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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>TK-21 </title>
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		<title>&#034;Enveloppes&#034;</title>
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		<dc:date>2012-06-27T08:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Louis Poitevin et Mathias Dubos</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;En qualifiant les r&#233;alisations urbaines temporaires qu'il photographie de &#171; Christo involontaires &#187;, Mathias Dubos touche un point sensible : la mani&#232;re dont se formalise en nous le visible &#224; l'intersection du regard, de l'&#233;motion et de la connaissance. Il y adjoint une dimension importante, celle de la d&#233;ambulation, pratique urbaine, &#233;lev&#233;e au rang de mythe par Edgar Poe et Charles Baudelaire, associ&#233;e &#224; la modernit&#233; et qui trouve son apog&#233;e dans les d&#233;rives pratiqu&#233;es par les situationnistes.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Appareil" rel="directory"&gt;Appareil&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton221-7a64e.jpg?1772249193' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En qualifiant les r&#233;alisations urbaines temporaires qu'il photographie de &#171; Christo involontaires &#187;, Mathias Dubos touche un point sensible : la mani&#232;re dont se formalise en nous le visible &#224; l'intersection du regard, de l'&#233;motion et de la connaissance. Il y adjoint une dimension importante, celle de la d&#233;ambulation, pratique urbaine, &#233;lev&#233;e au rang de mythe par Edgar Poe et Charles Baudelaire, associ&#233;e &#224; la modernit&#233; et qui trouve son apog&#233;e dans les d&#233;rives pratiqu&#233;es par les situationnistes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Art public involontaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En qualifiant les r&#233;alisations urbaines temporaires qu'il photographie de &#171; Christo involontaires &#187;, Mathias Dubos touche un point sensible : la mani&#232;re dont se formalise en nous le visible &#224; l'intersection du regard, de l'&#233;motion et de la connaissance. Il y adjoint une dimension importante, celle de la d&#233;ambulation, pratique urbaine, &#233;lev&#233;e au rang de mythe par Edgar Poe et Charles Baudelaire, associ&#233;e &#224; la modernit&#233; et qui trouve son apog&#233;e dans les d&#233;rives pratiqu&#233;es par les situationnistes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1237 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/Assemblee_Nationale.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/Assemblee_Nationale-a2850.jpg?1772189869' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Assembl&#233;e nationale
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;1970-01-01 01:00:00
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais au-del&#224; de ces mod&#232;les implicites, la d&#233;ambulation associ&#233;e &#224; la r&#234;verie est aujourd'hui encore une activit&#233; remarquable puisqu'elle nous extrait du flux des images subies que les &#233;crans projettent vers nous, pour nous rendre au flux des images que nous construisons en marchant, en r&#234;vant, en parlant.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;tt&gt;&lt;emb1255|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En ce sens, la tentation d'associer un &#233;l&#233;ment du paysage avec un &#233;l&#233;ment d&#233;j&#224; connu rel&#232;ve du fonctionnement psychique le plus in&#233;vitable. Nous ne pourrions nous retrouver dans le monde si nous ne faisions en permanence ce travail mental d'association de comparaison et de mesure. Sans cela, le monde nous resterait &#233;tranger&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;tt&gt;&lt;emb1258|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mathias Dubos a rep&#233;r&#233; des &#233;l&#233;ments qui, ici ou l&#224;, font partie du paysage urbain temporaire. S'il y a bien s&#251;r l'extraction qu'op&#232;rent le cadrage et la prise de vue, il y a aussi le rapprochement que rend possible l'image une fois d&#233;velopp&#233;e et montr&#233;e. Ainsi devenue &#171; comme une &#339;uvre &#187;, la photographie nous fait p&#233;n&#233;trer dans un nouveau monde en ceci qu'elle nous contraint &#224; un effort de r&#233;insertion dans un contexte. Ce nouveau contexte d&#233;pend, lui, de nos connaissances, ou si l'on veut d'un mixte entre connaissances et imagination, entre connaissances et puissance d'association.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;tt&gt;&lt;emb1270|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le travail de Mathias Dubos nous permet de nous confronter &#224; cette tentation irr&#233;sistible qui consiste &#224; associer ce que nous ne connaissons pas &#224; des choses que nous connaissons d&#233;j&#224;, au moins un peu afin de les rendre acceptables, afin de permettre &#224; notre cerveau si frileux de les accepter et de pouvoir, donc, les regarder. Car il faut bien y venir, nous ne voyons pas, rien, jamais. Nous ne faisons que reconna&#238;tre ce que nous connaissons d&#233;j&#224;. Tout &#233;l&#233;ment nouveau dans le paysage est une entaille dans la membrane si fine qui enveloppe notre vision du monde et nous enferme dans nos certitudes. Le mieux est de NE PAS le voir, de NE PAS le remarquer, car alors il faudrait mettre en marche le processus &#233;puisant, de recalcul g&#233;n&#233;ral de notre position dans le monde &#224; cause de cette modification m&#234;me l&#233;g&#232;re dans le panorama de nos certitudes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;tt&gt;&lt;emb1256|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mathias Dubos a su faire ce travail pour nous, d'extraire du non-vu des &#233;l&#233;ments &#224; la fois d&#233;rangeants et anodins, et de les mettre au plus pr&#232;s de notre &#339;il comme on le fait de tout ce que nous voulons &#233;tudier, un tableau au Louvre ou une souris morte dans un laboratoire. C'est &#224; cela que sert la culture, offrir un r&#233;servoir d'associations possibles qui permettent de rendre le nouveau plus facilement dig&#233;rable.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;tt&gt;&lt;emb1257|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces images de Mathias Dubos disent cependant autre chose encore. Elles nous parlent bien s&#251;r de cette ville dont la forme, comme le dit si brutalement Charles Baudelaire dans son po&#232;me &lt;i&gt;Le Cygne&lt;/i&gt;, &#171; change plus vite, h&#233;las ! que le c&#339;ur d'un mortel &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;tt&gt;&lt;emb1272|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce qu'elles nous disent de particulier, c'est quelque chose qui a &#224; voir avec le r&#234;ve. Pas celui dont on nous abreuve chaque jour lorsqu'on nous dit que ceci ou cela, concert, match ou &#233;mission culinaire, va nous faire r&#234;ver ! Non, il nous parle du r&#234;ve qui est comme la dimension seconde de l'existence. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;tt&gt;&lt;emb1262|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Chacune de ces enveloppes qui recouvrent tout ou partie d'un b&#226;timent sont, une fois devenues images, des enveloppes magiques qui font dispara&#238;tre ce qu'elles recouvrent, et le font dispara&#238;tre de telle mani&#232;re que l'on peut commencer &#224; douter de la r&#233;alit&#233; de la pierre qu'elles masquent.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;tt&gt;&lt;emb1261|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En fait il y a trois sortes d'enveloppes dans les images de Mathias Dubos, celles qui voilent et laissent entrevoir ce qu'elles cachent, celle qui engloutissent ce qu'elles couvrent et celles qui s'exhibent comme des &#233;crans potentiels pour des projections improbables mais que l'on attend, habitu&#233;s que nous sommes &#224; attendre devant des grands murs blancs &#224; ce que des images viennent s'y montrer. Les photographies de Mathias Dubos proc&#232;dent donc d'un mixte singulier qui allie constat et r&#233;v&#233;lation. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;tt&gt;&lt;emb1260|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, port&#233;es par la puissance d'association que permet la connaissance, elles parviennent &#224; soulever un li&#232;vre inattendu. Elles mettent directement en sc&#232;ne le fait que les images sont bien une production de l'esprit. Ici, les b&#226;timents que l'on croit r&#233;els, une fois envelopp&#233;s et cach&#233;s par ces tentures diverses sont r&#233;v&#233;l&#233;s dans leur inconsistance m&#234;me. Ils ne sont eux-m&#234;mes que des projections, des images, rien que des images, des images devenues pierre, mais rien que des images.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;tt&gt;&lt;emb1259|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La puissance des images n'est sans doute pas autre chose que cela, montrer que tout, absolument tout, et pas seulement parce qu'on les photographie sans fin, mais &#171; par essence &#187; pourrait-on dire, que tout est et n'est, pour l'&#233;ternit&#233; de l'homme, qu'image.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.mathiasdubos.moonfruit.fr" class="spip_out"&gt;www.mathiasdubos.moonfruit.fr&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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