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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>Altered States</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe Derouet et Gr&#233;goire Cheneau</dc:creator>


		<dc:subject>portrait</dc:subject>
		<dc:subject>conscience </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il y a tout au d&#233;but de cette alt&#233;ration une question de regard. Une histoire de l'&#339;il. Ces hommes et ces femmes photographi&#233;s ont les yeux emplis de conscience. Et puis les mains.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH89/arton334-9d8d4.jpg?1772259959' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='89' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a tout au d&#233;but de cette alt&#233;ration une question de regard. Une histoire de l'&#339;il. Ces hommes et ces femmes photographi&#233;s ont les yeux emplis de conscience. Et puis les mains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;doc2433|left&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;doc2434|right&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a tout au d&#233;but de cette alt&#233;ration une question de regard. Une histoire de l'&#339;il. Ces hommes et ces femmes photographi&#233;s ont les yeux emplis de conscience. Et puis les mains. Les mains crois&#233;es, les mains noueuses, les mains politiques, celles de l'&#233;coute, celles des d&#233;bats, qui font perdurer le sens du discours. Ce sont deux &#233;tats dans les photographies de Gr&#233;goire Cheneau. Deux codes silencieux. Une &#233;coute des gestes. Mais ces gestes sont destin&#233;s au lecteur des photos, ceux qui doivent suivre les grilles de lecture du corps. Entre ces deux paires d'organes, se joue la photo. Il y a quelque chose de louche dans chacune de celles-ci. Quelque chose qui rel&#232;ve de la bizarrerie. Une asp&#233;rit&#233; qui gratte le regard. Le caillou gliss&#233; dans la pupille de celui qui tourne les pages. Un accident. Le corps a subi un changement. Si l'on observe les joues, les nez, les poses du corps, on comprend que ceux-ci sont bien r&#233;els, mais qu'ils ont boug&#233;. Ou plut&#244;t qu'on les a boug&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;tt&gt;&lt;doc2435|left&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;doc2436|right&gt;&lt;/tt&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Gr&#233;goire Cheneau a travaill&#233; chaque photo &#224; partir d'une centaine de clich&#233;s. Il a demand&#233; &#224; chacun des mod&#232;les de rester dans la m&#234;me position tout en soufflant &#224; ses sujets certaines expressions &#224; prendre. Une centaine de faces pour une seule impression. Une m&#234;me id&#233;e de l'humain reconstitu&#233;e par cent morceaux de lui pris &#224; des instants diff&#233;rents. Comme si l'on r&#233;unissait pour le cin&#233;ma 24 images par seconde en une seule image. La photo imprime un seul &#233;tat et produit du sens. &lt;i&gt;Altered Faces&lt;/i&gt; provient d'une multiplicit&#233; des sens pour un seul &#233;tat. Le fait que ce corps ait imperceptiblement boug&#233;, comme une nu&#233;e de moustiques expose les mares &#224; des tremblements, nous fait voyager &#224; l'int&#233;rieur des obsessions d'un cin&#233;aste comme Cronenberg. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;tt&gt;&lt;doc2439|left&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;doc2440|right&gt;&lt;/tt&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre la naissance du portrait et son exploitation en mouvement, il y a la proposition d'&lt;i&gt;Altered Faces&lt;/i&gt;. Pour tenter d'en finir avec ces id&#233;es multiples d'interpr&#233;tation que d&#233;gagent ces yeux et ces mains, il y a cette magnifique s&#233;quence de &lt;i&gt;Lost Highway&lt;/i&gt; de David Lynch o&#249; le personnage principal, film&#233; sous un seul angle dans son appartement, dispara&#238;t parfois par une porte sombre et la cam&#233;ra ne le suit jamais. On ne sait jamais o&#249; il va. On voit l'obscurit&#233; dans laquelle il s'enfonce, mais cette noirceur ne nous sera jamais r&#233;v&#233;l&#233;e. Ce hors champ d&#233;voile une part du personnage, &lt;i&gt;his dark face&lt;/i&gt;, qu'aucun sc&#233;nario n'aurait pu rendre. &#199;a oblige l'esprit &#224; un travail de reconstitution. Que s'est-il op&#233;r&#233; dans ce champ obscur ? Qu'est-ce qui a boug&#233; dans ces visages ? On dirait d'un objet qu'il n'est pas &#224; sa place. Je dirais de m&#234;me pour chacune de ces personnes. Elles sont l&#224;, face &#224; nous, immobiles, tout semble normal dans une vue d'ensemble, mais le d&#233;tail est terrifiant. Elles ne sont pas &#224; leur place. On les a boug&#233;es. De &lt;i&gt;Lost Highway&lt;/i&gt;, il reste aussi cette chanson de David Bowie, &lt;i&gt;I'm deranged&lt;/i&gt;. C'est ce qui me vient face aux photos de Gr&#233;goire Cheneau. I'm deranged. Il y a une densit&#233; de folie, d'esprit survolt&#233;, dans chacune de ces attitudes. Un mutant se mouvant si vite, qu'il laisserait des multitudes de traces invisibles &#224; l'&#339;il. Juste des pistes pour l'esprit. Une impression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;doc2446|left&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;doc2447|right&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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