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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>TK-21 </title>
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		<title>Entre pittoresque et photoresque</title>
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		<dc:date>2011-01-23T16:01:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Caroline Bittermann et Daniela Goeller</dc:creator>


		<dc:subject>paysage</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;R&#233;flexions sur le r&#244;le de l'image dans l'interaction d&#233;ictique entre photographies, peintures et images mentales dans le travail de Caroline Bittermann.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/paysage-28-28-28" rel="tag"&gt;paysage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH57/arton64-fee4b.jpg?1772220481' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='57' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 2006, Caroline Bittermann travaille sur une s&#233;rie de portraits de petit format, peints &#224; la gouache. La s&#233;rie qui compte d&#233;sormais pr&#232;s de 150 personnes est intitul&#233; &#171; Jardins d'Amis &#187; (en fran&#231;ais). Elle sera publi&#233;e sous forme de livre d'artiste o&#249; les portraits peints seront accompagn&#233;s de photographies de jardins issues des archives de l'artiste. Dans cette confrontation s'installe un discours qui n'op&#232;re qu'avec des images.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Caroline Bittermann est une artiste peintre d'origine allemande. Elle travaille depuis les ann&#233;es 80 autour de la nature et des jardins. D'abord, elle d&#233;veloppe un travail en commun avec Peter Duka sous le titre &#171; Die dritte Kammer &#187; (La troisi&#232;me chambre) et depuis 2004 elle continue son travail toute seule. Outre des images peintes et des textes &#233;crits - la r&#233;flexion th&#233;orique et la recherche font &#233;galement partie de son travail artistique - elle a cr&#233;&#233; un jardin public en Allemagne, intitul&#233; &#171; Les jardins secrets de Rolandswerth &#187; (Die geheimen G&#228;rten Rolandswerth) et elle a constitu&#233; une archive de photographies documentaires des jardins qu'elle a visit&#233;s durant toute sa carri&#232;re artistique. Ce sont des endroits qu'elle d&#233;finit elle-m&#234;me comme jardins, dont des jardins, des parcs, des squares, mais aussi des terrains vagues, des parcs d'attraction, des f&#234;tes foraines et d'autres lieux plut&#244;t atypiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6059 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH110/capture_d_ecran_2015-03-04_a_17.11.02-af544.png?1772191370' width='500' height='110' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2006, Caroline Bittermann travaille sur une s&#233;rie de portraits de petit format, peints &#224; la gouache. La s&#233;rie qui compte d&#233;sormais pr&#232;s de 150 feuilles est intitul&#233; &lt;i&gt;Jardins d'amis : randonn&#233;es&lt;/i&gt; (en fran&#231;ais). Le th&#232;me f&#233;d&#233;rateur de la s&#233;rie est l'amiti&#233; &#8211; fid&#232;le &#224; une vieille tradition romantique. Au d&#233;but, la s&#233;rie regroupait avant tout des proches et des amis. Ensuite le r&#233;seau s'est &#233;largi &#224; des personnages aussi bien historiques que contemporains qui se sont &#224; leur mani&#232;re pr&#233;occup&#233;s du th&#232;me de la nature ou qui ont influenc&#233; le travail de l'artiste par un autre biais. Dans des dialogues r&#233;els et imaginaires, Caroline a essay&#233; de r&#233;v&#233;ler l'endroit id&#233;al de chacun. Avec les r&#233;ponses &#8211; sous formes d'id&#233;es, de mots, de textes, d'images... &#8211; elle a cr&#233;e des images et montages d'images qu'elle a ensuite peintes &#224; l'int&#233;rieur du contour de la t&#234;te de chaque personne, vue de profil. Tous ces portraits seront publi&#233;s dans un livre intitul&#233; &lt;i&gt;Jardins d'amis : randonn&#233;es&lt;/i&gt; (titre en fran&#231;ais) et chaque t&#234;te est confront&#233;e &#224; une s&#233;rie d'images photographiques de jardins au sens large, issues de l'archive de l'artiste. Les portraits sont class&#233;s par ordre temporel des images des jardins auxquels ils sont associ&#233;s. Il s'agit d'une succession d'images mont&#233;es dans un bloc et qui &#233;voquent l'id&#233;e d'un passage, d'une d&#233;ambulation : ce sont les randonn&#233;es dont elle parle dans le titre du livre. Le livre laisse dans sa totalit&#233; penser &#224; une sorte de cabinet de curiosit&#233;s qui rassemble des vestiges du r&#233;el (les photographies d'un lieu), les confronte &#224; une image (le lieu id&#233;al) et les classe dans un syst&#232;me imaginaire et id&#233;al qui est celui d'un r&#233;seau fond&#233; sur l'amiti&#233; ou du moins des affinit&#233;s s&#233;lectives.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6060 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH104/capture_d_ecran_2015-03-04_a_17.11.09-26f35.png?1772191370' width='500' height='104' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Horst Bredekamp disait que l'essence m&#234;me du cabinet de curiosit&#233;s reste conserv&#233;e partout o&#249; l'on accepte que l'esprit doit jouer s'il veut cr&#233;er et que la vraie nature, le noyau d'une d&#233;marche ou d'une personne ne se trouve pas dans son centre ou sur le droit chemin vers ce centre, mais dans les effets secondaires qui sont libres et d&#233;pourvus de rationalit&#233; primaire &#8211; par exemple dans l'analyse de style (Giovanni Morelli), la psychanalyse (Sigmund Freud) ou l'iconologie (Aby Warburg). Il se r&#233;f&#232;re l&#224; &#224; un essai fondamental sur la m&#233;thodologie &#233;crit par Carlo Ginzburg. Selon Bredekamp, le cabinet de curiosit&#233;s permet la classification de ph&#233;nom&#232;nes disparates selon un mode visuel et non un mode linguistique. En mettant des objets naturels c&#244;te &#224; c&#244;te avec des &#339;uvres d'art et objets techniques, le cabinet de curiosit&#233;s instaure un &#233;change visuel entre les diff&#233;rents objets et privil&#233;gie la mat&#233;rialit&#233; et son potentiel transformateur. J'ai toujours voulu faire un s&#233;minaire sur les cabinets de curiosit&#233;s comme mod&#232;le de penser l'image, mais je me contenterai aujourd'hui de vous expliquer comment Caroline &#224; mis en place un tel syst&#232;me en travaillant avec des images &#8211; r&#233;elles, &#224; la fois peintes et photographi&#233;es et mentales, &#224; la fois repr&#233;sent&#233;es et imagin&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'artiste n'aime pas expliquer ses images &#8211; m&#234;me si les histoires qui les ont constitu&#233;es sont fascinantes et passionnantes, &#224; la fois intimes et universelles. N&#233;anmoins il est n&#233;cessaire de comprendre la gen&#232;se des images pour reconna&#238;tre leur valeur. Nous avons choisi ensemble deux portraits de femme &#8211; et je voudrais commencer par celui de Marie-Antoinette, reine de France, guillotin&#233;e en 1793 pour son style de vie luxueux, son insouciance et son manque de responsabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous l'avez sans doute d&#233;j&#224; reconnu. L'image qui a servi pour son profil est celle dessin&#233; par Jacques-Louis David sur le chemin &#224; l'&#233;chafaud. L'image qui se trouve dans sa t&#234;te reproduit une aquarelle de Claude-Louis Ch&#226;telet que ce dernier avait peint sur commande de la reine et qui figure parmi les premi&#232;res &#233;bauches pour la future r&#233;alisation du fameux Hameau de la Reine &#224; Versailles. La tour est devenu un symbole du Hameau mais en r&#233;alit&#233; il s'agit de la copie d'une fabrique du jardin d'Ermenonville &#8211; que nous voyons en face. Ce jardin a comme particularit&#233; d'&#234;tre construit selon les id&#233;es de Jean-Jacques Rousseau et d'abriter sa tombe. Ses id&#233;es avaient inspir&#233;es &#224; la fois Marie-Antoinette et les r&#233;volutionnaires, avant tout Robespierre, son plus grand ennemi (qui d'ailleurs surv&#233;cut &#224; la reine que de quelques mois). Quelque part ils &#233;taient &#233;gaux l'un de l'autre &#8211; l'une dans la radicalit&#233; de son caprice et l'autre dans son fanatisme sans merci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me portrait est celui de Ulrike Meinhof, journaliste et intellectuelle allemande, membre de la RAF, morte pendue dans sa cellule de prison &#224; Stammheim, pr&#232;s de Stuttgart, o&#249; elle purgeait une peine de 8 ans. La t&#234;te dans sa t&#234;te est un bronze et se trouve dans le jardin &lt;i&gt;Little Sparta&lt;/i&gt; con&#231;u et construit depuis les ann&#233;es 70 par l'artiste &#233;cossais Ian Hamilton Finlay qui l'agrandissait et le remaniait jusqu'&#224; sa mort en 2007. La t&#234;te porte l'inscription &#171; Apollon terroriste &#187; et repr&#233;sente Saint-Just, radical r&#233;volutionnaire fran&#231;ais, dit l'archange de la Terreur. Avec lui, nous retrouvons Rousseau et le culte de la libert&#233; &#224; tout prix de la R&#233;volution qui est aussi un sujet de pr&#233;dilection de l'artiste. Finlay a utilis&#233; dans son travail des &#233;l&#233;ments issus de la mythologie grecque, de la R&#233;volution fran&#231;aise mais aussi des symboles de la Waffen-SS ainsi que les strat&#233;gies du leurre et du camouflage. Il partage la fascination pour la culture gr&#233;co-romaine, berceau de la d&#233;mocratie, avec Saint-Just qui se plaisait bien en Brutus. La surface lisse et classique de son jardin d'artiste couvre des allusions &#224; la violence et &#224; la guerre &#8211; telle la nature dont la beaut&#233; dissimule souvent le c&#244;t&#233; mena&#231;ant et dangereux. Le jardin en face n'est autre que le Th&#228;lmann-Park &#224; Berlin, puissante repr&#233;sentation des id&#233;aux du communisme et de la RDA, un des rares vestiges colossaux du r&#233;gime conserv&#233; intact et impressionnante ruine id&#233;ologique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6062 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH424/capture_d_ecran_2015-03-04_a_17.12.01-2f0b5.png?1509873450' width='500' height='424' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En mettant de c&#244;t&#233; les contenus qui pourraient nous emmener loin dans une discussion philosophique et politique, je voudrais revenir sur la question de base qui nous occupe ici, &#224; savoir que font les images et comment elles communiquent &#8211; avec ou sans les mots et comment s'articulent les rapports entre texte et image, entre image et imagination, entre r&#233;alit&#233; et projection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'artiste joue ici le r&#244;le d'un r&#233;v&#233;lateur : celui qui voit tout et qui donne des impulsions. Les id&#233;es des personnes concernant leur lieu id&#233;al posent parfois de s&#233;rieuses difficult&#233;s. Nous retrouvons ici les deux m&#233;dias &#8211; photographie et peinture &#8211; dans leur r&#244;le classique : la photographie aidant &#224; cataloguer et m&#233;moriser (comparable &#224; un croquis). Le processus de cr&#233;ation se joue dans la pens&#233;e et se refl&#232;te dans un montage d'images r&#233;alis&#233; sur ordinateur. La peinture sert &#224; transformer ces images dans un espace pictural uni, &#224; les homog&#233;niser. La peinture permet (aussi bien que le photomontage et la manipulation d'images sur ordinateur d'ailleurs) de cr&#233;er un espace pictural homog&#232;ne. Elle agit de mani&#232;re synth&#233;tique, contrairement &#224; la photographie, qui est plut&#244;t analytique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, il s'agit en fait de voir et de penser les diff&#233;rentes images ensemble &#8211; le portrait (donc la personne et tout ce qu'elle a &#171; dans la t&#234;te &#187;) et les images du jardin en face. Ensemble ils constituent une troisi&#232;me image, une image mentale. Le sens se r&#233;v&#232;le &#224; travers l'association de ces images. Ici, les images montrent, rendent visible. Rendre visible son lieu id&#233;al, c'est aussi se positionner. L'image est un objet de contemplation et un catalyseur, une reproduction et une mani&#232;re d'influencer notre vision du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; How we see things and places is not a secondary concern, but primary &#187; a dit Robert Smithson &#224; qui nous devons d'ailleurs entre autre aussi le titre de ce s&#233;minaire. C'est lui qui a postul&#233; que c'&#233;tait la photographie qui permettait de reconsid&#233;rer le pittoresque, d'o&#249; la notion du photoresque. Cette question est intimement li&#233; &#224; la notion du paysage &#8211; chez Smithson qui est le protagoniste du Landart bien s&#251;r, mais ce n'est pas seulement l'int&#233;r&#234;t dans ce contexte. Le paysage peut en quelque sorte &#234;tre consid&#233;r&#233; comme meta-image.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6063 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH432/capture_d_ecran_2015-03-04_a_17.12.14-52af5.png?1509873450' width='500' height='432' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La notion de paysage d&#233;signe d'abord un site dans la nature qui se pr&#233;sente sous forme de vue &#224; un observateur. Le paysage ne repr&#233;sente donc pas l'ensemble de la nature mais un d&#233;tail, la &#171; partie d'un pays &#187; selon le dictionnaire. Puis, cette &#171; partie d'un pays &#187; n'est pas arbitraire, elle correspond &#224; une place, une position, voire &#224; une situation ou une configuration. Par cons&#233;quent, elle n&#233;cessite un vis-&#224;-vis avec un observateur qui la contemple et la constitue par son regard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, le mot paysage n'est pas seulement utilis&#233; pour d&#233;signer la &#171; partie d'un pays &#187; d&#233;finie par le regard d'un observateur, mais aussi pour la repr&#233;sentation picturale de cette vue. Le paysage fait alors son entr&#233;e en peinture et y conna&#238;tra une ascension historique. D'abord simple figurant en arri&#232;re-plan, il aboutira, au bout d'un si&#232;cle, &#224; la cr&#233;ation d'un nouveau genre, la peinture de paysage. D&#233;sormais, il s'adresse &#224; un spectateur et l'incite &#224; une d&#233;ambulation imaginaire dans les espaces paysagers repr&#233;sent&#233;s. Tr&#232;s souvent, il s'agit d'une repr&#233;sentation de lieux qui ne sont pas n&#233;cessairement r&#233;els, c'est-&#224;-dire existants, mais qui sont accessibles au spectateur &#224; travers le regard et l'imagination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de paysage est une construction complexe. Plus qu'un reflet du monde ext&#233;rieur et de la nature environnante, le paysage forme un espace de projection par excellence et refl&#232;te diff&#233;rentes visions et conceptions, artistiques et politiques, que notre civilisation a impos&#233;es &#224; la nature &#224; travers les si&#232;cles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'introduction d'un ouvrage intitul&#233; &lt;i&gt;Paysage et pouvoir&lt;/i&gt;, qu'il &#233;dite et publie en 1994, l'historien d'art am&#233;ricain W.J.T. Mitchell distingue deux courants majeurs dans la consid&#233;ration du paysage. Selon le premier, qualifi&#233; de contemplatif, la lecture d'un paysage se fait sur la base de l'histoire de la peinture, tandis que pour le second, qualifi&#233; d'interpr&#233;tatif, le paysage est une all&#233;gorie dont la signification psychologique ou id&#233;ologique se d&#233;chiffre selon les m&#233;thodes s&#233;miotiques et herm&#233;neutiques. Le premier est associ&#233; au modernisme et le deuxi&#232;me au postmodernisme. Le projet de Mitchell &#233;tait de joindre ces deux lectures en une nouvelle approche qui, au lieu de demander ce que le paysage est ou ce qu'il signifie, pose la question &#224; savoir ce qu'il fait. Autrement dit, au lieu de consid&#233;rer le paysage comme un objet &#224; contempler ou un texte &#224; interpr&#233;ter, Mitchell y voit un proc&#233;d&#233; formant des identit&#233;s sociales et subjectives et interroge son identit&#233; en tant qu'acteur culturel. Pour articuler cette d&#233;marche il propose de transformer le mot paysage de substantif en verbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;finition du paysage correspond de tr&#232;s pr&#232;s &#224; la d&#233;finition de l'image que nous avons d&#233;velopp&#233;e ici au cours des derni&#232;res ann&#233;es, &#224; savoir celle d'une image active qui donne &#224; la fois &#224; voir et influence notre regard au retour.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6061 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH426/capture_d_ecran_2015-03-04_a_17.11.43-ccc2d.png?1509873451' width='500' height='426' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.caro-bittermann.eu/" class="spip_out"&gt;Caroline Bittermann&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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