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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>TK-21 </title>
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		<title>Confessions d'une enfant du si&#232;cle 4/4</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; Bernard , Jean-Louis Poitevin et Jeanne Susplugas</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Jeanne Susplugas exposait, expose et exposera au printemps et tout l'&#233;t&#233; &#224; Versailles &#224; la Mar&#233;chalerie et &#224; l'&#233;cole des beaux-arts, et &#224; Paris, &#224; la galerie VivoEquidem. C'est &#224; la Mar&#233;chalerie que nous l'avons rencontr&#233;e et film&#233;e &#171; sous &#187; et &#171; dans &#187; son &#339;uvre, une sculpture installation aux ramifications multiples qui nous conduit &#224; p&#233;n&#233;trer plus avant dans les secrets de la personne, comprise, et c'est l&#224; la surprise, comme une entit&#233; dont l'int&#233;riorit&#233; est comme plus remplie par les injonctions du dehors que par les suintements du dedans.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Entretiens" rel="directory"&gt;Entretiens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1080-d45f6.jpg?1772262254' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jeanne Susplugas exposait, expose et exposera au printemps et tout l'&#233;t&#233; &#224; Versailles &#224; la Mar&#233;chalerie et &#224; l'&#233;cole des beaux-arts, et &#224; Paris, &#224; la galerie VivoEquidem. C'est &#224; la Mar&#233;chalerie que nous l'avons rencontr&#233;e et film&#233;e &#171; sous &#187; et &#171; dans &#187; son &#339;uvre, une sculpture installation aux ramifications multiples qui nous conduit &#224; p&#233;n&#233;trer plus avant dans les secrets de la personne, comprise, et c'est l&#224; la surprise, comme une entit&#233; dont l'int&#233;riorit&#233; est comme plus remplie par les injonctions du dehors que par les suintements du dedans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/222962430?portrait=0&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://vimeo.com/222962430&#034;&gt;Confessions d'une enfant du si&#232;cle 4/4&lt;/a&gt; from &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/hervebernard&#034;&gt;BERNARD Herv&#233; (rvb)&lt;/a&gt; on &lt;a href=&#034;https://vimeo.com&#034;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cette fiction si elle se nourrit de celle des autres &#8211; comment pourrait-il en &#234;tre autrement ? - elle n'en constitue pas moins un univers en soi, une sorte d'&#238;le ou d'&#238;lot, de bulle. Cette bulle est certes poreuse, parce que chacun est en contact avec le monde, les autres, les choses, mais ce qu'on appelle d'un mot vengeur et si inexact la r&#233;alit&#233; et que certains tentent d'imposer comme seule mesure du vrai et qu'ils nomment eux le r&#233;el, cette bulle n'en est pas moins increvable dans tous les sens du terme, elle peut enfler ou fondre, elle constitue qu'on le veuille ou non &#224; la fois la forme de notre int&#233;riorit&#233;, le nom de notre individualit&#233; et, paradoxe des paradoxes, le dehors inaccessible tant &#224; nous m&#234;me qu'aux autres puisqu'il est dans cette bulle &#224; la fois cette bulle m&#234;me, l'air qui s'y trouve pris et les mots que produisent notre corps et notre cerveau, habitant unique et multiple de cette bulle.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est de cela dont est consciente Jeanne Susplugas, c'est cela qui constitue le coeur de sa r&#233;flexion et de sa pratique artistique, la mise en sc&#232;ne de cette situation confuse et pourtant limpide qui fait que nous sommes et producteur de la bulle et prisonniers de cette m&#234;me bulle et ouverts sur le dehors et prisonnier du dehors qui est &#171; en &#187; nous et cela parce que ces &#171; r&#233;alit&#233;s &#187; sont nous affirmerions sous la torture qu'elles existent vraiment ne sont que des construction verbales, que des inventions, que des mots mis bout &#224; bout et formant une image coh&#233;rente de ce que nous tenons pour vrai !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vue sous cet angle, la maison qui est le motif, le mobile et le moteur de cette oeuvre, appara&#238;t comme une version tout &#224; fait juste de cette &#171; bulle &#187; qui nous enveloppe qu'on soit pr&#233;sent en elle qu'on la regarde du dehors ou qu'on pr&#233;tende n'en avoir pas.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9786 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH335/mask-40x60cm-2009-hd_blog-82ef2.jpg?1509805431' width='500' height='335' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Jeanne Susplugas
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En comparant une exposition &#224; un livre, en affirmant que tout dans la vie et donc toute la vie n'est que th&#233;&#226;tre, en &#233;voquant le pharmakon, &#224; travers une exp&#233;rience v&#233;cue qu'elle a su transposer &#224; tous les niveaux de l'existence, en &#233;voquant aussi l'enchainement des histoires comme la dimension m&#234;me dans laquelle finalement chacun de nous existe, Jeanne Susplugas met en place une boucle de r&#233;troaction qui la pousse &#224; interroger les autres pour tenter de comprendre comme chacun de nous et elle compris fonctionnons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors on commence &#224; entrevoir une r&#233;ponse possible &#224; cette question qui l&#233;gitimement la taraude, celle de savoir &#224; quoi l'art peut bien servir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et encore une fois la r&#233;ponse vient des mots, par les mots, ceux des histoires qu'elle &#171; se &#187; raconte, ceux des histoire qu'elle demande aux autres de lui raconter, celles qu'elle invente pour rendre la r&#233;alit&#233; qu'elle d&#233;couvre au Japon ou ailleurs compr&#233;hensible au moins a minima et parfois tout simplement acceptable. Mais ces mots, elle est capable de les convertir en gestes, en &#233;l&#233;ments plastiques en &#233;l&#233;ments visuels, en textes en vid&#233;o en c&#233;ramiques offrant &#224; nos esprits un peut trop inattentifs ou apparemment incr&#233;dule la confirmation &#224; la fois d&#233;sir&#233;e et repouss&#233;e du fait que nous sommes des &#234;tres singuliers sur cette terre puisque, quoique que l'on en ait, notre nourriture premi&#232;re, ce sont les mots et par les mots les histoires qu'on nous raconte qu'on se raconte qu'on &#233;coute ou qu'on l&#226;che dans l'atmosph&#232;re comme des ballons ou des bou&#233;es sauvetage sans savoir si ainsi on cherche &#224; sauver quelqu'un d'autre ou soi-m&#234;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maison rose, qui relie enfance et r&#233;flexion sur la sexualit&#233; des enfants, la maison malade ou celle qu'elle a construite pour la Mar&#233;chalerie, chacun de ces maisons raconte l'angoisse qui est la n&#244;tre et pas seulement la sienne, celle d'&#234;tre enferm&#233; dans une maison dans cette maison n'importe laquelle dans &#171; sa &#187; maison !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et finalement on finit par le comprendre, entendons par l'accepter comme une &#233;vidence douloureuse mais salutaire, nous vivons enferm&#233;s nous sommes les prisonniers volontairement involontaires de notre relation aux mots, aux histoires, et chaque maison t&#233;moigne de cela et chaque humain t&#233;moigne de cela, que la vie est un enfermement avant d'&#234;tre un enfer et que si l'on s'ing&#233;nie avec tant de jouissance &#224; en faire justement un enfer c'est que l'on tente par tous les moyens de faire &#233;clater la bulle et cela &#224; n'importe quel prix !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le prix est aussi immense qu'infini puisqu'il s'agira encore et encore de (se) raconter des histoire au moment de n&#233;gocier le prix, celui de la maison qu'on vend, celui de celle qu'on ach&#232;te, celui de la premi&#232;re comme de la derni&#232;re demeure !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Confessions d'une enfant du si&#232;cle 3/4</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Confessions-d-une-enfant-du-siecle-1077</link>
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		<dc:date>2017-06-06T13:21:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; Bernard , Jean-Louis Poitevin et Jeanne Susplugas</dc:creator>


		<dc:subject>installation</dc:subject>
		<dc:subject>sculpture</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Jeanne Susplugas exposait, expose et exposera au printemps et tout l'&#233;t&#233; &#224; Versailles &#224; la Mar&#233;chalerie et &#224; l'&#233;cole des beaux-arts, et &#224; Paris, &#224; la galerie VivoEquidem.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/sculpture" rel="tag"&gt;sculpture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH85/arton1077-ec37d.jpg?1772262254' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jeanne Susplugas exposait, expose et exposera au printemps et tout l'&#233;t&#233; &#224; Versailles &#224; la Mar&#233;chalerie et &#224; l'&#233;cole des beaux-arts, et &#224; Paris, &#224; la galerie VivoEquidem. C'est &#224; la Mar&#233;chalerie que nous l'avons rencontr&#233;e et film&#233;e &#171; sous &#187; et &#171; dans &#187; son &#339;uvre, une sculpture installation aux ramifications multiples qui nous conduit &#224; p&#233;n&#233;trer plus avant dans les secrets de la personne, comprise, et c'est l&#224; la surprise, comme une entit&#233; dont l'int&#233;riorit&#233; est comme plus remplie par les injonctions du dehors que par les suintements du dedans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/218175941?h=4f98652b51&amp;portrait=0&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://vimeo.com/218175941&#034;&gt;Confessions d'une enfant du si&#232;cle 3/4&lt;/a&gt; from &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/hervebernard&#034;&gt;BERNARD Herv&#233; (rvb)&lt;/a&gt; on &lt;a href=&#034;https://vimeo.com&#034;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En abordant la question relative au fait d'&#234;tre artiste, Jeanne Susplugas prolonge ses r&#233;flexions sur le statut de la subjectivit&#233; et permet de mieux comprendre l'&#233;quivalence qu'elle pose entre sujet et maison. Pourtant les choses ne sont pas si simples. Apr&#232;s avoir racont&#233; comment elle con&#231;oit son travail, comment elle active le champ des relations sociales pour en faire le moteur de ses &#339;uvres, elle ne cesse de passer d'un bord &#224; l'autre d'un doute existentiel singulier. En effet, plus on tente de creuser ce qui est cens&#233; constituer le monde int&#233;rieur, plus appara&#238;t le fait qu'il est rempli de choses qui proviennent du dehors, de la r&#233;alit&#233; sociale, de celle du travail, de la consommation et des actions, des paroles des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#224; l'&#233;couter quelque chose appara&#238;t, une sorte de ph&#233;nom&#232;ne &#233;trange quelle d&#233;crypte et qui est comme le c&#339;ur de son travail. Ce ph&#233;nom&#232;ne l'affecte quoiqu'il ne semble gu&#232;re se manifester de mani&#232;re tr&#232;s visible et pourtant le trouble est l&#224;. C'est &#224; partir de ce trouble, un trouble qu'elle ne cesse de ressentir, m&#234;me si on a aussi l'impression qu'elle le cherche et m&#234;me qu'elle travaille &#224; le faire exister, qu'elle cr&#233;e. Ce ph&#233;nom&#232;ne tient en ceci que tout ce qui dans notre vie &#233;voque ou nous permet de conna&#238;tre des moments de r&#233;confort, de calme, de douceur, de paix, bref de s&#233;curit&#233;, tous ces moments semblent hant&#233;s, on pourrait dire mit&#233;s par leur contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le monde de Jeanne Susplugas est travers&#233; de part en part par une angoisse si pr&#233;gnante, si pr&#233;sente, si ind&#233;l&#233;bile qu'on finit par se demander si l'&#339;uvre ne tend pas plus &#224; la &#171; recouvrir &#187; qu'&#224; &#171; l'exhiber &#187; tant, si elle se laissait aller &#224; dire les choses telles qu'elle le vit, nous exploserait au visage cette angoisse qui alors nous &#171; tuerait &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que faire ? Baudelaire, encore et toujours, qui dans Le voyage lan&#231;ait : &#171; Faut-il partir, rester, si tu peux rester reste, pars s'il le faut.... &#187;, nous donne &#224; entendre le balancement qui est le tangage in&#233;vitable au gr&#233; duquel se meut chaque vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce balancement est une oscillation permanente entre des p&#244;les qui peuvent se formuler ainsi : l'enfermement ou la fuite, l'exc&#232;s ou la soumission aux dictas du bien-&#234;tre, le plein ou le vide, la soumission aux r&#232;gles sans r&#233;compense ou la d&#233;sob&#233;issance avec risque de ne d&#233;sob&#233;ir &#224; rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#339;uvres de Jeanne Susplugas qui se d&#233;clinent sous de nombreux supports sont la manifestation de cette angoisse que comme elle nous repoussons pour ne pas sombrer. Par contre ce qu'elle rend visible et audible dans ses &#339;uvres, c'est que notre intimit&#233; est si poreuse, le dehors si pr&#233;sent en nous, qu'il n'est aucun refuge dans lequel nous pourrions nous retirer en esp&#233;rant &#233;chapper &#224; la douleur et &#224; la duplicit&#233;. Alors, comme elle nous le montre avec au fond une certaine violence, nous oscillons, passant d'un bord &#224; l'autre et ainsi avan&#231;ant sur le chemin de la vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#8226; &lt;strong&gt;At home she's a tourist, Chapter II&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Du 25 janvier au 12 ao&#251;t 2017Retour&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; &lt;strong&gt;Vivo Equidem&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
113, rue du Cherche Midi - 75006 ParisRetour ligne automatique&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.vivoequidem.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.vivoequidem.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Confessions d'une enfant du si&#232;cle &#8212; 2/4</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Confessions-d-une-enfant-du-siecle-1041</link>
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		<dc:date>2017-04-30T23:30:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; Bernard , Jean-Louis Poitevin et Jeanne Susplugas</dc:creator>


		<dc:subject>corps</dc:subject>
		<dc:subject>installation</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Jeanne Susplugas exposait, expose et exposera au printemps et tout l'&#233;t&#233; &#224; Versailles &#224; la Mar&#233;chalerie et &#224; l'&#233;cole des beaux-arts, et &#224; Paris, &#224; la galerie VivoEquidem. C'est &#224; la Mar&#233;chalerie que nous l'avons rencontr&#233;e et film&#233;e &#171; sous &#187; et &#171; dans &#187; son &#339;uvre, une sculpture installation aux ramifications multiples qui nous conduit &#224; p&#233;n&#233;trer plus avant dans les secrets de la personne, comprise, et c'est l&#224; la surprise, comme une entit&#233; dont l'int&#233;riorit&#233; est comme plus remplie par les injonctions du dehors que par les suintements du dedans.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Entretiens" rel="directory"&gt;Entretiens&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/corps" rel="tag"&gt;corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/installation" rel="tag"&gt;installation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH85/arton1041-94e02.jpg?1772262254' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jeanne Susplugas exposait, expose et exposera au printemps et tout l'&#233;t&#233; &#224; Versailles &#224; la Mar&#233;chalerie et &#224; l'&#233;cole des beaux-arts, et &#224; Paris, &#224; la galerie VivoEquidem. C'est &#224; la Mar&#233;chalerie que nous l'avons rencontr&#233;e et film&#233;e &#171; sous &#187; et &#171; dans &#187; son &#339;uvre, une sculpture installation aux ramifications multiples qui nous conduit &#224; p&#233;n&#233;trer plus avant dans les secrets de la personne, comprise, et c'est l&#224; la surprise, comme une entit&#233; dont l'int&#233;riorit&#233; est comme plus remplie par les injonctions du dehors que par les suintements du dedans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/213743681?portrait=0&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://vimeo.com/213743681&#034;&gt;Confessions d'une enfant du si&#232;cle 2/4&lt;/a&gt; from &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/hervebernard&#034;&gt;BERNARD Herv&#233; (rvb)&lt;/a&gt; on &lt;a href=&#034;https://vimeo.com&#034;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une nouvelle forme de subjectivit&#233; ou plut&#244;t de subjectivation que Jeanne Susplugas nous fait d&#233;couvrir car pour elle &#034;je&#034; n'est pas tant un autre que ce qui se forme au croisement des attentes et des messages &#233;mis par un grand dehors lorsqu'il vient buter, non sur une &#226;me &#224; modeler, mais sur un mur qui renvoie les ordres et les images mais en garde les traces comme si elles &#233;taient des souvenirs n'appartenant &#224; personne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le petit th&#233;&#226;tre du corps&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous pensons que nous existons comme une entit&#233; autonome capable de traiter les informations que le dehors, le monde ext&#233;rieur, nous envoie en permanence pour nous l'approprier et poursuivre l'&#233;laboration de nous-m&#234;mes dans un processus &#224; la fois permanent, infini, variable, et port&#233; par la garantie que de suivre le programme ne nous conduira pas &#224; notre perte. Nous sommes comme sauv&#233;s par avance en ce sens qu'en suivant les r&#232;gles nous nous sentons en quelque sorte assur&#233;s de ne pas nous d&#233;truire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeanne Susplugas qui a &#233;pous&#233; son &#233;poque avec plus d'&#233;lan que beaucoup, se livre sans fard dans la seconde partie de cet entretien. Ses aveux r&#233;v&#232;lent moins des secrets cach&#233;s que le secret le mieux prot&#233;g&#233; par des int&#233;r&#234;ts divers : la forme sujet ou si l'on veut, le moi est une coquille vide et une structure qui ressemble plus &#224; un double &#171; mur &#187; qu'&#224; une enveloppe. Imaginons une &#171; image &#187; pour d&#233;crire le sujet : il serait une sorte de feuille de m&#233;tal en forme de v &#224; la fois fine et solide, lourde et r&#233;sistante, capable de recevoir les bombardements d'informations en provenance du monde et par sa structure m&#234;me de les retourner &#224; l'envoyeur. Ce que l'on tient pour l'int&#233;riorit&#233; ne serait que l'autre face de la feuille-mur, celle qui re&#231;oit les informations en provenance de l'autre c&#244;t&#233; du monde, autant dire du corps qui est aussi ext&#233;rieur, entendons inconnu &#224; chacun, que ne l'est le dehors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#233;voquant les rituels du quotidien et en les qualifiant d'ennuyeux, de lourds &#224; porter, voire d'angoissants, elle indique que ce que le monde de la marchandise reine et des m&#233;dias rois, c'est-&#224;-dire le n&#244;tre, accomplit, c'est une r&#233;v&#233;lation paradoxale : ce que l'on a longtemps privil&#233;gi&#233; et con&#231;u comme le lieu et du secret et de la v&#233;rit&#233; parce qu'il &#233;tait &#224; la fois en relation directe possible avec le divin et le lieu dans lequel ce divin pouvait venir d&#233;poser ses messages, ce moi donc, n'est qu'une surface sur laquelle plus ou moins au hasard s'impriment des traces sans qu'aucun principe de coh&#233;rence ne pr&#233;side &#224; leur recueil. Ce qu'il appelle dehors est ce qui lui vient du monde ext&#233;rieur, ce qu'il appelle dedans, est ce qui lui vient de l'autre dehors qu'est corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun de nous est une sorte de marionnette qui subit les assauts des informations envoy&#233;es par les deux c&#244;t&#233;s ou les deux instances, les unes ayant pour but de contenir les d&#233;bordements de l'autre et les autres de se conformer aux exigences de l'un pour pouvoir continuer d'exister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; certains moments, les accents troubl&#233;s de Jeanne Susplugas nous conduisent &#224; nous voir enfin pour ce que nous sommes, des jouets aux prises avec des voix qui toutes viennent d'ailleurs. Ce que l'on pourrait tenir pour la &#171; n&#244;tre &#187; de voix, n'est qu'un vague filet de oui et de non qui s'encha&#238;nent &#224; grande vitesse et ne produisent pas de discours v&#233;ritablement construits, sinon ceux qui permettent comme un cycliste qui ne veut pas mettre pied &#224; terre, d'osciller entre oui et non pour ne pas tomber.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre les rituels du quotidien impos&#233;s par le corps ou par les injonctions de la soci&#233;t&#233;, entre le temps qu'il faut &#171; resserrer &#187; pour ne pas crouler sous l'ob&#233;issance active aux injonctions et l'accumulation de petits riens qui deviennent un grand tout, car malgr&#233; tout on finit toujours par dire oui &#224; plus d'activit&#233; qu'il n'en faut, on voit mal en effet ce qu'il reste pour que l'int&#233;riorit&#233; puisse exister autrement que comme ce plus petit d&#233;nominateur commun de proximit&#233;s entre acceptations des injonctions du soi-disant dehors et celles du soi-disant dedans. Nous sommes une surface double d'inscription et les plis possibles ne sont que dessin&#233;s sur ces surfaces. Il n'y a l&#224; aucun creux o&#249; se logerait notre secret comme entit&#233; vivante. Si nous en avons un, c'est sous la forme d'un palimpseste qu'il se manifeste ou d'une vieille cicatrice douloureuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le corps est travers&#233; par des accents, des intensit&#233;s et tout accent signale une forme de pathologie au sens o&#249; il r&#233;sulte d'un &#171; son &#187; pouss&#233; en intensit&#233;. Ceci nous conduit d'un changement de degr&#233; &#224; un changement de nature. S'il fallait indiquer ce qui confirme cette non-existence d'une coquille comme lieu de recueil de notre int&#233;riorit&#233;, l'aspect donc fallacieux d'une m&#233;taphore ancienne et d&#233;sormais us&#233;e, c'est cette mani&#232;re que Jeanne Susplugas a de nous indiquer en quoi, soumis en permanence &#224; des injonctions en si grandes quantit&#233;s, nous ne pouvons pas faire autrement que r&#233;sister pour exister encore et ne pouvons plus donner forme &#224; cette coquille, r&#233;ceptacle et abri, qui jusqu'alors &#233;tait &#224; la fois le produit du travail sur soi et le lieu o&#249; il se r&#233;v&#233;lait &#224; nous-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle nous montre comment, le moi n'&#233;tant que construction, il peut changer et de forme et de statut lorsque les modalit&#233;s du &#171; faire &#187; changent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pharmakon&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;pharmakon&lt;/i&gt; a connu depuis le grand texte de Jacques Derrida intitul&#233; &lt;i&gt;La pharmacie de Platon&lt;/i&gt; et aujourd'hui sous la plume de Bernard Stiegler, une gloire th&#233;orique importante. Fille de chercheurs en pharmacie ayant elle-m&#234;me eu &#224; subir une sorte d'erreur de diagnostique qui faillit lui co&#251;ter la vie, Jeanne Susplugas sait combien ce qui peut sauver peut aussi tuer. Le curseur est donc le t&#233;moin de changements d'intensit&#233;s pouvant devenir des changements de nature et le vecteur de leur accomplissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors quelque chose se manifeste, mais de mani&#232;re al&#233;atoire et clignote sur l'&#233;cran invisible qui nous enveloppe et sur lequel se r&#233;fl&#233;chissent nos d&#233;rives, nos angoisses, nos passions et nos r&#234;ves. C'est d'un c&#244;t&#233; l'ordre absolu tyrannique o&#249; seraient rois des corps ayant pu passer le test de la soumission constante aux injonctions sans faillir. C'est d'un autre c&#244;t&#233; notre part sombre, celle o&#249; se r&#233;v&#232;le ce qui est sans doute le secret le mieux gard&#233; et dont toute croyance est le d&#233;positaire perverti, le fait que la confiance, ce par quoi l'autre vient &#224; nous comme sauveur et nous &#224; lui aussi comme sauveur, que cette confiance donc est non seulement fragile mais en fait si friable qu'on se demande comment on a pu y croire, entendons croire qu'elle pouvait m&#234;me exister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La servitude volontaire trouve ici sa source majeure dans le fait qu'il est impossible de garantir que notre confiance ne sera pas tromp&#233;e, que l'autre qui &#233;tait notre ami, entendons notre m&#233;dicament bienfaisant, ne va pas devenir d'un jour &#224; l'autre, d'un instant &#224; l'autre, notre plus mortel ennemi, ce &lt;i&gt;pharmakon&lt;/i&gt; qui nous empoisonne et n'aura de cesse de nous voir souffrir de sa trahison. Gloire de l'amiti&#233; trahie et de l'amour pi&#233;tin&#233; que de r&#233;v&#233;ler une des v&#233;rit&#233;s les plus destructrices au sujet de notre situation dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne reste plus, pour faire face, qu'&#224; chercher &#224; comprendre ce qui s'inscrit sur nous malgr&#233; nous, venant du dehors ou de cet autre c&#244;t&#233; dont on sait qu'il n'est plus possible de l'appeler int&#233;riorit&#233; mais au mieux notre face sombre. Sur la face sombre, en effet, le grimoire de la confiance peut &#234;tre ratur&#233; d'un coup de griffe voire r&#233;duit en cendres d'un baiser trompeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeanne Susplugas a choisi de faire de l'art et d'inscrire sa pratique dans ce champ qui, interrogeant les formes de la confiance, d&#233;crit &#224; la fois la mani&#232;re dont nous subjectivons aujourd'hui, dont nous inventons donc, un moi sans int&#233;riorit&#233;, et celle par laquelle nous existons en oscillant en permanence entre r&#233;paration impossible et mise &#224; nu. Ceci n'a pas d'autre effet que de nous plonger dans une souffrance o&#249; la honte m&#234;me est comme devenue irr&#233;elle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8226; At home she's a tourist, Chapter II&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Du 25 janvier au 12 ao&#251;t 2017&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Vivo Equidem&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
113, rue du Cherche Midi - 75006 Paris&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.vivoequidem.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.vivoequidem.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Confessions d'une enfant du si&#232;cle 1/4</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Confessions-d-une-enfant-du-siecle</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Confessions-d-une-enfant-du-siecle</guid>
		<dc:date>2017-04-03T00:37:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; Bernard , Jean-Louis Poitevin et Jeanne Susplugas</dc:creator>


		<dc:subject>corps</dc:subject>
		<dc:subject>installation</dc:subject>
		<dc:subject>r&#234;ve</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;moire</dc:subject>
		<dc:subject>autoportrait</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Jeanne Susplugas exposait, expose et exposera au printemps et tout l'&#233;t&#233; &#224; Versailles &#224; la Mar&#233;chalerie, &#224; l'&#201;cole des beaux-arts et &#224; Paris, &#224; la galerie Vivo Equidem. C'est &#224; la Mar&#233;chalerie que nous l'avons rencontr&#233;e et film&#233;e &#171; sous &#187; et &#171; dans &#187; son &#339;uvre, une sculpture installation aux ramifications multiples dont elle nous livre ici, dans la premi&#232;re des quater partie de l'entretien, une lecture tout &#224; fait &#233;clairante mais aussi singuli&#232;rement inqui&#233;tante.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Entretiens" rel="directory"&gt;Entretiens&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/corps" rel="tag"&gt;corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/installation" rel="tag"&gt;installation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/reve" rel="tag"&gt;r&#234;ve&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/memoire" rel="tag"&gt;m&#233;moire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/autoportrait" rel="tag"&gt;autoportrait&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH85/arton1035-e6a22.jpg?1772217076' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jeanne Susplugas exposait, expose et exposera au printemps et tout l'&#233;t&#233; &#224; Versailles &#224; la Mar&#233;chalerie, &#224; l'&#201;cole des beaux-arts et &#224; Paris, &#224; la galerie Vivo Equidem. C'est &#224; la Mar&#233;chalerie que nous l'avons rencontr&#233;e et film&#233;e &#171; sous &#187; et &#171; dans &#187; son &#339;uvre, une sculpture installation aux ramifications multiples dont elle nous livre ici, dans la premi&#232;re des quatre parties de l'entretien, une lecture tout &#224; fait &#233;clairante mais aussi singuli&#232;rement inqui&#233;tante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Injonctions paradoxales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au centre de ses pr&#233;occupations, comme artiste, et comme personne, il y a nos comportements, nos attitudes, notre mani&#232;re de nous saisir des choses qui nous entourent, comme les objets qui peuplent notre quotidien. Mais aussi et surtout, ce qu'elle questionne parce que cela au fond lui semble pour le moins paradoxal, ce sont les &#171; raisons &#187; pour lesquelles nous agissons ainsi que nous le faisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde dans lequel nous vivons est fait d'injonctions multiples et tout &#224; fait contradictoires, soit d'un point de vue purement logique comme le montrent les publicit&#233;s qui invitent &#224; manger mais sont accompagn&#233;es de recommandations pour ne pas trop manger, soit d'un point de vue organisationnel qui par leur accumulation les rendent inop&#233;rantes ou impossibles &#224; suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, nous existons dans un monde schizo&#239;de, nous sommes les sujets du r&#232;gne du double bind autrement dit de la double contrainte ou des injonctions paradoxales que Bateson et Watzlawick ont th&#233;oris&#233; d&#232;s les ann&#233;es cinquante. C'est &#224; notre r&#233;ceptivit&#233; aux injonctions multiples et contradictoires qui composent, enveloppent et d&#233;terminent &#224; la fois la r&#233;alit&#233; et notre relation &#224; elle que s'adresse Jeanne Susplugas. C'est &#224; rendre consciente la part non per&#231;ue de notre ob&#233;issance qu'elle travaille. C'est &#224; nous replonger &#224; partir du champ fictionnel qu'elle met en sc&#232;ne dans le bain fictif de la r&#233;alit&#233; dans laquelle nous &#233;voluons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en ce sens et en d'autres que nous d&#233;couvrirons dans les &#233;pisodes suivants qu'elle est une enfant de ce si&#232;cle en proie &#224; des soubresauts manifestes mais aussi parfois ind&#233;finissables.&lt;/p&gt;
&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/211225280?portrait=0&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://vimeo.com/211225280&#034;&gt;Confessions d'une enfant du si&#232;cle 1/4&lt;/a&gt; from &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/hervebernard&#034;&gt;BERNARD Herv&#233; (rvb)&lt;/a&gt; on &lt;a href=&#034;https://vimeo.com&#034;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La maison&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La maison est au centre des pr&#233;occupations de Jeanne Susplugas et cela depuis ses d&#233;buts, quand elle a recouvert les murs d'une pi&#232;ce d'emballages de m&#233;dicaments, r&#233;v&#233;lant ainsi &#224; ceux qui y p&#233;n&#233;traient le voile d'addiction dans lequel &#224; bien y regarder, tous nous vivons. Aujourd'hui elle en donne une version qui impressionne &#224; la fois par son ampleur et son lien avec le myst&#232;re de cette inqui&#233;tante &#233;tranget&#233; qui nous habite et nous ronge. Accroch&#233;e au plafond, la maison est le point de d&#233;part de liens, des fils de longueur variable auxquels sont accroch&#233;s des objets r&#233;alis&#233;s &#224; une &#233;chelle plus grande que leur taille dans la r&#233;alit&#233; et qui pendent entre ciel et sol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, il s'agit d'une tentative de rendre compte d'une sorte d'enqu&#234;te sociologique qu'elle a men&#233;e aupr&#232;s d'amis ou de gens divers, et qui prenait la forme simple d'une question : quels sont les objets que vous emporteriez si votre maison br&#251;lait ? Le r&#233;sultat peut sembler &#233;trange tant les objets retenus sont banals et parfois inattendus, comme le sac, les chaussures, le maillot de bain ou les m&#233;dicaments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui compte ici est autre, c'est l'histoire que, selon la formule consacr&#233;e, chacun peut &#171; se &#187; raconter ! Et c'est l&#224; que les choses prennent consistance. En effet, nous sommes uniques mais nous sommes aussi form&#233;s et format&#233;s par le monde dans lequel nous vivons. C'est &#224; saisir les points d'articulation entre ce qui est unique en nous et ce qui en nous r&#233;pond aux injonctions de la soci&#233;t&#233; qu'elle travaille. C'est &#224; participer au questionnement sur les formes de la subjectivit&#233; qu'elle travaille. C'est &#224; nous conduire &#224; voir combien en pensant &#234;tre nous-m&#234;mes nous jouons des r&#244;les que d'autres jouent comme nous &#224; la fois au sens o&#249; ils jouent aussi, mais au sens o&#249; ils jouent les m&#234;mes r&#244;les.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, il y a plus. Cette maison qui est donc &#224; la fois une maison r&#234;v&#233;e et une maison &#171; symbole &#187;, concentre les &#233;l&#233;ments les plus signifiants et ce ne sont pas ceux que l'on croit. En effet, cette maison lorsque l'on &#233;coute Jeanne Susplugas en parler, est un lieu inqui&#233;tant profond&#233;ment inqui&#233;tant. Elle est comme hant&#233;e par des m&#233;moires multiples, des strates de m&#233;moires, des n&#339;uds d'ambigu&#239;t&#233;, des sources de conflits, et finalement des secrets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est l&#224; qu'elle nous conduit, au seuil du secret, devant la porte, nous mettant face &#224; cette tentation imm&#233;moriale de regarder ce qui se passe &#224; l'int&#233;rieur par le petit trou de la serrure. Car ce qui est le plus manifeste ne devient &#233;vident qu'apr&#232;s coup : la maison accroch&#233;e au plafond est inaccessible et ce lieu de l'int&#233;riorit&#233; se r&#233;v&#232;le &#234;tre celui du myst&#232;re et le c&#339;ur battant o&#249; s'accumulent les influences du monde et donc les injonctions dont nous inonde la monde qui nous entoure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici la maison est comme en train de d&#233;gorger par objets interpos&#233;s le trop plein du dehors et se r&#233;v&#232;le ainsi comme nous le verrons par la suite &#224; la fois hant&#233;e et dangereusement vide, ou si l'on veut hant&#233;e par un vide qui prenant la forme d'un gouffre psychique est susceptible d'engloutir et notre corps et nos r&#234;ves.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9362 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L486xH729/js-f16f3.jpg?1509821231' width='486' height='729' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8226; At home she's a tourist, Chapter I&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Du 20 janvier au 26 mars 2017&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;La Mar&#233;chalerie&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
5, avenue de Sceaux - 78000 Versailles&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://lamarechalerie.versailles.archi.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://lamarechalerie.versailles.archi.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8226; At home she's a tourist, Chapter II&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Du 25 janvier au 12 ao&#251;t 2017&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Vivo Equidem&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
113, rue du Cherche Midi - 75006 Paris&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.vivoequidem.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.vivoequidem.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8226; At school she's a tourist, Chapter III&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Du 22 f&#233;vrier au 15 mars 2017&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Galerie de l'Ecole des Beaux Arts&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
11, rue Saint Simon - 78000 Versailles &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.versailles.fr/culture/etablissements-culturels/ecole-des-beaux-arts/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.versailles.fr/culture/etablissements-culturels/ecole-des-beaux-arts/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jeanne Susplugas</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Jeanne-Susplugas</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Jeanne-Susplugas</guid>
		<dc:date>2016-08-06T12:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>H&#233;l&#232;ne Leray et Jeanne Susplugas</dc:creator>


		<dc:subject>installation</dc:subject>
		<dc:subject>entretien</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Entretien r&#233;alis&#233; &#224; propos des expositions personnelles de Jeanne Susplugas &#224; la Wild Project Gallery (janvier-f&#233;vrier 2016) et &#224; la galerie Iragui &#224; Moscou (f&#233;vrier-mars 2016).&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/installation" rel="tag"&gt;installation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Entretien" rel="tag"&gt;entretien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/arton916-051f7.jpg?1772252628' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien r&#233;alis&#233; &#224; propos des expositions personnelles de Jeanne Susplugas &#224; la Wild Project Gallery (janvier-f&#233;vrier 2016) et &#224; la galerie Iragui &#224; Moscou (f&#233;vrier-mars 2016).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_8313 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH388/arbre_genealogique-3-arbre-genealogique-3-70x90-c6933.jpg?1772190296' width='500' height='388' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est votre premi&#232;re exposition personnelle au Luxembourg et &#224; la Wild Project Galerie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment l'avez-vous construite ?&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque exposition raconte une histoire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je tire des fils entre les pi&#232;ces, qu'elles soient anciennes ou r&#233;centes.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'image du carton d'invitation, Mask, joue le r&#244;le d'avant-propos. Nous avan&#231;ons masqu&#233;s, chacun &#224; notre mani&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette image nous met en garde sur ce qui est donn&#233; &#224; voir. Derri&#232;re la s&#233;duction, l'apparente na&#239;vet&#233;, il existe diff&#233;rentes strates de lecture. Les &#339;uvres se r&#233;pondent et tissent diff&#233;rentes approches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est une volont&#233; de votre part ?&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une volont&#233; mais aussi ma vision de l'art en g&#233;n&#233;ral. Par le biais de l'absurde, de l'&#233;nygmatique, de l'humour, du cynisme ou encore de la s&#233;duction, je pointe les distorsions de notre soci&#233;t&#233;. L'installation lumineuse, Disorder, attire puis, &#224; la lecture du mot, le basculement s'op&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Comment d&#233;finiriez-vous Disorder, &#233;crit en fil de lumi&#232;re ?&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus qu'un fil de lumi&#232;re, Disorder est le fil rouge de l'exposition qui &#233;voque les d&#233;sordres de l'&#234;tre humain.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'exposition, la maison est absente physiquement et pourtant elle est au centre. L'ordre, le d&#233;sordre. Ranger sa maison pour ranger sa t&#234;te. &lt;br class='autobr' /&gt;
Disorder donne le ton, renvoie &#224; mon film All the world's a stage et aux monologues de l'&#233;crivaine Marie-Gabrielle Duc. Notamment &#224; une sc&#232;ne o&#249; une jeune fille s'interroge sur le sens de devoir ranger sa chambre le jour du d&#233;part en vacances de la famille. Ranger un espace c'est aussi ranger sa t&#234;te...&lt;br class='autobr' /&gt;
Ou encore, cette figure hi&#233;ratique et picturale, projet&#233;e &#224; l'int&#233;rieur d'une caisse, qui tourne sur elle-m&#234;me en scandant sans rel&#226;che, &#171; there's no place like home &#187;. En est-elle certaine ? Veut-elle s'en persuader ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La photo Corridor fait le lien entre l'int&#233;rieur et l'ext&#233;rieur, le d&#233;sordre physique et psychique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vous parlez de photographies, de films... des mat&#233;riaux tr&#232;s diff&#233;rents.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les id&#233;es dictent le m&#233;dium, chacun ayant leurs caract&#233;ristiques propres.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pi&#232;ce la plus r&#233;cente de l'exposition est une Nature morte en c&#233;ramique. Une installation &#233;volutive qui pourra s'enrichir au fil du temps. D'apparence tr&#232;s classique, on note cependant qu'elle comporte des objets singuliers &#8211; entre nature morte et vide poche. Sur une table sont dispos&#233;es des corbeilles, une carafe, une ampoule basse tension, un petit couteau mais aussi, gliss&#233;s &#231;a et l&#224;, des blisters de m&#233;dicaments. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'avais remarqu&#233; que beaucoup de gens posaient leurs m&#233;dicaments dans leur corbeille de fruits. J'ai commenc&#233;, il y a une quinzaine d'ann&#233;es, une s&#233;rie photos de ces derni&#232;res. Puis ces images se sont transform&#233;es en sculptures.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bient&#244;t en performance avec un banquet que je vais r&#233;aliser dans le cadre des &#171; D&#238;ners suspendus &#187; de Charlotte Ardon et Victoire Thevenin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Qu'est-ce que le banquet vous &#233;voque ?&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le banquet fait partie de l'histoire de l'art, du cin&#233;ma. Il a quelque chose de fascinant entre s&#233;duction, surconsommation, d&#233;cadence, convivialit&#233;... Le banquet est intrins&#232;quement performatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pour revenir &#224; votre exposition. Pourriez-vous nous parler de la s&#233;rie de dessins Containers ?&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai d&#233;but&#233; cette s&#233;rie en 2007 lors d'un s&#233;jour &#224; New York. Elle est inspir&#233;e des &#171; containers &#187; am&#233;ricains, flacons donn&#233;s dans les pharmacies avec le nombre exact de comprim&#233;s requis pour un traitement. Sur ceux-ci sont inscrits le nom du patient, du m&#233;decin, du m&#233;dicament&#8230; Ce sont de v&#233;ritables partitions. Ceux qui ont les cl&#233;s peuvent lire une partie de l'intimit&#233; d'une personne. Du coup, j'ai eu envie de raconter des histoires. J'ai remplac&#233; les noms de m&#233;dicaments par des mots qui une fois assembl&#233;s forment des phrases. A la galerie, la phrase de Christophe Tsiolkas est ambigu&#235;, &#171; ils aval&#232;rent chacun un comprim&#233; de Temazepam avec une derni&#232;re goutte de whisky et ils s'endormirent &#187;. Pour l'&#233;ternit&#233; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
On retrouve ce principe de phrases dans l'installation Containers compos&#233;e de flacons en c&#233;ramique blanche pos&#233;s sur un socle/caisse. Une phrase de Fr&#233;d&#233;ric Beigbeder qui en dit long sur nos soci&#233;t&#233;s &#171; Le soir, tu rentres chez toi, tu lexomiles et ne r&#234;ves plus &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Comment trouvez-vous ces phrases ?&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Elles sont issues d'une collecte que je r&#233;alise depuis plus de quinze ans au fil de mes lectures. Je les collectionne et les archive. C'est ma &#171; base de donn&#233;es litt&#233;raires &#187; mat&#233;rialis&#233;e, entre autres, par une installation &#233;ponyme, entre biblioth&#232;que et caisse de transport, malle de voyage. Une extension de mon projet nomade House to house - l'&#233;quivalent de l'expression fran&#231;aise &#171; clou &#224; clou &#187; - qui voyage depuis 2009. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ces bo&#238;tes/malles, je m'approprie l'esth&#233;tique des caisses de transport, bien connues des artistes, pour fabriquer des installations de tailles singuli&#232;res, qui se d&#233;ploient en de petites cellules habitables, modulables et &#233;volutives. Base de donn&#233;es litt&#233;raires est un &#171; meuble &#187; vide mais habit&#233; d'une installation sonore r&#233;alis&#233;e avec des com&#233;diens lisant une s&#233;lection de phrases de ma collection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Elles sont essentiellement issues de la litt&#233;rature ou aussi du cin&#233;ma ?&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Majoritairement de la litt&#233;rature qui est une des bases de mon travail. Mais il peut m'arriver de noter occasionnellement des phrases qui viennent d'ailleurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je collectionne ou je passe commande &#224; des &#233;crivains. Ce sont des sources auxquelles je peux aller puiser ind&#233;finiment.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 2007 par exemple, Marie Darrieussecq m'a &#233;crit un texte qui a pris la forme d'une pi&#232;ce sonore, puis d'une performance, d'une installation lumineuse, d'un dessin puis d'un film, Iatrog&#232;ne, tourn&#233; au Caf&#233; de Flore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vous montrez aussi d'autres dessins dans l'exposition ?&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je montre des Arbres g&#233;n&#233;alogiques. J'ai remplac&#233; les noms des gens par leur pathologie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parfois la pathologie l'emporte sur la personne, on parle de l'oncle alcoolique ou du grand-p&#232;re d&#233;pressif. Encore une fois, ces arbres deviennent comme des partitions car nous n'avons pas les cl&#233;s de lecture. Toutes ces phobies ont des noms inconnus et improbables. Ces arbres &#233;voquent notamment l'h&#233;ritage que nous portons, le co-inconscient transg&#233;n&#233;rationnel apport&#233; par Moreno, qui prend en consid&#233;ration tous les liens d'une personne avec d'autres, vivants ou disparus.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8312 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/nature_morte-p1120949.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH277/nature_morte-p1120949-18fb5.jpg?1509828706' width='500' height='277' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vous aviez d&#233;j&#224; travaill&#233; sur les phobies.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'initiative des Amis du Palais de Tokyo, j'&#233;tais intervenue &#224; l'&#233;cole Ducasse. Pour le d&#238;ner des Amis, j'avais con&#231;u des g&#226;teaux qui portaient les noms d'&#233;tranges phobies.&lt;br class='autobr' /&gt;
A nouveau, j'&#233;voque la maison. Ces phobies que l'on d&#233;veloppe, que l'on cache entre nos murs. Que se passe-t-il r&#233;ellement derri&#232;re nos portes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Toujours cette id&#233;e de maison...&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La maison est notre refuge, notre cabane. Elle est cens&#233;e nous prot&#233;ger mais peut aussi se retourner contre nous. Devenir le th&#233;&#226;tre de drames, de violences conjugales qui nous enferment, nous apeurent, nous emp&#234;chent de voir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les meubles, les objets aussi portent leur histoire. L'h&#233;ritage familial qui peut &#234;tre un choix ou un non choix et peser un certain poids.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les maisons apparaissent &#233;galement dans la s&#233;rie Flying house.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont des portraits. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je pose une question toute simple : &#171; que prendriez-vous si vous deviez quitter votre lieu de vie dans l'urgence avec l'id&#233;e de, peut-&#234;tre, ne jamais y revenir ? &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;ponses sont intimes, singuli&#232;res, dr&#244;les parfois d&#233;routantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vous avez aussi une exposition &#224; Moscou &#224; la galerie Iragui.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
A Moscou, je partage l'espace avec l'artiste russe Irina Petrakova. Le commissaire, Boris Klushnikov est parti de l'id&#233;e du Pharmakon pour &#233;voquer le contr&#244;le.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Le commissaire a choisi des oeuvres r&#233;centes mais aussi des plus anciennes.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons d&#233;cid&#233; de montrer le diaporama Addicted qui date de 2002. Il s'agit d'une sorte de plong&#233;e au coeur de l'intime par une succession de visages, bouches ouvertes, qui d&#233;voilent syst&#233;matiquement un m&#233;dicament sur la langue. Chaque portrait raconte une histoire individuelle et universelle, r&#233;v&#233;l&#233;e par cette pr&#233;sence obsessionnelle du m&#233;dicament.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette installation fait &#233;cho &#224; la s&#233;rie d'affiches Drive thru pharmacy de 2008, qui symbolise un &#8220;nouvel acc&#232;s au r&#234;ve&#8221;. Le concept drive in, ici drive thru, est n&#233; avec les cin&#233;mas en plein air puis a &#233;t&#233; repris par plusieurs enseignes de la consommation. Le m&#233;dicament est distribu&#233; comme tout autre produit. La d&#233;shumanisation le d&#233;sacralise pour en faire un objet de consommation banal et facile d'acc&#232;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je montre aussi des pi&#232;ces plus r&#233;centes comme l'installation en c&#233;ramique Bottles ainsi que des dessins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vous montrez aussi un carnet qui se d&#233;ploie dans l'espace et se change en sculpture.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est un carnet moleskine Leporello que j'avais r&#233;alis&#233; pour l'exposition de Rapha&#235;l Cuir, &#8220;Chapeaux ! Hommage &#224; Robert Filliou&#8221;. Par de multiples aspects, il tisse des liens avec les diff&#233;rentes pi&#232;ces de l'exposition et dans ce contexte, il appara&#238;t comme un clin d'oeil &#224; la ville o&#249; on ne sort que couvert ! Autant de propositions possibles d'expositions itin&#233;rantes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8315 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/flying_house_p.s._-rr.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH694/flying_house_p.s._-rr-e6eb4.jpg?1772190296' width='500' height='694' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jeanne Susplugas pr&#233;sente actuellement une exposition personnelle, Hypnotic, &#224; la New Square gallery &#224; Lille.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle participe aussi &#224; l'exposition Read my lips, au Castrum Peregrini &#224; Amsterdam (curated by Paco Barragan), qui traite des manipulations de la presse autour de la mort de Ben Laden.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8311 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/mask-40x60cm-2009-hd.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/mask-40x60cm-2009-hd.jpg' width=&#034;800&#034; height=&#034;536&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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