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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>TK-21 </title>
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		<title>Le rituel de la pose</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martial Verdier et Olivier Sultan</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Zimbabwe</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>entretien</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&lt;small&gt;Un entretien avec Olivier Sultan pour participer aux festivit&#233;s textuelles autour des 15 ans d'ArtsHebdoM&#233;dias et du postulat d'Herv&#233; Fischer, &#171; Les arts sont toujours premiers &#187;.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Qu'en est-il des Arts dits Premiers dans les pratiques contemporaines des artistes africains &#224; travers l'exemple de la photographie de studio ? &#187;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Entretiens" rel="directory"&gt;Entretiens&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH146/arton2616-ad141.jpg?1772186868' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='146' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;small&gt;Un entretien avec Olivier Sultan pour participer aux festivit&#233;s textuelles autour des 15 ans d'ArtsHebdoM&#233;dias et du postulat d'Herv&#233; Fischer, &#171; Les arts sont toujours premiers &#187;.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Qu'en est-il des Arts dits Premiers dans les pratiques contemporaines des artistes africains &#224; travers l'exemple de la photographie de studio ? &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La photographie est apparue en Afrique d&#232;s le milieu du XIX&#7497; si&#232;cle, et pourtant sa reconnaissance en tant qu'art est un ph&#233;nom&#232;ne r&#233;cent. Dans les ann&#233;es 1950, l'apparition du studio photo &#233;tablit une relation d'apparat entre le photographe et son mod&#232;le. D'embl&#233;e, ces photographies de studio frappent par la solennit&#233; des poses et par le respect mutuel entre le photographe et son mod&#232;le. Cette relation s'explique par deux particularit&#233;s r&#233;currentes chez nombre de photographes africains. En Afrique, le photographe de studio est un professionnel respect&#233;, au statut social &#233;lev&#233;. Il est aussi le gardien de la m&#233;moire visuelle d'une communaut&#233;, le garant de l'identit&#233; de l'individu et le t&#233;moin de l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233;. Il est choisi pour ses qualit&#233;s de m&#233;diateur, d'interpr&#232;te social, d'intercesseur qui en font plus qu'un habile technicien : un fabricant d'ic&#244;nes. Le prix de la s&#233;ance est assez &#233;lev&#233;, et il s'agit souvent du premier et unique portrait. C'est un v&#233;ritable &#233;v&#233;nement. On vient de loin, on s'habille en fonction, on se parfume m&#234;me parfois !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le photographe doit souligner la position sociale du mod&#232;le et introduire par son style cette part de r&#234;ve et de fantaisie constitutive de son &#233;criture, de son style. Les accessoires (lunettes, v&#234;tements, montre, t&#233;l&#233;phone, radio, fleurs en plastique, chaussures, cigarette, chapeau, mobylette) ont une tr&#232;s grande importance : il s'agit sans doute moins de montrer ce que l'on est que ce que l'on d&#233;sire devenir. Le photographe doit accorder du temps, pour &#234;tre &#224; m&#234;me de bien saisir les ressorts de la personnalit&#233; qui pose devant lui. La photographie africaine &#233;tant, ses d&#233;buts, &#224; destination du march&#233; local et non d'un regard ext&#233;rieur, sa particularit&#233; est qu'elle r&#233;v&#232;le avant tout les aspirations du sujet. Petit &#224; petit, les photographes int&#232;grent la recherche esth&#233;tique dans leur travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le portrait doit se comprendre comme une repr&#233;sentation rituelle condens&#233;e de la r&#233;alit&#233;, de l'image sociale. La famille, la collectivit&#233; en sont souvent les premiers destinataires (on sait l'importance de la famille &#233;largie en Afrique, une collectivit&#233; &#224; l'int&#233;rieur de laquelle le portrait photographique vient prendre sa place). Pour le photographe, il s'agit souvent de deviner, de r&#233;v&#233;ler les r&#234;ves, les aspirations profondes de son mod&#232;le. Ainsi, &#224; la fin des ann&#233;es 1960, les jeunes &#171; y&#233;-y&#233; &#187; de Bamako, de Bobo Dioulasso, ou de Dakar arborent leurs pantalons &#171; pattes d'&#233;l&#233;phant &#187; ou leurs jupes courtes pour la premi&#232;re fois dans le studio de Sanl&#233; Sory ou de Malick Sidib&#233;. La jeunesse est ainsi la principale client&#232;le de ces photographes de studio, montrant un enthousiaste envers certains aspects de la culture europ&#233;enne, ainsi qu'une qu&#234;te de soi, et la revendication nouvelle de son individualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22098 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;69&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sanle_sory_scooter_be_be_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH499/sanle_sory_scooter_be_be_-2901c.jpg?1737017207' width='500' height='499' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Scooter be&#769;be&#769;, portrait signe&#769; Sanle&#769; Sory. Courtesy galerie Art-Z
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les photographes africains sont d'embl&#233;e au c&#339;ur m&#234;me de leur sujet, de leur communaut&#233; qu'ils connaissent parfaitement et qu'ils soutiennent parfois financi&#232;rement, moralement. Ils en sont les sages, les p&#232;res, souvent les &#171; stars &#187;, les chefs. Leur activit&#233; de photographe est complexe : ils sont tout &#224; la fois des artisans (qui ma&#238;trisent parfaitement la technique et savent r&#233;parer leurs appareils), des artistes, et des intercesseurs qui participent d'un rite de passage. Nul souci de hi&#233;rarchisation ne r&#233;git leur activit&#233; : r&#233;parer de vieux appareils photo, faire des photos d'identit&#233;, tirer le portrait d'un ambassadeur ou d'un notable, discuter avec des enfants dans la rue, avec des marchands ambulants, pr&#233;parer une exposition pour un mus&#233;e &#224; Paris ou New-York, rien n'est vraiment &#171; prioritaire &#187;. L'important : &#234;tre pr&#233;sent de chaque personne, de chaque s&#233;ance au studio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; leurs d&#233;buts, Seydou Ke&#239;ta, Malick Sidib&#233; ou Sanl&#233; Sory ne se consid&#233;raient pas comme &#171; artistes &#187;, mais comme passeurs, m&#233;diateurs, metteurs en sc&#232;ne de l'image sociale port&#233;e par leurs clients. Peu &#224; peu, en sublimant leurs mod&#232;les, en introduisant des d&#233;cors, en travaillant les poses (les &#171; vues de dos &#187; chez Malick Sidib&#233;, le travail sur les fonds en tissu chez Seydou Ke&#239;ta), ces photographes ont affirm&#233; leur style, leur &#233;criture. Ils ont su magnifier les visages, travailler la mise en sc&#232;ne, int&#233;grer la dimension esth&#233;tique dans leur travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En phase avec leur temps, dou&#233;s d'une acuit&#233; extraordinaire, ils ont r&#233;invent&#233; l'art du portrait en Afrique. La r&#233;currence des mises en sc&#232;ne se conjugue avec le souci primordial de la place du mod&#232;le : chaque portrait est une rencontre, chaque sujet est pr&#233;sent&#233; de mani&#232;re unique, exalt&#233;e dans son &#233;l&#233;gance, sa noblesse, sa richesse. Les m&#234;mes fonds, les m&#234;mes accessoires se retrouvent par commodit&#233; d'une personne &#224; l'autre, une fa&#231;on pour l'artiste de marquer le caract&#232;re rituel de la pose au profit du sujet dans sa singularit&#233;. Mais c'est pour mieux lib&#233;rer l'artiste du cadrage de la composition, au profit du v&#233;ritable sujet.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22096 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;72&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sanle_sory_fillettes_avion_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH496/sanle_sory_fillettes_avion_-b2486.jpg?1772187957' width='500' height='496' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Fillettes avion !, portrait signe&#769; Sanle&#769; Sory. Courtesy galerie Art-Z
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Certes, Seydou Ke&#239;ta &#8212; connu du tout Bamako, et expos&#233; &#224; la Fondation Cartier &#224; Paris &#8212; et Malick Sidib&#233; &#8212; Lion d'Or de la Biennale de Venise en 2007, prix Hasselblad en 2003 &#8212;, sont sans aucun doute les photographes africains les plus renomm&#233;s, reconnus au niveau mondial. Ils en avaient conscience. Ils avaient peu &#224; peu d&#233;plac&#233; leur point de vue, modifi&#233; certains rep&#232;res, sans perdre leurs avanc&#233;es dans la cr&#233;ation artistique, ni le regard sur le sujet inscrit dans le pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est ici tr&#232;s loin de la photographie &#171; ethnographique &#187; ou coloniale du d&#233;but du XX&#7497; si&#232;cle, complice d'un spectacle o&#249; un syst&#232;me esth&#233;tique et id&#233;ologique assignait &#224; l'image des peuples non occidentaux une valeur de troph&#233;e dans un univers de spectacle carnavalesque : il s'agissait alors plut&#244;t d'un outil de domination, de pouvoir, de classification de l'alt&#233;rit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La photographie africaine de studio, avant tout &#224; destination des mod&#232;les et non d'un march&#233; ou d'un regard ext&#233;rieur, est tr&#232;s loin du voyeurisme. Son essor est &#224; mettre en relation avec une p&#233;riode historique in&#233;dite : celle des ind&#233;pendances, &#233;poque plac&#233;e sous le signe de l'espoir, de la libert&#233;, de la foi en l'avenir. En tant que symbole de modernit&#233;, elle accompagne un d&#233;sir d'&#233;mancipation par rapport &#224; l'autorit&#233; coloniale, et se traduit par une r&#233;appropriation symbolique du regard sur soi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22097 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;59&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sanle_sory_moto.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH496/sanle_sory_moto-7931d.jpg?1737017207' width='500' height='496' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Moto, portrait signe&#769; Sanle&#769; Sory. Courtesy galerie Art-Z
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Autre particularit&#233; : souvent investie d'une fonction rituelle, la photographie en Afrique a tr&#232;s longtemps fait &#233;cho aux rites traditionnels. Plus qu'une simple image inerte, elle est une part de l'esprit, elle ne retient le sujet que temporairement. Par elle l'individu peut intervenir dans le processus cosmique naturel, prolonger la vie symboliquement, faisant du photographe un intercesseur entre deux mondes, un fabricant d'ic&#244;nes sur papier, celui qui mat&#233;rialise le double de l'autre, &#224; la fois social et spirituel, de la personne photographi&#233;e. En Afrique occidentale, il a tr&#232;s rapidement int&#233;gr&#233; le culte des morts : photographie du d&#233;funt sur son lit de mort, utilisation du portrait lors de rites fun&#233;raires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la plupart des cultures africaines, la repr&#233;sentation du visage humain devait &#234;tre impersonnelle : une ressemblance trop &#233;vidente pouvait attirer le mauvais sort, voire la mort. Il est int&#233;ressant de noter que chez les Igbos d'Afrique de l'Ouest, la photographie fut la premi&#232;re repr&#233;sentation fid&#232;le tol&#233;r&#233;e du visage humain. Celle du d&#233;funt &#233;tait accroch&#233;e face contre le mur, pour &#233;viter une &#171; sortie &#187; importune de son esprit dans le monde des vivants. Chez les Yorubas (Nig&#233;ria, B&#233;nin), la photographie remplace peu &#224; peu les poup&#233;es protectrices de l'unit&#233; des jumeaux, en cas de d&#233;c&#232;s de l'un d'eux. Ainsi par elle, l'individu peut intervenir dans le processus cosmique naturel, prolonger la vie symboliquement.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/960266153?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Olivier Sultan&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://art-z.net" class="spip_out"&gt;https://art-z.net&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'ouverture&gt; Portrait signe&#769; Sanle&#769; Sory. Courtesy galerie Art-Z&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22099 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/png/logo_v1-les-arts-sont.png' width=&#034;500&#034; height=&#034;500&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.artshebdomedias.com/article/le-rituel-de-la-pose/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.artshebdomedias.com/article/le-rituel-de-la-pose/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22099 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/png/logo_v1-les-arts-sont.png' width=&#034;500&#034; height=&#034;500&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.artshebdomedias.com/article/les-arts-sont-toujours-premiers-a-la-sorbonne/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.artshebdomedias.com/article/les-arts-sont-toujours-premiers-a-la-sorbonne/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>l'Afrique vue par elle-m&#234;me</title>
		<link>https://www.tk-21.com/l-Afrique-vue-par-elle-meme</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martial Verdier et Olivier Sultan</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Malick Sidib&#233; - Oumar Ly - Sa&#239;dou Dicko - Nayba L&#233;on Ou&#233;draogo - King Massassy - Martial Verdier - Calvin Dondo - N'krumah Lawson Daku&lt;br class='autobr' /&gt;
du 16 novembre au 30 d&#233;cembre 2017&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Voir-ecrire" rel="directory"&gt;Lire &amp; &#233;crire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Afrique" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH106/arton1135-b1833.jpg?1772249542' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;du 16 novembre au 30 d&#233;cembre 2017&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malick Sidib&#233; - Oumar Ly - Sa&#239;dou Dicko - Nayba L&#233;on Ou&#233;draogo - King Massassy - Martial Verdier - Calvin Dondo - N'krumah Lawson Daku&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les photographes africains sont souvent au coeur m&#234;me de leur sujet, de leur communaut&#233; qu'ils connaissent parfaitement et soutiennent, qu'ils soutiennent parfois financi&#232;rement, moralement. Ils en sont les sages, les p&#232;res, les grands-p&#232;res, les Chefs. Leurs activit&#233;s sont parfois multiples et ne sont pas r&#233;gies par le principe de hi&#233;rarchisation : r&#233;parer de vieux appareils photo, faire des photos d'identit&#233;, tirer le portrait d'un ambassadeur ou d'un notable, discuter avec des enfants dans la rue, avec des marchants ambulants, pr&#233;parer une exposition pour un mus&#233;e &#224; Paris ou New-York, rien n' est vraiment prioritaire.Chaque personne et chaque acte sont marqu&#233;s de l'importance du pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;INFOS PRATIQUES / PRATICAL INFOS&lt;br class='autobr' /&gt;
Galerie Art-Z - 27 rue Keller 75011 PARIS - m&#233;tro Bastille&lt;br class='autobr' /&gt;
vernissage le jeudi 16 novembre de 18h30 &#224; 22h &lt;br class='autobr' /&gt;
/ opening on thurday 16th of November from 6:30 pm to 10:00 pm &lt;br class='autobr' /&gt;
du mercredi au samedi de 14h &#224; 19H &lt;br class='autobr' /&gt;
/ from wednesday to saturday 2:00 pm to 7:00 pm&lt;br class='autobr' /&gt;
contact : oliviersultan75@gmail.com - +336 63 24 42 22&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Afrique vue par elle-me&#770;me</title>
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		<dc:date>2017-10-29T22:40:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier Sultan</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En Afrique, le photographe de studio est un professionnel respect&#233;, au statut social &#233;lev&#233;. Il est le gardien de la m&#233;moire visuelle d'une communaut&#233;, le garant &#224; la fois de l'identit&#233; de l'individu, et le t&#233;moin de l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233;, la confrontation rituelle est codifi&#233;e entre l'homme et le m&#233;dium&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1125-619a0.jpg?1772249542' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En Afrique, le photographe de studio est un professionnel respect&#233;, au statut social &#233;lev&#233;. Il est le gardien de la m&#233;moire visuelle d'une communaut&#233;, le garant &#224; la fois de l'identit&#233; de l'individu, et le t&#233;moin de l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233;, la confrontation rituelle est codifi&#233;e entre l'homme et le m&#233;dium.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_10169 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/_la_vie_40.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH331/_la_vie_40-edf50.jpg?1772199054' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Nyaba L&#233;on Ou&#233;draogo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;La vie
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La photographie est apparue en Afrique d&#232;s le milieu du x&#305;xe si&#232;cle et pourtant sa reconnaissance en tant qu'art est un ph&#233;nom&#232;ne r&#233;cent. Dans les ann&#233;es 1950, l'apparition du studio photo &#233;tablit un lien tr&#232;s solennel entre le photographe et son mod&#232;le. La photographie africaine &#233;tant avant tout &#224; destination du march&#233; local et non d'un regard ext&#233;rieur, sa particularit&#233; est qu'elle r&#233;v&#232;le avant tout les aspirations du sujet. Petit &#224; petit les photographes int&#232;grent la recherche esth&#233;tique dans leur travail. D'embl&#233;e, ces photographies de studio frappent par la solennit&#233; des poses et par le respect mutuel entre le photographe et son mod&#232;le qui transpara&#238;t dans les clich&#233;s. Le photographe est choisi pour ses qualit&#233;s de m&#233;diateur, d'interpr&#232;te social, d'intercesseur qui en font plus qu'un habile technicien, un fabricant d'ic&#244;nes. Le prix de la s&#233;ance est assez &#233;lev&#233;, et il s'agit souvent du premier portrait. Le photographe doit souligner la position sociale du mod&#232;le et introduire par son style cette part de r&#234;ve et de fantaisie constitutive de son &#233;criture. Les accessoires (lunettes, montre, t&#233;l&#233;phone, radio, chaussures, cigarette, chapeau, mobylette) ont une tr&#232;s grande importance : il s'agit sans doute moins de montrer ce qu'on est que ce que l'on est pr&#234;t &#224; devenir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10177 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH492/img_51_13-43aec.jpg?1772199054' width='500' height='492' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;King Massassi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le portrait doit &#234;tre compris comme une fabrication rituelle condens&#233;e de la r&#233;alit&#233;, de l'image sociale. La famille, la collectivit&#233; en sont souvent les premiers destinataires (on sait l'importance de la famille &#233;largie en Afrique, une collectivit&#233; &#224; l'int&#233;rieur de laquelle le portrait photographique vient prendre sa place). Pour le photographe, il s'agit souvent de deviner, de r&#233;v&#233;ler les r&#234;ves, les aspirations profondes de son mod&#232;le. Ainsi, &#224; la fin des ann&#233;es 1960, les jeunes y&#233;-y&#233; de Bamako ou de Dakar d&#233;voilent leurs pantalons &#8220;pattes d'&#233;l&#233;phant&#8221; ou leurs jupes courtes pour la premi&#232;re fois dans le studio de Malick Sidib&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10182 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH499/r230-4dfc9.jpg?1772199054' width='500' height='499' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Malick Sidib&#233;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les photographes africains sont souvent au c&#339;ur m&#234;me de leur sujet, de leur communaut&#233; qu'ils connaissent parfaitement et soutiennent, qu'ils soutiennent parfois financi&#232;rement, moralement. Ils en sont les sages, les p&#232;res, les grands-p&#232;res, les Chefs. Leurs activit&#233;s sont parfois multiples et ne sont pas r&#233;gies par le principe de hi&#233;rarchisation : r&#233;parer de vieux appareils photo, faire des photos d'identit&#233;, tirer le portrait d'un ambassadeur ou d'un notable, discuter avec des enfants dans la rue, avec des marchants ambulants, pr&#233;parer une exposition pour un mus&#233;e &#224; Paris ou New-York, rien n'est vraiment prioritaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque personne et chaque acte sont marqu&#233;s de l'importance du pr&#233;sent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, Malick Sidib&#233;, Lion d'Or de la Biennale de Venise en 2007, prix Hasselblad en 2003, expos&#233; aujourd'hui &#224; la Fondation Cartier, est sans doute le photographe africain le plus renomm&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il en a conscience. Il a d&#233;plac&#233; son point de vue, modifi&#233; certains rep&#232;res, mais il garde toujours un &#339;il sur le sujet, le pr&#233;sent, un autre pour la composition, un troisi&#232;me (?) pour le &#034;hors-cadre, l'accident&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est ici tr&#232;s loin de la photographie &#034;ethnographique&#034; ou coloniale, complice d'un spectacle ou un syst&#232;me esth&#233;tique (id&#233;ologique) assignait &#224; l'image des peuples non occidentaux une valeur de troph&#233;e dans un univers de spectacle carnavalesque : il s'agissait alors plut&#244;t d'un outil de domination, de classification de l'alt&#233;rit&#233;. La diffusion massive de cartes postales(...)&lt;br class='autobr' /&gt;
La photographie africaine, elle, est avant tout &#224; destination des mod&#232;les et non d'un march&#233; ou d'un regard ext&#233;rieur. Tr&#232;s loin du voyeurisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autre particularit&#233; : la photographie en Afrique est un &#233;v&#233;nement singulier qui, tr&#232;s longtemps, a fait &#233;cho aux rites traditionnels : plus qu'une image, la photographie est une part de l'esprit. L'image n'est pas inerte : elle ne retient le sujet que temporairement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10172 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/img_24_28-35af1.jpg?1772199054' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;King Massassi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En Afrique occidentale, le photographe a tr&#232;s rapidement int&#233;gr&#233; le culte des morts : photographie du d&#233;funt sur son lit de mort, utilisation du portrait lors de rites fun&#233;raires, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, chez les Igbo d'Afrique de l'Ouest, la photographie du d&#233;funt &#233;tait accroch&#233;e face contre le mur, pour &#233;viter une &#034;sortie&#034; importune de son esprit dans le monde des vivants.&lt;br class='autobr' /&gt; Il est int&#233;ressant de noter que la photographie, chez les Igbo, fut la premi&#232;re repr&#233;sentation fid&#232;le tol&#233;r&#233;e du visage humain.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, dans la plupart des cultures africaines, la repr&#233;sentation du visage humain devait &#234;tre impersonnelle : une ressemblance trop &#233;vidente pouvait attirer le mauvais sort, voire la mort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chez les Yoruba (Nig&#233;ria), la photographie remplace peu &#224; peu les poup&#233;es protectrices de l'unit&#233; des jumeaux, en cas de d&#233;c&#232;s de l'un d'eux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par la photographie, l'individu peut intervenir dans le processus cosmique naturel, prolonger la vie symboliquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut, me semble t-il, comparer la photographie africaine de studio au &#034;f&#233;tiche&#034; : il y a, tout dans les deux cas, un investissement culturel collectif, communautaire autour de ces deux objets. La photographie de studio, qui, loin d'&#234;tre une pratique anodine, ob&#233;it &#224; tout un rituel de la pose.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;sir r&#233;cent de l'occident envers les photographies issues d'Afrique me semble suivre le m&#234;me chemin que celui qui, au si&#232;cle dernier, vit vers les statuettes et masques &#034;charg&#233;s&#034; de l'art dit &#034;primitif&#034; prendre de gr&#233; ou de force le chemin de nos Mus&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10185 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH504/r264-91890.jpg?1772199054' width='500' height='504' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Malick Sidib&#233;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le statut des photographies de studio, ainsi que celui des photographes eux-m&#234;mes, a chang&#233; entre les ann&#233;es de prise de vue et de commande des portraits (1950 &#224; 1970), et le moment o&#249; ils furent expos&#233;s dans les Mus&#233;es et galeries d'art en occident.&lt;br class='autobr' /&gt;
La question qui peut &#234;tre pos&#233;e alors est : &#034;qu'est ce que cela dit de nous, de notre d&#233;sir d'exotisme, envers les f&#233;tiches, statues ou photographies ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'aura et le contexte qui les entouraient alors ont subi un transfert : la &#034;charge&#034; dont ils &#233;taient investis au d&#233;part (rituel, communion de la communaut&#233;, de la famille, etc.) s'est transform&#233;e en charge d'&#034;&#339;uvre d'art&#034; &#224; valeur symbolique et p&#233;cuniaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le probl&#232;me est alors semblable &#224; celui de la disparition suite au pillage des statues et masques en Afrique : pourquoi peut-on voir ces photos en Occident, et non plus dans leurs pays d'origine ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, un petit tirage d'origine reste souvent accroch&#233; au mur des maisons de Bamako ou de Dakar.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais est-ce le m&#234;me objet que ce portrait largement agrandi et retir&#233;, encadr&#233; et expos&#233; dans un Mus&#233;e &#224; Paris ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10181 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;46&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L427xH640/nyaba_fleuve_congo_46-3adee.jpg?1509805431' width='427' height='640' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Nyaba L&#233;on Ou&#233;draogo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;phantoms of congo river
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.art-z.net" class="spip_out"&gt;http://www.art-z.net&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Exposition&lt;br class='autobr' /&gt;
Gallerie Art-z, 27, rue Keller 75011 Paris (M&#176; Bastille)&lt;br class='autobr' /&gt;
16 novembre 30 d&#233;cembre 2017&lt;br class='autobr' /&gt;
du mercredi au samedi de 14 &#224; 19 h&lt;br class='autobr' /&gt;
Vernissage jeudi 16 novembre 18h30 &#224; 22 h&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les photographie de :&lt;br class='autobr' /&gt;
Malick Sidib&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Oumar Ly&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa&#239;dou Dicko&lt;br class='autobr' /&gt;
Nyaba L&#233;on Ou&#233;draogo&lt;br class='autobr' /&gt;
King Massassy&lt;br class='autobr' /&gt;
Martial Verdier&lt;br class='autobr' /&gt;
Calvin Dondo&lt;br class='autobr' /&gt;
N'Krumah Lawson Daku&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10189 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/invit_sans_trous.jpg' width=&#034;451&#034; height=&#034;640&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10190 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/invit_sans_trous2.jpg' width=&#034;451&#034; height=&#034;640&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Malick Sidib&#233; a fait la pause.</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Malick-Sidibe-a-fait-la-pause</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Malick-Sidibe-a-fait-la-pause</guid>
		<dc:date>2016-05-31T16:39:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier Sultan</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Malick Sidibe s'est &#233;teint mi-avril, &#224; l'&#226;ge de 80 ans. Depuis les ann&#233;es 60, il &#233;tait la m&#233;moire de Bamako, des soir&#233;es dansantes post-ind&#233;pendance aux portraits pos&#233;s dans son studio de Bagadadgi. Son sens de la composition et de la &#034;r&#233;v&#233;lation&#034; des mod&#232;les-personnages lui ont valu de nombreuses expositions internationales. Ce passage du studio aux Mus&#233;es avait tr&#232;s peu modifi&#233; les habitudes et l'esth&#233;tique de ce photographe, aussi modeste qu'il &#233;tait central pour sa communaut&#233;.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH122/arton896-b4717.jpg?1772249542' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='122' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Laur&#233;at du prix Hasselblad (2003) et du Lion d'Or de la Biennale de Venise (2007), le photographe malien Malick Sidibe s'est &#233;teint mi-avril, &#224; l'&#226;ge de 80 ans. Depuis les ann&#233;es 60, il &#233;tait la m&#233;moire de Bamako, des soir&#233;es dansantes post-ind&#233;pendance aux portraits pos&#233;s dans son studio de Bagadadgi. Son sens de la composition et de la &#034;r&#233;v&#233;lation&#034; des mod&#232;les-personnages lui ont valu de nombreuses expositions internationales. Ce passage du studio aux Mus&#233;es avait tr&#232;s peu modifi&#233; les habitudes et l'esth&#233;tique de ce photographe, aussi modeste qu'il &#233;tait central pour sa communaut&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le grand Malick a referm&#233; sa bo&#238;te noire.&lt;/h2&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/168804568?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;T&#233;moin des ann&#233;es post-ind&#233;pendance du Mali, des soir&#233;es &lt;i&gt;Y&#233;-Y&#233;,&lt;/i&gt; ami des fans de Jimi Hendrix et de James Brown, qui sont aujourd'hui en deuil. Avec une infinie tendresse pour ses clients et complices, il avait le don de voir en l'autre. De voir et de deviner ses d&#233;sirs, ses r&#234;ves, ses regrets, et d'en extraire un clich&#233;, l'essence m&#234;me d'un &#234;tre, de ce qui fait un homme. La pause &#233;tait chez lui un rituel, avec ses palabres, avec le choix des accessoires, les conseils, parfois jusqu'au parfum. Un angle, le choix d'une position, un clin d'&#339;il complice, le sourire aussi, et, en une seconde, le portrait d'une vie &#233;tait dans la bo&#238;te.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8113 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L482xH480/r254n-cba07.jpg?1509806160' width='482' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Parfois, il invitait l'incongru. L'instant d'apr&#232;s, le d&#233;bordement du cadre. Ces photos, il les nommait &lt;i&gt;&#171; c'est pas ma faute &#187;,&lt;/i&gt; entre malice et modestie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles trahissaient l'impatience du sujet, son insolence, trahis par un l&#233;ger mouvement. C'est le temps qui s'invite au c&#339;ur m&#234;me du d&#233;clic, la perle rare que l'on p&#234;che dans un laps d'1/100e de seconde. Ce petit mouvement, ce regard qui disent tout &#224; la fois ce qu'est le sujet, ce qu'il d&#233;sire, ce qu'il r&#234;ve. Chez la petite fille au visage flout&#233;, l'ombre d'un cauchemar se profile peut-&#234;tre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malick et sa grande curiosit&#233; des autres. Sa soif de conna&#238;tre ses visiteurs, &#233;tonn&#233;s de tant de modestie chez ce grand artiste. Malick et la beaut&#233; des femmes non encore voil&#233;es. Malick et le Chasseur, fr&#232;re dans la qu&#234;te des esprits. Malick et le fier &lt;i&gt;cow-boy &#224; Mobylette.&lt;/i&gt; L'Afrique, Bamako, par et pour ceux qui la font, loin du voyeurisme. Tous avaient leur place dans son Studio, du musicien au paysan, des s&#339;urs jumelles aux &lt;i&gt;apprentis fumeurs&lt;/i&gt;, venus de loin pour se faire tirer le portrait avec leur premi&#232;re cigarette, &#233;tonn&#233;s de leur propre audace. &lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8114 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L481xH480/r259-a2786.jpg?1509806161' width='481' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Malick Sidib&#233; fut un chasseur, l'&#339;il aux aguets. Il fut aussi, et surtout, au c&#339;ur m&#234;me de son sujet. Au c&#339;ur d'une communaut&#233; qu'il connaissait parfaitement, qu'il soutenait financi&#232;rement, moralement. Il &#233;tait le sage, le p&#232;re, le grand-p&#232;re, le Chef. Ses activit&#233;s furent multiples et non r&#233;gies par le principe de &#171; hi&#233;rarchisation &#187;, mais de mani&#232;re circulaire, &#233;gale : r&#233;parer de vieux appareils photos, faire des photos d'identit&#233;, tirer le portait d'un ambassadeur ou d'un notable, discuter avec des enfants dans la rue, avec les marchants ambulants, pr&#233;parer une exposition pour une grande galerie de New York, rien n'&#233;tait vraiment &#171; prioritaire &#187;. Chaque personne et chaque acte &#233;taient marqu&#233;s de l'importance du pr&#233;sent. &#202;tre pleinement pr&#233;sent, dans la vie comme dans le studio. Certes, Malick Sidib&#233;, prix Hasselblad en 2003, fut sans doute le photographe africain le plus renomm&#233;, avec son ami Seydou Ke&#239;ta . Il avait certes d&#233;plac&#233; son point de vue, modifi&#233; certains rep&#232;res. Mais il gardait toujours un &#339;il sur le sujet, le pr&#233;sent, un autre pour la composition, et un troisi&#232;me (strabisme divergeant ?) pour le hors-cadre, l'accident. Ces derni&#232;res ann&#233;es, Malick Sidib&#233; demandait aux mod&#232;les (surtout des femmes), de se retourner. Ce sont les &lt;i&gt;Vues de Dos&lt;/i&gt;. Lignes, composition avec les tissus (le nu est impensable au Mali), mais aussi un fort &#233;rotisme latent : le dos, le mouvement l&#233;g&#232;rement d&#233;hanch&#233; au repos, c'est le d&#233;sir, le cach&#233;, la sexualit&#233;. Son jardin secret, le seul moment o&#249; il &#171; programmait &#187; la prise de vue de ses mod&#232;les... Le corps, la posture, font irruption dans le cadre avant le visage. La vie est partout, &#224; tout instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adieu Malick, passionn&#233; des autres, de ses fr&#232;res, de l'Autre dans son plus grand respect.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8115 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/r300.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH556/r300-016ba.jpg?1772190355' width='500' height='556' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_8112 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/r245n.jpg' width=&#034;469&#034; height=&#034;480&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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