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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>Drawn by hair</title>
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		<dc:creator>Claudie Dadu et Hannibal Volkoff</dc:creator>


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		<description>&lt;p&gt;&#171; J'existe. C'est doux, si doux, si lent. Et le&#769;ger : on dirait que c&#807;a tient en l'air tout seul. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Paul Sartre - La Nause&#769;e&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH122/arton1284-a9150.jpg?1772247808' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='122' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; J'existe. C'est doux, si doux, si lent. Et le&#769;ger : on dirait que c&#807;a tient en l'air tout seul. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Paul Sartre - La Nause&#769;e&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Exister, dans le sens d'e&#770;tre en vie, ce pourrait e&#770;tre c&#807;a : &#171; tenir en l'air tout seul &#187;. &#202;tre active&#769; par une force interne et constitutive, qui s'accroche au cosmos, c'est-a&#768;-dire a&#768; l'e&#769;bullition du temps. Prive&#769; de cette force, e&#769;puise&#769;, le sujet tombe. Il retourne au sol et se de&#769;compose progressivement sous la cadence silencieuse de l'oubli des vivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acte premier de l'&#339;uvre de Claudie Dadu, c'est une curieuse attention a&#768; ce qui est tombe&#769;, ce &lt;i&gt;reste&lt;/i&gt; en trop dont il faut se de&#769;barrasser. Chaque jour, comme pour tout un chacun, un certain nombre de ses cheveux chutent de son cra&#770;ne pour atterrir a&#768; ses pieds ; l'artiste de&#769;cidera de leur donner un nouveau souffle, de les sortir de leur destine&#769;e de de&#769;chets pour en faire autre chose : des dessins. Pourquoi les cheveux particulie&#768;rement ? Serait-ce parce que leur matie&#768;re est quasi-indestructible, et, contenant en elle son code ge&#769;ne&#769;tique, ils seraient une trace vagabonde, exile&#769;e et de&#769;nue&#769;e de fonction, de son identite&#769; ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11361 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/0_baiser.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH498/0_baiser-1551f.jpg?1772191371' width='500' height='498' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Baiser miroir
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il s'agirait donc d'un pari : celui de la pre&#769;servation de soi, mais d'une pre&#769;servation non-fige&#769;e, qui s'ope&#768;re dans son renouvellement, sa re&#769;surrection. Selon certains mythes, de&#769;tenir une chevelure se&#769;pare&#769;e sert a&#768; confectionner des e&#769;lixirs de vie et d'amour, ou permet, selon certaines approches du scalp, de posse&#769;der la me&#769;moire d'autrui. Dans cette exposition monographique a&#768; la Galerie Hors-Champs, Claudie Dadu se positionne dans la continuite&#769; de ces croyances, et propose son propre conte, de la naissance a&#768; la mort et de la mort a&#768; la renaissance. Afin d'exprimer cette que&#770;te, elle articule son exposition autour de trois grandes compositions faisant re&#769;fe&#769;rence a&#768; la the&#769;ologie : l'Annonciation de Gabriel, la Nativite&#769;, et la Crucifixion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, nulle re&#769;ve&#769;rence dans ces images... L'univers de Claudie Dadu est fait au contraire d'un humour insolent et provocateur, comme une pulsion de vie. Les cheveux doivent se dresser sur la te&#770;te pour retrouver leur vigueur, et c'est dans l'urgence de la pornographie, de l'e&#769;nergie libidinale, que se trame le dessein de son conte. On pense a&#768; nouveau aux croyances religieuses, qui ont fait de la chevelure fe&#769;minine le domaine ultime du sexuel, et donc du sacre&#769;, a&#768; soustraire aux regards impurs. Mais l'impur n'existe pas chez l'artiste fe&#769;ministe, et c'est dans un juste retour de ba&#770;ton que, si la religion a emprisonne&#769; l'e&#769;rotisme dans une cloison sacre&#769;e, elle confie le sacre&#769; a&#768; ses torrents d'e&#769;rotisme.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11364 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;8&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/3_erotif.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH651/3_erotif-97480.jpg?1772191371' width='500' height='651' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Erotif
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le me&#770;me cheveu, pose&#769; entre le support et le verre, repre&#769;sente un ongle qui devient la courbe d'une vulve offerte ou d'un gland dresse&#769;. La ligne d'une verge devient la le&#768;vre puis la pommette de sa bienfaitrice. Tout est contour, tout est ligne qui peut prendre n'importe quelle direction, se me&#769;tamorphoser en n'importe quelle figure. Le fil d'Ariane mute lui-me&#770;me en labyrinthe, le labyrinthe organique du formel. D'un e&#769;le&#769;ment du corps, le cheveu mort, on esquisse des corps vivants qui fusionnent entre eux. Ce fil ne consiste pas uniquement a&#768; se diriger, mais aussi a&#768; rattacher les choses entre elles. On admire la finesse, la de&#769;licatesse du trace&#769;, dont l'ope&#769;ration semble aussi fragile que sa vision (il faut s'approcher pour la discerner), fragile et le&#769;ger comme l'existence. Sa puissance e&#769;vocatrice impressionne aussi : quelques portraits d'artistes sont pre&#769;sente&#769;s, et l'on se demande comment, a&#768; partir de simples cheveux, parviennent a&#768; se retranscrire avec autant de fide&#769;lite&#769; les traits, les expressions, l'identite&#769; du mode&#768;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce dispositif unique, cette e&#769;conomie de moyens aboutissant a&#768; une telle vitalite&#769; visuelle, l'&#339;uvre de Claudie Dadu a su s'imposer comme un ve&#769;ritable renouvellement dans l'univers du dessin contemporain.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11365 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;59&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/4_web-af.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH651/4_web-af-35628.jpg?1772191371' width='500' height='651' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&#171; Erotif AF &#187;, cheveux sous verre 26 x 32, 2015
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Passant du corps au corps, du corps-a&#768;-corps, on se doit d'interroger ce qui lui donne sa fonction, c'est a&#768; dire le langage. La se&#769;rie des mains, quand elles ne font pas un doigt d'honneur, montre des mots e&#769;nonce&#769;s par la Langue des Signes. Le re&#769;el est un tissu brode&#769; par le langage, et puisqu'au commencement e&#769;tait le Verbe, alors ce qui &lt;i&gt;relie&lt;/i&gt; est aussi ce qui relit. &#171; BAISER &#187;, &#171; CON &#187;, ou &#171; GAY &#187; sont quelques exemples des mots e&#769;crits : Claudie Dadu se plai&#770;t a&#768; nouveau a&#768; jouer des correspondances entre signifiant et signifie&#769;, puisqu'a&#768; partir d'une gestuelle et de son illustration organique (le cheveu devient une main, la main devient une lettre), l'ide&#769;e retranscrite renvoie elle-me&#770;me au corps (la lettre devient un mot, donc un concept, en l'occurrence sexuel, et dont on appre&#769;ciera d'ailleurs la prosodie, d'une sensualite&#769; poe&#769;tique et e&#769;le&#769;gante).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, une se&#769;rie de vanite&#769;s ponctue l'exposition afin de nous souvenir que &#171; vanitas vanitatum, omnia vanitas &#187;. Il fallait bien des cheveux, et leur matie&#768;re imputrescible, pour nous rappeler a&#768; nous, exalte&#769;s par ces joyeux corps amoureux, cette orgie de jouissances, que &#171; poussie&#768;re, nous retournerons a&#768; la poussie&#768;re &#187;. C'est qu'on le sait bien, la vie ne tient qu'a&#768; un fil, e&#769;phe&#769;me&#768;re comme un souffle suspendu. Et pourtant, me&#770;me ces vanite&#769;s n'e&#769;chappent pas a&#768; l'humour de Claudie Dadu. Elles sont souriantes comme des plaisantins, dansantes dans leur cadre blanc, trop lubriques, elles aussi, pour incarner re&#769;ellement la mort. Elles ne sont pas dupes du dessein de leur dessinatrice, dont l'&#339;uvre, entre minutie et outrance, telle un doux, si doux &#171; fuck &#187;, leur murmure a&#768; l'oreille la question suivante : et si c'e&#769;tait la mort, finalement, qui ne tenait qu'a&#768; un fil ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11366 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;96&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/5_magritte.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/5_magritte-f4b8d.jpg?1537978612' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&#171; Ceci n'est pas un Magritte, non plus &#187; (de&#769;tail) Cheveux sous verre, 48 x 48, 2011
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Galerie Hors-Champs &lt;br class='autobr' /&gt;
du mardi au dimanche de 13 h a&#768; 19 heures&lt;br class='autobr' /&gt;
20, rue des Gravilliers 75003 Paris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contacts :&lt;br class='autobr' /&gt;
01 45 35 48 98 &lt;br class='autobr' /&gt;
contact@galerie-hors-champs.com &lt;br class='autobr' /&gt;
hannibalvolkoff@galerie-hors-champs.com&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.galerie-hors-champs.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.galerie-hors-champs.com&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.facebook.com/GalerieHorsChamps&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.facebook.com/GalerieHorsChamps&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.instagram.com/galerie_hors_champs&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.instagram.com/galerie_hors_champs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Couverture : &#171; Suspens &#187;, cheveux sous verre 48 x 48, 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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