Société

La société est la forme que prend la « conscience de soi » de groupes humains. Elle est l’image « imprésentable » de l’homme lorsqu’il s’efforce de comprendre en quoi et comment il appartient à un ensemble plus vaste qui l’englobe et le détermine.

Groupe d’humains formant communauté, « la » société s’est globalisée au point d’être, sous certains aspects, devenue planétaire. Pourtant, cette société planétaire est elle-même composée d’une infinité de sociétés. Chaque « société » existe selon des modalités diverses et entretient avec toutes les strates temporelles qui constituent l’histoire humaine des relations différenciées.
Identité, aliénation, culture, droit, universalisme, langues, la société est le domaine où se forme le sens, qui, selon Marc Augé, est « la relation entre les uns et les autres, entre l’un et l’autre, en tant qu’elle est pensable, pensée, représentée et éventuellement instituée ».
Au cœur du fonctionnement des sociétés, on trouve la question de la croyance et de la formation du sens, c’est-à-dire celle des récits et des mythes, des fictions, qui leur permettent de « tenir ». La société est la forme que prend à un moment donné la « conscience ». Elle est l’image « imprésentable » de l’homme individuel, culturel et générique lorsqu’il se projette comme appartenant à un ensemble plus vaste.

mardi 28 novembre 2017

Logiconochronie — XXII

Déprogrammer une œuvre au prétexte qu’elle évoquerait telle chose ou tel événement, ici le massacre des piétons qui déambulaient le 14 juillet sur la Promenade des anglais à Nice, alors qu’elle ne présente que des vagues qui apparaissent à divers moments couvertes de plus ou moins de rouge, est un geste politique qui témoigne d’une phobie très ancienne, inscrite dans le tréfonds de l’âme humaine et dont la figure du serpent témoigne à travers l’histoire des représentations, qu’il faut bien appeler par son nom la peur des images.

par Alix Delmas et Jean-Louis Poitevin

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lundi 27 novembre 2017

FemmesPHOTOgraphes

Quand l’image fixe l’instant, la lumière et la matière sont déjà ailleurs et c’est cet « ailleurs » qui donne la vitalité d’instant au réel. Si le réel disparaît, si le sujet n’est plus, le rapport que l’on entretient avec lui est éternel. »

par Hélène Langlois , Isabelle Gressier et Kim lan Nugyen Thi

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lundi 27 novembre 2017

Utopies Fluviales

BARGE est l’histoire d’une aventure collective, d’un voyage avec la Seine, portée par l’Association Dans le Sens de Barge.
Nous présentons ici, fanal irradiant vers demain, la matière brute des premières réalisations passées et à venir de ce projet fou, ambitieux, ludique, auquel nous allons nous associer.

par Barge

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lundi 30 octobre 2017

Logiconochronie — XXI

Les réflexions qui suivent sont motivées par l’œuvre vidéo d’Alix Delmas, Bloody sea. Il se trouve que cette vidéo ne pourra pas être montrée, bien qu’elle ait été originairement sélectionnée par les commissaires.

par Alix Delmas et Jean-Louis Poitevin

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dimanche 29 octobre 2017

Pornologia o pornografia

La fantaisie érotique de chacun est multipliée à l’infini.
Une image capturée par une photographie érotique peut devenir une scénographie pour une éventuelle pièce de théâtre, ou bien une publicité pour des collants, sur un quelconque poster dans une rue de Paris

par Faust Cardinali

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dimanche 29 octobre 2017

Parfois, je nous sens un peu seuls !

Chan Kai Yuen met une fois encore en scène des hamsters, un couple de boules de poils possiblement amoureux, dans une sorte de cage qui ressemble plutôt à un ring dans lequel, ce couple tranquille se livre à des jeux à caractère sexuel, prémisses d’un acte qui ne sera pas consommé.
Ils se déplacent sur un écran et de cet écran, flux incessant, des corps émergent, humains, jeunes, nombreux en train, eux d’accomplir les gestes multiples de la copulation.

par Chan Kai Yuen et Jean-Louis Poitevin

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dimanche 29 octobre 2017

L’Afrique vue par elle-même

En Afrique, le photographe de studio est un professionnel respecté, au statut social élevé. Il est le gardien de la mémoire visuelle d’une communauté, le garant à la fois de l’identité de l’individu, et le témoin de l’évolution de la société, la confrontation rituelle est codifiée entre l’homme et le médium

par Olivier Sultan

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dimanche 29 octobre 2017

L’animal

Pour ou contre le loup ? La question est actuelle. Et pourquoi pas pour ou contre le toilettage pour chien ?

par Laëtitia Bischoff

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vendredi 29 septembre 2017

Ikbal / Arrivées

Le paradoxe de cette exposition qui a lieu à la Cité internationale des arts jusqu’au 4 Novembre, c’est qu’elle met en scène un paradoxe. Ces photographies sont à la fois "pleines de gens" et "remplie de solitude". On y voit un peuple dans toutes ses variations et toutes ses intensités, et on y voit les forces qui travaillent à tenter de le rendre invisible ou du moins inaudible. La puissance de ces images, c’est qu’elles donnent de la voix, qu’elles bruissent de la vie des corps qui les hantent et qu’elles trahissent l’absence de pourquoi qui fait ces visages emplis d’une nostalgie d’avenir.
Aujourd’hui nous présentons un rapide choix d’images. Nous reviendrons dans les prochains numéros plus en détail sur ces photographes qui ont la vie chevillée à l’objectif.

par Bruno Boudjelal

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vendredi 29 septembre 2017

Et ce n’était pas qu’on allait quelque part

Et si nous quittions la sidération de notre regard sur les corps échoués aux rivages européens pour retrouver le mouvement d’une histoire qui nous est commune ?
C’est ce que propose cette traversée scénique d’après DreamHaïti du poète barbadien Kamau Brathwaite.

par Compagnie Awa

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