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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>Rashid Mahdi</title>
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		<dc:date>2011-10-18T20:05:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Rashid Mahdi</dc:creator>


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		<description>&lt;p&gt;Alors que cette ann&#233;e, Paris Photo mettra la photographie sub-saharienne &#224; l'honneur, plusieurs &#233;v&#233;nements prendront place &#224; Paris au mois de novembre, pour pr&#233;senter le travail du grand photographe soudanais Rashid Mahdi.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L113xH150/arton116-62a90.jpg?1772270169' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que cette ann&#233;e, Paris Photo mettra la photographie sub-saharienne &#224; l'honneur, plusieurs &#233;v&#233;nements prendront place &#224; Paris au mois de novembre, pour pr&#233;senter le travail du grand photographe soudanais Rashid Mahdi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fid&#232;le au statut d'artisan, Rashid Mahdi &#233;tablit tr&#232;s t&#244;t un protocole de r&#233;alisation de portraits au grand format, qu'il appliquera syst&#233;matiquement et m&#233;ticuleusement toute sa vie. Du maquillage des sujets aux lumi&#232;res des plus &#233;labor&#233;es, il perfectionne l'image en intervenant &#224; de multiples &#233;tapes sur le n&#233;gatif puis sur le tirage. Ses images pr&#233;cises et raffin&#233;es r&#233;v&#232;lent une soci&#233;t&#233; notamment bourgeoise du Nord, qui s'approprie l'ind&#233;pendance avec une inattendue souverainet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233; en 1923 au Nord-Soudan, il d&#233;bute la photographie comme amateur au sortir de la Seconde guerre mondiale alors qu'il occupait un emploi de menuisier pour la compagnie des chemins de fer. Il r&#233;alise ses premiers portraits &#224; l'ext&#233;rieur, en lumi&#232;re du jour, devant un drap, avec une chambre photographique en bois, directement sur papier. Il s'&#233;quipe vite de mat&#233;riel plus moderne et r&#233;pond aux demandes de portraits de groupes. F&#233;ru d'apprentissage, il commande ses produits mais aussi des manuels directement &#224; Londres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1952, il r&#233;pond &#224; l'invitation du manager de Kodak au Caire, d&#233;missionne peu apr&#232;s de la compagnie des chemins de fer et ouvre son premier studio en 1957. Il appliquera d&#232;s lors le fruit ses recherches esth&#233;tiques et techniques personnelles tout au long de sa vie. Il maquillait ses clients avant la prise de vue par souci du rendu de peau. Ses d&#233;cors et lumi&#232;res tr&#232;s &#233;tudi&#233;s sculptaient les visages, jusqu'&#224; leur conf&#233;rer la stature d'une vedette de cin&#233;ma. Rashid Mahdi apportait un soin millim&#233;tr&#233; au placement des projecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'usage du grand format 18 x 24 accentue le model&#233;, les textures des peaux et tissus. Bien avant la parution du zone system d'Ansel Adams, son parfait contr&#244;le du couple exposition-d&#233;veloppement, &#233;talonn&#233; selon ses propres chimies, offre une douceur et les d&#233;tails d&#233;sir&#233;s dans les ombres autant que les hautes lumi&#232;res. Il retouchait ensuite le n&#233;gatif, gratt&#233; &#224; la plume ou charg&#233; &#224; la mine de plomb, coloriait &#224; l'encre magenta les chairs, afin de les &#233;claircir au tirage, comme il &#233;tait de bon ton de para&#238;tre en la soci&#233;t&#233; bourgeoise qui constituait sa principale client&#232;le. Une fois le bon tirage obtenu, il y retouchait de nouveau l'image au ferry-cyanure pour encore &#233;claircir certaines zones, et &#224; l'encre pour en assombrir d'autres. Il gommait &#233;galement des rides, des fossettes, des plis disgracieux au cou, &#233;claircissait l'iris des yeux, att&#233;nuait la surbrillance de boutons de bijoux ou lunettes, nuisibles &#224; l'esth&#233;tique g&#233;n&#233;rale de l'image finale. Rashid Mahdi pousse au-del&#224; de toutes ces manipulations d&#233;j&#224; tr&#232;s peu rassembl&#233;es chez d'autres photographes connus, jusqu'&#224; colorier l'image. Cette ultime sophistication tenait selon lui &#224; son affection envers la po&#233;sie, valeur essentielle de sa soci&#233;t&#233;. C'est l&#224; que se situe peut-&#234;tre un d&#233;passement assum&#233; du statut d'artisan &#224; une d&#233;marche artistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rashid Mahdi se place ainsi par cette cha&#238;ne m&#233;ticuleusement et syst&#233;matiquement appliqu&#233;e &#224; la recherche de la perfection, flagrante sur ses vintages, humblement autant que d&#233;finitivement au plus haut niveau et &#224; l'&#233;gal des plus c&#233;l&#232;bres photographes de son continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1960, Rashid d&#233;fend ses id&#233;es avec le cin&#233;ma, plus prompt &#224; d&#233;crire la condition sociale de son peuple. Il signera 5 films documentaires-fictions, qu'il projettera &#224; ses frais en cr&#233;ant un cin&#233;ma ambulant, en annexe d'une imprimerie et d'un laboratoire. Rares sont les photographes africains &#224; avoir joui d'une notori&#233;t&#233; locale, au point d'&#234;tre interview&#233; &#224; la radio, la t&#233;l&#233;vision et la presse &#233;crite. Rashid Mahdi est &#233;galement l'un des seuls photographes au monde &#224; avoir &#233;crit ses m&#233;moires (&#224; para&#238;tre). D&#233;crit unanimement par son entourage comme &#171; a gifted man &#187;, il &#233;tait dou&#233; en tout ce qu'il entreprenait. Il vivait anim&#233; par un sens de l'urgence moderne et progressiste : toujours plus loin, toujours mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'esth&#232;te &#233;l&#233;gant et raffin&#233;, presque maniaque dans sa recherche permanente de perfection v&#233;cut douloureusement les r&#233;gressions sous certains r&#233;gimes, sans jamais alt&#233;rer son &#233;lan progressiste, ni mesurer ses efforts vers la modernit&#233;. Mis &#224; mal par les derniers r&#233;gimes, Rashid Mahdi cesse d&#233;finitivement de travailler en 1998, se r&#233;fugie chez lui et dans le silence jusqu'&#224; sa mort en 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;couvert par Claude Ivern&#233;, rare expert de ce pays qu'il traverse depuis 15 ans et fondateur de l'association Elnour, qui r&#233;unit le travail de photographes soudanais, Rashid Mahdi est certainement le plus sophistiqu&#233; des photographes africains connus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.galerieclementinedelaferonniere.fr" class="spip_out"&gt;http://www.galerieclementinedelafer...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au mois de novembre &#224; Paris sur Rashid Mahdi :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exposition &#171; Rashid Mahdi, the Gifted Man &#187;, du 2 au 11 novembre&lt;br class='autobr' /&gt;
Centre culturel d'&#201;gypte&lt;br class='autobr' /&gt;
111, boulevard Saint-Michel, 75006 Paris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conf&#233;rence au Centre culturel d'&#201;gypte :&lt;br class='autobr' /&gt;
mercredi 2 novembre &#224; 18h : &#171; Rashid Mahdi &#187;, par Claude Ivern&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exposition Photographies soudanaises, du 8 au 22 novembre 2011&lt;br class='autobr' /&gt;
Galerie Cl&#233;mentine de la F&#233;ronni&#232;re, en partenariat avec Photoquai&lt;br class='autobr' /&gt;
12, rue Gu&#233;n&#233;gaud, 75006 Paris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conf&#233;rences &#224; la galerie : &lt;br class='autobr' /&gt;
mercredi 9 novembre &#224; 14h30 : &#171; Rashid Mahdi &#187;, par Claude Ivern&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
vendredi 11 novembre &#224; 16h : &#171; Histoire de la photographie au Soudan &#187;, par Claude Ivern&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exposition multim&#233;dia &#171; Elnour, lumi&#232;res soudanaises &#187;, du 10 au 25 novembre 2011&lt;br class='autobr' /&gt;
Flatterville&lt;br class='autobr' /&gt;
24, passage des Petites-&#201;curies, 75010 Paris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conf&#233;rence &#224; Flatterville :&lt;br class='autobr' /&gt;
jeudi 17 novembre &#224; 19h : &#171; Elnour &#187;, par Claude Ivern&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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