samedi 27 mars 2021

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Bruno Beucher

, Bruno Beucher

Ce qui m’intéresse c’est d’aller à la rencontre de gens simples qui en général apprécient que l’on puisse parler d’eux et montrer leurs particularités, professionnelles ou personnelles.

Je suis attiré par les gens invisibles qu’on ne voit pas au quotidien et qui pourtant sont essentiels, méritants ou simplement atypiques.
J’ai travaillé de 2013 à 2019 sur un sujet qui correspond exactement à cette thématique : Les femmes de marins pêcheurs.

Je rencontre ces femmes et je les fais parler de leur quotidien, les joies et difficultés de vivre à coté d’un marin. Lorsqu’elles acceptent de me rencontrer, elles sont en général très généreuses en informations, elles se confient facilement au cours d’une conversation enregistrée me permettant après coup de retenir des phrases essentielles de leurs propos.
Ensuite, je les photographie telles qu’elles sont sans artifice et sans pose particulière. Je leur demande d’être elles-mêmes, à moi de trouver l’environnement et la lumière qui les mettra en valeur et servira le sujet.
Je fais également des photos de leur environnement afin d’illustrer, aérer et rythmer la série.

J’ai réalisé deux séries dans le même style :
- « Service Public » en 2019 : qui nous montre des agents de la ville du Cap-Ferret sur leur lieu de travail,
- « Jamais sans mon Ile » en mars 2020 : avec les habitants de l’Île de Bréhat.

Il se trouve que depuis le début de la crise sanitaire actuelle, la tendance est à mettre en valeur des populations de ce type (infirmières, livreurs, éboueurs…) car nous réalisons à quel point elles sont essentielles à notre quotidien et absolument pas valorisées.
J’ai depuis plusieurs années cet objectif et je vais persister à travers plusieurs projets en cours de réflexion et notamment en continuant « Jamais sans mon Ile » dans les iles bretonnes dès que la situation sanitaire le permettra.

décembre 2020

« Femmes de marin »

« Jamais sans mon Ile »

« Service Public »