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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>Signe, trace, symbole</title>
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		<dc:date>2015-02-26T14:25:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Anouchka d'Anna et Jean-Louis Poitevin</dc:creator>


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		<description>&lt;p&gt;M&#233;moire et sublimation est une exposition d'&#339;uvres de quatre artistes femmes, Yuhsin U Chang, Chen Meitsen, Fion Gunn et Anouchka d'Anna qui se tient Galerie M&#233;dicis du 28 f&#233;vrier au 2 mars&lt;/p&gt;

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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;M&#233;moire et sublimation est une exposition d'&#339;uvres de quatre artistes femmes, Yuhsin U Chang, Chen Meitsen, Fion Gunn et Anouchka d'Anna qui se tient Galerie M&#233;dicis du 28 f&#233;vrier au 2 mars&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Trauma et ruines&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quatre jours pour explorer &#224; partir et &#224; travers des &#339;uvres d'artistes femmes, le monde de la douleur, du trauma, de ses causes, des possibilit&#233;s de le d&#233;construire, des esp&#233;rances sur une reconstruction possible. Les drames, les enjeux sociaux et m&#233;dicaux, le colloque au S&#233;nat et le livre de Muriel Salmona, &lt;i&gt;Le livre noir de violences sexuelles&lt;/i&gt; (&#201;ditions Dunod) en parlent avec pr&#233;cision et d&#233;termination. Les &#339;uvres, elles, &#233;voquent le sujet autrement. Entre trace, signe et all&#233;gorie, la production d'une &#339;uvre relative &#224; un sujet et plus encore &#224; un sujet aussi sensible que celui de la violence faite aux femmes est &#224; la fois une chose impossible et n&#233;cessaire. Mais n'est-ce pas dans cette disjonction in&#233;vitable que se situe toute cr&#233;ation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yuhsin U Chang, Chen Meitsen, Fion Gunn et Anouchka d'Anna sont des artistes polymorphes qui ont produit ces &#339;uvres, en dehors de toute commande. Questionner le trauma est in&#233;vitable dans l'art. On pourrait m&#234;me dire qu'il n'y a gu&#232;re d'&#339;uvre, m&#234;me au sens de l'&#339;uvre de toute une vie, qui ne soit une confrontation avec des traumas. Il y a ceux de l'artiste, ceux du monde qui l'entoure, ceux qui hantent tout &#234;tre vivant jet&#233; sur cette terre et qui d&#233;couvre un jour qu'il y est lui aussi in&#233;vitablement abandonn&#233;. Le trauma est en g&#233;n&#233;ral physique, sexuel, mais il est aussi, psychique. Il accompagne chaque existence s'il ne la fonde pas. Dans tous les cas l'unit&#233; corps-esprit, vie-conscience-pens&#233;e, est affect&#233;e voire d&#233;truite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vivre un trauma, c'est vivre dans une ruine, en permanence, c'est-&#224;-dire se trouver dans une situation d'ins&#233;curit&#233; maximale &#224; chaque instant de son existence lors m&#234;me que la situation objective est &lt;i&gt;de facto&lt;/i&gt; sans danger. Le vent passe &#224; travers tout et avec lui les hurlements des loups, r&#233;els ou imaginaires. Et ces hurlements, si tout le monde n'a pas &#224; en souffrir durablement, chacun les a entendus un jour ou l'autre et a donc produit un sch&#232;me imaginaire lui permettant de figurer la destruction et donc de lui r&#233;pondre, aussi fragile soit cette r&#233;alisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun fait l'exp&#233;rience du trauma. Si ce n'est d'avoir &#224; vivre longtemps, parfois toujours, dans une maison en ruine, chacun a du moins vu sur son &#233;cran mental les murs de sa &#171; demeure &#187; se fissurer et l'angoisse gagner jusqu'&#224; repeindre l'univers en rouge sang.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Figurer l'infigurable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les &#339;uvres pr&#233;sent&#233;es ici sont n&#233;es dans le mouvement de la d&#233;marche de chacune de ces femmes. Elles mettent simplement en sc&#232;ne et installent dans le visible l'&#233;vidence, pas n&#233;cessairement all&#233;gorique, de la pr&#233;gnance en chacune de l'angoisse et de la connaissance par elles, de la relation entre violence et trauma, souffrance et oubli impossible, destruction et reconstruction r&#234;v&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est m&#234;me cela l'un des aspects, et non des moindres, du travail de l'imaginaire : tenter de figurer l'infigurable. On ne peut pas montrer le trauma puisqu'il est, non par essence mais &lt;i&gt;de facto&lt;/i&gt;, infigurable. On ne peut pas &#171; dire &#187; le trauma, m&#234;me si l'on peut parvenir &#224; l'exprimer en le transfigurant. Le jeu de l'art est tout entier contenu dans cette tension insupportable lorsque, directement ou indirectement, un trauma est la source de l'expression.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6056 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH400/endovegetalis-humanoide_yuc_yuhsin-2a145.jpg?1509858039' width='500' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Or d'une certaine mani&#232;re il n'y a pas d'autre source que le trauma, pas n&#233;cessairement celui, violent et direct de l'agression physique, mais celui diffus et partag&#233; par tous de la naissance et de l'existence sur terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;er, c'est donc tenter sinon de repr&#233;senter du moins d'exprimer quelque chose qui est de l'ordre du trauma. Y parvenir c'est absorber sa violence radicale pour la faire resurgir, m&#233;tamorphos&#233;e dans une forme qu'il sera possible de contempler. Il n'y a pas de contemplation possible du trauma, seulement des &#339;uvres dont il est la source parfois inavou&#233;e parce qu'inavouable.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6055 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/fion_gunn_kamikaze_dream_mixed_media_50_x_35cm.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH726/fion_gunn_kamikaze_dream_mixed_media_50_x_35cm-5b47f.jpg?1509858040' width='500' height='726' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Portraits d'oeuvres, portraits de femmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quatre artistes internationales ont &#233;t&#233; r&#233;unies &#224; l'occasion de ce colloque. Leurs &#339;uvres t&#233;moignent d'une force int&#233;rieure qui oblige l'esprit &#224; rester en &#233;veil, d'une envie qui rappelle des &#233;tats de conscience pass&#233;s et d'une exigence vitale en qu&#234;te d'une sorte d'id&#233;al et nous invitent &#224; un voyage dans les parages de l'intime.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;coutons-les un instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ANOUCHKA D'ANNA (France/Maroc) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes tableaux sont compos&#233;s de visages &#233;nigmatiques saisis entre apparition et disparition, abstraction et figuration et qui se reconstituent par-del&#224; leur &#233;clatement, pour devenir conscience, regard qui interpelle. La vie est un &#171; scandale traumatique &#187; auquel on ne peut &#233;chapper et que je veux &#233;noncer en le transformant en cri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;YUHSIN U CHANG (Taiwan/France) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une forme creuse, des fibres v&#233;g&#233;tales envahissantes ont prolif&#233;r&#233; et se sont d&#233;velopp&#233;es. Ces corps transis, recroquevill&#233;s, saisis dans un dernier geste peut-&#234;tre, sont habit&#233;s par la volont&#233; de se m&#233;tamorphoser. &#192; l'image de l'insecte qui l'hiver est herbe et se change l'&#233;t&#233; en une entit&#233;, mes &#339;uvres prennent forme dans ce renouvellement de l'&#234;tre et nous invitent &#224; une transformation de notre regard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHEN MEITSEN (Taiwan/France) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telle la Bo&#238;te de Pandore, mes cadres d&#233;couvrent et enferment &#224; la fois des plis et des replis de peau qui forment comme une cartographie sillonn&#233;e de cicatrices. Soigneusement cousues ou agraf&#233;es, ces peaux composent des formes aussi bien abstraites qu'&#233;vocatrices, qui t&#233;moignent d'une volont&#233; de d&#233;finir un terrain de conflits int&#233;rieurs peupl&#233; de souvenirs et d'&#233;motions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FION GUNN (Irlande/Angleterre) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point de d&#233;part pour cette s&#233;rie d'&#339;uvres est une exploration de r&#233;cits autour de la violence sexuelle. Je fais r&#233;f&#233;rence &#224; des conflits comme l'invasion japonaise en Chine, la guerre en Bosnie et les guerres toujours en cours en Somalie, en Syrie ou ailleurs. Ces &#339;uvres jouent sur une &#233;chelle intime, renvoyant aux ic&#244;nes et aux tableaux religieux en relief et offrent une vision d'un paradis brutalis&#233;, souill&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anouchka d'Anna dont les &#339;uvres t&#233;moignent de la pr&#233;gnance du visage et du regard dans l'&#233;change impossible qui est celui de notre situation humaine, porte dans ces lignes un regard pr&#233;cis sur les &#339;uvres des autres artistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La ta&#239;wanaise Yuhsin U Chang, entre d&#233;vastation et renaissance, scrute et sculpte les traces d'une m&#233;moire qui s'inscrit l&#224; o&#249; on s'y attend le moins, c'est-&#224;-dire dans une mati&#232;re organique comme le lin, la poussi&#232;re, voire la peau humaine qu'elle photographie et transforme en paysages mentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chen Meitsen, &#233;galement ta&#239;wanaise, &#233;voque quand &#224; elle la dimension intime du trauma qui s'incarne ici dans sa mat&#233;rialit&#233; &#224; travers l'espace m&#234;me de la toile, qu'elle transforme en champ op&#233;ratoire et en seconde peau o&#249; la blessure se fait cicatrice, point de suture ludique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'irlandaise Fion Gunn, travaille elle aussi sur le registre de l'intime, dans des mini installations en carton, o&#249; elle met en sc&#232;ne la d&#233;tresse quotidienne des femmes victimes de la violence du monde et de la guerre. Un drame silencieux se tisse dans l'ombre dont t&#233;moigne pudiquement ses &#339;uvres. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quatre femmes parviennent &#224; figurer un peu de cet infigurable qui est en chaque cr&#233;ateur le moteur secret de son &#339;uvre et la part obscure dans laquelle plonge son regard lorsqu'il veut le nettoyer des horreurs du monde pour en offrir une vision salvatrice.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;M&#233;moire et sublimation&lt;br class='autobr' /&gt;
Galerie M&#233;dicis&lt;br class='autobr' /&gt;
5, rue de M&#233;dicis, 75006 Paris&lt;br class='autobr' /&gt;
Exposition r&#233;alis&#233;e &#224; l'occasion du colloque &#171; Enqu&#234;te de Reconnaissance &#187; au S&#233;nat. Elle est r&#233;alis&#233;e en partenariat avec l'Association M&#233;moire Traumatique &amp; Victimologie.&lt;br class='autobr' /&gt;
EXPOSITION DU SAMEDI 28/02 AU LUNDI 02/03/2015 DE 12H00 &#192; 19H00&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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