<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.tk-21.com/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>TK-21 </title>
	<link>https://www.tk-21.com/</link>
	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.tk-21.com/spip.php?id_auteur=3464&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>TK-21 </title>
		<url>https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L144xH172/siteon0-33817.png?1772187034</url>
		<link>https://www.tk-21.com/</link>
		<height>172</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Du Dancing au Tragique</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Du-Dancing-au-Tragique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Du-Dancing-au-Tragique</guid>
		<dc:date>2014-12-21T16:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier Houeix et Philippe Verri&#232;le</dc:creator>


		<dc:subject>danse</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pour &#234;tre d'une exquise gentillesse et d'une discr&#233;tion exemplaire, Thierry Malandain se trouve cependant p&#233;riodiquement au c&#339;ur du d&#233;bat. Auteur de plus de 80 pi&#232;ces, le chor&#233;graphe qui dirige le Centre Chor&#233;graphique National de Biarritz tourne beaucoup, particuli&#232;rement &#224; l'&#233;tranger quoi qu'il se voit r&#233;guli&#232;rement, en France, pris dans le vieux d&#233;bat sur la contemporan&#233;&#239;t&#233; de la danse et le vocabulaire n&#233;o-classique. Lui s'avoue en dehors des pol&#233;miques, mais n'en assume pas moins son int&#233;r&#234;t pour des formes issues de la tradition chor&#233;graphique.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/danse" rel="tag"&gt;danse&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton661-55430.png?1772231003' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour &#234;tre d'une exquise gentillesse et d'une discr&#233;tion exemplaire, Thierry Malandain se trouve cependant p&#233;riodiquement au c&#339;ur du d&#233;bat. Auteur de plus de 80 pi&#232;ces, le chor&#233;graphe qui dirige le Centre Chor&#233;graphique National de Biarritz tourne beaucoup, particuli&#232;rement &#224; l'&#233;tranger quoi qu'il se voit r&#233;guli&#232;rement, en France, pris dans le vieux d&#233;bat sur la contemporan&#233;&#239;t&#233; de la danse et le vocabulaire n&#233;o-classique. Lui s'avoue en dehors des pol&#233;miques, mais n'en assume pas moins son int&#233;r&#234;t pour des formes issues de la tradition chor&#233;graphique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Or cette approche peut ouvrir quelques perspectives int&#233;ressantes dans le rapport entre l'image et le spectacle. Ainsi, Estro qui a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; le 8 novembre &#224; San S&#233;bastian (Esp.) pour les 20 danseurs de la compagnie du Malandain Ballet Biarritz. Le photographe Olivier Houeix qui suit le travail du chor&#233;graphe depuis 2000 et lui a d&#233;j&#224; consacr&#233; plusieurs ouvrages a photographi&#233; la pi&#232;ce au plus pr&#232;s. Avec le sens du d&#233;tail et de la composition plastique qui caract&#233;risent son approche, il a su montrer tout l'enjeu de la pi&#232;ce, &#224; savoir comment le sublime transfigure le quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'image est saisissante de ce corps comme en l&#233;vitation sur des &#233;toiles. Pourtant, il faut s'arr&#234;ter car, de fa&#231;on inattendue, Estro commence par le Stabat. Un d&#233;tour d'histoire musicale s'impose. La pi&#232;ce se r&#233;f&#233;re explicitement &#224; l'Estro Armonico, opus 3 de Vivaldi dont on pourrait traduire le titre par &#034;Invention harmonique&#034;. Ce c&#233;l&#232;bre cycle de 12 concerti publi&#233;s en 1711 a contribu&#233; &#224; fixer la forme du concerto avec ses deux mouvements vifs encadrant un adagio, le tout dans un d&#233;bat entre le violon et l'orchestre. Choisir le titre Estro, c'est choisir de se placer dans une perspective spectaculaire bien balis&#233;e, d'autant que cet ensemble n'a pas &#233;t&#233; souvent chor&#233;graphi&#233; sinon en 1963 par John Crako (1927-1973) dans une vision singuli&#232;rement &#034;vitamin&#233;e&#8220;. Et que Malandain a lui-m&#234;me dans&#233;&#8230; Donc tout &#233;tait clair. Et voil&#224; qu'Estro commence par le Stabat Mater du m&#234;me Vivaldi, ce qui n'est pas du tout la m&#234;me chose. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus troublant, ouvrir Estro par le Stabat, c'est choisir un contre-sens visuel. Stabat est un concept musical. Outre l'&#339;uvre de Vivaldi, on conna&#238;t celle de Josquin de Pr&#233;s, Palestrina, Pergol&#232;se voire Rossini ou Verdi, tous compositeurs partis du texte attribu&#233; &#224; Jacopone de Todi. Stabat, c'est de la musique et cela signifie &#034;la m&#232;re &#233;tait debout&#034;. Et voil&#224; qu'&#224; rebours de ce qu'indique physiquement le choix musical, le chor&#233;graphe choisit de partir d'une tout autre r&#233;f&#233;rence, purement picturale : le Gisant. On notera cependant sur la photo un infime d&#233;tail : il y a de la chair sous le mort.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5737 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/estro_page_02_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/estro_page_02_image_0001-8a632.jpg?1772230937' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les danseurs &#8211;figure du corps social- s'active &#224; transporter les lanternes, ces &#233;tranges lumignons &#233;voquant aussi le brasero et s'&#233;cartent. Ils ont d&#233;gag&#233; le gisant et sous lui, les jambes d'une femme, que cachait la foule, les braseros, les ombres. Elle se redresse, et au gisant s'adjoint, comme dans un jeu de construction. R&#233;bus plastique dont la r&#233;ponse est encore un des grands th&#232;mes de l'histoire de l'art : la pi&#233;ta. Il s'agit bien de la combinaison de la m&#232;re, debout (stabat) et du fils gisant. &lt;br class='autobr' /&gt;
La composition, parfaitement saisie par Olivier Houeix, pose explicitement la pi&#233;ta dans une approche picturale, douleur ind&#233;passable de la m&#232;re dans le cadre du tableau.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5738 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/estro_page_03_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/estro_page_03_image_0001-62122.jpg?1772230937' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout install&#233; dans le sublime plastique du tableau, le spectateur ne s'attend pas &#224; la rupture soudaine. Une bascule d'&#233;clairage ouvre tout l'espace sc&#233;nique au regard quand tout avait &#233;t&#233; centr&#233;e sur la pi&#233;ta tandis que s'&#233;l&#232;ve la musique de l'Estro. Brutal changement d'atmosph&#232;re. Thierry Malandain a structur&#233; sa pi&#232;ce en grandes s&#233;quences altern&#233;es. Entre les parties du Stabat s'intercalent trois des concerti de l'opus 3, pris &#224; chaque fois dans leur trois mouvements. Cette musique de l'invention, de l'exc&#232;s et de la jubilation, appelle un mouvement de groupe, forme chorale qui n'est pas sans rappeler l'auto-organisation des groupes de danses sociales, ici lisible par des gestes de bras, d'&#233;paules, d'appuis sur des jambes fermement camp&#233;es au sol. Nous &#233;tions dans la Passion, nous voil&#224; en bo&#238;te de nuit. Le grotesque de la vie quotidienne s'exprimant dans ses f&#234;tes et dans ses plaisirs. L'alternance des mouvements et leurs indications contrast&#233;s de tempo soulignent la succession des sentiments v&#233;cus dans cette vie du quotidien. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l'Estro, l'hybris, est-ce trop ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5739 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/estro_page_04_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/estro_page_04_image_0001-94607.jpg?1772230937' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Au banal du jour le jour, dans un mouvement dialectique interne rigoureux, la pi&#232;ce revient au Stabat et affine son propos. Chor&#233;graphiquement centr&#233; sur le duo &#034;m&#232;re-fils&#034;, ce second temps du tragique d&#233;veloppe la th&#233;matique de la pi&#233;ta dont la stabilit&#233; (et l'on mesure la relation au stabat) n'autorise que peu de mouvements. Thierry Malandain r&#232;gle alors un probl&#232;me d'esth&#233;tique chor&#233;graphique redoutable : avec une forme quasiment parfaite, fig&#233;e dans l'expression d&#233;finitive du tragique, soit la pi&#233;ta et la croix, il trouve une mobilit&#233; qui permet l'expressivit&#233; du mouvement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette trouvaille chor&#233;graphique permet de dynamiser une variation confi&#233;e &#224; la qui danse litt&#233;ralement la forme g&#233;om&#233;trique parfaite de la croix. Ce coup de force permet &#233;largie le propos tragique et ouvre au propos profond de l'&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5740 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/estro_page_05_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/estro_page_05_image_0001-aa5af.jpg?1772230937' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est pas cette seule m&#232;re qui porte la trag&#233;die : toute femme est potentiellement la M&#232;re tragique. L'id&#233;e est formidablement traduite dans une sc&#232;ne exceptionnelle. Les dix danseuses, en une seule file, allong&#233;es jambes &#233;cart&#233;es perpendiculairement au public, chacune couch&#233;e dans l'ouverture des jambes de la pr&#233;c&#233;dente, re&#231;oit, &#224; son tour le corps roulant du fils gisant, puis se rel&#232;ve -pi&#233;ta toujours nouvelle- avant de rejoindre la masse confuse des femmes. &lt;br class='autobr' /&gt;
La pi&#233;ta, en tant qu'ic&#244;ne, n'aurait pas permis l'&#233;largissement du propos. En m&#234;lant le caract&#232;re quasiment tabulaire de cette forme visuelle &#224; un processus d'essence dynamique, le chor&#233;graphe exprime cette universalit&#233; du tragique d'une fa&#231;on parfaite, tant dans sa lisibilit&#233; que dans sa port&#233;e &#233;motionnelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque femme est toutes les femmes et la th&#233;orie des femmes qui pleurent les hommes marque la condition humaine&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5741 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/estro_page_06_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/estro_page_06_image_0001-52a8e.jpg?1772230937' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'alternance est maintenant &#233;tablie, la pi&#232;ce rebascule donc vers le trivial des petites vies. On se drague, on s'&#233;prend, on se jalouse. Le concerto &#233;coule les petits &#233;pisodes du sentimentalisme quotidien, ces moments d&#233;risoires, ici traduit par cette atmosph&#232;re de soir&#233;e dansante ou de bo&#238;te de nuit pas fra&#238;che, l'assistance assise en rang contemplant le drame minuscule de la rivalit&#233; amoureuse. Ce qu'en 1986 la chor&#233;graphe Annie Delich&#232;re avait appell&#233; &#034;La chaude nullit&#233; de l'esp&#232;ce&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5742 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/estro_page_07_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/estro_page_07_image_0001-493e1.jpg?1772230937' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7 Eja Mater, fons amoris&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le retour au tragique s'appuie sur l'un des airs les plus sublimes du Stabat Mater de Vivaldi : le Eja Mater. Le texte dit &#034;Voici la m&#232;re, source d'amour&#034;. Sur le plateau, l'expression du tragique s'appuie sur les m&#234;mes processus que ceux d&#233;velopp&#233;s au d&#233;but : focalisation sur le duo (cercle lumineux), mise en mouvement de l'ic&#244;ne graphique de la pi&#233;ta, composition chor&#233;graphique monodique par opposition aux formes chorales. Mais cette fois, la forme du duo r&#233;pond &#224; la multiplicit&#233; des amours d&#233;velopp&#233;es dans la partie pr&#233;c&#233;dente, opposant donc l'amour maternel &#224; la sensualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5743 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/estro_page_08_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/estro_page_08_image_0001-9dd48.jpg?1772230937' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8 La mort est une com&#233;die de la vie&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le troisi&#232;me &#8212; et dernier &#8212; recours au concerto de l'Estro Armonico aurait pu susciter un trouble. Dans cette vie quotidienne du groupe, la chor&#233;graphie aborde un moment plus sombre, celui de la mort. Mais, comme le petit malheur habituel cher &#224; Freund, il s'agit d'une petite mort de rien qui, m&#234;me collective, d&#233;rive rapidement en farce apr&#232;s avoir pris la forme du charnier s'av&#232;re tout simplement l'effondrement collectif des corps rompus d'exces. Un vaste remuement des corps qui d&#233;g&#233;n&#232;re en f&#234;te et en annonce d'autres. Cette mort-l&#224;, pour ne pas &#234;tre la petite, n'en est pas moins gu&#232;re s&#233;rieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout autre est l'univers du Stabat vers lequel une derni&#232;re fois l'&#339;uvre bascule du dancing au tragique. Et dans ce monde-l&#224;, la mort n'ouvre pas &#224; la joie forcen&#233;e. Les corps ne se m&#234;lent pas. Le gisant est redress&#233; par le groupe, brandi &#224; bout de bras, avant de dispara&#238;tre dans la foule toute tourn&#233;e vers les &#233;toiles. Rappel que si la trag&#233;die n'appartient pas &#224; la vie, elle permet n&#233;anmoins l'&#233;l&#233;vation collective.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5744 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/estro_page_09_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/estro_page_09_image_0001-a46fe.jpg?1772230937' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
