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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>TK-21 </title>
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		<title>Laure Molina</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laure Molina</dc:creator>


		<dc:subject>performance</dc:subject>
		<dc:subject>Venise</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;cologie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Laure Molina a pr&#233;sent&#233; trois performances lors du vernissage de la Biennale de Venise 2024, consistant &#224; iriser plusieurs canaux par la lib&#233;ration de pigments naturels et de compos&#233;s chimiques sans aucun danger pour la biodiversit&#233; et l'environnement. Laure Molina s'inspire de l'acte du pionnier environnemental Nicolas Garcia Uriburu, qui avait color&#233; le Grand Canal en vert en 1968.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Villes" rel="directory"&gt;Villes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Venise" rel="tag"&gt;Venise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/ecologie" rel="tag"&gt;&#233;cologie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH77/arton2488-62827.jpg?1772186926' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='77' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Laure Molina a pr&#233;sent&#233; trois performances lors du vernissage de la Biennale de Venise 2024, consistant &#224; iriser plusieurs canaux par la lib&#233;ration de pigments naturels et de compos&#233;s chimiques sans aucun danger pour la biodiversit&#233; et l'environnement. L'artiste s'inspire de l'acte du pionnier environnemental Nicolas Garcia Uriburu, qui avait color&#233; le Grand Canal en vert en 1968.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour d&#233;noncer la pollution, Laure Molina multiplie, modernise et revisite l'activisme &#233;cologique en posant la question : o&#249; en est l'&#233;cologie depuis le geste marquant d'Uriburu, et comment percevons-nous son &#233;volution ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Revendications&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laure Molina est avant tout une artiste engag&#233;e luttant contre les guerres, de plus en plus fr&#233;quentes dans le monde actuel, mais &#233;galement pour davantage de rapidit&#233; quant aux prises de d&#233;cisions gouvernementales portant sur l'&#233;cologie et le d&#233;veloppement durable. De par son origine paternelle (pied-noir espagnol), Laure Molina a &#233;galement un fort attachement &#224; la d&#233;fense des minorit&#233;s au travers de son art. C'est donc tout naturellement que, lors de ses diff&#233;rentes performances artistiques, elle porte un message fort au public v&#233;nitien et &#224; tous les internationaux pr&#233;sents pour la Biennale de Venise.
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21187 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/acte_1___laure_molina_venise2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH281/acte_1___laure_molina_venise2-d8a9c.jpg?1772206491' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je supporte leurs guerres depuis des d&#233;cennies, ils supporteront ma guerre de couleurs en trois actes. La premi&#232;re revendication, c'est le rouge pour toutes les victimes innocentes des guerres, je demande l'arr&#234;t des guerres ! Je suis moi-m&#234;me fille d'immigr&#233;e de guerre, je sais que la blessure se communique entre g&#233;n&#233;rations et d&#233;truisent c&#339;urs et vies enti&#232;res. N'est-ce pas l&#224;, l'origine du terrorisme ? Cette biennale porte en elle, ces immigrations sur la terre depuis le d&#233;but de l'histoire humaine ! Stop ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'orange pour toutes les cultures natives du monde qui ont &#233;t&#233; conquises trop violemment et qui n'ont pas pu partager leurs cl&#233;s, je demande qu'elles soient valoris&#233;es, surtout celles du Nouveau Monde et de l'Australie, dont certaines informations essentielles devraient &#234;tre int&#233;gr&#233;es dans l'&#233;ducation des enfants occidentaux ! Le statement sur ce projet est multiple et me semble correspondre &#224; la complexit&#233; du monde, que j'identifierai par la couleur du jaune, pour toutes les contradictions en lien &#224; l'environnement. Il y a le traditionnel vert li&#233; &#224; l'&#233;cologie, repris par nos ch&#232;res ONG. Il y a aussi une revendication quant au positionnement de l'artiste et de la culture dans la soci&#233;t&#233;, qu'on peut identifier en bleu. Quel serait le violet ? Peut-&#234;tre l'appropriation et le positionnement du public qui &#233;tait pr&#233;sent lors de la performance, quant &#224; l'environnement et l'&#233;cologie ! Je souhaite que toutes les consciences se transforment et qu'on gu&#233;risse les blessures des guerres. Culture de l'irisation, officiel ! &#187;&lt;/i&gt;
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21188 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/acte_1___laure_molina_venise.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH281/acte_1___laure_molina_venise-88c20.jpg?1772206491' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'irisation de l'eau comme proc&#233;d&#233; artistique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'irisation est un ph&#233;nom&#232;ne physique, optique et scientifique inspirant l'industrie, l'artisanat et l'art. On &#233;voque l'irisation quand une surface change de couleur, quand il y a effet miroit&#233;. L'irisation est la production le plus souvent d'arc-en-ciel apparaissant sur la surface de certains corps. Son &#233;tymologie latine est en lien avec le mot &#171; iris &#187;, qui signifie arc-en-ciel. L'iris est aussi un composant essentiel de l'&#339;il et confirme le positionnement de l'irisation comme ph&#233;nom&#232;ne autant physique que plastique, inscrit &#224; la base de la vision, en quelque sorte responsable de tout ce qui est visuel. L'irisation sous-tend une complexit&#233; optique, elle est le r&#233;sultat d'interactions imbriqu&#233;es entre la lumi&#232;re et la structure de la surface &#224; laquelle elle est expos&#233;e. Les effets de couleur peuvent varier en fonction de l'angle de vue, de l'&#233;clairage et d'autres facteurs environnementaux, cr&#233;ant ainsi des moments de grande admiration, de splendeur et de beaut&#233; &#233;ph&#233;m&#232;re.
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21190 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/acte_2-laure-molina-venise.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH284/acte_2-laure-molina-venise-d6f07.jpg?1717176868' width='500' height='284' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'irisation est devenue le d&#233;nominateur visuel de tout le travail artistique de Laure Molina, depuis son retour en Europe en 2004, entre l'&#233;tape 4 et 9. Il y a dix &#233;tapes en tout. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; L'irisation repr&#233;sente en premier lieu un r&#234;ve, que je faisais &#233;tant enfant. Ce r&#234;ve se r&#233;p&#233;tait, et parfois, je l'imaginais. Je quittais le monde mat&#233;riel et physique et j'&#233;voluais dans des pi&#232;ces color&#233;es. Ce r&#234;ve, je l'ai retrouv&#233; dans les l&#233;gendes des cultures natives que j'ai pu approcher, comme les Blackfeet en Am&#233;rique du Nord, j'ai m&#234;me retrouv&#233; l'irisation chez les aborig&#232;nes. Il a fallu presque quinze ann&#233;es de recherches et de d&#233;veloppement d'une vingtaine de s&#233;ries avant que la culture de l'irisation &#233;merge. Mettre en relation l'irisation avec la culture permettrait d'envisager une identit&#233; de m&#234;me nature, mais qui laisserait l'espace pour varier et &#233;voluer dans son expression, comme les couleurs de la peau qui cr&#233;ent les diff&#233;rentes communaut&#233;s et cultures qui peuplent la terre. L'irisation pourrait &#234;tre l'&#233;tendard visuel de ce qu'est la D&#233;territorialisation dont parle Gilles Deleuze. Il l'&#233;voque en donnant l'exemple de la diaspora, des mouvements de la population &#224; travers le monde, des personnes qui emportent avec eux leur culture, leurs langues, leurs traditions dans de nouveaux contextes, comme le mouvement de la longueur d'onde qui, dans le monde physique, donne une couleur, un composant &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une prise de risque artistique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une premi&#232;re performance artistique le 17 avril 2024 sur le pont Giardini della Biennale, Laure Molina et son principal partenaire, ont &#233;t&#233; interpell&#233;s lors de la derni&#232;re repr&#233;sentation par les forces de police locales aux alentours du pont dell'Accademia apr&#232;s avoir lib&#233;r&#233; les diff&#233;rents flux de couleurs dans le Grand Canal de Venise. Une arrestation sans aucune cons&#233;quence judiciaire puisque l'artiste d&#233;tenait avec elle un registre complet des diff&#233;rents pigments et compos&#233;s chimiques utilis&#233;s, justifiant ainsi d'une totale inoffensivit&#233; environnementale. Il est &#233;galement important de souligner que Venise est une terre historique de prise de risques artistiques et de revendications environnementales En effet outre le facteur du contexte de la biennale id&#233;ale pour exposer son &#339;uvre, l'artiste a &#233;galement choisi Venise, car la cit&#233; des Doges est en proie &#224; de fr&#233;quentes mont&#233;es des eaux, cons&#233;quence directe du r&#233;chauffement climatique et d'un tourisme de masse venu par paquebot.
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21192 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/acte_3-iridescent_culture.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH261/acte_3-iridescent_culture-d4785.jpg?1717176868' width='500' height='261' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Retrouvez l'int&#233;gralit&#233; des visuels et des vid&#233;os des performances via les liens suivants :&lt;br class='autobr' /&gt;
Acte 1 - 17 avril 14h, pont du jardin de la biennale &#8211; version int&#233;grale &lt;a href=&#034;https://youtu.be/h1MZ6MeR4T8&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://youtu.be/h1MZ6MeR4T8&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Acte 1 - Version courte &lt;a href=&#034;https://youtu.be/LrSY6Fj5u2Y?si=CJMWYFpR3vipb9mJ&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://youtu.be/LrSY6Fj5u2Y?si=CJMWYFpR3vipb9mJ&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Acte 2 - 19 avril 15h &#8211; Pont du Grand Canal - &lt;a href=&#034;https://youtu.be/mgXYYcQ3VLM&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://youtu.be/mgXYYcQ3VLM&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Acte 3 &#8211; entre le 15 et 19 avril - Arsenal &lt;a href=&#034;https://youtu.be/U3QfpdlE71k&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://youtu.be/U3QfpdlE71k&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Projet pour une herm&#233;neutique globale</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Ecrire-avec-la-vie-projet-pour-une</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Ecrire-avec-la-vie-projet-pour-une</guid>
		<dc:date>2021-10-03T15:33:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Louis Poitevin et Laure Molina</dc:creator>


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Art contemporain</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comment &#224; la fois rendre compte d'une r&#233;flexion au long cours bas&#233;e sur plus de dix ans d'exp&#233;riences r&#233;alis&#233;es aux quatre coins du monde et sur des &#339;uvres aux aspects les plus divers, en tentant une synth&#232;se qui englobe et permet de d&#233;ployer cet ensemble en le rendant accessible d'un seul coup d'&#339;il ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/environnement" rel="tag"&gt;environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Art-contemporain-176" rel="tag"&gt;Art contemporain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH113/arton1954-72b08.jpg?1772233326' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comment &#224; la fois rendre compte d'une r&#233;flexion au long cours bas&#233;e sur plus de dix ans d'exp&#233;riences r&#233;alis&#233;es aux quatre coins du monde et sur des &#339;uvres aux aspects les plus divers, en tentant une synth&#232;se qui englobe et permet de d&#233;ployer cet ensemble en le rendant accessible d'un seul coup d'&#339;il ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/617817887?h=130827ee19&amp;title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://vimeo.com/617817887&#034;&gt;Statemennt de la Culture Terrienne, Laure Molina&lt;/a&gt; from &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/user25678686&#034;&gt;TK-21&lt;/a&gt; on &lt;a href=&#034;https://vimeo.com&#034;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Message, temps &#233;criture&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En inventant, au terme d'un d&#233;ploiement en trois &#233;tapes, une &#233;criture compos&#233;e de formes &#224; la fois vortex, centr&#233;es et explosant ou projetant vers le lointain - ou, qui sait, le cosmos - des incises ins&#233;minantes, Laure Molina est parvenue &#224; r&#233;aliser une &#339;uvre &#224; la fois visuelle et signifiante, variable et concentrique, porteuse d'un message immense et accessible presque d'un seul regard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour parvenir &#224; la formation des signes finaux de cette &#233;criture supra-symbolique et infra-perceptive, elle a associ&#233; trois personnages stylis&#233;s composant &#224; eux trois, &#224; chaque fois, une figure &#171; amoureuse &#187; &#233;voquant une fusion physique exp&#233;rimentale, qu'elle a comme laiss&#233; &#234;tre aval&#233;s par un maelstrom irr&#233;sistible mais qu'elle a su retenir au bord du gouffre. Stabilis&#233;, chaque ensemble est devenu une figure singuli&#232;re, une lettre un petit &#234;tre en formation. Et c'est avec ces lettres qu'elle &#233;crit son &#171; statement culture terrienne &#187;, message par lequel elle entend rendre possible une reconnexion g&#233;n&#233;rale des individus au monde, des individus entre eux, et du monde avec les humains.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17315 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;103&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/3_statement.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH174/3_statement-4268e.jpg?1633275887' width='500' height='174' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Laure Molina &#8212; Statement culture terrienne
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Collage sur tableau scolaire, triptyque, 2019 / 2020
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'humain et le vivant&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'urgence de ce devenir renouvelant la relation g&#233;n&#233;rale du vivant humain avec le vivant pensant selon d'autres lignes &#233;nerg&#233;tiques que celles que permettent de d&#233;finir les concepts, prend sous nos yeux toute sa puissance vibratoire. Car ces lettres sont r&#233;alis&#233;es avec un mat&#233;riau qui les fait varier avec la lumi&#232;re, comme si chaque signe, chaque lettre, &#233;tait &#224; la fois en connexion avec l'univers et, en soi-m&#234;me, un arc-en-ciel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'emprise des th&#233;ories linguistiques ayant en quelque sorte retenu les signes dans la prison de l'ambivalence entre signifiant et signifi&#233;, a &#233;loign&#233; d'autant la possibilit&#233; de voir au-del&#224; des signes que sont les lettres, c'est-&#224;-dire de voir &#224; travers des lettres les signes que le monde nous adresse et de mieux appr&#233;hender aussi ceux que nous lui adressons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un tableau scolaire blanc &#224; deux panneaux articul&#233;s pouvant recouvrir le panneau central, sur ce qui doit donc &#234;tre vu comme un triptyque contemporain, Laure Molina nous donne &#224; voir, &#224; &#233;prouver, &#224; lire, &#224; exp&#233;rimenter un texte d'une ampleur magique souterraine, puisqu'il s'agit d'un ensemble de propositions susceptibles de nous aider &#224; nous orienter dans le monde, et, en renouant avec les &#234;tres qui nous entourent, &#224; r&#233;tablir un ensemble d'&#233;quilibres vitaux pour cette terre en proie aux ondes violentes qu'&#233;met une volont&#233; de destruction indistinctement partag&#233;e, semble-t-il, par l'ensemble des humains en proie &#224; un d&#233;lire collectif insatiable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; spectateur &#187; de ce tableau peut &#234;tre &#224; la fois s&#233;duit par les brillances et les variations lumineuses, et d&#233;rout&#233; par l'incompr&#233;hension dans laquelle il se trouve face &#224; ces signes, ces lettres qu'il ne reconna&#238;t pas au premier regard. Mais, ce faisant, il est confront&#233; &#224; la t&#226;che majeure qui est la sienne aujourd'hui, celle d'interpr&#233;ter les signes, tous les signes, ceux qu'il re&#231;oit ou esp&#232;re recevoir, comme ceux qu'il &#233;met.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17313 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;49&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH627/1_alphabet-29ce6.jpg?1772213623' width='500' height='627' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Laure Molina &#8212; Alphabet &#233;critures actives
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comprendre sa vie, comprendre la vie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avec ce tableau intitul&#233; &lt;i&gt;Statement culture terrienne&lt;/i&gt;, au terme de pr&#232;s de dix ans de travail cr&#233;atif et r&#233;flexif, Laure Molina, met en sc&#232;ne ce qui est &#224; la fois l'aboutissement d'un projet artistique, et une ouverture sur le devenir de la conscience. Elle y met en sc&#232;ne le moment central d'un basculement auquel elle invite chacun &#224; accepter de participer. Elle y r&#233;v&#232;le ce qui peut advenir lorsque l'on fait de cette ouverture majeure le vecteur de l'accomplissement d'une mutation psychique intense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cryptant son message dans une &#233;criture d&#233;passant le pi&#232;ge dans lequel la logique linguistique pure articul&#233;e autour de l'opposition signifiant/signifi&#233; nous a enferm&#233; depuis plus d'un si&#232;cle, elle nous met au d&#233;fi de faire face &#224; la part la plus sombre et la plus intime de nous-m&#234;mes. Car nous vivons sur le fond d'une angoisse porteuse d'espoir mais terrifiante sous bien des aspects, celle que nous &#233;prouvons &#224; l'id&#233;e de tenter r&#233;ellement de &#171; d&#233;chiffrer &#187; le monde. Cependant, elle nous indique qu'il est possible de concevoir le monde non plus comme le lieu horrible o&#249; chacun de nous a &#233;t&#233; contre son gr&#233; &#171; jet&#233; &#187; et &#171; abandonn&#233; &#187; mais comme cette dimension partag&#233;e entre les vivants sentant et pensant et le cosmos ayant pris corps sur la plan&#232;te terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plonger &lt;i&gt;eyes wide open&lt;/i&gt; dans ces lettres aux couleurs changeantes, c'est accepter avant m&#234;me d'y avoir &#233;t&#233; invit&#233; de faire sur soi ce travail de m&#233;tamorphose int&#233;rieure. Chacun, en plongeant les yeux dans les reflets de ces signes vibratiles, deviendra un double cosmique ayant d&#233;j&#224; commenc&#233; de devenir lumi&#232;re. &#201;lev&#233; &#224; la hauteur de la vibration pure, il sera aussit&#244;t devenu l'herm&#233;neute de sa propre existence et, vie, exp&#233;rience et interpr&#233;tation ne seront plus alors que les noms anciens de ces trois lignes qui, entrelac&#233;es dans l'&#339;il d'un vortex, composent chacune des lettres de cet alphabet &#224; la fois sensuel, cosmique et profond&#233;ment humain gr&#226;ce auquel &#233;crire et lire ne seront plus des actions s&#233;par&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17314 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;49&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH632/2_ecritures-actives-e12b1.jpg?1772213623' width='500' height='632' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Laure Molina &#8212; Alphabet &#233;critures actives
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Frontispice : Laure Molina &#8212; H&#233;ritage, &#201;tudes, 3M.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Laure Molina, Le Monde de la Vie</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Laure-Molina-Le-Monde-de-la-Vie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Laure-Molina-Le-Monde-de-la-Vie</guid>
		<dc:date>2020-05-01T17:24:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laure Jaumouill&#233; et Laure Molina</dc:creator>


		<dc:subject>Multim&#233;dia</dc:subject>
		<dc:subject>Photo plasticienne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'&#339;uvre plastique de Laure Molina se distingue par des &#233;tapes qui s'imbriquent les unes dans les autres. Selon un effet de rebond, chaque nouvelle &#233;tape permet d'en d&#233;couvrir davantage sur les &#233;tapes pr&#233;c&#233;dentes. Le fil conducteur qui les relie est celui de la mise en relation des spectateurs occidentaux avec leur environnement naturel et avec leur identit&#233; essentielle.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Multimedia" rel="tag"&gt;Multim&#233;dia&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Photo-plasticienne" rel="tag"&gt;Photo plasticienne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1664-117dd.jpg?1772233326' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'&#339;uvre plastique de Laure Molina se distingue par des &#233;tapes qui s'imbriquent les unes dans les autres. Selon un effet de rebond, chaque nouvelle &#233;tape permet d'en d&#233;couvrir davantage sur les &#233;tapes pr&#233;c&#233;dentes. Le fil conducteur qui les relie est celui de la mise en relation des spectateurs occidentaux avec leur environnement naturel et avec leur identit&#233; essentielle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Auteur des &lt;i&gt;Trois mati&#232;res&lt;/i&gt; (1960), St&#233;phane Lupasco explique que la contradiction est la texture de l'univers. Tout, dans le monde, est constitu&#233; d'une tension entre des forces contradictoires. Lupasco ajoute qu'il y a toujours un &lt;i&gt;Tiers inclus&lt;/i&gt; entre ces &#233;l&#233;ments oppos&#233;s, qui permet de les consid&#233;rer simultan&#233;ment. Dans la lign&#233;e de Lupasco, Basarab Nicolescu &#233;voque la recherche de ce &#171; tiers &#187; &#224; inclure entre deux pens&#233;es qui s'opposent afin d'acc&#233;der &#224; un autre niveau de r&#233;alit&#233;. Il s'agit toujours de subvertir les antagonismes binaires. Basarab Nicolescu propose de se mettre en qu&#234;te du &lt;i&gt;Tiers inclus&lt;/i&gt; entre moi et le monde. Ainsi il &#233;chappe &#224; la pens&#233;e dualiste, caract&#233;ristique de la Modernit&#233; occidentale, qui appara&#238;t comme une pens&#233;e d'exclusion&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La pens&#233;e occidentale est marqu&#233;e, notamment, par le dualisme de Ren&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La pratique artistique de Laure Molina s'inscrit dans cette m&#234;me recherche destin&#233;e &#224; subvertir les fronti&#232;res entre forces oppos&#233;es, qui produisent autant de dualismes. Ainsi, elle tend &#224; cr&#233;er des ponts entre les champs de pens&#233;e et explore des voies pour d&#233;passer les syst&#232;mes binaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#339;uvre plastique de Laure Molina se distingue par des &#233;tapes qui s'imbriquent les unes dans les autres. Selon un effet de rebond, chaque nouvelle &#233;tape permet d'en d&#233;couvrir davantage sur les &#233;tapes pr&#233;c&#233;dentes. Le fil conducteur qui les relie est celui de la mise en relation des spectateurs occidentaux avec leur environnement naturel et avec leur identit&#233; essentielle. L'artiste tend &#224; les relier &#224; la mati&#232;re physique, vivante, tout autant qu'avec le cosmos. Cette mise en relation du spectateur avec des &#233;l&#233;ments naturels se fait par le biais d'&#233;l&#233;ments industriels et technologiques, comme pour souligner le paradoxe existentiel que nous vivons aujourd'hui. Ce dernier repr&#233;sente un d&#233;fi logique de notre soci&#233;t&#233; contemporaine : retrouver notre identit&#233; essentielle, en s'accordant au d&#233;veloppement industriel et technologique, ou en d'autres mots, passer par la technologie pour nous retrouver nous-m&#234;mes. En outre, dans tout le travail de Laure Molina, on observe la r&#233;surgence de l'arbre et du soleil, dont le &#171; coefficient proportionnel &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon les mots de l'artiste.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; change en fonction des &#233;tapes du travail artistique, et nous guide quant &#224; l'interaction de l'&#339;uvre avec le spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14817 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH590/4_visuel-b83c2.jpg?1588597628' width='500' height='590' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un deug et un master en arts plastiques, Laure Molina d&#233;cide de partir &#224; la d&#233;couverte des cultures am&#233;rindiennes d'Am&#233;rique latine. Elle part en 1996 et ne reviendra d&#233;finitivement qu'en 2004. Apr&#232;s un s&#233;jour en &#201;quateur puis en Bolivie, elle se consacre &#224; une ann&#233;e d'exp&#233;rimentation en atelier. Puis de nouveau, la voici sur des terres lointaines, d'abord en R&#233;publique Dominicaine, puis au Guatemala. Ces sept ann&#233;es de s&#233;jour marquent profond&#233;ment sa personnalit&#233; et sa pratique. Depuis son retour en Occident, toutes ses &#339;uvres sont inspir&#233;es par la rencontre avec ces cultures am&#233;rindiennes qui la relient au vivant de mani&#232;re visc&#233;rale. Les syst&#232;mes binaires issus de la Modernit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous entendons ici par &#171; Modernit&#233; &#187; les syst&#232;mes de pens&#233;e issus de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; rencontrent la multiplicit&#233; observ&#233;e dans les cultures des peuples de tradition orale. L'artiste y trouve un moyen de subvertir la diff&#233;renciation entre l'homme et son environnement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14707 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;254&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH708/5_visu-52487.jpg?1588353889' width='500' height='708' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Se&#769;rie 1 : &#171; Re&#769;flexions e&#769;nergie cellulaire &#187; - 2004 &#8211; photographies sur papier Se&#769;rie 2 : &#171; Re&#769;flexions Extra terre &#187; - 2004 &#8211; photographies sur papier&lt;br class='autobr' /&gt;
Se&#769;rie 3 : &#171; Re&#769;flexions Dif Dim &#187; - 2005 &#8211; photographie sur papier
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A partir de 2004, Laure Molina s'approprie le perspectivisme propre aux cultures am&#233;rindiennes de tradition orale. Comme le montre Eduardo Viveiros de Castro, dans les cultures am&#233;rindiennes de tradition orale, chaque &#234;tre vivant d&#233;tient un point de vue sur le monde, chacun se consid&#233;rant comme humain, et consid&#233;rant l'autre comme non-humain&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;VIVEIROS DE CASTRO Eduardo, M&#233;taphysiques cannibales, Presses Universitaires (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. A l'&#233;poque des premiers appareils num&#233;riques, Laure Molina d&#233;veloppe plusieurs s&#233;ries photographiques prenant pour objet ses propres mains, dont &lt;i&gt;R&#233;flexions Binaires, R&#233;flexions cellulaires, R&#233;flexions extra terre&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;R&#233;flexions dif dim&lt;/i&gt;... A cette occasion, elle retranscrit la prolif&#233;ration des reflets lumineux dans l'eau de la Seine. A la mani&#232;re de Rodtchenko&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous faisons r&#233;f&#233;rence &#224; certaines photographies de Rodtchenko effectu&#233;es (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'appareil photo est renvers&#233; pour obtenir un rendu vertigineux et d&#233;structur&#233;. Le fond de l'&#339;uvre est tapiss&#233; de disques compacts, produisant un effet arc-en-ciel et une surface sp&#233;culaire. On y observe un rendu chaotique issu de diff&#233;rents fragments, comme autant de fen&#234;tres juxtapos&#233;es. L'&#339;uvre produit un sentiment d'enivrement et offre au spectateur un reflet de lui-m&#234;me. Ce dernier se trouve entrem&#234;l&#233; avec les reflets lumineux qui retranscrivent une multiplicit&#233; de points de vue. Les spectateurs font l'exp&#233;rience de l'union du soleil avec l'eau &#8211; outils chamaniques par excellence &#8211;, au c&#339;ur m&#234;me du dispositif industriel qu'est le disque compact. La s&#233;rie des mains produit la rencontre entre le sujet &#8211; le spectateur &#8211; et un syst&#232;me complexe d'ombres et de lumi&#232;res. Ainsi, elle se fait le reflet d'une d&#233;multiplication des points de vue propre au perspectivisme observ&#233; dans les cultures am&#233;rindiennes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14708 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/6_visu.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH376/6_visu-3e2f3.jpg?1588353889' width='500' height='376' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;R&#233;flexions d'un arbre sur l'eau&lt;/i&gt; (2006) consiste en une s&#233;rie de photographies sur papier &#233;voquant le &lt;i&gt;Rhizome&lt;/i&gt; de Gilles Deleuze. Comme son titre l'indique, on y observe les reflets d'un arbre sur l'eau. Les contrastes entre les valeurs claires et obscures ont &#233;t&#233; accentu&#233;s et l'image est renvers&#233;e de la verticale &#224; l'horizontale. Dans la culture Maya, l'arbre est le fr&#232;re de l'homme. D&#232;s leur plus jeune &#226;ge, les membres de la communaut&#233; apprennent &#224; se relier avec les &#233;l&#233;ments naturels, qui constituent une source d'&#233;nergie fondamentale. Ici, l'arbre appara&#238;t au travers d'une prolif&#233;ration de fractions lumineuses ; il &#233;voque le &lt;i&gt;Rhizome&lt;/i&gt; tel qu'il est d&#233;fini par Deleuze : les reflets de l'arbre miroitant dans l'eau de la Seine ne cessent de se propager de mani&#232;re horizontale, abolissant toute hi&#233;rarchie dans la composition de l'image. Cette &#339;uvre de Laure Molina fait &#233;cho &#224; l'ouvrage de Emmanuele Coccia, &lt;i&gt;La Vie des Plantes&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;COCCIA Emmanuele, La vie des plantes : une m&#233;taphysique du m&#233;lange, Rivages, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'auteur &#233;voque l'enchev&#234;trement entre notre corps et le monde v&#233;g&#233;tal : les plantes sont &#224; l'origine du monde, elles permettent d'appr&#233;hender son d&#233;but perp&#233;tuel, sans cesse recommenc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14709 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L497xH750/7_visu-0a1e5.jpg?1588353889' width='497' height='750' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans la lign&#233;e de &lt;i&gt;R&#233;flexions d'un arbre sur l'eau&lt;/i&gt;, l'artiste d&#233;veloppe avec &lt;i&gt;Pouvoir &#234;tre arbre&lt;/i&gt;, une s&#233;rie de photographies sublim&#233;es sur polyester, accueillant dans la profondeur de l'&#339;uvre une structure de disques compacts. La surface ext&#233;rieure de l'image retranscrit le reflet d'un arbre, tandis que le fond produit un effet arc-en-ciel et sp&#233;culaire. Ainsi, l'&#339;uvre refl&#232;te tout ce qui orbite autour d'elle, entrem&#234;lant la silhouette de l'arbre avec l'image du spectateur. Le processus cr&#233;atif s'ach&#232;ve une fois que le spectateur a int&#233;gr&#233; le champ de r&#233;flexion et peut alors s'identifier &#224; l'arbre. Il s'agit d&#232;s lors d'une &#339;uvre cin&#233;tique dans la mesure o&#249; elle &#233;volue avec l'atmosph&#232;re, la lumi&#232;re ambiante et le point de vue du spectateur ; celle-ci &#233;voquant l'art de Nicolas Sch&#246;ffer ou encore de Julio Le Parc. A la mani&#232;re d'une cellule, l'&#339;uvre est autonome, mais elle interagit pourtant avec son environnement au travers du syst&#232;me de reflets qu'elle produit.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14710 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/8_visu.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH328/8_visu-3d36a.jpg?1772190473' width='500' height='328' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Laure Molina d&#233;veloppe depuis fin 2010, l'installation de lumi&#232;re &lt;i&gt;Quand l'ombre devient arc-en-ciel&lt;/i&gt;, compos&#233;e d'une source de lumi&#232;re et d'un support en bois qui peut s'apparenter &#224; un mur ou une paroi. A partir de ce principe, elle multiplie les projets d'exposition comme &lt;i&gt;L&#224; o&#249; na&#238;t la lumi&#232;re&lt;/i&gt;, o&#249; l'on observe ces m&#234;mes parois blanches imbriqu&#233;es, formant des lettres de l'alphabet, et notamment le mot &#171; Fut &#187;. L'objectif de cette exposition &#233;tait de faire p&#233;n&#233;trer les spectateurs dans un &#171; espace-&#234;tre au pass&#233; simple &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon les mots de l'artiste.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le processus cr&#233;atif s'ach&#232;ve une fois que le spectateur d&#233;couvre son ombre, non plus obscure mais color&#233;e comme un arc-en-ciel projet&#233; sur les murs de l'espace. L'artiste utilise des fluos tr&#232;s courants, un produit industriel en fin de vie, aujourd'hui remplac&#233; par les LEDs. Ici, on retrouve le coefficient proportionnel du soleil au travers de la diffraction de la lumi&#232;re et de l'ombre, principes essentiels dans l'&#339;uvre de l'artiste, dans la lign&#233;e d'artistes comme Carlos Cruz Diez. Elle s'apparente &#224; une situation &lt;i&gt;th&#233;&#226;trale&lt;/i&gt; telle que d&#233;finie par Michael Fried&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;FRIED Michael, Art and Objecthood, Art Forum 5, juin 1967, p. 12-23.&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, en opposition &#224; l'autonomie de l'&#339;uvre d'art traditionnelle. Tandis qu'elle convoque le retour des ombres dans le r&#233;el, l'&#339;uvre renouvelle le mythe de la caverne platonicienne au travers d'une r&#233;habilitation des reflets lumineux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec &lt;i&gt;On m'a dit que sans eux vous ne passerez pas&lt;/i&gt; (2016), ou encore &lt;i&gt;Le Passage&lt;/i&gt; (2016), l'artiste bloque des portes et cr&#233;e des ouvertures, associant ainsi deux forces contradictoires. On y observe notamment une porte bloqu&#233;e par une croix, celle-ci &#233;tant compos&#233;e de figures d&#233;coup&#233;es dans du bois inspir&#233;es par les illustrations de livres d'histoire : elles &#233;voquent les guerres de religion, la Guerre de Cent ans ou encore la Saint Barth&#233;l&#233;my. Sur la deuxi&#232;me porte, une croix christique bloque l'acc&#232;s, tandis qu'elle se transforme pour figurer une orgie d'accouplements. L'usage du noir et du blanc &#233;voque un certain dualisme ; il s'agirait d'explorer des syst&#232;mes binaires et de rechercher une troisi&#232;me voie, ce processus apparaissant comme le d&#233;nominateur commun &#224; toute l'&#339;uvre. On y retrouve l'adh&#233;sif arc-en-ciel recouvrant la surface ext&#233;rieure des portes. Cet aplat miroitant produit des reflets lumineux, introduisant dans l'&#339;uvre une troisi&#232;me dimension. Cette s&#233;rie &#233;voque les portes de Gavin Turk, mais aussi l'ouvrage de Pascal Dibie, &lt;i&gt;Ethnologie de la porte&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;DIBIE Pascal, Ethnologie de la porte, Anne-Marie M&#233;taili&#233;, 2012.&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'auteur explore cette symbolique dans tous ses aspects ; il &#233;tudie les portes antiques, celles de Babylone, ou encore des pyramides et de Rome. Il y per&#231;oit les fronti&#232;res du public et du priv&#233; et d&#233;bouche sur ce que Bachelard appelait &#171; un cosmos de l'entre-ouvert &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;BACHELARD Gaston, La Po&#233;tique de l'Espace, Presses Universitaires de France, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14711 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/9_visu.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH281/9_visu-faf1b.jpg?1772190473' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#201;tudes 3M&lt;/i&gt; (2016-nos jours) consiste en l'invention d'une &#233;criture inspir&#233;e du Kamasutra, qui traduit les &lt;i&gt;Impressions d'Afrique&lt;/i&gt; de Raymond Roussel. Celle-ci reprend le motif de la croix invers&#233;e. L'&#339;uvre appara&#238;t comme un syst&#232;me &#233;nigmatique, ajoutant au dualisme du Kamasutra, une troisi&#232;me figure. Chaque lettre de l'alphabet devient un &#171; throuple &#187;, &#224; savoir, un couple compos&#233; de trois &#233;l&#233;ments, dont la position et la mise en relation &#233;voluent en fonction des lettres : ce qui domine dans l'une devient le domin&#233; dans l'autre. Ici, le syst&#232;me binaire caract&#233;ristique de la Modernit&#233; occidentale rencontre la multiplicit&#233; observ&#233;e par l'artiste dans les cultures am&#233;rindiennes. Au-del&#224; de la r&#233;f&#233;rence &#224; la sexualit&#233;, il s'agit avant tout de subvertir le dualisme, au travers de ces lettres &#171; throuple &#187; constitu&#233;es d'un adh&#233;sif arc-en-ciel, introduisant dans l'&#339;uvre une surface miroitante et sp&#233;culaire. Ces pi&#232;ces font &#233;cho aux origines de l'&#233;criture, une r&#233;flexion qui entre en contraste avec son &#233;tude des civilisations de tradition orale. Traditionnellement, on situe l'invention de l'&#233;criture vers 3400 av J.C., tandis que les sum&#233;riens mettent en forme une graphie primitive destin&#233;e &#224; enregistrer des transactions commerciales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s des ann&#233;es &#224; d&#233;velopper un travail autour de ce qu'elle appelle le &#171; solaire &#187;, Laure Molina s'oriente dans une direction contraire. La s&#233;rie &lt;i&gt;O.M Culture Petit Gris&lt;/i&gt; pr&#233;sente de petits &#234;tres dont la hauteur ne d&#233;passe pas la taille d'un genou humain. Ces derniers s'apparentent &#224; des hommes-machines, dont la t&#234;te a disparu au profit d'un v&#233;hicule. On d&#233;couvre en outre qu'il s'agit de petites pi&#232;ces artisanales cr&#233;&#233;es en Afrique, achet&#233;es par des Europ&#233;ens, puis r&#233;cup&#233;r&#233;es par Laure Molina sur Le Bon Coin. Le &#171; coefficient proportionnel &#187; de l'arbre, qui se r&#233;p&#232;te au fil de l'&#339;uvre de l'artiste, est ici &#233;touff&#233;, d&#233;tourn&#233; de sa nature. Les statues en bois sont recouvertes d'un gris opaque, &#224; tel point que l'on ne reconna&#238;t plus leur nature v&#233;ritable. En &#233;chos &#224; Guy Debord, ces figures &#233;voquent le capitalisme, tel qu'il s'est infiltr&#233; dans les tr&#233;fonds de nos esprits. Enivr&#233;es par le culte de la consommation, elles auraient litt&#233;ralement &#171; perdu la t&#234;te &#187;. On pense aussi au post-humanisme, selon lequel l'homme sera bient&#244;t transfigur&#233; par la technique : la technologie est destin&#233;e &#224; sublimer l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14712 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/10_visu.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH218/10_visu-f9fb8.jpg?1588353889' width='500' height='218' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re &#233;largie, l'&#339;uvre de Laure Molina &#233;voque un ouvrage de David Abram, &lt;i&gt;Comment la Terre s'est tue&lt;/i&gt;, dans lequel l'auteur retranscrit une enqu&#234;te men&#233;e au sein de peuples de tradition orale. Il y fait le constat selon lequel nous avons perdu notre lien &#224; la Terre. David Abram propose de renouer notre exp&#233;rience sensible avec le &#171; monde de la vie &#187;, il nous incite &#224; une r&#233;ciprocit&#233; de la perception ainsi qu'&#224; un langage &#171; animiste &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ABRAM David, Comment la Terre s'est tue, Pour une &#233;cologie des sens, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Lors de son retour en Occident, il semble perplexe vis-&#224;-vis de l'incompr&#233;hension rencontr&#233;e aupr&#232;s de ses proches, inconscients des ph&#233;nom&#232;nes auxquels il a d&#251; se rendre sensible afin de communiquer avec les magiciens indig&#232;nes : &#171; la vie des autres animaux, les gestes menus des insectes et des plantes, le langage des oiseaux, les saveurs dans le vent, le flux des sons et des odeurs&#8230; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ABRAM David, Ibid., p. 260.&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'&#339;uvre de Laure Molina s'inscrit dans cette aspiration profonde &#224; s'impr&#233;gner du &#171; monde de la vie &#187; et de renouer avec le vivant de mani&#232;re intime et visc&#233;rale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La pens&#233;e occidentale est marqu&#233;e, notamment, par le dualisme de Ren&#233; Descartes et par sa radicalit&#233;. Descartes oppose la &lt;i&gt;res extensa&lt;/i&gt; (l'&#233;tendue ou mati&#232;re mesurable, dont le corps) &#224; la &lt;i&gt;res cogitans&lt;/i&gt; (la pens&#233;e, ou l'&#226;me). L'&#233;tendue du corps comme l'esprit ont leurs caract&#233;ristiques sp&#233;cifiques, et sont priv&#233;s d'interm&#233;diaire. &lt;i&gt;Cf.&lt;/i&gt; DESCARTES Ren&#233;, &lt;i&gt;M&#233;ditations M&#233;taphysiques&lt;/i&gt;, 1641, Flammarion, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon les mots de l'artiste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous entendons ici par &#171; Modernit&#233; &#187; les syst&#232;mes de pens&#233;e issus de la r&#233;volution scientifique du XVIIe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;VIVEIROS DE CASTRO Eduardo, &lt;i&gt;M&#233;taphysiques cannibales&lt;/i&gt;, Presses Universitaires de France, PUF, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous faisons r&#233;f&#233;rence &#224; certaines photographies de Rodtchenko effectu&#233;es dans les ann&#233;es 1920.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;COCCIA Emmanuele, &lt;i&gt;La vie des plantes : une m&#233;taphysique du m&#233;lange&lt;/i&gt;, Rivages, 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon les mots de l'artiste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;FRIED Michael, &lt;i&gt;Art and Objecthood&lt;/i&gt;, Art Forum 5, juin 1967, p. 12-23.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;DIBIE Pascal, &lt;i&gt;Ethnologie de la porte&lt;/i&gt;, Anne-Marie M&#233;taili&#233;, 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;BACHELARD Gaston, &lt;i&gt;La Po&#233;tique de l'Espace&lt;/i&gt;, Presses Universitaires de France, 1958, p. 200.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ABRAM David, &lt;i&gt;Comment la Terre s'est tue, Pour une &#233;cologie des sens&lt;/i&gt;, &#201;ditions La D&#233;couverte, 2013, p .10.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ABRAM David, &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 260.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Le titre choisi pour ce texte fait r&#233;f&#233;rence &#224; l'ouvrage de David Abram : &lt;i&gt;Comment la Terre s'est tue, Pour une &#233;cologie des sens&lt;/i&gt;, &#201;ditions La D&#233;couverte, 2013.&lt;br class='autobr' /&gt;
Laure Jaumouill&#233; : laure.jaumouille@gmail.com&lt;br class='autobr' /&gt; Laure.molina@gmail.com&lt;br class='autobr' /&gt;
Laure Molina&lt;a href=&#034;http://www.lauremolina.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.lauremolina.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Exp&#233;rimentations en art, politique et commissariat d'exposition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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