre mill&#233;naire japonais. Alors que le Fran&#231;ais doit repartir dans son pays et souhaite payer son professeur, celui-ci refuse et lui demande une chose : revenir un jour pour lui transmettre &#224; son tour les codes de son th&#233;&#226;tre occidental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dix ans plus tard, Simon Gauchet tient sa promesse. &#192; l'occasion d'une r&#233;sidence &#224; la Villa Kujoyama &#224; Kyoto, il co-&#233;crit avec Tatsushige Udaka un spectacle, &lt;i&gt;L'Exp&#233;rience de l'Arbre&lt;/i&gt;. La collaboration franco-japonaise fait na&#238;tre un espace qui questionne les rituels de transmission, qu'ils soient entre deux acteurs ou &#224; l'&#233;chelle de plusieurs g&#233;n&#233;rations. Deux cultures s'explorent et s'interrogent. Des fant&#244;mes surgissent pour interroger le pr&#233;sent. L'arbre qui tr&#244;ne au fond de tous les th&#233;&#226;tres N&#244; est le t&#233;moin de cette exp&#233;rience et de ce corps &#224; corps.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20418 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/tk_visuel_2_c_louise_quignon-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/tk_visuel_2_c_louise_quignon-2-d9130.jpg?1701194145' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'arbre semble &#234;tre le personnage central de la pi&#232;ce &#171; L'Exp&#233;rience de l'arbre &#187;. Est-ce particulier au th&#233;&#226;tre N&#244; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simon Gauchet : L'arbre est toujours pr&#233;sent dans les pi&#232;ces du th&#233;&#226;tre N&#244;, les acteurs jouaient autrefois devant lui. Des spectateurs ont eu envie d'assister au spectacle et se sont assis devant l'arbre. Les acteurs ont alors fabriqu&#233; une sc&#232;ne et ils y ont plac&#233; un miroir, au fond. L'arbre et les acteurs &#233;taient l&#224;. Ainsi, les spectateurs pouvaient voir son reflet. Finalement, on a peint au fond de la sc&#232;ne un arbre. Tous les th&#233;&#226;tres N&#244; ont un pin dessin&#233; sur le mur du fond. On l'appelle le mur-miroir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tatsushige Udaka : Les arbres ont toujours &#233;t&#233; un ma&#238;tre pour moi. Quand on regarde un arbre, on voit toute sa m&#233;moire. Ses branches cherchent la lumi&#232;re et r&#233;sistent &#224; la gravit&#233;. Nombre de personnages dans le th&#233;&#226;tre N&#244; sont l'esprit d'un arbre. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.G. : Depuis quelque temps na&#238;t dans le champ politique un retour animiste comme l'incarnation d'une &#233;cologie politique. La n&#233;cessit&#233; appara&#238;t de redonner une voix au non-humain, aux peuples muets de la terre. Il nous faut r&#233;apprendre &#224; &#233;couter le chant des arbres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un violent typhon a frapp&#233; le Japon pendant votre r&#233;sidence en 2018, de nombreux arbres ont &#233;t&#233; fauch&#233;s. Cet &#233;v&#233;nement a-t-il influenc&#233; votre &#233;criture ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.G. : Des centaines d'arbres n'ont pas r&#233;sist&#233; &#224; la force du vent et se sont bris&#233;s ou ont &#233;t&#233; d&#233;racin&#233;s. Nous avons tous tr&#232;s affect&#233;s par la mort de ces arbres et tout particuli&#232;rement pour les vieux pins noueux appel&#233;s &lt;i&gt;Matsu&lt;/i&gt;, qui sont l'unique d&#233;cor des pi&#232;ces de N&#244;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T.U. : Cela m'a &#233;voqu&#233; l'histoire du &#034;pin miracle&#034;. Lors du tsunami de 2011, la totalit&#233; des 70 000 arbres qui longeaient la c&#244;te de la ville de Rikuzentakata ont &#233;t&#233; d&#233;racin&#233;s sous la force des vagues, &#224; l'exception d'un seul arbre, rest&#233; debout. D'o&#249; son surnom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.G. : Son tronc commen&#231;ait peu &#224; peu &#224; pourrir de l'int&#233;rieur et on d&#233;cida alors de le d&#233;couper en neuf morceaux, afin d'injecter de la r&#233;sine dans ses veines et l'&#233;riger &#224; nouveau pour qu'il demeure un symbole de la reconstruction japonaise. J'ai &#233;t&#233; &#224; la rencontre de cet arbre qui porte en lui des pans entiers de l'histoire du Japon. Il a commenc&#233; &#224; me chuchoter &#224; l'oreille et, en fermant les yeux, j'ai imagin&#233; tous ces acteurs qui avaient dans&#233; pour lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T.U. : Beaucoup de tr&#232;s beaux pins sont morts, c'est tr&#232;s triste, mais les cerisiers, plus souples, ont r&#233;sist&#233;. Le saule aussi a des branches tr&#232;s souples.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Il y a de constants hommages &#224; l'arbre dans &#171; L'Exp&#233;rience de l'arbre &#187;. L'accrochage des branches prises dans le d&#233;cor et mont&#233;es par des poulies pour tenir en &#233;quilibre au-dessus des acteurs, donne lieu &#224; une s&#233;quence &#233;blouissante, quasi-magique&#8230;&lt;/strong&gt;&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.G. : J'ai eu la chance d'avoir &#224; mes c&#244;t&#233;s au Japon Edouard Raffrey, charpentier, venu &#233;tudier les techniques de la charpente japonaise. Les assemblages bois sont tr&#232;s semblables dans nos deux cultures. Nous avons &#233;t&#233; cueillir des troncs et des branches mortes, des arbres en morceaux d&#233;racin&#233;s par le typhon, pour leur redonner vie et les avons r&#233;-assembl&#233;s pour former un arbre construit de toute pi&#232;ce, qui sert de sc&#233;nographie au spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est aussi question de fant&#244;mes dans la pi&#232;ce. Y croyez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T.U. : Au Japon, il y a dans les th&#233;&#226;tres des histoires de fant&#244;mes effrayantes ! &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
S.G. : Nous aussi, nous avons nos superstitions. Une lampe que nous posons sur sc&#232;ne s'appelle &#171; la servante &#187;. Mais en anglais, on l'appelle &#171; la lampe des fant&#244;mes &#187;. Elle permet aux fant&#244;mes de jouer la nuit, quand les acteurs et les spectateurs ont quitt&#233; la salle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Exp&#233;rience de l'arbre est un spectacle interculturel. Comment avez-vous travaill&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.G. : J'ai fait appel &#224; deux metteurs en sc&#232;ne. Le premier, Benjamin Lazar, est sp&#233;cialiste du th&#233;&#226;tre baroque&#8239;, souvent consid&#233;r&#233; comme notre th&#233;&#226;tre traditionnel occidental. Il nous a transmis les codes qui dialoguent avec ceux du th&#233;&#226;tre N&#244;, notamment autour du &#171; th&#233;&#226;tre des ombres &#187;, ce lien avec les fant&#244;mes qui est au centre-m&#234;me du th&#233;&#226;tre N&#244;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le deuxi&#232;me, Eric Dridy, a &#233;t&#233; un t&#233;moin attentif du mat&#233;riau th&#233;&#226;tral &#233;merg&#233;. Il explore depuis tr&#232;s longtemps la notion de r&#233;cit et la fa&#231;on dont on peut convoquer les exp&#233;riences v&#233;cues sur un plateau de th&#233;&#226;tre par la parole et le corps. J'avais un peu h&#233;sit&#233; &#224; rester ext&#233;rieur, mais j'ai pu m'immiscer totalement dans le projet car je comptais sur Eric pour garder cet &#339;il ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je m'adresse &#224; Hiroaki Ogasawara, qui interpr&#232;te le personnage japonais de la pi&#232;ce, en alternance avec Tatsushige Udaka. Quelle a &#233;t&#233; la plus grande difficult&#233; &#224; surmonter pour toi qui vient du th&#233;&#226;tre tradionnel Ky&#244;gen ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hiroaki Ogasawara : Le plus difficile a &#233;t&#233; de m'exprimer en japonais contemporain, tout en faisant ressentir au public que j'&#233;tais un &#234;tre surnaturel. En effet, au Japon, notre jeu est si codifi&#233; qu'il nous permet de nous transformer plus facilement, en fant&#244;me d'arbre par exemple. La forme nous aide beaucoup. Parler en japonais moderne m'a fait presque oublier que j'&#233;tais un acteur de Kyogen. Apr&#232;s trois ann&#233;es de repr&#233;sentation, je prends un peu de libert&#233; et ajoute quelques touches de couleur au personnage, tout en gardant du respect de la cr&#233;ation d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles ont &#233;t&#233; tes premi&#232;res impressions en d&#233;couvrant les repr&#233;sentations th&#233;&#226;trales occidentales ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H.O. : Les metteurs en sc&#232;ne en France choisissent avec soin les d&#233;cors, les sons, la musique et les lumi&#232;res non pas pour visualiser les choses, mais pour renforcer l'imaginaire des spectateurs. Alors qu'au Japon, nous jouons dans des sc&#232;nes presque vides, sans jeu de lumi&#232;res et sans effet de son pour stimuler l'imagination du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On est aussi tr&#232;s intrigu&#233; par la singularit&#233; des voix dans la pi&#232;ce...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.G. : Dans le th&#233;&#226;tre N&#244;, les voix sont particuli&#232;rement graves. Dans le texte, il est d'ailleurs pos&#233; cette question : &#171; Comment fais-tu pour avoir une voix aussi grave et aussi puissante ? &#187;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
T.U. : Je n'ai pas vraiment de r&#233;ponse concernant les voix. Autrefois, j'ai lu un livre &#034;Entra&#238;nement vocal pour d&#233;butant&#034; mais je n'ai rien trouv&#233; sur le th&#233;&#226;tre N&#244;. Parfois je regarde les tutoriels de &#171; Death Metal &#187; sur Youtube. &#199;a ressemble un peu &#224; la Voix du N&#244; ! &lt;i&gt;(il donne l'exemple)&lt;/i&gt; Cette r&#233;ponse a &#233;t&#233; aussi int&#233;gr&#233;e au texte de la pi&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.G. : Il a vraiment une voix effrayante !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T.U. : Il y a quatre cents ans, un missionnaire du Portugal est venu au Japon. Apr&#232;s avoir vu du th&#233;&#226;tre N&#244;, il a &#233;crit dans son journal : &#171; Les acteurs japonais ont une voix horrible et tournent en rond sur sc&#232;ne comme s'ils avaient perdu quelque chose &#187; Le lendemain, Luis Frois a chant&#233; un chant gr&#233;gorien avec une voix tr&#232;s aigu&#235; et les samoura&#239;s ont &#233;clat&#233; de rire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.G. : Aucun personnage de th&#233;&#226;tre N&#244; ne parle avec une voix aig&#252;e. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T.U. : La Gravit&#233; d&#233;pend du personnage et des &#233;motions. Dans la danse du pin, l'&lt;i&gt;Oi Matsu&lt;/i&gt;, le personnage est l'Esprit d'un pin. Son &#233;corce est aussi dure que la pierre. Il doit &#234;tre fort pour r&#233;sister &#224; la temp&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20419 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/visuel_3_c_louise_quignon-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/visuel_3_c_louise_quignon-2-663bd.jpg?1701194145' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'Exp&#233;rience de l'Arbre&lt;br class='autobr' /&gt;
Conception, mise en sc&#232;ne et sc&#233;nographie Simon Gauchet&lt;br class='autobr' /&gt;
Interpr&#233;tation Simon Gauchet, Tatsushige Udaka ou Hiroaki Ogasawara, Joaquim Pavy, compositeur et interpr&#232;te&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; venir en 2024 :&lt;br class='autobr' /&gt;
Th&#233;&#226;tre du Bois de l'Aune, Aix-en-Provence, mardi 19 et mercredi 20 mars 2024.&lt;br class='autobr' /&gt;
Th&#233;&#226;tre de la Ville de Saint-L&#244;, 14 mai 2024.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ourika : premi&#232;re h&#233;ro&#239;ne noire de la litt&#233;rature fran&#231;aise</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Ourika-premiere-heroine-noire-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Ourika-premiere-heroine-noire-de</guid>
		<dc:date>2023-12-01T16:17:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Belkhodja</dc:creator>


		<dc:subject>th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>litt&#233;rature </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le roman de Claire de Duras &#171; Ourika &#187;, publi&#233; en 1823, d&#233;crit la vie d'une jeune S&#233;n&#233;galaise qui est offerte en cadeau &#224; une aristocrate.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/litterature" rel="tag"&gt;litt&#233;rature &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2382-6289e.jpg?1772187478' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le roman de Claire de Duras &#171; Ourika &#187;, publi&#233; en 1823, d&#233;crit la vie d'une jeune S&#233;n&#233;galaise qui est offerte en cadeau &#224; une aristocrate. Double actualit&#233; pour cette histoire inspir&#233;e de faits r&#233;els, avec une adaptation au th&#233;&#226;tre et une r&#233;&#233;dition au format poche des &#339;uvres compl&#232;tes de l'auteure.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans son roman &#171; Ourika &#187; publi&#233; en 1823, Claire de Duras donne la parole &#224; une jeune S&#233;n&#233;galaise, qui, &#233;chappant &#224; l'esclavage &#224; l'&#226;ge de deux ans, est donn&#233;e en cadeau &#224; la princesse de Beauvau. Elle vit dans l'h&#244;tel particulier du m&#234;me nom &#224; Paris aux c&#244;t&#233;s de Charles, le petit-fils de sa bienfaitrice et m&#232;re d'adoption. Elle a une enfance heureuse et choy&#233;e au sein de l'aristocratie de la fin du XVIII&#7497; si&#232;cle, dont elle &#233;pouse tous les codes, jusqu'&#224; ce qu'elle d&#233;couvre, &#224; l'&#226;ge de quinze ans, son irr&#233;ductible diff&#233;rence : juste la couleur de sa peau, qui ne lui permet pas de se marier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e, deux cents ans apr&#232;s la premi&#232;re &#233;dition du livre &#171; Ourika &#187; publi&#233; alors anonymement par Claire de Duras, les &#233;ditions Gallimard sortent en format poche un recueil des &#339;uvres compl&#232;tes de l'auteure : &#171; &#338;uvres romanesques &#187; (Folio Classique Gallimard). Le texte &#171; Ourika &#187;, qui faisait pleurer Goethe en personne, &#233;tait tomb&#233; dans l'oubli pour revenir &#224; nous derni&#232;rement, et il est d&#233;sormais programm&#233; ou propos&#233; en choix pour le bac de fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un texte qui faisait pleurer Goethe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La com&#233;dienne et metteure en sc&#232;ne Elizabeth Tamaris a adapt&#233; ce texte en prose en proposant une performance th&#233;&#226;trale &#8212; presque confidentielle &#8212; au th&#233;&#226;tre Darius Milhaud, interpr&#233;t&#233;e par Marie Plateau, artiste m&#233;tisse &#171; arabo-franco-tchadienne &#187;, fondatrice de l'Association M&#233;lane, qui a produit plusieurs spectacles li&#233;s &#224; la diversit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elizabeth Tamaris parle de ce texte avec enthousiasme : &#171; &lt;i&gt;Claire de Duras &#233;tait une aristocrate cultiv&#233;e, tenant, sous l'Empire puis pendant toute la p&#233;riode de la Restauration, un brillant salon o&#249; se croisaient les gens les plus &#233;minents de l'&#233;poque : politiques, artistes, savants, hommes de lettres, comme Madame de Sta&#235;l, Benjamin Constant, et bien d'autres, comme Chateaubriand, son meilleur ami.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s traumatis&#233;e par les drames de la R&#233;volution, Claire de Duras avait une nature hypersensible et s'est retir&#233;e pour &#233;crire. L'histoire r&#233;elle qu'elle connaissait de cette jeune enfant s&#233;n&#233;galaise, &#233;lev&#233;e dans la famille de Beauvau, et morte &#224; seize ans, bien qu'&#233;lev&#233;e et aim&#233;e comme une enfant de la maison, l'a fortement inspir&#233;e pour son premier roman. Pour la premi&#232;re fois dans la litt&#233;rature fran&#231;aise, elle a donn&#233; la parole &#224; une jeune femme noire. &lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20403 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/ourika.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/ourika-bf45b.jpg?1701087858' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.youtube.com/watch?v=Rq5suCGp4S0" class="spip_out"&gt;Ourika au th&#233;&#226;tre Darius Milhaud.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ourika&lt;br class='autobr' /&gt;
Adaptation et mise en sc&#232;ne : Elizabeth Tamaris , performance : Marie Plateau, voix : Gabriel le Doze. D'apr&#232;s le texte de Claire de Duras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;&#226;tre Darius Milhaud, 80 All&#233;e Darius Milhaud, 75019 Paris&lt;br class='autobr' /&gt;
jusqu'au 19 d&#233;cembre 2023 &lt;br class='autobr' /&gt;
les mardis &#224; 19h et les dimanches 3, 10 et 17 d&#233;cembre 2023 &#224; 18h&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La repr&#233;sentation du 10 d&#233;cembre sera suivie d'un entretien entre Marie-B&#233;n&#233;dicte Diethelm, responsable de la toute derni&#232;re &#233;dition des &#171; &#338;uvres romanesques &#187; de Claire de Duras, en Folio Classique Gallimard et de Roger Little, ancien titulaire de la chaire de litt&#233;rature fran&#231;aise au Trinity College de Dublin.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20402 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/ourika_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/ourika_2.jpg' width=&#034;565&#034; height=&#034;800&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lubo&#353; Pln&#253;, marqueur du temps</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Lubos-Plny-marqueur-du-temps</link>
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		<dc:date>2023-10-01T14:02:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Belkhodja</dc:creator>


		<dc:subject>art brut</dc:subject>
		<dc:subject>Art contemporain</dc:subject>
		<dc:subject>corps</dc:subject>
		<dc:subject>peinture</dc:subject>
		<dc:subject>sculpture</dc:subject>
		<dc:subject>galerie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La galerie Christian Berst, sp&#233;cialis&#233;e dans l'art brut contemporain, expose Lubo&#353; Pln&#253;, artiste tch&#232;que n&#233; en 1961, fascin&#233; par l'anatomie humaine et la d&#233;clinant sous diff&#233;rents modes d'expression : dessins, photographies, objets &#233;rotiques&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/art-brut" rel="tag"&gt;art brut&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Art-contemporain-176" rel="tag"&gt;Art contemporain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/corps" rel="tag"&gt;corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/peinture" rel="tag"&gt;peinture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/sculpture" rel="tag"&gt;sculpture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/galerie" rel="tag"&gt;galerie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH72/arton2340-88698.jpg?1772187653' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='72' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Artiste majeur de l'art brut contemporain, Lubo&#353; Pln&#253; pr&#233;sente pour la premi&#232;re fois toutes les facettes de son &#339;uvre (dessins, photographies, objets &#233;rotiques) &#224; la galerie Christian Berst jusqu'au 22 octobre 2023.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_20030 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;135&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/lubos_plny_discobole_tirage_argentique_prise_de_vue_par_vladimi_r_s_te_pa_nsky_2003_courtesy_de_l_artiste_et_de_christian_berst_art_brut-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH741/lubos_plny_discobole_tirage_argentique_prise_de_vue_par_vladimi_r_s_te_pa_nsky_2003_courtesy_de_l_artiste_et_de_christian_berst_art_brut-2-ff8ae.jpg?1695291080' width='500' height='741' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Lubos&#780; Piny&#769;, discobole, tirage argentique
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;prise de vue par Vladimir Pansky 2003 courtesy de l'artiste et de christian berst art brut
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Lubo&#353; Pln&#253;, mod&#232;le acad&#233;mique&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;l'artiste tch&#232;que Lubo&#353; Pln&#253;, n&#233; en 1961, a depuis sa plus tendre enfance une v&#233;ritable fascination pour l'anatomie qui lui inspire ses premiers dessins. &#192; l'occasion de son service militaire, il est diagnostiqu&#233; schizophr&#232;ne et cherche &#224; approfondir ses connaissances dans la litt&#233;rature m&#233;dicale et psychiatrique. Il gagne sa vie en devenant fossoyeur et pose parfois comme mod&#232;le &#224; l'Acad&#233;mie des beaux-arts de Prague en Tch&#233;coslovaquie, ce qui lui permet de signer, non sans humour, &#171; Lubo&#353; Pln&#253;, mod&#232;le acad&#233;mique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;L'anatomie comme un champ exp&#233;rimental&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il cherche &#224; pousser davantage sa connaissance sur l'anatomie humaine en offrant son corps &#224; des exp&#233;riences multiples : une approche empirique autant que th&#233;orique le pousse &#224; la mortification, une fa&#231;on personnelle de sublimer la douleur en acte de purification. Ses propres organes deviennent les sujets de ses &#339;uvres, photographies, dessins ou techniques mixtes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lubo&#353; Pln&#253; aime aussi scruter son visage et le photographier en le d&#233;formant.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20034 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH188/pini_autoportraits_-2-1cfd1.jpg?1695291080' width='500' height='188' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Autoportraits de Lubo&#353; Pin&#253;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Topographie pr&#233;cise de ses &#339;uvres&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces exp&#233;riences &#8212; parfois douloureuses &#8212; sur son propre corps constituent une mani&#232;re tr&#232;s personnelle de m&#233;diter, en utilisant un protocole cr&#233;atif immuable dans l'espoir de ponctuer ou scander le temps : il mesure en temps r&#233;el le temps utilis&#233; pour les parcelles qui constituent ces &#339;uvres ainsi que l'instant de ses cr&#233;ations. Ainsi, comme des donn&#233;es topographiques, apparaissent des chiffres, comme autant de codes r&#233;f&#233;ren&#231;ant avec pr&#233;cision l'instant de cr&#233;ation et la dur&#233;e n&#233;cessaire &#224; la r&#233;alisation des zones de l'&#339;uvre, d&#233;limit&#233;es par des lignes qui ne repr&#233;sentent ni les coordonn&#233;es, ni l'altitude d'un lieu, mais sa place exacte dans le temps. C'est un journal qu'il poursuit au quotidien explique Lubo&#353; Pln&#253;. L'artiste inscrit soigneusement le nombre de jours qu'il a &#224; la date du d&#233;but de l'&#339;uvre et son &#226;ge &#8212; toujours en jours &#8212; &#224; la fin de l'&#339;uvre, comme le rappel d'une inexorable approche de la Mort. &lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20032 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;152&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/lubos_plny_sans_titre_entre_2012_et_2015_technique_mixte_118_x_31_5_x_75_cm_courtesy_de_l_artiste_et_de_christian_berst_art_brut-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L327xH800/lubos_plny_sans_titre_entre_2012_et_2015_technique_mixte_118_x_31_5_x_75_cm_courtesy_de_l_artiste_et_de_christian_berst_art_brut-2-b61b0.jpg?1695291080' width='327' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Lubos&#780; Piny&#769;, sans titre, objet &#233;rotique
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Entre 2012 et 2015 techniques mixtes 118 x 31 5 x 75 cm courtesy de l'artiste et de Christian Berst art brut.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#201;ros et Thanatos&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, ses sculptures &#8212; qui portent, elles aussi, des r&#233;f&#233;rences temporelles propres &#224; l'artiste &#8212;, &#233;voquent plut&#244;t des attributs sexuels, symbolis&#233;s sous forme de tuyaux divers : m&#233;tal, bois sculpt&#233; ou PVC, d'inspiration surr&#233;aliste, exaltant une sexualit&#233; assez &#233;trange, plut&#244;t baroque et h&#233;t&#233;roclite.&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pln&#253; a &#233;t&#233; le premier artiste d'art brut achet&#233; par le Centre Pompidou pour commencer sa collection d'Art brut, alors que l'artiste exposait d&#233;j&#224; depuis 2008 dans des galeries, salons ou lieux institutionnels.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20033 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;122&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/lubos_plny_vagina_dentata_pie_ge_a_renard_125_x_46_x_32_cm_2013_courtesy_de_l_artiste_et_de_christian_berst_art_brut-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L450xH800/lubos_plny_vagina_dentata_pie_ge_a_renard_125_x_46_x_32_cm_2013_courtesy_de_l_artiste_et_de_christian_berst_art_brut-2-2de9e.jpg?1695291080' width='450' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Lubos&#780; Piny&#769;, vagina dentata pi&#232;ge a renard
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;125 x 46 x 32 cm, 2013, courtesy de l'artiste et de Christian Berst art brut
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Lubo&#353; Pln&#253; &#8212; galerie Christian Berst&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;jusqu'au 22 octobre 2023.&lt;/strong&gt; du mercredi au dimanche 14h- 19h&lt;br class='autobr' /&gt;
3-5 passage des gravilliers 75003 Paris&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://christianberst.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://christianberst.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jacques Fl&#232;chemuller, le &#171; peintre-fakir &#187; </title>
		<link>https://www.tk-21.com/Jacques-Flechemuller-le-peintre</link>
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		<dc:date>2023-10-01T14:02:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Belkhodja</dc:creator>


		<dc:subject>art brut</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;A l'occasion d'une exposition de Jacques Fl&#232;chemuller &#224; la galerie Harkawik &#224; New-York, l'autrice revient sur le parcours et l'&#339;uvre du peintre et sculpteur.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/art-brut" rel="tag"&gt;art brut&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH97/arton2341-c2a6f.jpg?1772247804' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A l'occasion d'une exposition de Jacques Fl&#232;chemuller &#224; la galerie Harkawik &#224; New-York, l'autrice nous donne une vision personnelle du parcours et de l'&#339;uvre du peintre et sculpteur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que j'&#233;tais &#233;tudiante aux Beaux-Arts &#224; Paris, j'avais rencontr&#233; le peintre Jacques Fl&#232;chemuller. Nous avions d&#233;couvert que nous &#233;tions voisins &#224; Belleville et il m'avait invit&#233;e &#224; visiter son atelier. J'aimais particuli&#232;rement les tableaux vifs et spontan&#233;s de l'artiste, qui s'&#233;tait affranchi de ses ann&#233;es de cours &#224; l'&#201;cole des arts appliqu&#233;s de Duperr&#233; et aux Beaux-arts pour oser envoyer valdinguer tout ce savoir et s'amuser selon sa fantaisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aimait se souvenir de cette citation de son ami Bram Van Velde : &#171; Une peinture est bonne lorsque vous perdez pied en la voyant &#187;. Il faut dire que Jacques avait toujours suivi ses coups de c&#339;ur et n'avait pas h&#233;sit&#233; &#224; rejoindre Saint-Paul-de-Vence pour assister &#224; un concert de free jazz du saxophoniste Albert Ayler, organis&#233; par la fondation Maeght. Le saxophoniste devenu son ami l'avait embarqu&#233; dans la folle aventure d'un cirque ambulant dont Jacques &#233;tait devenu le clown, le fakir et le musicien sous le pseudonyme de &#171; Fl&#232;che &#187;. Il accolera plus tard ce pseudo &#224; son vrai nom Muller, pour signer ses toiles &lt;i&gt;Fl&#232;chemuller&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20025 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/le_grand_pe_cheur.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/le_grand_pe_cheur-65227.jpg?1695913001' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Le grand p&#234;cheur
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce peintre, mi-clown, mi-gagman, mais aussi fakir, nous a offert d&#232;s lors des &#339;uvres pleines de l&#233;g&#232;ret&#233; et de d&#233;rision. Le peintre Jean Dubuffet et le cr&#233;ateur du lieu d'art brut La Fabuloserie, Alain Bourbonnais, l'ont soutenu en l'exposant &#224; l'atelier Jacob &#224; Paris. D'autres expositions ont suivi en Belgique, en Suisse, en Su&#232;de, en Allemagne et aux Pays-Bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La galerie Jeanne Bucher a organis&#233; sa premi&#232;re exposition personnelle en 1981 et Jacques partira ensuite pour New-York avec Puanani, son &#233;pouse hawa&#239;enne. Ils partagent maintenant leur vie entre son atelier de Brooklyn et un refuge en Ard&#232;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Fl&#232;chemuller multiplie les moyens d'expression (peintures, dessins, photos, bandes dessin&#233;es, sculptures) avec un esprit de d&#233;rision et un mauvais go&#251;t qu'il assume et revendique. Le rire de Puanani est le crit&#232;re majeur de l'artiste pour mesurer que l'&#339;uvre tient, avoue l'artiste.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20023 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;46&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/l_atelier_de_jacques_fle_chemuller_a_brooklyn.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH218/l_atelier_de_jacques_fle_chemuller_a_brooklyn-c5787.jpg?1695122363' width='500' height='218' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;L'atelier de Jacques Fl&#232;chemuller &#224; Brooklyn
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour la premi&#232;re fois, l'artiste expose une quarantaine de dessins. Ses sujets de pr&#233;dilection sont souvent des &#234;tres nus et d&#233;sirants, des animaux coll&#233;s l'un &#224; l'autre, des situations absurdes que l'artiste se plait &#224; &#233;voquer avec beaucoup d'humour et de d&#233;rision. Le burlesque ne lui fait pas peur et la sexualit&#233; est omnipr&#233;sente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il revendique de se tenir loin de la politique, mais que dire de ce clown triste et borgne qui se fait guider par un cochon ? J'aime bien les cochons, explique-t-il. Ils sont comme le g&#233;n&#233;ral de Gaulle, assez faciles &#224; dessiner. Fastoche !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20024 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;39&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/le_clown_borgne.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH702/le_clown_borgne-02956.jpg?1695912611' width='500' height='702' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Jacques Fl&#232;chemuller, Le clown borgne
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans un autre dessin, des baleines escortent en foule un cargo, en fumant un gros cigare. Comme j'y vois une r&#233;f&#233;rence aux d&#233;sastres &#233;cologiques produits par les cargos et la disparition des baleines, je pr&#233;f&#232;re l'appeler &#224; New-York pour v&#233;rifier mon interpr&#233;tation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20027 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;36&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/les_fumeuses.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH726/les_fumeuses-1e685.jpg?1695912742' width='500' height='726' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Jacques Fl&#232;chemuller, Les fumeuses
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e, je demande aussi si les jeunes filles &#233;grillardes devant leur interlocuteur au sexe dress&#233;, ne seraient pas des jeunes filles un peu gourmandes. Avec la campagne Me Too, autant de pas faire d'erreur. &lt;br class='autobr' /&gt; Jacques r&#233;pond simplement :
&lt;br /&gt;&#8212; Attends ! je vais leur demander !&lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne saurai jamais s'il parle des jeunes filles ou des baleines.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20028 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH665/les_jeunes_gourmandes-05356.jpg?1695913243' width='500' height='665' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Jacques Fl&#232;chemuller, Les jeunes gourmandes
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Je reviens &#224; la charge pour demander si le chasseur qui pose fi&#232;rement dans le cadre est un lion ou un singe. &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;ponse est oui !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20026 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;33&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/le_poseur.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/le_poseur-74f43.jpg?1695913444' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Jacques Fl&#232;chemuller, Le poseur
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une derni&#232;re question avant de raccrocher ? &lt;br /&gt;&#8212; Est-ce que le jeune homme posant sur l'herbe est ta vision du d&#233;jeuner sur l'herbe ? Il r&#233;pond &#171; Oui, D'ailleurs, il est midi : je cours acheter des rouleaux de printemps chez le Chinois de Metropolitan avenue. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Trop tard pour lui demander pourquoi ce couple est largu&#233; dans le ciel par un avion rouge, si c'est lui l'homme pataugeant sous la pluie, ou s'il a fait bonne p&#234;che en p&#234;chant dans son aquarium.&lt;br class='autobr' /&gt;
Jacques est un homme press&#233; : les rouleaux de printemps n'attendent pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
De plus nous sommes d&#233;j&#224; en &#233;t&#233; et l'automne arrive.
&lt;br /&gt;&#8212; Too bad, too late, toutou ! conclut-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20021 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;38&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/couple_largue_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L454xH800/couple_largue_-35a82.jpg?1695913243' width='454' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Jacques Fl&#232;chemuller, Couple largue&#769;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_19999 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;140&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH400/375234807_236489922718558_5905173640815131589_n-9fbef.jpg?1695122363' width='500' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Invitation manuscrite de Jacques Fl&#232;cheM&#252;ller &#224; son exposition. Harkawik gallery New-York, , jusqu'au 8 octobre 2023.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Jacques Fl&#232;cheMuller
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jacques Fl&#232;chemuller&lt;br class='autobr' /&gt;
Exposition &#224; la galerie Harkawak&lt;br class='autobr' /&gt;
30 Orchard Street&lt;br class='autobr' /&gt;
New-York USA&lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'au 8 octobre 2023&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>HANAMI</title>
		<link>https://www.tk-21.com/HANAMI</link>
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		<dc:date>2023-08-04T09:22:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Belkhodja</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>corps</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;28 femmes photographes s'expriment sur le corps f&#233;minin sur l'invitation de Jasmine Van Hevel et d'Annabel Sougn&#233;, photographes bruxelloises.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/corps" rel="tag"&gt;corps&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH62/arton2329-61618.jpg?1772247804' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='62' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;HANAMI est le projet de Jasmine Van Hevel et Annabel Sougn&#233;, deux femmes photographes qui ont rassembl&#233; autour d'elles 26 femmes photographes du monde entier pour c&#233;l&#233;brer la beaut&#233; des femmes, de plus de 40 ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Galerie Rachel Hardoin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La galerie Rachel Hardoin a pr&#233;sent&#233; une exposition collective d'artistes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est la premi&#232;re &#224; pr&#233;senter l'exposition itin&#233;rante de 28 femmes photographes rassembl&#233;es autour d'un m&#234;me th&#232;me : les femmes m&#251;res. Ce dispositif permet d'&#233;duquer le regard sur le corps des femmes de plus de quarante ans. Des corps nus, sans retouche, parfaits avec leurs imperfections.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19905 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/850_hanami_regardez_les_fleurs-invitation-recto.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH707/850_hanami_regardez_les_fleurs-invitation-recto-9a272.jpg?1772190235' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La porte de l'exposition est entrouverte. On s'approche. Des voiles de soie l&#233;g&#232;res fr&#233;missent sous une brise l&#233;g&#232;re. Une impression de vacances, de l&#233;g&#232;ret&#233; et de pl&#233;nitude, comme si on jouait &#224; cache-cache parmi des draps tout propres qui s&#232;cheraient au soleil. Sur ces voiles transparents, des corps de femmes qui exultent, triomphants. On circule au milieu d'un espace sacr&#233; : le lieu de la f&#233;minit&#233; dans toute sa splendeur. Des ventres ronds, des seins gonfl&#233;s, des fesses dodues, des corps livr&#233;s sans artifice, se livrant l&#224; en toute simplicit&#233;, sans volont&#233; de s&#233;duire. &#192; peine jouent-ils avec les ombres et les lumi&#232;res. Les femmes se sont livr&#233;es aux caprices des photographes en toute confiance. Les unes ont choisi l'intimit&#233; d'une chambre. D'autres ont pr&#233;f&#233;r&#233; c&#233;l&#233;brer &#224; la fois le corps et la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Contrer les images de la publicite&#769; et de la mode qui poussent les femmes a&#768; se modifier et a&#768; craindre pluto&#770;t qu'a&#768; accueillir le vieillissement et la fragilite&#769; de leurs corps. Aucun corps ne me&#769;rite d'e&#770;tre invisible. Il est indispensable de former les yeux de tous sur ce qui nous attend.&lt;/i&gt; explique Rachel Hardoin, la vestale du lieu. &lt;i&gt;L'espe&#769;rance de vie d'une femme en Europe est d'environ 85 ans. La socie&#769;te&#769; actuelle nie plus de la moitie&#769; de la vie de nos corps et du plaisir de les habiter. Avec cette exposition, ces photographes souhaitent libe&#769;rer les femmes d'une hie&#769;rarchie des corps ou&#768; la jeunesse et la sveltesse sont la norme et l'ide&#769;al.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rachel Hardoin donne &#224; sa galerie une dimension sacr&#233;e o&#249; les femmes se retrouvent volontiers pour &#233;changer autour de leur intimit&#233;. Des rencontres, des lectures ou des repas partag&#233;s, des d&#233;bats et des rires aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'objectif de cette exposition ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Retirer le &#171; corps objet &#187; en sc&#232;ne, ne montrer que des &#171; corps sujets &#187; et motiver un acte th&#233;rapeutique. Le choix des photographes est bas&#233; sur une volont&#233; de po&#233;sie, de douceur, de joie, de respect et surtout de bienveillance. La nudit&#233; est une volont&#233; de non-cate&#769;gorisation d'appartenance socio-&#233;conomique. Il s'agit de permettre a&#768; chaque femme de s'identifier aux corps expose&#769;s et d'offrir a&#768; la nouvelle ge&#769;ne&#769;ration la possibilit&#233; de se projeter dans un futur heureux.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque photographe a eu la libert&#233; de choisir son propre dispositif.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, Candice Cellier a choisi de mettre en sc&#232;ne son sujet. Influenc&#233;e par les peintures de Caravage, elle aime jouer avec les ombres et les lumi&#232;res sur fond noir. Son parcours est int&#233;ressant : Photographe autodidacte, elle a longtemps gagn&#233; sa vie dans la photographie m&#233;dicale : elle a accumul&#233; des milliers de clich&#233;s autour de patients op&#233;r&#233;s : AVANT, PENDANT, APR&#200;S. Des sujets naturellement impos&#233;s en fonction des al&#233;as des commandes. Elle est heureuse maintenant de choisir ses propres th&#232;mes et travaille longuement ses lumi&#232;res, comme le font &#233;galement Marguerite Bornhauser ou Marta Dal Sasso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martine Lecroart, Bettina Getten, France Dubois, Nora Houguenade, Jasmine van Hevel ou Anabel Sougn&#233; c&#233;l&#232;brent leurs mod&#232;les en pleine nature : &#224; la mer ou dans la for&#234;t. Maria Baoli est la seule &#224; retravailler ses clich&#233;s apr&#232;s tirage, utilisant aussi ses qualit&#233;s de graphiste. Denise Boomkens montre &#224; quel point une femme peut &#234;tre belle m&#234;me si ses charmes outrepassent les standards de la taille id&#233;ale. B&#233;n&#233;dicte Vanderreydt, plong&#233;e dans sa baignoire, s'est photographi&#233;e elle-m&#234;me et fait de son mont de V&#233;nus une r&#233;alisation totalement abstraite. Monika Elena joue avec l'ombre des foug&#232;res sur une poitrine offerte au soleil.&lt;br class='autobr' /&gt;
Isabelle Chapuis pr&#233;sente un corps sans t&#234;te qui ressemble &#224; une d&#233;esse de la fertilit&#233;. Annabelle Chatelle fait surgir de l'ombre une femme qui surgit de l'ombre et montre son dos, orn&#233;e d'une superbe tresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces corps qui se c&#244;toient sur des voiles transparents sont particuli&#232;rement &#233;mouvants et s'impriment dans nos consciences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rachel Hardoin veille sur ce petit monde et rend cette galerie enti&#232;rement vivante. Cette grande voyageuse a exp&#233;riment&#233; de nombreuses cultures, de l'&#201;thiopie au Japon, d&#233;veloppant ainsi une culture &#233;clectique qui lui permet de s'int&#233;resser &#224; de multiples courants artistiques. Elle est au c&#339;ur des pulsations qui font bouger le monde et propose r&#233;guli&#232;rement des &#233;v&#232;nements qui rendent la galerie de plus en plus attractive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la rentr&#233;e, elle a d&#233;j&#224; pr&#233;vu d'offrir les murs de sa galerie aux artistes qui rendront hommage aux hommes cette fois-ci.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://15martel.com/hanami-regardez-les-fleurs/" class="spip_out"&gt;http://15martel.com/hanami-regardez...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La galerie Rachel Hardoin a pr&#233;sent&#233; une exposition collective d'artistes femmes sur le th&#232;me de l'&#233;rotisme en juin 2023&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Juillet 2023&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Galerie Rachel Hardouin&lt;br class='autobr' /&gt;
15, rue Martel 75010 Paris&lt;br class='autobr' /&gt;
4&#7497; e&#769;tage, interphone &#171; 15martelrachel &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
du mardi au samedi de 14 h a&#768; 19 h&lt;br class='autobr' /&gt;
15martel@15martel.com&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://15martel.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://15martel.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacune de ces femmes, de tous &#226;ges, a un clich&#233; s&#233;lectionn&#233; et imprim&#233; sur un carr&#233; de cr&#234;pe de soie de format 120 cm x 160 cm.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le don de &#171; clair-audience &#187;</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Le-don-de-clair-audience</link>
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		<dc:date>2023-08-04T09:21:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Belkhodja</dc:creator>


		<dc:subject>entretien</dc:subject>
		<dc:subject>sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Eros</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Anne Vassivi&#232;re publie son second roman, &#171; 122, rue du Chemin-Vert &#187;. Elle y raconte le parcours d'une femme, pourtant non initi&#233;e, qui entend involontairement le d&#233;sir sexuel des personnes qui l'entourent. Entretien avec l'&#233;crivaine.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Lire-ecrire" rel="directory"&gt;Voir, Lire &amp; &#233;crire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Entretien" rel="tag"&gt;entretien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/sexualite" rel="tag"&gt;sexualit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Eros" rel="tag"&gt;Eros&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH105/arton2327-011bc.jpg?1772247804' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='105' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Anne Vassivi&#232;re publie son second roman, &#171; 122, rue du Chemin-Vert &#187;. Elle y raconte le parcours d'une femme, pourtant non initi&#233;e, qui entend involontairement le d&#233;sir sexuel des personnes qui l'entourent. Si nous avions tous et toutes le don d'entendre le d&#233;sir sexuel des personnes de notre entourage, ce serait une vraie cacophonie ! Anne Vassivi&#232;re n'h&#233;site pas &#224; s'emparer de ce th&#232;me pour imaginer, avec un humour et une ironie omnipr&#233;sents, les situations les plus cocasses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel a &#233;t&#233; l'&#233;l&#233;ment moteur de l'&#233;criture de votre roman, &#171; 122, rue du Chemin-Vert &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; J'ai voulu faire un ouvrage sur la tol&#233;rance. J'ai souhait&#233; aller plus loin que mon premier roman &#171; Parties communes &#187;, en m'attaquant aux pr&#233;jug&#233;s que l'on peut avoir sur la sexualit&#233; d'autrui. Si, &#224; la fin de sa lecture, le lecteur ou la lectrice regarde sa sexualit&#233; et celle d'autrui avec bienveillance, le pari est tenu. C'est &#233;galement l'occasion de faire d&#233;couvrir aux lecteurs des extraits d'ouvrages &#233;rotiques qu'ils n'auraient pas pens&#233; &#224; d&#233;couvrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvez-vous d&#233;crire le dispositif que vous avez mis en place dans votre livre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai utilis&#233; l'artifice d'un super-pouvoir attribu&#233; &#224; une jeune femme, Anne. Au d&#233;but, c'est plus une super-mal&#233;diction ! Elle entend les pens&#233;es sexuelles des gens et elle devra apprendre &#224; en ma&#238;triser le flux. Anne a un don de &#171; clair- audience &#187;, un terme &#233;quivalent de &#171; clairvoyance &#187; et non pas de voyeurisme , pour ce que l'on entend ! Elle finira par cesser de juger les gens pour leur pratique sexuelle. Elle acceptera aussi elle-m&#234;me ses propres pulsions pour rouvrir la porte de l'amour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cet ouvrage est donc un livre de r&#233;conciliation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Absolument. Le personnage d'Anne nous accompagne sur le chemin des pr&#233;jug&#233;s qui &#233;chappent &#224; notre conscience, jusqu'&#224; la tol&#233;rance. La seule limite est &#233;videmment le consentement du partenaire. Tout se passe entre adultes consentants. Le parcours de cette jeune femme peut &#234;tre le n&#244;tre : dans l'enfance, nous avons tous plus ou moins entendu des choses que nous n'avons pas forc&#233;ment comprises et qui ont pu &#234;tre violentes pour nos esprits enfantins. Surprendre des &#233;bats ou entendre des g&#233;missements qui peuvent &#234;tre pris pour de la douleur, c'est quelque chose que l'on enfouit dans l'inconscient. Ces fragments de souvenirs forment des petites plaies qui, accumul&#233;es, peuvent finir par &#234;tre traumatisantes et remonter brusquement &#224; la surface et faire souffrir ult&#233;rieurement lors de situations amoureuses. On fait ce chemin avec l'h&#233;ro&#239;ne, jusqu'&#224; transformer ces petits traumatismes en une compr&#233;hension et une acceptation de la pulsion de vie.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19898 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/122_rue_du_chemin_vert.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH703/122_rue_du_chemin_vert-52660.jpg?1689498765' width='500' height='703' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au d&#233;part, le personnage principal, Anne, n'est pas une initi&#233;e ; son regard est presque ethnologique. O&#249; avez-vous puis&#233; la mati&#232;re de ce livre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas. C'est l'observation de mes propres pulsions, des conversations sur le d&#233;sir avec des hommes et des femmes de tous &#226;ges qui m'ont donn&#233; la mati&#232;re &#224; &#233;crire ce livre. C'est un livre plut&#244;t facile &#224; lire, mais qui, sous une apparence de l&#233;g&#232;ret&#233;, aborde des aspects plus profonds, sans pour autant tomber dans le dogmatisme d'un ouvrage de th&#232;se, ou le voyeurisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet ouvrage a &#233;t&#233; &#233;crit pour nous d&#233;livrer, avec le sourire, de nos barrages. A priori, la sexualit&#233; est un endroit o&#249; les chairs sont &#224; vif. C'est une fa&#231;on de r&#233;enchanter le corps et les rapports avec soi-m&#234;me et autrui. Rien n'est sale : on se remet dans la beaut&#233; du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le personnage principal, Anne, a la lucidit&#233; d'une f&#233;ministe, mais projette aussi des d&#233;sirs masculins...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;sir masculin est omnipr&#233;sent dans notre soci&#233;t&#233;, il s'exprime sur les affiches de pub. L'h&#233;ro&#239;ne apprendra &#224; entendre aussi le d&#233;sir des femmes et &#224; lui donner la parole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce qu'&#233;crire &#201;ros ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crire &#201;ros, c'est rencontrer l'autre et se rencontrer soi-m&#234;me. Il ne s'agit pas d'une posture de d&#233;veloppement personnel &#224; la petite semaine, mais d'une mise en vertige de soi et d'autrui. Une fa&#231;on de grandir avec l'autre. Cela n'a rien de mi&#232;vre ni de ti&#232;de. &#199;a fuse, &#231;a flambe, &#231;a rit, &#231;a crie. &#201;crire la relation charnelle me relie &#224; mes semblables &#224; travers les &#226;ges, les continents et les genres. Le corps vibre dans la chair du mot et, m&#234;me &#233;crit, m&#234;me d&#233;sincarn&#233;, demeure le lieu de toutes les rencontres. Ce qui s'exprime dans les relations amoureuses ou simplement charnelles nous d&#233;passe pour le meilleur et pour le pire. Tant d'espoirs s'y cristallisent, heureux ou meurtris. Tant de grands bonheurs et de grands malentendus. Tant d'honn&#234;tet&#233;, qu'on le veuille ou non, tant d'abandon. La sexualit&#233; est zone de pouvoir potentiel et donc, de responsabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment fa&#231;onnez-vous votre &#233;criture ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaite rester au plus pr&#232;s du grand chamboulement du corps. Le d&#233;sir est toujours au pr&#233;sent, imp&#233;ratif. Il se gausse de toute correction, le d&#233;sir est mal &#233;lev&#233;. Si la bouche se d&#233;forme dans l'extase, le mot doit se d&#233;former aussi. Dans un monde qui nous gave de consommation et de mental, qui en fait une prison bloquant les corps et les c&#339;urs, je milite en &#233;crivant la chair : pour la na&#239;vet&#233; du c&#339;ur et pour l'instinct du corps. Et vice-versa. Pour le profond&#233;ment humain. Car si je m'accepte dans mes d&#233;sirs et mes plaisirs, si je m'accepte telle que je suis, alors je suis hors d'atteinte des jugements n&#233;s du pouvoir. Et je suis dans la bienveillance pour moi-m&#234;me et pour autrui. Dans mon pr&#233;c&#233;dent ouvrage &#171; Parties Communes &#187;, un roman choral, les noms deviennent verbes et vice-versa. Certains adverbes ont des vell&#233;it&#233;s impropres &#224; la grammaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvez-vous pr&#233;senter la Musardine, qui a &#233;dit&#233; &#171; 122, rue du Chemin-Vert &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Musardine est &#224; la fois une maison d'&#233;dition et une librairie sp&#233;cialis&#233;e dans la promotion des beaux livres, d'art, de litt&#233;rature, de bandes dessin&#233;es ou m&#234;me d'essais sur la sexualit&#233; ou sur le corps en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;122, rue du Chemin-Vert&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Anne Vassivi&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
La Musardine &lt;br class='autobr' /&gt;
978-2-3690-496-5&lt;br class='autobr' /&gt;
16 euros &lt;br class='autobr' /&gt;
(r&#233;serv&#233; aux adultes)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ind&#233;centes</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Indecentes</link>
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		<dc:date>2023-08-04T09:21:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Belkhodja</dc:creator>


		<dc:subject>Eros</dc:subject>
		<dc:subject>corps</dc:subject>
		<dc:subject>sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Intime</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Octavie Delvaux, autrice et &#233;ditrice, a r&#233;uni treize autrices pour la publication d'un recueil collectif qui d&#233;cline &#201;ros au f&#233;minin.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Intime" rel="tag"&gt;Intime&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH73/arton2318-0a11c.jpg?1772247805' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='73' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une dizaine d'ann&#233;es aura suffi pour que la litt&#233;rature &#233;rotique, autrefois chasse gard&#233;e des hommes, soit investie par les femmes. Octavie Delvaux, autrice et &#233;ditrice, a r&#233;uni treize autrices pour la publication d'un recueil collectif qui d&#233;cline &#201;ros au f&#233;minin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ind&#233;centes&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(adj.) d&#233;finition : qui ne respectent pas les convenances, qui choquent la pudeur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'ouvrage collectif &#171; Ind&#233;centes, Histoires &#233;rotiques au f&#233;minin. &#187;, treize autrices racontent en treize histoires le corps, explorent le d&#233;sir et le plaisir, c&#233;l&#232;brent les r&#233;jouissances, la jouissance et la vie. Chacune son parcours, chacune son registre, mais elles ont toutes la m&#234;me exigence litt&#233;raire pour &#233;crire et atteindre un &#233;quilibre entre instinct et intellect f&#233;minin. Ces autrices accompagnent la r&#233;volution qui s'op&#232;re dans notre soci&#233;t&#233; et &#233;crivent librement, sans fausse pudeur. C'est en cela qu'elles se disent &#034;ind&#233;centes&#034; : elles font fi des convenances et bousculent joyeusement les clich&#233;s phallo-centr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Alors que Pauline R&#233;age, Fran&#231;oise Rey et Catherine Millet ont longtemps &#233;t&#233; des exceptions, une nouvelle g&#233;n&#233;ration d'autrices s'empare du genre et offre sa vision de la sexualit&#233; et du fantasme &#8212; une v&#233;ritable r&#233;volution qui accompagne celle, plus profonde, qui parcourt nos soci&#233;t&#233;s. La litt&#233;rature est par essence un domaine de grande libert&#233; et les femmes n'ont pas attendu Me too pour s'en saisir. &#187;, d&#233;clare Octavie Delvaux, &#233;ditrice d'&lt;i&gt;Ind&#233;centes&lt;/i&gt; (2022), dans la pr&#233;sentation de l'ouvrage collectif, publi&#233; aux &#233;ditions La Musardine.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Melancholia de Chlo&#233; Saffy &#8226; La voie mouill&#233;e de Rose Brunel &#8226; Focus de Zo&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Comment donc le vent de f&#233;minisme, parfois radical, qui souffle autour de nous affecte-t-il l'&#233;criture &#233;rotique ? C'&#233;tait l'une des questions qui me trottait dans la t&#234;te, car j'avais d&#233;j&#224; quelques pistes de r&#233;flexion. En parlant avec de jeunes autrices, j'ai compris que l'autocensure &#233;tait de plus en plus pr&#233;sente dans leur processus d'&#233;criture. La notion de consentement, qui s'installe tant bien que mal dans la soci&#233;t&#233;, devient par exemple de plus en plus probl&#233;matique : les sc&#232;nes de contrainte sexuelle, qui ont pourtant fait le sel de bien des ouvrages par le pass&#233;, deviennent un grand tabou que peu oseraient aborder frontalement. Une femme moderne, lib&#233;r&#233;e du joug masculin, peut-elle encore se fantasmer soumise, esclave, &#224; la fa&#231;on de l'h&#233;ro&#239;ne d'&lt;i&gt;Histoire d'O&lt;/i&gt; ? Quid de la figure de l'homme ? &#192; l'heure o&#249; la question du genre fait d&#233;bat, d&#233;crit-on la masculinit&#233;, la virilit&#233;, et l'attrait qu'elle peut exercer, de la m&#234;me mani&#232;re qu'avant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La litt&#233;rature doit-elle refl&#233;ter les &#233;volutions de la soci&#233;t&#233; ou au contraire s'y soustraire pour conserver sa po&#233;sie ? &#192; titre personnel, j'ai toujours pens&#233; que c'&#233;tait la totale libert&#233; de ton, la possibilit&#233; d'aller toucher aux tabous les plus profonds pour en faire &#233;clore la beaut&#233; crue, qui constituent l'attrait de la litt&#233;rature &#233;rotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corps est une clef puissante, troublons-le et, comme le marc de caf&#233;, il nous parlera en v&#233;rit&#233;. Voil&#224; pourquoi, parmi d'autres sujets, j'aime &#233;crire &#201;ros. Il dit tant de nous. Et voil&#224; pourquoi j'ai aim&#233; faire partie de cette aventure d'ouvrage collectif. Il a la richesse d'une joyeuse polyphonie. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Propos d'Octavie Delvaux&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19897 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;74&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/blanche_neige-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH318/blanche_neige-2-305b4.jpg?1772189366' width='500' height='318' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Haisha Cendrillon
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Philippe Bouret (image) et Catherine Belkhodja (ha&#239;ku)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Melancholia&lt;/i&gt; de Chlo&#233; Saffy &#8226; &lt;i&gt;La voie mouill&#233;e&lt;/i&gt; de Rose Brunel &#8226; &lt;i&gt;Focus&lt;/i&gt; de Zo&#233; Vintimille &#8226; &lt;i&gt;Clou hum&#233;rus&lt;/i&gt; de Claire Von Corda &#8226; &lt;i&gt;Ne me lib&#232;re pas&lt;/i&gt; de Camille Sorel &#8226; &lt;i&gt;Choupette&lt;/i&gt; d'Aur&#233;lie Stefani &#8226; &lt;i&gt;Canicule&lt;/i&gt; de Rita &#8226; &lt;i&gt;Orgueilleux orgasme&lt;/i&gt; de Flore Cherry &#8226; &lt;i&gt;La cl&#233;&lt;/i&gt; de Melody Daniel &#8226; &lt;i&gt;Mona, lui et moi : un plan &#224; trois&lt;/i&gt; de Rita Perse &#8226; &lt;i&gt;Les nus&lt;/i&gt; de Mich&#232;le Larue &#8226; &lt;i&gt;Le toutou&lt;/i&gt; d'Anne Vassivi&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Propos d'Octavie Delvaux&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#171; Ind&#233;centes, Histoires &#233;rotiques au f&#233;minin &#187;, 2022&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;ditions La Musardine &lt;br class='autobr' /&gt;
EAN 9782364909632&lt;br class='autobr' /&gt;
ISBN 9782364909632&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19896 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/9782364904927-475x500-1.jpg' width=&#034;351&#034; height=&#034;500&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Peindre la ville en 3D</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Peindre-la-ville-en-3D</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Belkhodja</dc:creator>


		<dc:subject>Art contemporain</dc:subject>
		<dc:subject>architecture</dc:subject>
		<dc:subject>ville</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Fascin&#233;e par les couleurs d'Henri Matisse et de David Hockney, le synth&#233;tisme de l' &#201;cole de Pont-Aven, les contrastes d'Edward Hopper et les volumes abstraits de Nicolas de Sta&#235;l, Aur&#233;lie Dekeyser interpr&#232;te des paysages ou des sc&#232;nes urbaines en usant de couleurs satur&#233;es et de formes structur&#233;es par aplats.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Villes" rel="directory"&gt;Villes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Art-contemporain-176" rel="tag"&gt;Art contemporain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/architecture" rel="tag"&gt;architecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/ville" rel="tag"&gt;ville&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH98/arton2332-ed0f8.jpg?1772186926' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aur&#233;lie Dekeyser conjugue le sable et le bitume en couleurs et en 3D. L'artiste peintre parisienne originaire des Flandres interpr&#232;te des paysages ou des sc&#232;nes urbaines en usant de couleurs satur&#233;es et de formes structur&#233;es par aplats.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Je peins &#224; l'huile ou &#224; l'acrylique sur toile en m'inspirant de photographies comme celles de Philippe Barnoud.&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;www.philippebarnoudphotographe&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;, explique Aur&#233;lie Dekeyser,&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19931 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/aure_lie_dekeyser_002.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH746/aure_lie_dekeyser_002-34682.jpg?1772189516' width='500' height='746' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;J'ai con&#231;u cette s&#233;rie en simplifiant les formes tout en gardant un lien &#224; la figuration. Je compose l'harmonie en colorant progressivement, et je pousse les contrastes en cherchant des m&#233;langes color&#233;s lumineux et rares.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aur&#233;lie Dekeyser est fascin&#233;e par les couleurs d'Henri Matisse et de David Hockney, le synth&#233;tisme de l' &#201;cole de Pont-Aven, les contrastes d'Edward Hopper et les volumes abstraits de Nicolas de Sta&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des toits de Paris aux plages de Knokke-Le-Zoute, l'artiste originaire des Flandres favorise tout d'abord la structure : sa m&#233;thode consiste &#224; retravailler ses photos gr&#226;ce au logiciel Procreate, pour sortir progressivement de la r&#233;alit&#233; et garder uniquement les &#233;l&#233;ments et les formes qui l'int&#233;ressent. Elle teste ensuite des couleurs vari&#233;es jusqu'&#224; trouver une gamme aux forts contrastes color&#233;s. C'est cette gamme qui lui sert ensuite d'inspiration pour sa peinture finale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'artiste n'h&#233;site pas &#224; int&#233;grer des personnages dans ce d&#233;cor urbain, afin de d&#233;finir plus clairement les &#233;chelles qui composent son dessin. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ici, de simples passants qui longent une avenue et se refl&#232;tent parfois dans d'immenses galeries. L&#224;, une femme allong&#233;e dans une chaise longue au premier plan d'un paysage d'une &#238;le grecque. Parfois au contraire, elle vide la rue, pour mettre en valeur une immense femme allong&#233;e, dans une publicit&#233; s'&#233;talant le long d'un b&#226;timent. L'&#233;chelle choisie pour les constructions voisines les rend proportionnellement minuscules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses s&#233;rigraphies utilisent des couleurs plus nuanc&#233;es dans des palettes de gris &#224; peine color&#233;es. Dans leur grande sobri&#233;t&#233;, elles mettent les perspectives en valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'ensemble des photos choisies se d&#233;gage une constante, une m&#234;me fascination pour les angles et les obliques qui se d&#233;tachent de la structure. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aur&#233;lie Dekeyser privil&#233;gie les points de fuite, les plong&#233;es et les contre-plong&#233;es qui forcent l'&#339;il &#224; rechercher ce fameux point de fuite. Les escaliers nous entra&#238;nent dans une descente vertigineuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, d&#232;s que l'artiste s'empare de sa palette, les couleurs explosent et se heurtent parfois pour se jouer des contrastes ombres et lumi&#232;res. L&#224; o&#249; Hopper soignait ses d&#233;grad&#233;s de lumi&#232;res, Aur&#233;lie Dekeyser assume ses choix de grands aplats color&#233;s, sans &#233;conomiser la mati&#232;re. Les couleurs r&#233;elles deviennent alors purement anecdotiques, tant elles sont d&#233;laiss&#233;es au profit d'autres couleurs plus vives, issues de l'imaginaire ensoleill&#233; de l'artiste.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19932 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/aure_lie_dekeyser-_serb.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH363/aure_lie_dekeyser-_serb-a0f72.jpg?1690809343' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;s&#233;rigraphie Aur&#233;lie Dekeyser
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://aureliedekeyser.wixsite.com/monsite" class="spip_out"&gt;Site d'Aur&#233;lie Dekeyser.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;www.philippebarnoudphotographe&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prochaines expositions : &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&#8212; En juillet 2023 au G&#233;nie de la Bastille. Paris 75012
&lt;br /&gt;&#8212; En octobre 2023 au 59 rue de Rivoli. Paris 75001&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://aureliedekeyser.wixsite.com/monsite&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://aureliedekeyser.wixsite.com/monsite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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