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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>Lost in the supermarket #38</title>
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		<dc:creator>Aldo Caredda et Jean-Louis Poitevin</dc:creator>


		<dc:subject>mus&#233;e</dc:subject>
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		<description>&lt;p&gt;Aldo &#224; La Fab&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/musee" rel="tag"&gt;mus&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH115/arton2295-b2c40.jpg?1772187671' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aldo &#224; La Fab&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:73.33% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/829150389?h=22edc7f944&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;LOST IN THE SUPER MARKET #38&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;C'est que d&#233;sormais il faut pr&#233;senter &#224; la machine son ticket en vue de l'ouverture du portique de verre qui permet l'acc&#232;s &#224; la salle, pas celle des machines, celle o&#249; reposent dans le silence, des oeuvres. Ah les oeuvres !&lt;br class='autobr' /&gt;
L'oeil percutant de la cam&#233;ra les ayant aboli d'un r&#233;glage intempestif, il ne reste que du noir et du blanc, de la nuit et de l'aveuglement. Passant le portique comme on le ferait en effet pour entrer enfin dans The Super Market of Art, la masse d'un corps se d&#233;tache et avance r&#233;solument vers le blanc du fond de sc&#232;ne sans rien regarder d'autres que la lumi&#232;re aveugle. Le but est l&#224; devant, simplement. Le reste ne compte pas. D'ailleurs il n'a jamais compt&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une fois entr&#233;, il faudra faire le tour complet et sortir par la sortie et pas par l'entr&#233;e !&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela ressemble &#224; s'y m&#233;prendre au gymkhana propos&#233; par une c&#233;l&#232;bre marque d'objets divers, dans les m&#233;andres duquel, tous rep&#232;res perdus, il n'y a plus qu'&#224; se taire, respirer, absorber et avancer en esp&#233;rant un jour trouver la sortie.&lt;br class='autobr' /&gt;
La diff&#233;rence entre art et non art a fondu comme neige au soleil. Il ne reste au mieux pour peupler l'&#233;cart entre l'aveuglement et l'oubli que quelques nuances de gris. Ah le gris ! Mais non, ce n'est pas de cela qu'il s'agit ici, mais bien d'un mouvement r&#233;solu de tout l'&#234;tre pour se rendre l&#224; o&#249; la lumi&#232;re est la plus aveuglante. derri&#232;re, l&#224;-bas au fond.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors s'accomplit le rituel dont nous ne pouvons pas m&#234;me deviner les gestes. Alors s'accomplit la d&#233;position de l'empreinte dont nous savons qu'elle est le but et dont nous ne pouvons, cette fois, pas m&#234;me t&#233;moigner qu'elle a bien eu lieu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un tour pour rien ? Dernier voyage dans le super market ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Le petit bruit du portique pousse encore sa vibration dans l'air ambiant encombr&#233; par les voix du dehors quand, &#224; l'&#233;vidence, l'officiant du rituel s'est agenouill&#233;, loin l&#224;-bas derri&#232;re l'objet, une oeuvre &#233;videmment, qui pourrait &#233;voquer une croix renvers&#233;e, un tableau de Malevitch ou un d&#233;guisement cr&#233;e par Arp, Tzara ou Ball en vue d'une soir&#233;e au Cabaret voltaire ou mieux, au Lapin Agile !&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais quelque chose se produit d'inhabituel pour les aficionados de l'accomplissement du rituel de la d&#233;position de l'empreinte que nous sommes. Non seulement le corps semble avoir gliss&#233; vers le sol comme s'il s'&#233;tait d&#233;solidaris&#233; de sa croix renvers&#233;e, mais il ne r&#233;appara&#238;t pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; chaque d&#233;position, nous avons vu l'homme sortir du champ, du cadre, confirmant ainsi qu'il &#233;tait bien un homme. Cette fois, rien ! Juste une disparition. Sa disparition.&lt;br class='autobr' /&gt;
De l&#224; &#224; commencer &#224; penser, de l&#224; &#224; commencer &#224; croire, de l&#224; &#224; commencer &#224; pr&#233;tendre que cette disparition inexpliqu&#233;e pourrait laisser esp&#233;rer un retour tout aussi inexplicable mais qui viendrait combler d'aise l'attente ind&#233;finie dans laquelle tous nous baignons depuis que le temps est compt&#233; &#224; l'endroit, il n'y a qu'un pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela n'importe plus gu&#232;re &#224; tous ceux qui, victimes expiatoires offertes par le n&#233;ant des jours au dieu marchandise, errent d&#233;sormais pour l'&#233;ternit&#233; du silence entre les portiques de la gloire. Ils n'ont plus besoin d'espoir et toute id&#233;e de r&#233;surrection leur est &#233;trang&#232;re. Oui, d&#233;sormais, pour eux l'art s'est &#233;clips&#233; dans ce qui s'exhibe entre les tourniquets qui comptabilisent les entr&#233;es et les sorties portiques qui d'ailleurs portent le nom de la marque de la fabrique &#224; laquelle ils appartiennent !&lt;br class='autobr' /&gt;
Et dans l'ombre d&#233;sol&#233;e de l'abandon, soleils noirs de l'oubli devenus porteurs d'une m&#233;moire exsangue, des centaines d'empreintes continueront &#224; briller et &#224; parler la langue qui existait avant que la fin ne soit devenue le nouveau commencement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Lost in the supermarket #37</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aldo Caredda</dc:creator>


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		<description>&lt;p&gt;Aldo &#224; la conciergerie&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH115/arton2263-40cbc.jpg?1772247934' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aldo &#224; la conciergerie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:73.33% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/816494695?h=507255441a&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Aldo Caredda LOST IN THE SUPERMARKET #37&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;L&#224;, en quelque sorte, il n'y aurait rien ? En tout cas rien de visible qui se rapproche d'un objet ou d'une &#339;uvre. Tout a &#233;t&#233; noy&#233; dans un blanc de surexposition jou&#233;e, et mis &#224; part quelques lignes signalant des murs probables car n&#233;cessaires, il n'y a que des corps, masses noires mobiles dont l'errance n'a pas besoin, elle, d'&#234;tre jou&#233;e pour appara&#238;tre vraie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'y a donc rien &#224; voir ? Pourtant si, car a &#233;t&#233; pos&#233; &#224; la source de ces courtes &#339;uvres, que la sc&#232;ne film&#233;e se passe dans un mus&#233;e ou un lieu d&#233;di&#233; &#224; l'art. Mais l&#224; rien ! Rien &#224; voir, vraiment ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Si, justement, ces corps qui d&#233;ambulent dans une sorte de dimension ind&#233;finissable, un blanc qui devrait tout avaler et qui n'emp&#234;che pas de tenir debout et de marcher. Et des lignes qui strient d&#233;licatement le blanc et produisent des effets singuliers d'avalement de parties de corps qui soudain r&#233;apparaissent entiers. &#192; croire que l'exercice consiste &#224; s'entra&#238;ner &#224; devenir fant&#244;me ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Un seul semble ne pas &#234;tre en proie &#224; l'errance infernale, celui qui entre dans le champ de dos et apr&#232;s sa g&#233;nuflexion rituelle va son chemin et quitte les lieux. Est-ce &#224; dire qu'il est le seul &#224; avoir un but et que les autres errent parce qu'ils n'en n'ont pas ? Ainsi verrions nous se d&#233;ployer sous nos yeux non pas une fable mais une geste de &#034;signification pure&#034; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Il semble bien en effet que la monstration d'art, &#224; fortiori contemporain, et les regards qui se portent sur les &#339;uvres, jouent avec les ombres de l'insignifiance jusqu'&#224; y sombrer eux-m&#234;mes et qu'il faudrait pour y &#233;chapper produire quelque chose qui &#224; la fois le r&#233;v&#232;le, le soul&#232;ve et lui conf&#232;re, &#224; cet art, une aura de signification !&lt;br class='autobr' /&gt;
Il se pourrait que ce geste de l'homme de dos, qui est le seul qui n'erre pas dans la zone d'intensit&#233; artistique, soit un de ces &#233;l&#233;ments susceptibles de conf&#233;rer &#224; ce qui fait art cette &#034;choses&#034; qui, le plus souvent, lui fait d&#233;faut.&lt;br class='autobr' /&gt;
Laissons en suspens ce qui pourrait passer pour une conclusion h&#226;tive et injuste puisque finalement tout est d&#233;j&#224; l&#224; dans l'image, le blanc, le trait, le noir et que s'y joue l'infinie danse du sens qui s'&#233;puise et rena&#238;t et s'&#233;puise et rena&#238;t encore. Le sens ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ah ! Oui, finalement, une fois encore il aurait mieux valu faire silence et laisser le geste rituel, accompli en silence, non pas prendre la place de l'&#339;uvre invisible, mais effectuer, &#224; sa mani&#232;re, ce soul&#232;vement et ce rel&#232;vement sans lesquels la possibilit&#233; m&#234;me que quelque chose flamboie, s'effondre et s'&#233;vanouit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lost in the supermarket #36</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Aldo-Caredda-36</link>
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		<dc:date>2023-04-01T16:53:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aldo Caredda</dc:creator>


		<dc:subject>mus&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Aldo au Palais des Beaux-Arts&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH115/arton2251-35660.jpg?1772247934' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aldo au Palais des Beaux-Arts&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:73.33% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/813200611?h=31c2c76a1d&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Aldo Caredda LOST IN THE SUPERMARKET #36&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;Descendre et remonter, non sans faire une br&#232;ve g&#233;nuflexion sur le chemin qui m&#232;ne vers les sommets, ainsi vont les montagnes qui constituent du Palais l'armature secr&#232;te, montagnes moins russes que rus&#233;es, elles qui proposent un trajet qui ne cesse d'user ceux qui le font et le refont sans souci de ce qui peut et advenir d'eux et advenir de ceux qu'ils ont &#233;duqu&#233;s jusqu'&#224; en faire, d'eux-m&#234;mes, des clones trop ais&#233;ment perfectibles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le porteur de l'empreinte d'un pas alerte, n'est pas d&#233;rang&#233; par le possible aveuglement solaire qui attend les pr&#233;tendants &#224; la gloire qui auront os&#233; gravir l'escalier. C'est sans doute en cela que r&#233;side sa force, ne pas craindre la gloire !&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ne pas la craindre, il suffit de ne pas la chercher, &#233;tant entendu que ce qui compte ici c'est le NE PAS !&lt;br class='autobr' /&gt;
Les marches du palais ne sont jamais que des marches dans un palais. Qu'elles constituent l'accessoire n&#233;cessaire &#224; toute tentative d'acc&#232;s &#224; la garde partag&#233;e des enfants du talent ne les rend pas inaccessibles. C'est au contraire leur &#233;vidente fadeur de marches qui les rend si faciles apparemment &#224; gravir. L'ignorer, c'est confondre le projet et le but. Et d'ailleurs qui persiste &#224; demander : Les gravir ! Mais pour aller o&#249; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour le savoir, il n'en reste pas moins que les gravir est peut-&#234;tre le meilleur moyen.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi fait, il appara&#238;t qu'au lieu de se faire absorber par le miroir aux alouettes, au lieu de se dissoudre dans la lumi&#232;re du secret, le g&#233;nuflecteur porteur d'empreinte semble se jouer de ces reflets du temps inscrits &#224; m&#234;me la pierre. Il les traverse avec la l&#233;g&#232;ret&#233; d'un fant&#244;me et d'un glissement lat&#233;ral irr&#233;sistible, il trouve imm&#233;diatement la sortie. Car elle est l&#224; au sommet de l'escalier de la gloire. Pour la trouver cependant, il faut parvenir &#224; Ne PAS se faire avaler par la lumi&#232;re et de simplement se laisser expulser et d'accepter de se fonde dans le v&#233;ritable n&#233;ant celui qui hante tout ce qui tient, palais ou cath&#233;drale et qui en constitue l'armature secr&#232;te et vitale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il suffit d'accepter le fait si &#233;vident, si inaccessible pourtant &#224; la chair vibratile, que le v&#233;ritable Palais est tram&#233; par le silence des mots retenus et des empreintes scell&#233;es dans le silence du NE PAS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aldo Caredda #35</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Aldo-Caredda-35</link>
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		<dc:date>2023-03-01T11:45:02Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aldo Caredda et Jean-Louis Poitevin</dc:creator>


		<dc:subject>mus&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Aldo &#224; la Sorbonne Gallery&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/musee" rel="tag"&gt;mus&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH115/arton2234-78211.jpg?1772188240' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aldo &#224; la Sorbonne Gallery&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:73.33% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/800992013?h=16b48bd351&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Aldo Caredda LOSTINTHESUPERMARKET #35 Sorbonne Gallery&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;Roulez jeunesse ! Passez carrosses ! Qu'a donc encore &#224; nous dire l'honorable maison du savoir ? Ou plut&#244;t qui a encore quelque chose &#224; nous dire qui parle dans cette honorable maison qu'on nomme universit&#233; ? Car c'est l&#224; que nous entra&#238;ne le passant sans vergogne qui hante les couloirs des mus&#233;es et des lieux divers et vari&#233;s dans lesquels on pr&#233;sente de l'art contemporain, de l'art d'aujourd'hui, de l'art tout frais sorti de la fabrique et r&#233;alis&#233; par un vivant bien vivant. Aujourd'hui, il erre dans les couloirs de la vieille sorbonne o&#249;, d&#233;sormais, par une de ces extensions incidentes de l'histoire, de temps &#224; autre, on expose des oeuvres d'art contemporain dans ses couloirs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, ce n'est pas nouveau, l'art dans la cath&#233;drale du savoir, mais ce qui est d'ailleurs ici ou l&#224; au d&#233;tour d'un couloir ou d'un escalier encore visible, ce sont des oeuvres p&#233;rennes. L&#224;, rien de tout &#231;a ! Des cadres aveugl&#233;s par la lumi&#232;re blanche nous indiquent seulement le &#034;il y a&#034; mais ne nous montrent pas le &#034;ce qu'il y a&#034;. Car ce n'est pas ce qui importe, le sens de l'oeuvre, quand une &#233;poque s'enferre dans le labyrinthe qu'elle s'invente jour apr&#232;s jour. Ce qui compte, c'est l'immensit&#233; du couloir, la visibilit&#233; des cadres, apparaissant comme vides et la pl&#233;nitude de baleine &#233;chou&#233;e des bancs sur lesquels plus personne ou presque ne pense m&#234;me &#224; s'asseoir.&lt;br class='autobr' /&gt;
On conna&#238;t d&#233;sormais la gestuelle de la d&#233;position de l'empreinte. C'est la premi&#232;re fois qu'elle a lieu dans le temple du savoir. Et ce qui se produit sous nos yeux ne ressortit en rien de l'acte d&#233;f&#233;rent et solennel. Bien au contraire. Il s'est agi de glisser, en passant, sous un banc de parade la minuscule grenade qu'est l'empreinte, sans m&#234;me chercher &#224; attendre pour voir &#224; quel moment elle pourra exploser. C'est qu'il n'y a plus grand chose &#224; faire exploser l&#224; o&#249; r&#232;gne la mascarade de la pens&#233;e. Quant au fait d'y exposer, il ne faut pas s'attendre &#224; ce que cela produise autre chose qu'une jouissance de souris affam&#233;e de fromage ranci pour l'artiste et les organisateurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, oui, le mieux est de passer, sans se retourner, conf&#233;rant ainsi au geste de la d&#233;position sa fonction sans doute originaire-critique non tant de d&#233;nonciation que d'&#233;nonciation. Quand ce qu'on appelle si pompeusement le sens n'est plus que le nom du &#034;perdu&#034; dans le psychisme des affid&#233;s &#224; la pens&#233;e dominante, il ne reste, lorsqu'on le croise dans les parages de son lieu de d&#233;tention perp&#233;tuelle, qu'&#224; le nettoyer de toutes ses pr&#233;tentions d'un geste discret et efficace dont la seule puissance &#034;symboliquement nulle&#034; rend l'effectuation effective.&lt;br class='autobr' /&gt;
Non qu'il faille se priver de toute connaissance ! Loin de l&#224; ! Mais quand sonnent les cloches d'une m&#233;diocrit&#233; devenue sanguinaire, il n'est gu&#232;re d'autre geste que l'accomplissement du rien dans le silence et des gestes qui le rendent possible, ce rien. Emporter les nuages-de-mots chers aux &#034;penseurs&#034; de ces temps noircis au charbon de la b&#234;tise d'un geste unique, voil&#224; ce qu'il y a : la d&#233;signation du non lieu o&#249; loge ce &#034;Dieu qui est une sph&#232;re infinie, dont le centre est partout et la circonf&#233;rence nulle part&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au moins, ici, aura-t-on entre-aper&#231;u, d&#233;sign&#233; par le geste dont nous ne savons rien d'autre que ce qu'on nous en dit, le recoin ou se loge, cette fois, cet insaisissable &#034;centre&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Aldo Caredda #34</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aldo Caredda</dc:creator>


		<dc:subject>mus&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Aldo &#224; La Maison de l'Am&#233;rique Latine&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH115/arton2218-c6aad.jpg?1772247934' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aldo &#224; La Maison de l'Am&#233;rique Latine&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:75% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/792581531?h=8f57025165&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Aldo Caredda LOST IN THE SUPERMARKET #34, Maison de l'Am&#233;rique Latine&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait se souvenir, mais qu'importe, puisque le temps n'existe en rien, en tout cas pas de la mani&#232;re dont on affecte de croire qu'il le fait, preuve en &#233;tant que ce qui pouvait quelques instants auparavant se pr&#233;senter sous la forme du souvenir se trouve prendre la forme de l'exp&#233;rience indirectement directe offerte par quelques dizaines de secondes d'images mobiles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi suffit-il donc de se projeter dans l'improbable m&#234;me pour comprendre ce qui se passe, dans cette avanc&#233;e d'un corps le long d'un ligne droite &#224; travers des ouvertures sans porte qui deviennent &#224; mesure qu'il progresse moins larges. La ligne droite conduit &#224; n'en pas douter &#224; une sorte de porte close ou de mur formant dans le lointain comme une tabernacle primitif ou un guichet ind&#233;fini qui d&#233;livrerait qui sait un billet d'acc&#232;s sinon pour une autre vie du moins pour un voyage express de l'autre c&#244;t&#233; du mur, du c&#244;t&#233; de l'&#233;ternit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le type d'espace qui est pr&#233;sent&#233; ici est &#224; la fois banal du moins dans des lieux disposant de surfaces importantes, et singuli&#232;rement inattendu dans la mesure o&#249; il &#233;veille en l'esprit le souvenir d'une exp&#233;rience lointaine.&lt;br class='autobr' /&gt;
On peut h&#233;siter entre l'autel et le guichet quant &#224; la destination finale, mais on ne peut que retrouver dans cette br&#232;ve avanc&#233;e d'un corps dans un couloir dont les murs par &#233;tapes se rapprochent l'impression que provoque l'avanc&#233;e, dans un temple &#233;gyptien dont les salles sont bien conserv&#233;es, de l'heureux et malheureux visiteur que nous sommes, heureux parce qu'il peut p&#233;n&#233;trer jusqu'au plus profond du temple, ce qui n'&#233;tait autoris&#233; qu'aux grands pr&#234;tres, et malheureux parce qu'aucun dieu, aucune d&#233;esse, ne l'attend dans le naos, les statues ayant disparu de ces lieux pour &#234;tre entrepos&#233;es dans des espaces tapageurs appel&#233;s mus&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi donc, voici ce qui se produit ici : l'avanc&#233;e d'un corps vivant vers un improbable naos, son arr&#234;t au guichet qui en est la forme contemporaine devant lequel c'est lui qui d&#233;pose son offrande silencieuse geste par lequel il s'autorise lui-m&#234;me &#224; accr&#233;diter l'id&#233;e qu'un temps hors du temps existe bien, puis &#224; faire faire un pas en arri&#232;re pour prendre l'escalier qui va le conduire, il n'en doute pas, vers la lumi&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oublieux il l'est d&#233;j&#224; de la trace minimale abandonn&#233;e au monde au profit de l'exp&#233;rience directe de l'extase qu'est l'existence m&#234;me, surtout lorsque, d&#233;livr&#233;e du poids du signe et de l'empreinte, elle se lance dans une irr&#233;sistible ascension !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Aldo Caredda #33</title>
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		<dc:creator>Aldo Caredda et Jean-Louis Poitevin</dc:creator>


		<dc:subject>mus&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Aldo au Petit Palais&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH115/arton2194-6bc2e.jpg?1772247934' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aldo au Petit Palais&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:73.33% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/782618553?h=83416b825c&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Aldo Caredda LOST IN THE SUPERMARKET 33, Petit Palais&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;Parce que le ciel reste un songe, parce que l'envol reste une id&#233;e incongrue, parce que l'ind&#233;fendable pesanteur continue d'exciter les regrets comme les d&#233;sirs, parce que m&#234;me repeints &#224; la couleur du ciel les corps humains ne parviennent pas &#224; se m&#233;tamorphoser comme le font les nuages, parce que l'on sait que lorsqu'ils ne planent pas au-dessus de nos esp&#233;rances vaines, les corps se recroquevillent dans les coins attendant que l'attente qui les meut s'&#233;puise en une attente plus pesante encore puisqu'elle les cloue au sol, parce que les aveux de la chair s'&#233;ternisent en des circonvolutions finalement silencieuses malgr&#233; l'accumulation des cris, parce que pourtant il faut bien poursuivre la marche, longue si longue qu'on oublie qu'elle pourrait avoir une fin, parce que c'est encore et toujours la chute qu'il s'agit de suspendre lors m&#234;me que l'on sait bien qu'elle n'a jamais eu lieu ayant toujours d&#233;j&#224; eu lieu, seule l'oblation persiste geste imprescriptible qui est de l'art comme l'inavouable secret et qui, faite au dieu oubli&#233;, pas celui du ciel mais celui du cr&#226;ne ouvert, n'en voit plus la manifestation que dans l'acte qui consiste non plus &#224; descendre mais bien &#224; gravir, fut-il compos&#233; de seulement quelques marches, l'escalier sans lequel l'id&#233;e m&#234;me de ciel serait rest&#233;e impensable, non s'en s'&#234;tre pr&#233;alablement inclin&#233; un instant devant l'immensit&#233; de l'instant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aldo Caredda #32</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Aldo-Caredda-32</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aldo Caredda et Jean-Louis Poitevin</dc:creator>


		<dc:subject>mus&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Aldo au Muse&#769;e des Arts et Metiers&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/musee" rel="tag"&gt;mus&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH115/arton2184-220d4.jpg?1772247934' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aldo au Muse&#769;e des Arts et Metiers&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:73.33% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/775149770?h=46a340ba7b&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479/embed&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen frameborder=&#034;0&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Parce que soudain, l&#224;-haut, devant, si pr&#232;s et si loin &#224; la fois, la part sombre de l'invention et du progr&#232;s s'&#233;tale en une perspective &#224; la fois sombre, terriblement sombre et pourtant, lumineuse, mais seulement dans les lointains, parce que l'invention transform&#233;e en attraction et en jeu ne semble plus servir qu'&#224; un d&#233;lassement sans objet, parce que la main semble r&#233;duite alors &#224; faire tourner le rien comme si le moteur n'&#233;tait plus qu'un moulin &#224; pri&#232;res sans pri&#232;res, l'ombre noire de dos de l'homme aux empreintes, tel un voyageur venu d'ailleurs, s'empare de ce vide interstitiel et pourtant infini qui s&#233;pare et relie l'attente de la r&#233;alisation de la promesse de son accomplissement &#233;ternellement diff&#233;r&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, il commence par le couver de son ombre patibulaire, ce vide, mais il en d&#233;couvre une version infinit&#233;simale accessible sans risque de s'y perdre, un rebord qui d&#233;borde l&#233;g&#232;rement d'un socle de pr&#233;sentation. Alors le moment est venu, non sans avoir au pr&#233;alable fait tourner le moulin &#224; pri&#232;res du progr&#232;s sans contenu, de la g&#233;nuflexion lib&#233;ratrice.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et en effet, aussit&#244;t s'&#233;tablit un lien entre la promesse intenable et le jouet inutile. Il suffit d'une main glissant dans la boite aux lettres de l'espoir un signe sans valeur pour que, joie sans fard, la possibilit&#233; du po&#232;me se r&#233;veille en l'esprit de chacun.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aldo Caredda #31</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Aldo-Caredda-31</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aldo Caredda et Jean-Louis Poitevin</dc:creator>


		<dc:subject>mus&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Aldo au Mus&#233;e Carnavalet&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/musee" rel="tag"&gt;mus&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH115/arton2163-22dcd.jpg?1772247934' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aldo au Mus&#233;e Carnavalet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:73.33% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/763716702?h=78d71f1a08&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Aldo Caredda LOST IN THE SUPERMARKET 31&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;position de l'empreinte, puisque nous savons que c'est de cela qu'il s'agit dans cette saga infinie de l'exploration des rayons de la grande boutique de l'art, est &#224; la fois plus et moins qu'un pr&#233;texte. Elle est le vecteur de l'accomplissement du geste artistique pris en charge en fonction de son devenir : un tr&#232;s-court-m&#233;trage avec un sc&#233;nario connu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, &#224; chaque fois, une strate des rayons de ce supermarket est explor&#233;e de mani&#232;re renouvel&#233;e, compl&#232;te et insidieuse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, c'est la tentation irr&#233;pressible de l'&#233;vasion qui est en jeu. Le blanc et noir, l'escalier, le bord du cadre du tableau &#224; gauche, tout tend &#224; faire de l'image-cadre dans laquelle la d&#233;position va &#234;tre accomplie, un tableau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, oui, il y a mouvement de l'ombre noire qui s'avance et monte l'escalier, s'agenouille et repart &#224; l'assaut de sa propre disparition. Si le mouvement importe, c'est qu'il d&#233;signe, tel une esquisse sublime, l'enjeu de ce qui advient : entrer dans le cadre, int&#233;grer le tableau et y dispara&#238;tre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rien d'autre ?&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est que l'art n'est rien d'autre que cela : la mise en sc&#232;ne d'une esp&#233;rance, celle que l'&#339;uvre, absorbant le d&#233;sir de l'artiste, lui permette, enfin, de s'y perdre, corps et &#226;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis longtemps, des peintres-po&#232;tes chinois disent que cela s'est d&#233;j&#224; produit, comme aujourd'hui, sous nos yeux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aldo Caredda #30</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Aldo-Caredda-30</link>
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		<dc:date>2022-09-30T16:09:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aldo Caredda</dc:creator>


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>
		<dc:subject>mus&#233;e</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Aldo &#224; la Fondation EDF&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/musee" rel="tag"&gt;mus&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH115/arton2149-d2e66.jpg?1772247934' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aldo &#224; la Fondation EDF&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:73.33% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/754239748?h=ed2f6b9fe8&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479/embed&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen frameborder=&#034;0&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette fois on y est !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce trenti&#232;me &#233;pisode d'une saga en images sans commencement ni fin, pour la premi&#232;re fois on peut dire qu'on y est, au supermarket ! Enfin, en quelque sorte. Et l'enjeu de ces images se d&#233;voile, presque brutalement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Beaucoup de gens passent et bougent et tous semblent ignorer ce qui est cens&#233; faire oeuvre, le tr&#232;s grand &#233;cran pos&#233; au sol sur lequel on voit quelqu'un passer une porte. Il nous fait face et s'avance vers nous en poussant un charriot. Va-t-il entrer dans la pi&#232;ce ? &#201;videmment non ! C'est une image. Et avec un peu d'attention on remarque que la sc&#232;ne se passe dans un lieu qui pourrait &#234;tre une salle d'arriv&#233;e d'un a&#233;roport. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'ombre de l'officiant, par contre, n'a jamais &#233;t&#233; aussi mena&#231;ante, aussi f&#233;rocement d&#233;termin&#233;e comme si le face &#224; face allait, enfin, se transformer en combat, celui de l'homme contre l'image, les images, le flux, le non sens de la repr&#233;sentation invasive de tout pour rien et &#224; travers quoi d&#233;sormais nous errons comme des aveugles asserment&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lui aussi, surgi de nulle part, s'avance &#224; son tour. Il semble qu'il se dirige tout droit, non vers mais comme s'il allait, lui, entrer dans l'autre espace en traversant l'&#233;cran. Quelque chose tremble. Est-ce l'image ? Est-ce la chose o&#249; elle para&#238;t ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais voil&#224; qu'il s'arr&#234;te, met un genou &#224; terre, d&#233;pose son offrande et s'&#233;clipse. Il ne s'est rien pass&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant quelque chose a eu lieu. L'&#233;cran est reconnu pour ce qu'il est non un trompe l'oeil mais un autel. Et cet autel, grand ou petit, public ou priv&#233;, incarne tout &#224; la fois et le dieu et sa repr&#233;sentation, et la chose insaisissable quoique visible par tous, l'image, et le mouvement dans lequel la chose s'&#233;puise et se renouvelle ind&#233;finiment.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'autel est le lieu de la foi et ce qui la maintient en vie. Les images sont les idoles par quoi le dieu se manifeste, sans rel&#226;che et la manifestation du dieu m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et nous qui croyions assister &#224; l'un de ces moments qui font trembler l'histoire quand un homme &#224; lui seul se livre &#224; la destruction des idoles. Elle n'a pas eu lieu, n'aura pas eu lieu. Notre homme n'est pas Polyeucte.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire, par contre, continue de tous nous faire trembler et fuir en tous sens, atomes de m&#234;me calibre qu'ils soient de chair ou de pixel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>S&#233;rie noire pour ann&#233;e blanche</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Serie-noire-pour-annee-blanche</link>
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		<dc:date>2022-07-31T11:31:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aldo Caredda et Clarisse Fabre</dc:creator>


		<dc:subject>covid19</dc:subject>
		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>litt&#233;rature </dc:subject>
		<dc:subject>confinement</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Bon sang, c'&#233;tait le soir du 28 septembre 2020, je d&#233;gringolais la rue des rigoles avec Flor ma poulette et &#233;videmment on &#233;tait &#224; la bourre.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/covid19" rel="tag"&gt;covid19&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/livre" rel="tag"&gt;livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/litterature" rel="tag"&gt;litt&#233;rature &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/confinement" rel="tag"&gt;confinement&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH115/arton2127-443c7.jpg?1772212382' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bon sang, c'&#233;tait le soir du 28 septembre 2020, je d&#233;gringolais la rue des rigoles avec Flor ma poulette et &#233;videmment on &#233;tait &#224; la bourre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le pote Malige poireautait au rade du coin, normal c'&#233;tait l'heure du ballon. Et l&#224;, en face du broc, dans l'caniveau pour ainsi dire, des cartons &#224; perte de vue, et dedans, bon Dieu, au moins 5 ou 600 bouquins de la Noire, l&#224;, qui attendaient qu'on les cueille.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ni une ni deux, j'dis &#224; la poulette : on laisse pas tra&#238;ner, on charge ! Heureusement c'&#233;tait notre jour de vase, la m&#244;me chez le broc nous a refil&#233; son chariot et on a grimp&#233; le tr&#233;sor jusqu'&#224; la cr&#232;che de l'Ermitage.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Et l&#224;, pendant un an, jour apr&#232;s jour j'y ai coll&#233; ma barbouille sur la face &#224; chaque bouquin. Faut vous dire qu'en plus du reste je fais l'artiste, et tous les soirs je l'ai illustr&#233; la noire, et comme il faut ! Allez hop ! un fait divers bien croustillant, un article qui calenche, une niouze qui d&#233;coiffe et j'te pioche un titre bien pes&#233;. Et j'y colle mon empreinte, et j'te fais de l'art, comme &#231;a, ni vu ni connu, &#224; la coule quoi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est l&#224; que la chouette Clarisse est arriv&#233;e, sortie tout droit du grand Monde la jolie, et chaque jour que l'p&#232;re y fait, elle y va de son couplet. Du grand, du lyrique, du caustique, la grande classe quoi, du verbe et d'la p'tite musique, choucard &#224; en faire bl&#234;mir tous les chroniqueurs d'Paname. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sacr&#233;e ann&#233;e que cette ann&#233;e l&#224;, les gonzes de la haute ils nous en ont fait voir, mais on s'est bien marr&#233; quand m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis tout a une fin, on a boucl&#233; l'affaire le 27 septembre 2021. Pli&#233;e la noire, rinc&#233;e l'ann&#233;e, la blanche qu'on l'a nomm&#233;e, et puis j'ai redescendu les Rigoles, c'&#233;tait l'heure de s'en jeter un.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aldo Caredda&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &#8212; * * * &#8212; &lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;365 jours s'&#233;coulant au rythme du bouclage des journaux, du 27 septembre 2021 au 26 septembre 2022. Un tour complet d'une ann&#233;e pas comme les autres, on ne vous redit pas tout ce &#224; quoi on n'a pas &#233;chapp&#233;, et encore on ne savait pas ce qui nous attendait apr&#232;s&#8230; Chaque soir, Aldo m'envoyait deux documents que je guettais dans ma bo&#238;te mail : d'un c&#244;t&#233; la Une d'un journal avec son &#233;v&#232;nement, de l'autre un titre de &lt;i&gt;S&#233;rie noire&lt;/i&gt; qu'il avait pioch&#233; dans sa collection et lui semblait faire &#233;cho, sorte de miroir de l'info du jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mon tour, apr&#232;s r&#233;ception, j'&#233;crivais quelques lignes pour raccrocher les wagons, contextualiser, et parfois d&#233;river, de sorte qu'apparaisse chaque 24 heures une empreinte fragile, partielle, mais tenace - noir sur blanc - de l'actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Clarisse Fabre&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18421 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/2_caredda.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH384/2_caredda-63aaf.jpg?1659268522' width='500' height='384' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;DIMANCHE 27 SEPTEMBRE 2020&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Etrange ce mot. En argot, nib renvoie aux nibards, les seins, mais aussi &#224; l'adverbe &#171; rien &#187;. Par exemple, &#171; en 2020, ann&#233;e du confinement, on s'attendait &#224; un pic de naissances, mais nib, ce fut le baby-crash &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parions que le titre de cette S&#233;rie noire fait usage du premier sens. Un rien d'amour ne serait pas vendeur, quoique... &lt;br class='autobr' /&gt;
Gainsbourg savait faire. Sa chanson, Ces petits riens, commence ainsi : Mieux vaut n'penser &#224; rien / Que n'pas penser du tout... Et plus loin : &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si c'&#233;tait trois fois rien &lt;br class='autobr' /&gt;
Trois fois rien entre nous &lt;br class='autobr' /&gt;
Evidemment &#231;a ne fait pas beaucoup &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont ces petits riens &lt;br class='autobr' /&gt;
Que j'ai mis bout &#224; bout &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces petits riens &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui me venaient de vous&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18422 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/3_caredda.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH363/3_caredda-cb48c.jpg?1772188664' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;VENDREDI 16 OCTOBRE 2020&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Eh ben non.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18423 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/4_caredda.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH363/4_caredda-6e0b9.jpg?1772188664' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;MERCREDI 18 NOVEMBRE 2020&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Qu'est-ce que j'peux faire, chais pas quoi faire... &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis fin octobre, et la fermeture des lieux pour raison sanitaire, on ne peut plus s'asseoir &#224; un caf&#233;, ni aller au cin&#233;ma, ni voir un spectacle, ni essayer des v&#234;tements dans une boutique, etc. Certes, on peut encore entrer dans une librairie, acheter son journal ou le vendre &#224; la cri&#233;e comme dans &lt;i&gt;A bout de souffle&lt;/i&gt; (1960) de Jean-Luc Godard. Mais bon, masqu&#233;, sans un touriste ni foule dehors... Puis arrive le &#171; Black Friday &#187;, le vendredi noir, du nom de cette op&#233;ration commerciale et promotionnelle n&#233;e aux Etats-Unis, qui traditionnellement a lieu le 4e vendredi du mois de novembre. En 2020, en France, les commer&#231;ants obtiennent avec l'accord des plateformes que le &#171; Black Friday &#187; soit report&#233; d'une semaine (au 4 d&#233;cembre), afin que les commerces physiques profitent eux aussi de cette journ&#233;e tiroir-caisse. Les analyses critiques qui avaient commenc&#233; &#224; &#233;merger, en 2019, relayant le concept su&#233;dois de &#171; honte de faire du shopping &#187; (k&#246;pskam) pour des raisons &#233;cologiques, li&#233;es &#224; la consommation d'eau pour fabriquer un jean, par exemple, semblent d'&#234;tre envol&#233;es. Entre autres, le sociologue Razmig Keucheyan, de l'Universit&#233; de Bordeaux, auteur de &lt;i&gt;Les besoins artificiels, Comment sortir du consum&#233;risme&lt;/i&gt; (Editions Zone), met en avant la notion de besoin artificiel, dans un entretien au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;. &#171; La survie de l'organisme d&#233;pend de la satisfaction d'un certain nombre de besoins vitaux : se nourrir, se prot&#233;ger du froid, respirer ou dormir. Du fait de la crise &#233;cologique, certains de ces besoins vitaux sont plus difficiles &#224; satisfaire, respirer un air non pollu&#233; par exemple. Tous les autres besoins sont, en un sens, &#8220;artificiels&#8221; : ils sont culturellement construits et sujets &#224; &#233;volution historique. Certains ont des effets n&#233;fastes, pour l'environnement notamment &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18424 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/5_caredda.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH363/5_caredda-00918.jpg?1772188664' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;VENDREDI 22 JANVIER 2021&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;5 ou 6 doses de vaccin dans le flacon Pfizer ? Jusque-l&#224;, les professionnels de sant&#233; avaient remarqu&#233; qu'au-del&#224; de cinq doses, il restait parfois un peu de liquide dans le flacon, susceptible de permettre une sixi&#232;me vaccination - moyennant toutefois une manipulation d&#233;licate. Le laboratoire am&#233;ricain vient de confirmer que l'on peut extraire six doses d'un flacon et non cinq, et en tire des cons&#233;quences sur le prix de chaque bo&#238;te... qui augmente. Pas con, et pas cool non plus.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18425 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/6_caredda.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH363/6_caredda-19de6.jpg?1772188664' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;JEUDI 17 JUIN 2021&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Marcher dans la rue sans le masque... Jean Castex a donn&#233; sa b&#233;n&#233;diction, jeudi 16 juin. On n'en revient pas. Nous voici lib&#233;r&#233;s au moins pour quelque temps (mais on aura peut-&#234;tre &#171; le masque &#187; d'angoisse lundi matin, 21 juin, au vu des r&#233;sultats du premier tour des &#233;lections d&#233;partementale et r&#233;gionale...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ici l&#224;, la vie marchande va reprendre ses droits, j'attends les articles de presse, les affiches publicitaires sur le retour du rouge &#224; l&#232;vres, genre &#171; La situation est au vert, passez au rouge ! &#187;, sans oublier les rendez-vous chez le barbier pour se refaire une beaut&#233; : hommes, cisgenre ou non binaires, &#171; ne rasez plus les murs... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour terminer sur une note d'insouciance, quand-m&#234;me, une chanson, car &#231;a faisait longtemps que l'on n'en avait pas gliss&#233; une. L&#224; je poserais bien sur la platine le joli titre de Fran&#231;oise Hardy, &lt;i&gt;R&#234;ver le nez en l'air&lt;/i&gt; (1973).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le clip de l'&#233;poque, Hardy nous dit ceci, belle comme le jour sous son parapluie transparent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#234;ver, le nez en l'air / Aller au hasard&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#234;vez, et ne rien faire / Penser &#224; ce soir&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18426 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/7_caredda.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH363/7_caredda-9ba63.jpg?1772188664' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;SAMEDI 31 JUILLET 2021&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On notera une inflexion du sens des mots, en cette ann&#233;e 2021 : se faire entuber, par exemple, a chang&#233; de sens. Cela ne veut plus dire &#171; se faire avoir &#187;, mais au contraire &#171; &#234;tre sauv&#233; &#187; gr&#226;ce aux soins intensifs &#224; l'h&#244;pital. D&#233;sormais on dira &#171; Si tu m'entubes, je te serai &#224; jamais reconnaissant. J'&#233;tais en r&#233;a et tu m'as sauv&#233; &#187;. Tu r&#233;a-lises ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18427 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/8_caredda.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH363/8_caredda-5db9c.jpg?1772188664' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &#8212; * * * &#8212; &lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class='spip_document_18428 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH721/9_caredda-6d9c7.jpg?1772188664' width='500' height='721' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18429 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH724/10_caredda-fa3bc.jpg?1772188664' width='500' height='724' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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