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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>Peau piquet&#233;e</title>
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		<dc:creator>Camille Paulhan</dc:creator>


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		<description>&lt;p&gt;Les matrices m&#233;talliques, givrantes ou pas, qui ont servi &#224; Cl&#233;ment Borderie pour la majeure partie des &#339;uvres qu'il r&#233;alise depuis pr&#232;s de trente ans, sont encore pour la plupart conserv&#233;es dans le jardin de l'h&#244;pital Charles Foix, &#224; Villejuif. Pr&#233;cision de taille : le jardin est celui de l'aile g&#233;riatrique. Ici, les toiles sont d&#233;pos&#233;es quelques mois, plusieurs saisons ou ann&#233;es. Les patients invisibles derri&#232;re les fen&#234;tres peuvent-ils constater heure apr&#232;s heure, jour apr&#232;s jour, les infinies variations color&#233;es qui attaquent les toiles blanches ?&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH86/arton720-78e0b.jpg?1772248294' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='86' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les matrices m&#233;talliques, givrantes ou pas, qui ont servi &#224; Cl&#233;ment Borderie pour la majeure partie des &#339;uvres qu'il r&#233;alise depuis pr&#232;s de trente ans, sont encore pour la plupart conserv&#233;es dans le jardin de l'h&#244;pital Charles Foix, &#224; Villejuif. Pr&#233;cision de taille : le jardin est celui de l'aile g&#233;riatrique. Ici, les toiles sont d&#233;pos&#233;es quelques mois, plusieurs saisons ou ann&#233;es. Les patients invisibles derri&#232;re les fen&#234;tres peuvent-ils constater heure apr&#232;s heure, jour apr&#232;s jour, les infinies variations color&#233;es qui attaquent les toiles blanches ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le cartel de &lt;i&gt;Sinuso&#239;de, quatre saisons&lt;/i&gt;, un rien aust&#232;re, signale la pr&#233;sence de rouille sur toile. Mais en filigrane, lav&#233;s &#224; grande eau par Cl&#233;ment Borderie, subsistent sur ces grands canevas de petits piquetages gris&#233;s de moisissure, des &#233;toilements l&#233;gers dus &#224; des excr&#233;ments d'animaux, des souvenirs de conglom&#233;rats de feuilles mortes et d'autres scories. Sur ces tartres po&#233;tiques aux teintes et aux motifs nuanc&#233;s, aucun vernis ne vient fixer ce que la pluie, le vent ou les brindilles ont pu imprimer au fil du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On souhaiterait lire dans les &#339;uvres de Cl&#233;ment Borderie le ressac d'alluvions, des mar&#233;es quelconques, des coul&#233;es de boue ou le travail de rivi&#232;re. On imagine volontiers de graves modifications climatiques, houles violentes, et peut-&#234;tre m&#234;me &#8211; pourquoi pas ? &#8211; cyclones tourbillonnants, temp&#234;tes et autres foudroiements soudains. Las, il n'y a ici que le r&#233;sidu sinuant et ambr&#233; des variations journali&#232;res des quatre saisons sous notre climat temp&#233;r&#233;, accentu&#233; par une r&#233;frig&#233;ration al&#233;atoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il doit bien y avoir des &#233;leveurs de rouille comme il y a des &#233;leveurs de poussi&#232;re ou de moisissure. L&#233;onard de Vinci recommande la contemplation des &#171; murs souill&#233;s de beaucoup de taches &#187; ; Vasari dit de Piero di Cosimo qu'il &#171; s'arr&#234;tait parfois pour contempler un mur o&#249; s'&#233;talaient des crachats de malades &#187;. La c&#233;l&#232;bre photographie de Man Ray du &lt;i&gt;Grand Verre&lt;/i&gt; de Duchamp a entra&#238;n&#233; les deux artistes dans le champ des amateurs de pulv&#233;rulence grise. Mais les admirateurs de rouille se font plus rares : plus pr&#232;s de nous, Friedensreich Hundertwasser a c&#233;l&#233;br&#233; dans un manifeste de 1958 cette curieuse rousseur qui appara&#238;t sur les objets m&#233;talliques. Cl&#233;ment Borderie lui donne ses lettres de noblesse avec ses toiles sur lesquelles elle appara&#238;t sous la forme d'&#233;l&#233;gantes marbrures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'aime gu&#232;re les h&#244;pitaux, encore moins l'id&#233;e d'y p&#233;n&#233;trer pour y saluer des malades. L'exp&#233;rience est moins traumatisante lorsqu'il s'agit de matrices auxquelles on rend visite. Dans le jardin de l'h&#244;pital Charles Foix, nous avons err&#233; au milieu des ondul&#233;es, des pli&#233;es et des circulaires, sur lesquelles le temps suinte et propose, c&#244;t&#233; pile ou c&#244;t&#233; face, des formes aussi subtiles qu'impr&#233;visibles. Dans ce lieu o&#249; les &#339;uvres s'inventent quand on les laisse en paix, Cl&#233;ment Borderie a retir&#233; d&#233;licatement certaines toiles de leur support. Un discret bruit de ventouse a accompagn&#233; le geste de l'artiste, &#224; la fois s&#251;r de lui et in&#233;vitablement inquiet de voir peut-&#234;tre la fragile peau piquet&#233;e se d&#233;chirer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Texte publi&#233; &#224; l'origine par le Mac/Val dans le cadre de sa collection de textes command&#233;s &#224; des critiques de l'AICA, &#034;C'est pas beau de critiquer ?&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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