Société

La société est la forme que prend la « conscience de soi » de groupes humains. Elle est l’image « imprésentable » de l’homme lorsqu’il s’efforce de comprendre en quoi et comment il appartient à un ensemble plus vaste qui l’englobe et le détermine.

Groupe d’humains formant communauté, « la » société s’est globalisée au point d’être, sous certains aspects, devenue planétaire. Pourtant, cette société planétaire est elle-même composée d’une infinité de sociétés. Chaque « société » existe selon des modalités diverses et entretient avec toutes les strates temporelles qui constituent l’histoire humaine des relations différenciées.
Identité, aliénation, culture, droit, universalisme, langues, la société est le domaine où se forme le sens, qui, selon Marc Augé, est « la relation entre les uns et les autres, entre l’un et l’autre, en tant qu’elle est pensable, pensée, représentée et éventuellement instituée ».
Au cœur du fonctionnement des sociétés, on trouve la question de la croyance et de la formation du sens, c’est-à-dire celle des récits et des mythes, des fictions, qui leur permettent de « tenir ». La société est la forme que prend à un moment donné la « conscience ». Elle est l’image « imprésentable » de l’homme individuel, culturel et générique lorsqu’il se projette comme appartenant à un ensemble plus vaste.

dimanche 28 janvier 2018

La maréchalerie, un centre d’art 2/3

La rencontre avec Jeanne Susplugas initiée par Max Torregrossa de la galerie Vivoequidem, a été l’occasion de la découverte d’un lieu rare, un centre d’art lié à une école d’architecture, et de sa directrice, Valérie Knochel Abécassis. Ce deuxième entretien d’une série de trois permet à la directrice de La Maréchalerie de préciser ce qui pour elle distingue le rôle d’un architecte de celui d’un artiste tout en insistant sur ce qui les rapproche. Elle poursuit cet entretien par une présentation détaillée des artistes qui ont jalonné l’histoire du lieu qu’elle dirige depuis sa création, une occasion rare d’appréhender la richesse de cette programmation hors norme.

par Hervé Bernard et Jean-Louis Poitevin

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dimanche 28 janvier 2018

Un occhio all’immediato ed uno all’infinito

Il moto perpetuo, ipnotica oscillazione tra il reale e l’immaginario.
Perenne, insidioso contrasto tra quel ch’è e che vorremmo fosse. Tra ciò ch’è stato e che avrebbe dovuto essere.

par Pier Paolo Patti et Stefano Taccone

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dimanche 28 janvier 2018

A glance to the immediate and one to the infinite

The perpetual motion, hypnotic oscillation between real and unreal. Constant and insidious conflict between what it is and what we would like it to be. Between what it was and what it should have been.

par Pier Paolo Patti et Stefano Taccone

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dimanche 28 janvier 2018

Oui chef !

Une vidéo dans laquelle la parodie touche au « sérieux » en ce sens que la logique de l’image, ses duplications et ses répétitions viennent ici redoubler le propos, une allégorie du défilé militaire qui se mue en une mise en abîme d’un slogan français devenu le nom d’un parti et la forme même du pouvoir : En marche !

par Chan Kai Yuen et Jean-Louis Poitevin

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dimanche 28 janvier 2018

Debord / Decept — I/V

Écrites il y a plus de dix ans, bien avant que ne sonne l’heure vaine d’une commémoration nécessairement indigente, ces pages sont une tentative de mise au point sur la question centrale du statut de la conscience historique. Il apparaissait hier, et aujourd’hui encore, que la figure de Debord, l’auteur et le cinéaste en particulier, en dévoilait des contours rarement vus. C’est à préciser ces contours que s’ingénie ce texte. Il sera publié in extenso, partes extra partes, au cours des prochains mois.

par Jean-Louis Poitevin

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lundi 18 décembre 2017

Logiconochronie — XXIII

Pendant un siècle, le précédent, on a exalté jusqu’à l’ivresse toutes les formes de la désinhibition, les résultats auxquels elle devait faire parvenir ceux qui la pratiquaient comme un art, ceux qui la pratiquaient dans l’art, les états de béatitude satisfaite auxquels elle devait conduire ceux qui la recevaient comme un don, une offrande due à leur statut de citoyen payant ses impôts. Quant à ceux qui s’en défiaient, ils l’acceptaient eux aussi malgré tout comme l’ermite accepte l’obole de Dom Juan, après avoir discuté et s’être rendus à l’évidence qu’il était inutile de lutter contre celle qui était la maîtresse de ces temps d’après la fin des temps.

par Jean-Louis Poitevin

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lundi 18 décembre 2017

La Maréchalerie, un centre d’art 1 / 3

La rencontre avec Jeanne Susplugas initiée par Max Torregrossa de la galerie Vivoequidem, a été l’occasion de la découverte d’un lieu rare, un centre d’art lié à une école d’architecture, et de sa directrice, Valérie Knochel Abécassis. Ce premier entretien d’une série de trois permet à la fois de découvrir les missions d’un centre d’art, celle de La Maréchalerie en particulier et plus globalement de comprendre comment il est possible de penser et de mettre en œuvre de nouvelles relations entre art, architecture et publics.

par Hervé Bernard et Jean-Louis Poitevin

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lundi 18 décembre 2017

Figures de sable

Il s’agissait, dès lors, pour moi, de « saisir sur le vif » photographiquement le flux continuel et accéléré des figures mobiles crées par le danseur Tosch dans l’espace et dans l’instant…

par Gaëtan Viaris

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lundi 18 décembre 2017

Prière pour le poulet et ses œufs

Une méditation sur une fonction rarement analysée des images techniques mises en circulation par la télévision et les réseaux sociaux, celle du rituel que leur passage, pour certaines en boucle et cela pendant des jours, des mois, des années, instaure.

par Chan Kai Yuen et Jean-Louis Poitevin

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mardi 28 novembre 2017

Logiconochronie — XXII

Déprogrammer une œuvre au prétexte qu’elle évoquerait telle chose ou tel événement, ici le massacre des piétons qui déambulaient le 14 juillet sur la Promenade des anglais à Nice, alors qu’elle ne présente que des vagues qui apparaissent à divers moments couvertes de plus ou moins de rouge, est un geste politique qui témoigne d’une phobie très ancienne, inscrite dans le tréfonds de l’âme humaine et dont la figure du serpent témoigne à travers l’histoire des représentations, qu’il faut bien appeler par son nom la peur des images.

par Alix Delmas et Jean-Louis Poitevin

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