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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>TK-21 </title>
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		<title>Le Bonheur</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Dekeyser</dc:creator>


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		<dc:subject>Intime</dc:subject>
		<dc:subject>esprit</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Patrick Dekeyser poursuit son d&#233;cryptage de notre psych&#233; qui aujourd'hui se tient au seuil du bonheur.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://www.tk-21.com/esprit" rel="tag"&gt;esprit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH85/arton2258-34355.jpg?1772247801' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Patrick Dekeyser poursuit son d&#233;cryptage de notre psych&#233; qui aujourd'hui se tient au seuil du bonheur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/813806916?h=b6322d4cd5&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Le bonheur&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;Parce que sinon rien ne serait possible, ni pensable, ni m&#234;me n'existerait. Sinon, mais sinon quoi ? Les docteurs, ceux qui portent ce titre quel que soit le domaine de leur activit&#233;, les docteurs donc, mais disons ceux qui sont les plus enclins &#224; p&#233;rorer sur les fins derni&#232;res de l'humanit&#233;, ceux de la foi par exemple, ces docteurs s'exclament soir et matin sur l'avenir de l'homme, le genre humain quoi ! avenir sans l'existence duquel, sinon ils n'auraient pas grand chose &#224; penser ni &#224; dire, mais qu'ils consid&#232;rent comme leur pr&#233; carr&#233;, la zone d'investigations qui serait, donc, interdite aux autres, entendons &#224; chacun, individuellement.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;tant entendu que la d&#233;termination des fins de l'homme est la question ind&#233;passable de toute existence, disent-ils, ils p&#233;rorent croyant ainsi tenir en leurs mains fr&#234;les les chances d'une r&#233;demption n&#233;cessaire et d'une absolution sous condition. Conditions qu'ils fixeraient, eux et eux seul, &#233;videmment !&lt;br class='autobr' /&gt;
Et pourtant quelque chose vient qui fait gripper l'ample et beau mouvement de la chair en son extension d&#233;sirable vers les confins d'un ventre qui s'approche et retomber l'esp&#233;rance que ces docteurs ont mis dans l'ind&#233;racinable genre humain dont ils jouent parfois si bien &#224; ignorer qu'ils font partie ! Quelque chose, en eux, se produit que cette distance &#233;cart&#232;le jusqu'&#224; rendre l'id&#233;e que ces humains puissent sans souffrance parvenir &#224; se couler dans les v&#234;tements de la gr&#226;ce, aussi insupportable que d&#233;l&#233;t&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Car, voil&#224;, il y a la robe de chambre et le lent ressassement de tout dans le parloir intime, et ce parloir n'est pas ce cagibis qu'on croit d&#233;di&#233; aux petits secrets et aux grandes ambitions ! Non ce qui se produit l&#224; parle la langue de la guerre, entendons par guerre ce minuscule remugle de passion rance mais vivace qui poursuit son travail d'expectoration et pousse le charroi du sang, des humeurs et des salives sur la route de la vindicte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, ils se trompent ces docteurs de la foi, sur ces intentions mirifiques qui d&#233;bordent des l&#232;vres de la foi du dimanche qui ensemence les gorg&#233;es bues &#224; la table des jours. Rien de mieux qu'un petit tambour pour r&#233;veiller les passions, et qu'elle puissent &#234;tre tristes ne change rien, ce sont des passions. Et leur &#233;vocation suffit &#224; faire de la guerre au temps, un combat digne et grandiose.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et les docteurs s'&#233;puisent &#224; chercher dans les postillons de l'existence des signes de victoires et des bases pour la cr&#233;ation d'un empire ! Alors qu'il est l&#224;, simplement l&#224; dans l'affirmation d'un bonheur &#224; nul autre pareil, celui du vent qui traverse les bronches et vient s'&#233;vanouir non sans avoir dispers&#233; un peu de la poussi&#232;re des jours dans le vide des jours qui se retirent alors en silence, petits figurants s&#233;v&#232;res de la grande journ&#233;e de la vie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; la prochaine fois ! Ah, quel bonheur !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La prison</title>
		<link>http://www.tk-21.com/La-prison</link>
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		<dc:date>2023-03-01T11:43:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Louis Poitevin et Patrick Dekeyser</dc:creator>


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>conscience </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Patrick Dekeyser poursuit son d&#233;cryptage de notre psych&#233; qui semble &#234;tre devenue notre prison.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tk-21.com/conscience" rel="tag"&gt;conscience &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH112/arton2232-4df04.jpg?1772188240' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Patrick Dekeyser poursuit son d&#233;cryptage de notre psych&#233; qui semble &#234;tre devenue notre prison.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:75% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/800497747?h=1dea2edd02&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;La prison, Patrick Dekeyser&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;Sans l'ombre d'un doute, il aurait sans doute pu y avoir autre chose. Et pourtant, non ! Comment alors pouvoir affirmer qu'il aurait pu y avoir autre chose, que cela ait pu se passer autrement ? Oui, comment faire pour le savoir ? Cela voudrait dire qu'il aurait pu y avoir non pas un seul labyrinthe mais plusieurs ? Ou que l'autre mani&#232;re de voyager aurait m&#234;me pu &#234;tre autre chose qu'errer dans un labyrinthe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;vidence, on bute ici sur le mur qu'une certaine logique impose &#224; qui s'empresse de tenter de dire une chose et son contraire. Ce qui pourtant est le plus douloureux est de se demander d'o&#249; peut venir l'id&#233;e que le labyrinthe pourrait &#234;tre diff&#233;rent voire m&#234;me ne serait pas un labyrinthe ? &#192; moins que cela ne sorte que de d&#233;ductions platement ob&#233;issantes &#224; la logique de la logique. On suppose qu'il pourrait y avoir autre chose puisqu'il y a quelque chose. Tout simplement. Autre chose que la logique de la logique de la logique qui constitue le labyrinthe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si la r&#233;ponse &#233;tait : non !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais non &#224; quoi ? Au fait qu'il n'y aurait qu'une &#034;chose&#034; &#034;en nous&#034; qui pense et pas deux, ou plus ? Ou au fait qu'il ne peut pas y en avoir deux, ou plus, et que l'hypoth&#232;se du deux, source du plus, est en soi impossible parce qu'impensable ? Et pourtant elle existe ! Du moins on affecte de le penser et de le croire !&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors qu'en fait, c'est non ! Il n'y a pas d'autre labyrinthe que &#034;le&#034; labyrinthe. Et ce labyrinthe, il est &#034;facile&#034; de le montrer puisque c'est ainsi qu' &#034;il&#034; se montre, est la seule et unique dimension de la pens&#233;e, celle dans laquelle ce qui s'appelle pens&#233;e peut circuler apparemment sans fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que nous l'avons invent&#233; ou est-ce lui qui nous a invent&#233; pour peupler sa si abstraite solitude ? Ce que l'on peut pr&#233;tendre savoir, c'est qu'il serait l&#224; de toute &#233;ternit&#233; &#224; attendre qu'un peu de vent produit par le brouhaha des sons qui se trouvent, pour certains, &#234;tre des mots, et qui ne sont de toute fa&#231;on rien d'autre que le bruit de la respiration de ceux qui errent en vain dans la prison de leur cr&#226;ne, autant dire de leur vie, autant ajouter de toute vie et pire encore, dans la prison qu'est toute vie, vienne animer son obscurit&#233; native.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rauques ou gras, lascifs ou proches du murmure, ces souffles enflent jusqu'&#224; devenir des sons dont la fonction unique est de d&#233;crire ce qui &#034;est&#034; : le labyrinthe, autrement dit la forme pure de l'espace de la pens&#233;e, cette prison int&#233;grale dont aucune sortie n'est possible. Et au sujet de laquelle il n'est pas possible de demander comment on y est entr&#233;. On croit exister, on croit qu'on est seul. Et, en effet, on existe et on est seul, absolument seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois, peut-&#234;tre, ici ou l&#224;, bruisse un autre vent qui semble parler une langue inconnue, une autre langue qui sait, et qui &#233;veille... mais quoi ? Peut-&#234;tre le souvenir &#034; de l'inflexion des voix ch&#232;res qui se sont tues&#034; ! Celles qui ont &#233;chapp&#233; &#224; la prison ? Ah non ! Il n'y a qu'une prison, celle dans laquelle je suis seul ! Le reste n'est que conjecture et de telles conjectures fatiguent trop l'esprit pour qu'on s'y adonne plus que quelques millisecondes par si&#232;cle ! Voil&#224;, c'&#233;tait maintenant ! C'est d&#233;j&#224; pass&#233; ! C'est d&#233;j&#224; fini !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une petite trace</title>
		<link>http://www.tk-21.com/Une-petite-trace</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Dekeyser</dc:creator>


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>conscience </dc:subject>
		<dc:subject>esprit</dc:subject>
		<dc:subject>langage </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Patrick Dekeyser poursuit son d&#233;cryptage de nos blessures engendr&#233;es peut-&#234;tre par les limites de la langue et l'obstination des &#234;tres humains &#224; r&#234;ver l'impossible.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://www.tk-21.com/langage" rel="tag"&gt;langage &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH112/arton2219-e1cd7.jpg?1772247801' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Patrick Dekeyser poursuit son d&#233;cryptage de nos blessures engendr&#233;es peut-&#234;tre par les limites de la langue et l'obstination des &#234;tres humains &#224; r&#234;ver l'impossible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:75% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/792915721?h=cff0350d31&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Une petite trace&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;L'immensit&#233; du d&#233;ni qui hante les hommes est sans doute &#233;gale en tout &#224; l'immensit&#233; des aveux qu'ils osent. Ils ne semblent en effet voir dans le premier dont ils ignorent tout sauf qu'il existe en eux et y vibre comme une corde d&#233;tendue sur le violon de l'&#226;me dont les sons &#233;vanouis restent ind&#233;chiffrables noy&#233;s qu'ils sont dans le fracas des jours, qu'un mal n&#233;cessaire aussi anodin que l'existence de la publicit&#233; sur les &#233;crans de la nuit ou de dieu dans les r&#234;verie du jour. Et dans les autres, qui s'exhibent sous la forme de petite phrases gliss&#233;es tels des aphorismes dans le menu du jour lors d'un repas de famille, qu'une mani&#232;re d'asseoir la l&#233;gitimit&#233; de leur existence qu'ils glorifient ainsi et extraient de sa banalit&#233;, et bien s&#251;r, eux avec, comme personne reli&#233;e &#224; l'infini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;ni consiste en une mani&#232;re tout &#224; fait banale d'acceptation d'un non savoir &#233;lev&#233; &#224; la hauteur de l'absolu mais inscrit &#224; m&#234;me les organes vitaux ceux de la respiration et de la digestion en particulier. Il faut bien oublier que l'on tue pour manger et que l'on ment pour respirer, m&#234;me si en fait, on n'a pas besoin d'oublier puisque, on ne sait pas comment mais c'est comme &#231;a, on n'y pense m&#234;me pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les aveux, on se les fait &#224; soi-m&#234;me surtout lorsqu'il y a quelqu'un pour entendre ce qu'on se dit car cela rel&#232;ve un peu la fadeur de la sauce. Le poivre n'a pas le go&#251;t du mensonge mais celui de l'emphase, du &#034;j'aimerais bien que...&#034; ou du &#034; ah si c'&#233;tait vrai, mais &#231;a l'est parce que je le dis et que j'y crois, m&#234;me si je sais bien que...&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et tourne le man&#232;ge, et babille la bouche, et clame sa v&#233;rit&#233; le sujet droit dans ses bottes qui sait qu'il existe puisqu'il parvient &#224; mettre un mot apr&#232;s l'autre. Ah qu'il est doux de s'&#233;lever ainsi &#224; la hauteur de l'infini et de parvenir &#224; s'imaginer que comme les autres en disant juste quelques mots, on peut soi-m&#234;me aussi parvenir &#224; vivre sa seconde d'&#233;ternit&#233; ! Qui peut pr&#233;tendre &#234;tre meilleur qu'un autre face &#224; l'inimiti&#233; du monde et retirer &#224; qui que ce soit sa l&#233;gitimit&#233; &#224; demander son d&#251; &#224; ce ciel silencieux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait qu'on se ment, mais c'est si beau de se dire que comme les autres on va y arriver. Enfin, on aimerait ! Et puis cela ne co&#251;te rien puisqu'il suffit de le dire. Et dire, c'est faire, n'est-ce pas ? Et puis, la trace qu'on laisse, on ne sera pas l&#224; pour la voir. On veut juste jouir de s'imaginer la laissant. Maintenant. D&#233;ni et aveux ? On s'en moque ! Pas m&#234;me besoin de faire semblant d'avoir jamais su ce que le po&#232;te du temps jadis disait d&#233;j&#224; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Je congnoys que pauvres et riches, / Sages et folz, prebstres et laiz / Noble et vilain, larges et chiches / Petitz et grans, et beaulx et laidz, /Dames &#224; rebrassez colletz, / De quelconque condicion, / Portant attours et bourreletz, Mort saisit sans exception&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;puisqu'en fait on sait d&#233;j&#224; qu'on le sait, d&#233;j&#224; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sacre&#769; nom de Dieu</title>
		<link>http://www.tk-21.com/Sacre%CC%81-nom-de-Dieu</link>
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		<dc:date>2022-12-29T17:06:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Dekeyser</dc:creator>


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>dieu</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Avec &#034;Sacr&#233; nom de dieu&#034;, Patrick Dekeyser nous fait d&#233;couvrir la &#171; vid&#233;o princeps &#187;, celle o&#249; s'originent toutes celles que nous avons pr&#233;sent&#233;es jusqu'&#224; ce jour.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tk-21.com/dieu" rel="tag"&gt;dieu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH112/arton2190-4acff.jpg?1772202175' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec &#034;Sacr&#233; nom de dieu&#034;, Patrick Dekeyser nous fait d&#233;couvrir la &#171; vid&#233;o princeps &#187;, celle o&#249; s'originent toutes celles que nous avons pr&#233;sent&#233;es jusqu'&#224; ce jour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:75% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/781590599?h=9818641663&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Patrick Dekeyser - Sacre&#769; Nom de Dieu.mov&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que vont les nouvelles qui s'&#233;gosillent de trop br&#251;ler le coeur des hommes, d'une r&#233;clamation face &#224; un silence dont nul ne peut pr&#233;dire s'il est, chaque fois, le r&#233;sultat d'une mauvaise audition ou l'effet d'une cacophonie intersid&#233;rale brouilleuse d'onde.&lt;br class='autobr' /&gt;
La prolif&#233;ration des questions et des interjections insistantes conduit &#224; prendre fait et cause, en silence, pour ce silence, au point de l'exalter jusqu'&#224; l'indicible et l'incommunicable. Ceci r&#233;v&#232;le tant et si bien le parti pris qui n'est pas celui des choses mais celui des bip&#232;des sans plumes munis d'un organe vocal insatiable, c'est-&#224;-dire tous, &#224; savoir qu'il leur est pr&#233;f&#233;rable ind&#233;finiment d'interpeler plut&#244;t que de ruiner leur souffle &#224; l'avaler sans bruit jusqu'&#224; se transformer en ballons. &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui, ayant entendu le silence, sera pr&#234;t &#224; parier qu'il existe vraiment et &#224; risquer sa place dans le ch&#339;ur ? Il affirmera qu'il n'en est rien et que oui bien s&#251;r quelque chose loin a crach&#233; dans sa conque mais si fort qu'il a oubli&#233; de se souvenir de ce qui a &#233;t&#233; dit ou murmur&#233; ou m&#234;me tu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a loin de la voix qui se fait entendre dans les nuages de Troie au silence qui r&#233;sulte de ce qui fut re&#231;u &#224; proximit&#233; de la synagogue comme un message sanguinolent. Cet &#233;cart semble s'&#233;carteler plus encore &#224; chaque tentative de contact entre les p&#244;les des aimants d&#233;saimant&#233;s lors m&#234;me que dans chaque c&#339;ur unique qui bat dans chaque corps unique ronronne jusqu'&#224; atteindre la zone rouge du compte tours une exigence inconsolable. Parler, entendre, &#233;couter, dire, s'enivrer du silence, s'&#233;puiser dans le cri : m&#234;me combat !&lt;br class='autobr' /&gt;
Impossible de dire par o&#249; commencer quand on commence sinon par ce qui d&#233;j&#224; fait autorit&#233;, fut-elle, cette autorit&#233;, &#224; la fois confirm&#233;e et conspu&#233;e, attaqu&#233;e et moqu&#233;e autant que v&#233;n&#233;r&#233;e et choisie. Il y a loin jusqu'au lointain. Il y a tout aussi loin jusqu'aux s&#233;ismes &#224; r&#233;p&#233;tition du c&#339;ur. Les sentiments s'&#233;vertuent malgr&#233; nous &#224; nous monter la voie, alors que les voix du ventre s'&#233;vertuent, elles, &#224; cracher leurs scorie jusqu'au ciel, ou du moins &#224; essayer un peu sans trop y croire, car qui sait ce qui vous retombe sur le coin du nez et au creux des oreilles de ce que l'on a au loin vomi ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Loin n'est jamais assez loin et pr&#232;s est toujours trop pr&#232;s. C'est &#034;l&#224;&#034; que s'entrelacent encore et encore dans l'imminence du souffle d'un chacun, le commencement du rien et la faim de la fin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les secrets de l'esprit</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Louis Poitevin et Patrick Dekeyser</dc:creator>


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>portrait</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Sans les mots que saurait-on, de l'existence ?&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH112/arton2172-62eb8.jpg?1772247801' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sans les mots que saurait-on, de l'existence ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/773310667?h=7c6dea5085&amp;title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0&amp;speed=0&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;480&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen title=&#034;Les secrets de l'esprit.mov&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;La partie de ping-pong que les mots jouent avec nous dans le r&#244;le essentiel et insignifiant de sparring-partner, se r&#233;v&#232;le &#234;tre une partie qui se d&#233;roule en nous contre les mots. L'objectif secret est celui d'une participation plus intense au myst&#232;re de l'existence. Mais sans les mots qu'en saurait-on, de l'existence ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis il y a l'autre, l'autre en moi, un autre qui me ressemble sans doute et qui est lui aussi constitu&#233; de mots, et comme moi constitu&#233; par les mots. Donc aussi &#233;tranger &#224; moi que je le suis &#224; moi puisqu'il est en moi comme ce qui me fait douter que j'existe lors m&#234;me que je ne cherche qu'une chose : assurer &#224; ce flux incessant qui me traverse et dont je ne parviens pas &#224; comprendre comment il me constituerait, une consistance et une stabilit&#233; qui soit celle de remparts in&#233;branlables ou de dieux invincibles, voire d'un sol solide sur lequel je puisse marcher sans craindre qu'il se d&#233;robe sous mes pieds.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pens&#233;e n'est pas une dimension une, mais le container translucide de fonctions &#224; variabilit&#233;s incessantes.&lt;br class='autobr' /&gt;
La partie de ping-pong se poursuit. L'esprit n'est pas descendu en moi, il est le scintillement des balles du match sans fin qui resplendissent dans la p&#226;leur du soir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et soudain quelque chose d&#233;chire, mais en douceur, l'&#233;vidence de l'&#233;vidence. Les mots ne sont ni moi ni &#224; moi, ils portent avec eux non seulement la rumeur du monde mais celle des si&#232;cles, celle de l'histoire, celle de tous ceux qui ne sont pas moi et que je ne conna&#238;trai jamais. Si autre il y a, il est le nom de l'inconnu en moi et hors de moi.&lt;br class='autobr' /&gt;
La th&#233;orie de l'esprit qui, en chacun, nous permet de croire que l'on s'&#233;veille, nous fait entrevoir que parler et conna&#238;tre ne sont que l'illusion hallucin&#233;e permettant de contourner l'angoisse qui nous meut et contre laquelle nous &#233;rigeons des remparts et des dieux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors la connaissance sait qu'elle ne sait rien mais cela importe peu, car c'est croire qui importe et s'inventer un sol fait de l'accumulation de cadavres de mots, sur lequel marcher pour avancer encore, jusqu'&#224; ce que la nuit emporte tout jusqu'au souvenir des mots.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Incantation</title>
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		<dc:date>2022-10-29T12:38:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Louis Poitevin et Patrick Dekeyser</dc:creator>


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>portrait</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Bien s&#251;r, il faudrait parvenir &#224; ce que le souffle s'expectore en chant...&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH113/arton2162-6d00a.jpg?1772247801' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bien s&#251;r, il faudrait parvenir &#224; ce que le souffle s'expectore en chant...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:75% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/763716678?h=98698b5a6a&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Incantation&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, il faudrait parvenir &#224; ce que le souffle s'expectore en chant, le chant en sons, les sons en mots et les mots en significations venant &#233;clairer le ciel esseul&#233; de l'&#226;me de leur &#233;clat incomparable. Et l'on n'y parvient pas, ou si mal !&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si l'on se force &#224; croire &#224; cette fiction-l&#224;, depuis si longtemps, on sait qu'elle ne colle ni avec ce qui se passe en nous, ni avec ce qu'il est possible d'atteindre, ni avec ce qu'il serait souhaitable d'inventer &#224; ce sujet. C'est aussi que l'objectif est inaccessible. Pourquoi inaccessible ? Parce qu'on ne cesse de mentir et de se mentir au sujet de cette &#034;chose&#034; qui toujours fait d&#233;faut : l'accord.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour y parvenir il faudrait sauter par-dessus l'intervalle incompressible qui s&#233;pare le souffle soufflant du souffle souffl&#233;, le cri criant du cri cri&#233;, le chant chantant du chant chant&#233; ! Il faudrait parvenir &#224; effacer &#224; mesure que l'on avance sur la voie de la voix les traces du cri, du balbutiement, de l'h&#233;sitation, de l'incompl&#233;tude.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oh, comme on s'y efforce !&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est pas que l'effacement soit impossible qui nous emp&#234;che d'y parvenir, c'est la fiction mortelle &#224; laquelle nous sommes arrim&#233;s. Il nous est impossible de ne pas faire semblant m&#234;me lorsque l'on s'efforce d'&#234;tre au plus pr&#232;s de ce qui nous semble juste. Mentir n'est pas un effet de notre mauvaise volont&#233;. C'est un effet de l'existence en nous d'une schize ind&#233;passable et que l'on se refuse de reconna&#238;tre comme nous pr&#233;c&#233;dant de toujours sur le chemin de la justesse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes deux avant de parler, non parce qu'il faudrait &#234;tre au moins deux pour que les mots s'&#233;veillent &#224; travers nous, mais parce que la voix, balbutiement ou expectoration d'un souffle rauque, semblant de chant ou incantation sans destinataire, cette tension du souffle vers la signification, nous fend en deux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toute tentative pour remonter en amont de cette faille nous projette vers ce gouffre invisible de la f&#234;lure qui nous hante. On s'adresse &#224; un autre et on ne cesse de se parler &#224; soi. Or parler ou chanter, c'est toujours d&#233;j&#224; avoir affaire au tangage infini entre un soi incomplet et un autre inaccessible. C'est d&#233;j&#224; &#234;tre pris dans la nasse d'un mentir qui n'est pas encore et ne sera jamais &#034;vrai&#034; !&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi ne pas tenter de simplement d'accepter de tanguer port&#233; par les deux temps du moteur de la vie, sans chercher &#224; s'accrocher au risque d'en mourir, &#224; l'un ou &#224; l'autre, &#224; un soi f&#234;l&#233; ou &#224; un destinataire indiff&#233;rent ? Il suffirait de reconna&#238;tre qu'ils ne cessent de s'entre-appartenir, de toujours, dans la respiration de la faille, dans le creux au c&#339;ur du souffle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mourir a&#768; la te&#769;le&#769;vision</title>
		<link>http://www.tk-21.com/Mourir-a%CC%80-la-te%CC%81le%CC%81vision</link>
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		<dc:date>2022-09-30T16:08:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Dekeyser</dc:creator>


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>portrait</dc:subject>
		<dc:subject>langage </dc:subject>
		<dc:subject>conscience </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En beaut&#233;, l'esp&#233;rance !&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tk-21.com/portrait" rel="tag"&gt;portrait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tk-21.com/langage" rel="tag"&gt;langage &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tk-21.com/conscience" rel="tag"&gt;conscience &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH112/arton2141-0a425.jpg?1772247801' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En beaut&#233;, l'esp&#233;rance !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:75% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/749914166?h=8baf04c65d&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Mourir a&#768; la te&#769;le&#769;vision - Patrick Dekeyser&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;L'esp&#233;rance, vertu th&#233;ologale, est largement oubli&#233;e par les non-croyants. Et pourtant, elle irrigue jusqu'au souffle de chaque homme. C'est qu'elle est le signe de l'addiction d'une conscience, cette marque de l'impossibilit&#233; de se passer de quelque chose d'insaisissable et pourtant d'extr&#234;mement pr&#233;gnant. Ici, la chance, la r&#233;ussite. L&#224;-bas, le grand l&#224;-bas, &#233;videmment l'&#233;ternit&#233;. Celle du ciel d'aujourd'hui, celui que transpercent les &#233;crans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui est, ici, mis en oeuvre permet d'appr&#233;hender le saut &#034;quantique&#034; en quoi consiste l'esp&#233;rance. Il se produit au cours d'une exp&#233;rience verbale quasiment &#034;pure&#034;. L'apparente banalit&#233; de l'autosatisfaction individuelle affich&#233;e se mue en un ch&#226;teau de sable de grande hauteur &#034;consacrant&#034; dans son invention m&#234;me la construction imaginale qui est au coeur de chaque prise de parole humaine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parler, ce n'est pas dire, ni faire, c'est lancer vers le miroir du lointain une intention incompl&#232;te voire entach&#233;e d'impossible, dont on attend, sans parvenir &#224; se le dire, qu'elle revienne compl&#233;t&#233;e. Comment et par qui ou par quoi importe peu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui compte, c'est qu'elle revienne percuter le moment de l'&#233;nonciation et conf&#232;re &#224; celui-ci la dimension d'extase qui est le coeur battant de tout &#034;dire&#034;. Car l'extase est la source et le r&#233;sultat de chaque envol que l'usage des mots nous propose, nous impose.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'elle prenne la forme d'une image ou d'un songe, d'un po&#232;me ou d'un cri, d'un silence ou d'un aveu multipli&#233; par l'infini de l'alphabet t&#233;l&#233;visuel, la vie explose lorsque l'intention fait retour, boomerang instable concat&#233;nant ainsi l'instant avec celui qui l'a, quoique d&#233;j&#224; oubli&#233;, de si pr&#232;s, si brillamment pr&#233;c&#233;d&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, sur l'&#233;cran des pens&#233;es, on voit prendre &#034;corps&#034; le mouvement qui conduit du balbutiement auto-satisfait &#224; la perte compl&#232;te de la m&#233;moire. Ce mouvement est celui m&#234;me d'une vie. Et cette vie n'est rien de plus, mais rien de moins, que le mouvement illimit&#233; de cette extase en perp&#233;tuel accomplissement que l'on nomme esp&#233;rance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tout le monde on part</title>
		<link>http://www.tk-21.com/Tout-le-monde-on-part</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tk-21.com/Tout-le-monde-on-part</guid>
		<dc:date>2022-07-31T11:21:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Dekeyser</dc:creator>


		<dc:subject>portrait</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>langage </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Nous parlons et pensons que parlant nous disons et que disant nous signifions &#224; un interlocuteur quelque chose qui importe aussi bien au locuteur qu'&#224; l'auditeur.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.tk-21.com/portrait" rel="tag"&gt;portrait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tk-21.com/langage" rel="tag"&gt;langage &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH113/arton2128-14f67.jpg?1772247801' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous parlons et pensons que parlant nous disons et que disant nous signifions &#224; un interlocuteur quelque chose qui importe aussi bien au locuteur qu'&#224; l'auditeur. C'est du moins ce que le r&#233;gime de croyance relatif &#224; la langue et &#224; son usage, nous a induit &#224; penser, c'est-&#224;-dire &#224; croire et cela depuis des mill&#233;naires. Et nous y croyons parce que l'&#233;vidence est trop forte, trop implacable, trop &#171; &#233;vidente &#187;. Et que se lever contre elle nous appara&#238;t aussit&#244;t impossible. Encore faudrait-il en avoir l'id&#233;e et l'envie. Or de cela, une telle id&#233;e, une telle envie, il n'y a pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;padding:75% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/734750072?h=fbbf96aa1d&amp;title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://vimeo.com/734750072&#034;&gt;Tout le monde on part - Patrick Dekeyser&lt;/a&gt; from &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/user25678686&#034;&gt;TK-21&lt;/a&gt; on &lt;a href=&#034;https://vimeo.com&#034;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;Nous parlons et pensons que parlant nous disons et que disant nous signifions &#224; un interlocuteur quelque chose qui importe aussi bien au locuteur qu'&#224; l'auditeur. C'est du moins ce que le r&#233;gime de croyance relatif &#224; la langue et &#224; son usage, nous a induit &#224; penser, c'est-&#224;-dire &#224; croire et cela depuis des mill&#233;naires. Et nous y croyons parce que l'&#233;vidence est trop forte, trop implacable, trop &#171; &#233;vidente &#187;. Et que se lever contre elle nous appara&#238;t aussit&#244;t impossible. Encore faudrait-il en avoir l'id&#233;e et l'envie. Or de cela, une telle id&#233;e, une telle envie, il n'y a pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, ici ou l&#224;, des voix se l&#232;vent qui &#233;noncent, &#8212; car que voudrait dire d&#233;noncer sinon que l'on sait par avance ce par quoi il faudrait remplacer ce que, le d&#233;non&#231;ant, on &#233;nonce &#8212; l'existence au c&#339;ur m&#234;me de la relation des &#234;tres parlants &#224; la langue et &#224; eux-m&#234;mes, d'une f&#234;lure insurmontable par laquelle s'organisent les fuites incessantes qui rendent impossible notre croyance en l'univocit&#233; de la signification, et, surtout, gr&#226;ce &#224; laquelle nous pouvons respirer. Car sans elle, nous serions enferm&#233;s dans la prison du sens et c'est la plus &#233;touffante des prisons, celle o&#249; chacun meurt lentement mais s&#251;rement par manque d'air.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barbara K&#246;hler, po&#233;tesse allemande, disparue en 2021, dans une conf&#233;rence intitul&#233;e &lt;i&gt;Le voyage au centre du discours&lt;/i&gt;, parue r&#233;cemment en fran&#231;ais dans le volume de po&#233;sies &lt;i&gt;Blue Box&lt;/i&gt; (&#233;dition L'extr&#234;me contemporain) a pu &#233;crire ceci : &#171; Faire du point identificateur o&#249; Je et nom, signifi&#233; et signe apparaissent comme li&#233;s, o&#249; l'un fixe l'autre, faire de ce point un turning point, le mettre en mouvement, le faire dispara&#238;tre &#8212; en faire un &lt;i&gt;vanishing point&lt;/i&gt;, dans la fente, dans l'entre-deux. Une issue. Qui ne serait pas une fuite. Juste la r&#233;siliation de ce qui semble stable. Le conditionnel d'un chemin, la possibilit&#233; d'une liaison : arriver &#224; la langue. MIND THE GAP. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(op. cit., p. 78-79)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, dans cette vid&#233;o balbutiante, le GAP se produit de mani&#232;re incidente par un m&#226;chouillage de sonorit&#233;s, de syllabes, de quasi-mots, qui font que l'on passe, incidemment en effet, mais non sans avoir rebondi sur le ventre de l'amour, d'un point de d&#233;part incontournable, &#171; je parle &#187;, ou de &#171; on parle &#187;, pour parvenir &#224; un &#171; on part &#187;, ou mieux encore, de tout le monde parle, &#224; tout le monde part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'incident n'est pas le m&#226;chouillage, il n'&#233;gale pas la forme suppos&#233;e b&#233;nigne d'un accident. Bien plut&#244;t, il nous renvoie &#224; l'articulation de ce qui ne peut pas se dire et pourtant ne peut pas NE PAS se dire : que tous nous parlons &#8212; mais pour dire quoi ? &#8212; et que tous nous partons &#8212; mais pour aller o&#249; ? &#8212; L'incident est cette fente qui, devenant ce possible, ce &lt;i&gt;vanishing point&lt;/i&gt;, peut, comme interstice d'une incidence, t&#233;moigner, et ainsi DIRE &#224; la fois que l'on sait et ce que l'on sait, en le sachant sans trop le savoir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun des parlants que nous sommes, s'exprim&#226;t-il dans la langue la plus incertaine comme la plus ch&#226;ti&#233;e, ne fera donc jamais que, dans l'inflation galopante des significations, dire le tout du v&#233;cu qui reste en tant que tel indicible sauf incidemment &#8212; que la langue est de toujours coup&#233;e en ce qui concerne l'&#233;nonciation de l'essentiel &#8212; et que, parlant, on ne fait que dire que l'on va partir sans savoir d'o&#249; l'on vient, ni savoir o&#249; l'on va, mais que s'il y a UNE chose que l'on peut dire, c'est bien celle-l&#224;. Et il se trouve que c'est finalement LA SEULE.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(&lt;i&gt;op. cit&lt;/i&gt;., p. 78-79)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Il faut travailler</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Dekeyser</dc:creator>


		<dc:subject>portrait</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>travail</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il faut travailler mais aussi savoir dire&#8230; NON !&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH94/arton2103-dd057.jpg?1772247801' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='94' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il faut travailler mais aussi savoir dire&#8230; NON !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:75% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/721879576?h=07e427c1e7&amp;badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;il faut travailler - Patrick Dekeyser&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;Et quand soudain retentit le verdict il appara&#238;t &#224; tous les participants au proc&#232;s, jur&#233;s compris que quelque chose d'essentiel a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; &#224; l'insu de tous m&#234;me si cela a &#233;t&#233; fait &#224; la vue de tous.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'injonction contenue dans le &#171; il faut travailler &#187;, injonction &#224; laquelle nul n'est cens&#233; &#233;chapper, r&#233;sonne en nous comme une telle &#233;vidence que personne ne songe &#224; la regarder pour ce qu'elle est : un ordre r&#233;p&#233;t&#233; par des voix multiples mais &#233;mis par une source unique.&lt;br class='autobr' /&gt;
La source unique a pour nom selon les &#233;poques, celui d'un dieu, de dieu ou d'un &#233;metteur insituable agenc&#233; par des esprits que meut le d&#233;sir du profit et le m&#233;pris de tout. Seulement, il est relay&#233; par une infinit&#233; d'autres petits esprits, serveurs serviles assumant sans souffrir d'&#234;tre les adjuvants de la soumission g&#233;n&#233;ralis&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et, de message re&#231;u en message re&#231;u, nous enfouissons sous des tonnes de d&#233;chets, le fait que ces messages ne disent qu'une seule chose, ne demandent qu'une seule chose, n'imposent qu'une seule chose : &#171; tra-va-iller &#187; !&lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'injonction est bien un ordre pourquoi l'acceptons-nous si facilement ? Parce que, de p&#232;re en fils de grand-p&#232;re en arri&#232;re-grand-p&#232;re, de m&#232;re en fille, qu'importe !, chacun r&#233;p&#232;te avec son propre &#233;metteur int&#233;rieur, le message venu du dehors. Et cette r&#233;p&#233;tition fait si bien partie du cortex de chaque humain quelle est devenue le petit dieu personnel auquel chacun, sans m&#234;me y penser, ob&#233;it. Une sorte de oui, certes faiblement &#233;mis mais qui amplifi&#233; &#224; l'infini sonne comme une fanfare, nous convainc de sa l&#233;gitimit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et il n' a pas suffit qu'un &#171; ne travaillez jamais &#187; soit inscrit sur un mur du bas de la rue de Seine en janvier 1953, pour que la honte change de camp et que la voix s'estompe qui oblige chaque &#234;tre &#224; acquiescer avant m&#234;me de penser.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, il y a une autre source &#224; laquelle la pens&#233;e peut s'abreuver, plus int&#233;rieure que celle qui se r&#233;v&#232;le n'&#234;tre que le relais int&#233;rioris&#233; des voix du dehors. Et cette source bruisse d'un mot qui fait frissonner, car il est de tous les mots, celui sans lequel aucun &#234;tre singulier jamais n'aurait pu exister.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est, sinon la source, du moins le r&#233;v&#233;lateur de ce qui au coeur de la pens&#233;e fait que la pens&#233;e existe avant m&#234;me de se savoir pens&#233;e. Il es compos&#233; de trois lettres et est, &#224; sa mani&#232;re, un palindrome minuscule : NON.&lt;br class='autobr' /&gt;
On en profitera donc ici pour rendre un bref hommage aux &#233;crivains de la n&#233;gation, ceux qui sans doute en le sachant ou peut-&#234;tre sans vraiment le savoir mettent en pratique, nous dit Vila-Matas, &#171; une th&#233;orie selon laquelle le mot &#171; non &#187; est consubstantiel au paysage po&#233;tique et m&#233;rite le respect en tant que seul mot pourvu de sens. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le babillement d'un be&#769;be&#769;</title>
		<link>http://www.tk-21.com/Le-babillement-d-un-be%CC%81be%CC%81</link>
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		<dc:date>2022-05-30T10:14:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Dekeyser</dc:creator>


		<dc:subject>portrait</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un voyage initiatique vers l'id&#233;cidable origine de l'&#233;mergence du langage en chacun de nous !&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tk-21.com/portrait" rel="tag"&gt;portrait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH116/arton2094-4160e.jpg?1772247801' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='116' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Miracle de la voix, miracle de la parole, miracle de l'&#233;tonnement, miracle de l'&#233;motion et dans le creuset de la pens&#233;e s'&#233;tire comme l'ombre d'une chose essentielle approch&#233;e, fr&#244;l&#233;e et sans que personne n'ai rien fait pour ou contre, mise de c&#244;t&#233;, &#233;cart&#233;e, occult&#233;e repouss&#233;e et finalement oubli&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/710759870?h=91f57ccab4&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;480&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;Quand soudain, surgissant du plus profond de l'humus mn&#233;sique, ce qui fut v&#233;cu sans qu'on puisse s'en souvenir revient, remonte, resurgit et explose sur les contreforts de l'oreille interne, en petits paquets de sons excav&#233;s jusqu'&#224; l'os du sens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un souvenir se forme dans le retour inattendu d'un m&#234;me d&#233;cal&#233; par la magie des ann&#233;es pass&#233;es &#224; oublier. Adulte, b&#233;b&#233;, adulte, et entre les deux le gouffre de ce qui soudain semble si &#233;mouvant et qui fut nuit sombre et angoissante d&#233;r&#233;liction et que l'on ne peut ni ne veut faire revenir sous cette forme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors se joue la sc&#232;ne ind&#233;finiment reprise par les &#234;tres d&#233;pit&#233;s que nous sommes de la reconduction ludique de l'&#233;vidence d'un souvenir recompos&#233; qui malgr&#233; les apparentes apparences enfonce encore plus profond&#233;ment dans l'humus mn&#233;sique le geste par lequel les hommes continuent d'avancer en se refusant &#224; voir qu'ils ne font que creuser, non pas leur tombe, mais le lit o&#249; abriter leurs larmes, celles qui coulent quand on d&#233;couvre qu'on ne veut pas savoir&lt;br class='autobr' /&gt;
Il reste &#224; tuer une seconde fois l'enfance en soi en croyant rire avec l'enfant et &#224; l'inscrire dans ce processus qui le plongera &#224; son tour, chose balbutiante pronon&#231;ant des dictats plus puissants que les mots criards et vains des adultes, dans le d&#233;ni de ce qu'il aurait pu &#234;tre, de ce qui, en prenant en charge la langue comme une offrande &#224; offrir, aurait pu na&#238;tre par elle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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