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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>TK-21 </title>
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		<title>Dans le tissu du monde</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maria Clark</dc:creator>


		<dc:subject>Photo plasticienne</dc:subject>
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		<dc:subject>nu</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;(Re)tisser le corps au monde environnant, qu'il soit naturel, organique, parfois fa&#231;onn&#233; par notre main, c'est retrouver l'unit&#233; et renouer avec le vivant. C'est ainsi que s'ins&#232;re ma cr&#233;ation, en un ensemble aux nombreuses confluences.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Photo-plasticienne" rel="tag"&gt;Photo plasticienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/corps" rel="tag"&gt;corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/mot20" rel="tag"&gt;nu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1964-29b1a.jpg?1772206310' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;(Re)tisser le corps au monde environnant, qu'il soit naturel, organique, parfois fa&#231;onn&#233; par notre main, c'est retrouver l'unit&#233; et renouer avec le vivant. C'est ainsi que s'ins&#232;re ma cr&#233;ation, en un ensemble aux nombreuses confluences.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mon approche de l'art a toujours &#233;t&#233; multidirectionnelle, tentaculaire m&#234;me, ceci afin d'embrasser le monde au mieux et de ne pas en perdre une miette. Je suis boulimique des id&#233;es et de leur justesse. Je ne sais pas faire autrement. La cr&#233;ation permet une approche diff&#233;rente du temps et de l'espace. Du politique &#233;galement. Et surtout du vivant - ma priorit&#233;. C'est ouvert, ample, souple. Et l&#224;, il est possible de respirer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma cr&#233;ation personnelle a d&#233;but&#233; en 2001 - par l'&#233;criture et les images d'un film super 8. Ayant transit&#233; par les arts de la sc&#232;ne (danse contemporaine et th&#233;&#226;tre), en plus de mon cursus d'arts visuels, j'ai saut&#233; rapidement dans l'univers de la performance.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17337 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/image1-6.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/image1-6-90c8c.jpg?1635683789' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;tais au d&#233;part clairement engag&#233;e contre les entraves et les syst&#232;mes de s&#233;paration, notamment les fronti&#232;res g&#233;ographiques con&#231;ues par les humains. Par la suite, j'ai l&#226;ch&#233; le militantisme pour le sensible, cr&#233;ant des ensembles avec des m&#233;diums bien diff&#233;rents : la vid&#233;o, l'installation, le dessin&#8230; La dimension po&#233;tique na&#238;t de ces combinaisons, des relations, entre soi et les autres, bien entendu, entre l'&#339;uvre et le spectateur, mais &#233;galement entre les diff&#233;rents travaux qui se r&#233;pondent. Je ne me limite pas. J'affectionne ces ponts, ces jeux de miroir, ces mouvements qui demandent des changements de point de vue r&#233;guliers. Je suis r&#233;solument perspectiviste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait vingt ans que je d&#233;veloppe un travail d'auteur et de plasticienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis &#233;galement mod&#232;le vivant pour les ateliers beaux-arts. Cette pratique corporelle et spatiale (&#224; la crois&#233;e de la danse, de la m&#233;ditation et des arts martiaux) s'inscrit dans la globalit&#233; de mon univers artistique. Professionnelle pendant plus de dix ans, j'ai pos&#233; au quotidien, avec des semaines r&#233;guli&#232;res de 35 heures. Poser, c'est proposer. Et c'est aussi s'impr&#233;gner d'un environnement. En tout cas, c'est de cette mani&#232;re que j'aborde ce travail. On ne m'a jamais impos&#233; quoi que ce soit, si ce n'est un temps imparti (des immobilit&#233;s allant de quelques minutes &#224; 3/4 d'heure, quelquefois du mouvement). Les enseignants ou artistes me donnent parfois des directions, auquel cas je m'amuse de ces contraintes. C'est aussi cela cr&#233;er. Des architectures se construisent, en lien avec la lumi&#232;re, mais il est &#233;galement question ici d'empreinte, de pr&#233;sence, d'&#233;lan vital. Entre la pose et l'outil (crayon, pinceau&#8230; ou appareil photo, m&#234;me si la temporalit&#233; est bien diff&#233;rente), un espace interm&#233;diaire se cr&#233;e. Soi et autrui intimement li&#233;s dans un processus commun. Cette collaboration est r&#233;jouissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis toujours, j'utilise mon corps. Il me permet de partager une dynamique, une id&#233;e, un sentiment, une libert&#233; - un &#233;tat d'&#234;tre au monde, en somme. Certaines de ses parties se calent parfois dans des installations ou des dessins - le moulage de ma t&#234;te est devenu un globe terrestre, par exemple, ou l'empreinte de ma main une petite carte de navigation. Mon corps est une &#238;le, il s'inscrit dans un archipel. Il trouve ainsi sa place dans le brouhaha ambiant d'un monde social quelque peu d&#233;natur&#233; et en d&#233;sordre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17338 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH533/image2-5-efed6.jpg?1635683789' width='500' height='533' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;S'il n'est pas toujours clairement montr&#233;, on le devine, dissimul&#233; sous une pens&#233;e ou une silhouette. C'est un corps-monde qui prend part &#224; sa mani&#232;re dans l'histoire collective. Microcosme et macrocosme y sont consid&#233;r&#233;s conjointement, diluant ainsi la fronti&#232;re int&#233;rieur-ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interface entre le dedans et le dehors, &#224; la fois protectrice et perm&#233;able, la peau retient particuli&#232;rement mon attention. Le toucher est celui de nos cinq sens de r&#233;f&#233;rence qui &#224; mon avis est le plus complet - on touche par contact, direct ou indirect (le &#171; toucher de distance &#187;). Ce grand organe de la sensibilit&#233;, &#171; &#233;pidermique &#187;, donne son empreinte, sa mue ; et ses pores sont telles des antennes. &#192; ce propos nous pouvons lire sur TK21 la retranscription de la conf&#233;rence-performance donn&#233;e au Non-Lieu (Roubaix) en 2018 &#192; fleur de peau, de l'empreinte &#224; la matrice &gt; &lt;a href=&#034;https://www.tk-21.com/A-fleur-de-peau&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.tk-21.com/A-fleur-de-peau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17339 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/image3-5.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH319/image3-5-46a50.jpg?1772190142' width='500' height='319' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je suis tr&#232;s &#224; l'aise avec le nu, la peau nue. La censure des r&#233;seaux sociaux sans nuance est si ridicule. Au d&#233;part &#231;a m'exasp&#233;rait, maintenant je pr&#233;f&#232;re l&#226;cher prise avec la b&#234;tise. Trop d'&#233;nergie perdue pour rien. Dans les pays chr&#233;tiens plus protestants, tels que l'Allemagne ou les Pays-Bas, la relation au nu est bien diff&#233;rente de celle des pays impr&#233;gn&#233;s par le catholicisme ou la religion musulmane. C'est si relatif&#8230; Sur les lieux naturistes que je fr&#233;quente depuis peu, lorsque je croise des &#171; textiles &#187; (l'appellation de ceux qui sont habill&#233;s), je les trouve &#233;tranges, emprisonn&#233;s dans leurs v&#234;tements ; dans des conventions en quelque sorte. Dans ces environnements bienveillants que sont les ateliers beaux-arts et les espaces d&#233;di&#233;s, je peux dire que la nudit&#233; me donne de la puissance. &#171; Tout nu, tout nous. &#187;, j'aime &#224; dire. Apr&#232;s tout, nous sommes n&#233;s nus, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;rotisation du corps participe d'une autre intention. Il m'arrive d'aller sur ce terrain-l&#224;, parce que c'est aussi fondamentalement humain. La rencontre des principes masculin et f&#233;minin en chacun de nous et en l'autre, avec des curseurs souples, des forces attractives ou r&#233;pulsives. L'animus, l'anima, selon la pens&#233;e jungienne ; le Yin et le Yang, dans la pens&#233;e chinoise. Ou bien, tout simplement, repr&#233;senter le d&#233;sir et le charnel par le prisme de l'art et de l'&#233;criture. C'est obsc&#232;ne, velout&#233;, &#233;lectrique ; et tr&#232;s inspirant. La sexualisation du corps est aussi quelquefois g&#233;n&#233;r&#233;e par le regard de l'autre, dans des situations o&#249; il n'y a pas forc&#233;ment d'intention au d&#233;part. Chacun ses fantasmes, ses sexualit&#233;s, chacun ses interpr&#233;tations. Ce n'est pas un probl&#232;me tant qu'aucun abus n'est subi par quiconque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai v&#233;cu mes premi&#232;res ann&#233;es en Angleterre, puis c'est la nature du sud de la France qui m'a fa&#231;onn&#233;e - la garrigue, sa faune, sa flore, les rivi&#232;res, la chaleur &#233;crasante, les roches calcaires - accumulation de s&#233;diments. La verticalit&#233; de l'arbre m'&#233;merveille. Les racines ancr&#233;es dans le sol, la t&#234;te dans le ciel ; on y retrouve notre condition. Je navigue aussi du c&#244;t&#233; des chim&#232;res, des hybrides, &#234;tres composites, &#224; facettes ; notre animalit&#233;. La puissance du min&#233;ral me fascine tout autant&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17340 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/image4-5.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH330/image4-5-e6bd2.jpg?1635683789' width='500' height='330' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ces impulsions, ces &#233;changes, ces fr&#233;quences dans lesquelles nous baignons (parfois n&#233;gatives lorsqu'elles polluent) sont &#224; l'origine de mes actions et des formes que je propose aujourd'hui. J'ai r&#233;alis&#233; pas mal d'objets filmiques depuis vingt ans, du c&#244;t&#233; de l'art vid&#233;o surtout, un peu du documentaire. Je suis particuli&#232;rement &#233;mue par le t&#233;moignage et le v&#233;cu de chacun d'entre nous. Ma relation intime &#224; la photographie, par ailleurs, est assez r&#233;cente. La recherche du cadre et de la composition me s&#233;duisent, bien s&#251;r, mais &#233;galement cette &#171; impression &#187; de la lumi&#232;re et des ombres sur le papier. Quant au dessin et &#224; l'&#233;criture, ils me sont essentiels. Ils me permettent de vivre, plong&#233;e au c&#339;ur d'un espace (in)temporel infiniment large.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;ation et vie c'est la m&#234;me chose - des allers-retours entre plaisir et souffrance, entre un enthousiasme g&#233;nial et un effondrement total. Une affaire sensible au monde et aux autres, &#224; &#233;chelle humaine. Le corps est un pr&#233;texte, un instrument. C'est tout simplement notre boussole &#224; chacun, notre centre du monde. La pens&#233;e s'y inclut bien &#233;videmment. Les mots, le rythme, la composition d'une phrase, mais &#233;galement l'&#233;motion, l'intuition, les id&#233;es &#231;a se travaille. &#199;a prend corps&#8230; comme le reste.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17341 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/image5-4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH252/image5-4-78ea3.jpg?1635683789' width='500' height='252' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://mariaclark.net/" class="spip_out"&gt;https://mariaclark.net/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ce texte est une r&#233;flexion sur le corps dans mon travail. Il a &#233;t&#233; inspir&#233; par une intervention donn&#233;e le 18 septembre 2021, &#224; l'occasion de l'&#233;v&#233;nement &#171; Elephant in the Room, le Corps en d&#233;sordre &#187;, organis&#233; par Corridor Elephant et Vanda Spengler. Une table ronde anim&#233;e par Martial Verdier et la revue TK-21.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Instagram : &lt;a href=&#034;https://www.instagram.com/mariaclark.arts/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.instagram.com/mariaclark.arts/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
A bras-le-corps, la pl&#226;tri&#232;re &#233;ditions, 2012, en t&#233;l&#233;chargement libre : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://lesartsmu.files.wordpress.com/2021/01/mariaclark_abraslecorps_pdf.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://lesartsmu.files.wordpress.com/2021/01/mariaclark_abraslecorps_pdf.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17347 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/mariaclark_242266248_874043469905626_7804083661684889663_n.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/mariaclark_242266248_874043469905626_7804083661684889663_n.jpg' width=&#034;800&#034; height=&#034;600&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; fleur de peau </title>
		<link>https://www.tk-21.com/A-fleur-de-peau</link>
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		<dc:date>2018-08-29T16:00:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maria Clark</dc:creator>


		<dc:subject>corps</dc:subject>
		<dc:subject>colloque</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&lt;i&gt;La peau, &#224; la fois mati&#232;re et r&#233;seau, interface relationnelle et contenant individuel, imprime, partage, cartographie, nous place dans une alternance fusion-scission, nous tisse aux diff&#233;rents mondes du dehors et du dedans.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Appareil" rel="directory"&gt;Appareil&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/corps" rel="tag"&gt;corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/colloque" rel="tag"&gt;colloque&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH91/arton1267-07f89.jpg?1772187644' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='91' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;La peau, &#224; la fois mati&#232;re et r&#233;seau, interface relationnelle et contenant individuel, imprime, partage, cartographie, nous place dans une alternance fusion-scission, nous tisse aux diff&#233;rents mondes du dehors et du dedans.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce voyage au sein d'une pens&#233;e du tactile et du vivant aborde les questions de l'empreinte, de l'espace interstitiel et de la rencontre. R&#233;f&#233;rence est faite &#224; la relation mod&#232;le-artiste, &#224; celle de l'artiste et du spectateur, ainsi qu'au processus cr&#233;atif.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une conf&#233;rence perform&#233;e donn&#233;e au Non-Lieu (Roubaix), le 8 juin 2018, lors de l'&#233;v&#233;nement &#171; Corps, Encore &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous nous positionnons ici entre la pulsion et la r&#233;pulsion, c'est que nous sommes plus particuli&#232;rement interpell&#233;s par la tension cr&#233;e par le contact des deux termes. Ainsi le fait de se situer dans cet espace interm&#233;diaire, espace de rencontre par excellence, ni d'un c&#244;t&#233; ni de l'autre mais &#224; la limite, permet un &#233;quilibre souple qui donne &#224; chacun des termes la possibilit&#233; d'interagir de la m&#234;me fa&#231;on que deux corps en appui l'un sur l'autre mettent en branle un syst&#232;me de poids et de contrepoids : tension entre supports, plans et surfaces. L'interd&#233;pendance, l'accueil, le soutien, la r&#233;sistance permettent de construire un nouvel &#233;difice. Il suffit qu'une des deux parties se retirent et tout s'effondre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11229 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/3.1_m_c.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/3.1_m_c-8c2a8.jpg?1535559948' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; fleur de peau nous sommes, dans cette fine partie &#224; m&#234;me la surface, &#224; m&#234;me l'interface.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La peau. Large membrane primordiale couvrante, d'une sensibilit&#233; &#233;pidermique, ce sac qui nous contient en se contenant lui-m&#234;me, tissu qui nous prot&#232;ge, nous entrelace au monde, perm&#233;able aux humeurs, au climat, &#224; l'ext&#233;rieur, &#224; l'int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devrions-nous distinguer les organes de la peau ? l'organisme du corps ? ou bien concevoir &#171; un corps sans organes &#187; ? Nous pr&#233;f&#233;rerons bien plut&#244;t nous repr&#233;senter une grande nappe cousue, une &#233;tendue de plis et de replis en lien direct avec notre environnement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11230 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/3.2_m_c.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH381/3.2_m_c-43748.jpg?1535559948' width='500' height='381' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ainsi sommes-nous &#171; pris dans le tissu du monde &#187;, &#233;tant nous-m&#234;me ce m&#234;me tissu. Le dedans et le dehors s'entrecroisent et ce sont les tensions des fils entre eux qui cr&#233;ent le b&#226;ti g&#233;n&#233;ral, &#224; savoir notre monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on assemblait toutes les peaux de l'humanit&#233; entre elles tel un patchwork nous pourrions tous nous glisser sous une grande b&#226;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait du coup d'autant plus int&#233;ressant de consid&#233;rer de plus pr&#232;s les trous et les orifices, les articulations et les n&#339;uds, les points de jonction ; car c'est bien par les pores et les interstices que se cr&#233;e la respiration. Le grand tissu est perm&#233;able et ce sont les flux et la respiration qui nous rendent bien vivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi la caresse permet de s'autotoucher les uns les autres, tout en caressant le monde.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11231 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/4.0_m_c.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/4.0_m_c-58a81.jpg?1772189539' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le vivant, c'est le toucher (la peau) ; le vivant c'est du flux (le sang) ; le vivant, au-del&#224; du corps physique, c'est une puissance (l'&#233;nergie) ; et enfin, le vivant est une relation d'ensemble ou combinatoire (l'un nu). Se cr&#233;e alors le nouveau r&#233;cit : la &lt;i&gt;po&#237;&#234;sis&lt;/i&gt;, dans un espace-temps sp&#233;cifique : le plus-que-pr&#233;sent. La (re)pr&#233;sentation du vivant devient empreinte ; l'empreinte m&#234;me devient vie.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11232 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/4.1_m_c.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH363/4.1_m_c-bed8c.jpg?1535559948' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il s'agira &#233;galement de remplacer d&#233;finitivement le concept esth&#233;tique de &#171; beau &#187; par celui de &#171; vivant &#187;, donnant &#224; ce dernier une amplitude relevant de l'immanence, d'une exp&#233;rience sensorielle sans fronti&#232;re corporelle, d'une relation combinatoire des &#233;l&#233;ments et du tout. Ainsi toute sa place sera donn&#233;e &#224; l'espace transformel et &#224; la perception haptique, permettant &#224; l'esquisse, au flou et l'empreinte de tracer les lignes de notre r&#233;alit&#233; multiple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'empreinte est celle de l'invisible&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11233 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/5_m_c-dda2d.jpg?1535559948' width='500' height='667' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'empreinte permet d'&#233;tendre la forme, le visuel, le tactile. L'empreinte visuelle est tactile. Elle convoque un pr&#233;sent r&#233;miniscent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le regard haptique est celui que l'on met en &#339;uvre lorsqu'on attrape une forme, c'est un regard corporel qui fait appel &#224; une perception ouverte. Sont mis en &#233;veil les pores de la peau qui animent une connaissance globale &#233;pidermique. Nous pourrions appeler ce regard &#171; le regard &#233;pidermique &#187;. C'est un regard d'impr&#233;gnation, d'interp&#233;n&#233;tration, qui se situe au niveau de l'&#233;change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour voir il faut regarder, pour entendre il faut &#233;couter, pour toucher il faut contacter&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11234 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/6_m_c.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/6_m_c-f88c2.jpg?1772189539' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 1.La Matrice : Je suis la matrice, tu es la matrice. Tu me touches je te touche. Tu es le support premier, je suis le support premier. Tu es un entrelacs, je suis un entrelacs. Je suis la vie, je suis le flux. Tu es la vie, tu es le flux.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 2.L'espace : Entre l'objet et moi l'espace. Entre toi et moi l'espace. L'espace est plein de nous. Ma peau re&#231;oit, ma peau per&#231;oit, elle entend, elle impr&#232;gne, elle s'impr&#232;gne. Elle br&#251;le. Ma langue est humide, mes yeux sont humides, ma respiration est vent, mon c&#339;ur est feu, mon corps est feu, ma salive est fra&#238;che, mon toucher est jaune, ma bouche est jaune.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 3.L'interface : L'empreinte. O&#249; se situe notre contact ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;De l'empreinte &#224; la matrice. Une impression, interaction des mati&#232;res vivantes. Sensation impuls&#233;e qui se diffuse dans mon sujet r&#233;ceptacle. Ainsi chacun de nous laisse son empreinte, fugace, parfois plus tenace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'empreinte c'est le double, le reflet, le miroir. Une trace, une suggestion, une partie po&#233;tique. Imprimer le vivant de l'autre, l'accueillir, en tirer une estampe. L'empreinte de l'invisible appelle sa matrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers le jaune transparent de la peau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La surface peinte est une peau. &#171; La peau est un gant &#187;. La peau est une toile. La peau travaille dans toutes les directions &#224; la fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sugg&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sugg&#232;re une attitude, une humeur, des lignes, des plans. Je sugg&#232;re une forme. Je propose une forme ; j'initie une forme, une architecture dans l'espace. Et je touche ton regard.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11235 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/7_m_c.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/7_m_c-f8a55.jpg?1772189539' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le regard est tactile. Chacun des pores de ma peau est un &#339;il, un point d'&#233;change du dedans et du dehors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aller-retour int&#233;rieur-ext&#233;rieur, entrelacs, entre surface et profondeur. Aller-retour profondeur-surface, surface-profondeur. Aller-retour surface-profondeur. &#171; Le plus profond c'est la peau &#187;. La surface c'est ma peau. Ma peau c'est ma limite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le vivant vit &#224; la limite de lui-m&#234;me, sur sa limite. La polarit&#233; caract&#233;ristique de la vie est au niveau de la membrane. Tout le contenu de l'espace int&#233;rieur est topologiquement en contact avec le contenu de l'espace ext&#233;rieur sur les limites du vivant. &#187; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au centre du monde il y a mon corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis &#224; la limite, ni d'un cot&#233; ni de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon corps se d&#233;robe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Musique : Crying de Fran&#231;ois Lopez. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://guardi.bandcamp.com/track/crying&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://guardi.bandcamp.com/track/crying&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;iframe style=&#034;border: 0; width: 100%; height: 42px;&#034; src=&#034;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=506596840/size=small/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/track=291259709/transparent=true/&#034; seamless&gt;&lt;a href=&#034;http://guardi.bandcamp.com/album/feu-volont&#034;&gt;Feu &#224; volont&#233; by Fran&#231;ois Lopez&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;(La suite du texte est rythm&#233; sur le morceau.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m'impr&#232;gne, de l'air, de l'eau, des paroles, des musiques, de chacun, du soleil, du vent, des gramin&#233;es, des ondes &#233;lectromagn&#233;tiques. Je m'impr&#232;gne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; De tous les objets il existe ce que nous appelons les simulacres : sortes de membranes l&#233;g&#232;res d&#233;tach&#233;es de la surface des corps, et qui voltigent en tous sens parmi les airs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Spasmes, vertiges, crises. Cris, cris cris cris cris cris (bis)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11236 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L467xH700/8_m_c-f9088.jpg?1535559949' width='467' height='700' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#201;crire une conf&#233;rence, &#233;crire. Tout n'est qu'entrelacs, enchev&#234;trement, dans toutes les directions &#224; la fois. Monde et soi sont d'un m&#234;me tricot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le toucher est partout. De la pointe du stylo qui affleure la feuille de papier, au pinceau qui caresse la toile, aux mains qui mod&#232;lent la terre, aux regards qui per&#231;oivent la forme. Entre toi et moi, aux diff&#233;rentes peaux, de papier, de tissu, d'&#233;piderme, une relation mobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corps s'oxyg&#232;ne, les flux circulent, rien ne s'arr&#234;te jamais. Les pores de la peau permettent la liaison des contours de soi-m&#234;me et de l'entour, minces couches d'espace a peine visibles qui s'irriguent mutuellement afin de permettre l'&#233;change vital. Cet &#233;change est transmis directement &#224; la main, elle glisse le long de l'instrument, crayon, pinceau, prolongement de soi-m&#234;me, soi, &lt;i&gt;homo faber&lt;/i&gt;, humain augment&#233; par une technicit&#233; simple, &#233;criture d'une certaine distance, une distance juste : celle justement qui s'installe entre toi, le peintre et moi, le mod&#232;le. Cette distance est mesurable &#224; la sensation avant de l'&#234;tre par le m&#232;tre &#233;talon de toute chose, et d&#233;pend de chacune des combinaisons. L'ajustement de la focale est intuitive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le flux c'est aussi l'intuition tout comme l'intuition c'est aussi du flux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le flux coule naturellement dans nos veines, dans nos tissus, transmuer ces flux, percevoir ses mouvements et leur vitalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me cale. Prendre place dans l'enveloppe, dans le sac. Notre peau c'est notre habitation premi&#232;re. La respiration y est primordiale. Cette respiration concerne tout autant les pores que les tissus int&#233;rieurs irrigu&#233;s par les poumons et les vaisseaux sanguins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de ces corps qui chutent, se rattrapent pour retrouver leur axe, de ses corps combinatoires qui s'interpr&#232;tent, s'interp&#233;n&#232;trent, se r&#233;interpr&#232;tent (bis).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat d'&#234;tre prend place, il en d&#233;coule, il coule il coule il coule il coule&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est par la respiration que l'&#233;tat de disponibilit&#233; s'installe. C'est par elle que la communication se fait &#224; l'autre, au monde. Entr&#233;e dans l'espace commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Communication intersubjective sensorielle &#233;motionnelle sid&#233;rante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes tous cousus, combin&#233;s, combin&#233;s les uns aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La parole prise, c'est du vent, du vent qui sort de la bouche. Du vent avec du son.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons coller les mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis impr&#233;gn&#233;e de la pens&#233;e des autres et je les remercie. Ils m'ont constitu&#233;e. Je remercie tout particul&#232;rement ici Merleau-Ponty, Gilles Deleuze, Paul Val&#233;ry, Gilbert Simondon, Henri Bergson, Lucr&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle est ma sp&#233;cialit&#233; &#224; moi ? De quoi puis-je vous instruire ? Ma sp&#233;cialit&#233; c'est d'&#234;tre &#171; &#224; fleur de peau &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis au Non-lieu ; c'est le non-lieu qui m'accueille. Et je suis une non-personne. Tout autant une &#233;tendue, qu'un intervalle, un laps de temps fondu, en lien avec tous les &#233;l&#233;ments du tout, &#224; la recherche de cette limite entre fusion et s&#233;paration.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11237 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/9_m_c.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH281/9_m_c-c9708.jpg?1772189539' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Rejouer peut-&#234;tre. Plonger dans le miroir de chacun d'entre nous, que chacun d'entre nous tend spontan&#233;ment, la main pr&#234;te &#224; toucher les morceaux du monde, histoire de contact de r&#233;cit &#224; deux, aller retour (bis).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre soi et l'autre, la rencontre de la distinction. Renvoyer &#224; soi-m&#234;me par le dehors. Regard tourn&#233; vers, mouvement ext&#233;rieur qui tel un boomerang revient vers moi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Merci &#224; Chelsea Reed, Simona Polvani, Jeanne Laurent pour les images.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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