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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>TK-21 </title>
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		<title>Exp(l)osi(ti)on</title>
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		<dc:date>2013-12-15T20:29:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gabriel Feracci et Jean-Louis Poitevin</dc:creator>


		<dc:subject>corps</dc:subject>
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		<dc:subject>cadre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pour sa premi&#232;re exposition personnelle, Gabriel Feracci a tenu &#224; rassembler des &#233;l&#233;ments qui avaient pu lui servir lors de pr&#233;c&#233;dentes pr&#233;sentations, pour l'essentiel des plaques de verre, mat&#233;riau qu'il a utilis&#233; de mani&#232;re exclusive jusqu'ici.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.tk-21.com/Appareil" rel="directory"&gt;Appareil&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.tk-21.com/corps" rel="tag"&gt;corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tk-21.com/installation" rel="tag"&gt;installation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.tk-21.com/catastrophe" rel="tag"&gt;catastrophe&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/arton477-0019c.jpg?1772248401' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour sa premi&#232;re exposition personnelle, Gabriel Feracci a tenu &#224; rassembler des &#233;l&#233;ments qui avaient pu lui servir lors de pr&#233;c&#233;dentes pr&#233;sentations, pour l'essentiel des plaques de verre, mat&#233;riau qu'il a utilis&#233; de mani&#232;re exclusive jusqu'ici.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'entr&#233;e, cet ensemble est &#224; la fois une pr&#233;sentation radicalement nouvelle, une exp&#233;rience en temps r&#233;el, mais aussi une forme discr&#232;te de comm&#233;moration.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout reprendre, donc, comme on le ferait de d&#233;s, pour un nouveau lancer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;emb3765|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Espace, m&#233;moire, temps constituent les trois facteurs autour desquels ce travail s'organise. C'est &#224; peu pr&#232;s in&#233;vitable, surtout lorsqu'il s'agit de sculpture Ce qui l'est moins, c'est la mani&#232;re qu'il a de les aborder, de les mettre en sc&#232;ne, en jeu, en joue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r, d&#233;couvrir ces &#339;uvres, cela suppose de pouvoir circuler entre elles, de passer de l'une &#224; l'autre, de les contourner, de les &#233;viter. Bien s&#251;r un artiste travaille avec des mat&#233;riaux qu'il a accumul&#233;s. Mais reprendre des &#233;l&#233;ments provenant d'expositions ant&#233;rieures en les remettant en sc&#232;ne et en jeu d'une nouvelle mani&#232;re, cela est moins courant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;emb3768|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dire que les &#233;l&#233;ments expos&#233;s peuvent varier avec le temps est une &#233;vidence. Que les &#233;l&#233;ments, les &#339;uvres m&#234;mes, risquent litt&#233;ralement d'exploser au cours de l'exposition au fur et &#224; mesure que le temps passe, au rythme d'une &#224; deux &#339;uvres par semaine, voil&#224; qui est plus rare. Si l'on s'en tenait &#224; cette pr&#233;sentation du travail de Gabriel Feracci, on manquerait pourtant l'essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;emb3769|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut tout reprendre depuis le d&#233;but.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'espace qui est ici &#171; vis&#233; &#187; se constitue certes par la d&#233;ambulation, mais surtout par la tension palpable qui &#233;mane de chaque ensemble de plaques de verre. En effet, ces plaques vont par deux. L'une part du sol et l'autre descend du plafond. L'une incarne une force ascendante, l'autre une force descendante. C'est parce que toutes deux se rejoignent quelque part &#171; dans &#187; l'espace que ces forces deviennent &#224; la fois r&#233;elles et visibles. C'est cette rencontre qui transforme et module l'espace d'une mani&#232;re qui, sans elle, n'existerait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;emb3770|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend que pour tenir ensemble ces plaques doivent &#234;tre arrim&#233;es l'une &#224; l'autre. Les serre-joints qui les relient et les compressent exercent une pression telle que les plaques se courbent jusqu'au point o&#249; il est possible qu'elles se brisent.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pression renvoy&#233;e par le plafond et le sol provoque une torsion qui vient redoubler la courbure propre &#224; chaque plaque, sa m&#233;moire en quelque sorte, celle li&#233;e &#224; ce qu'elle a pu subir comme transformations lors des expositions pr&#233;c&#233;dentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;emb3773|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les angles entre les plaques deviennent des lieux d'impr&#233;visibilit&#233;. Les forces agissent en permanence dans cette zone et in&#233;vitablement certaines plaques ne r&#233;sistent pas, explosent et se brisent. Le temps propre &#224; cette exposition est donc le temps infigurables des forces pures. La comm&#233;moration discr&#232;te des premi&#232;res expositions devient le support &#224; une mise en sc&#232;ne d'explosions in&#233;vitables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;emb3772|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plaques de verre de Gabriel Feracci ne sont pas des objets pos&#233;s dans l'espace mais des incarnations de forces qui de surcro&#238;t constituent des bombes &#224; retardement. En inscrivant le moment de leur disparition dans le processus de leur monstration, ces &#339;uvres transforment le temps en un d&#233;compte entre vie et mort, entre pr&#233;sence et effacement, qui ressemble &#224; celui qui pr&#233;vaut pour l'existence, mais qui, ainsi concentr&#233;, s'oppose &#224; la logique du temps comptable des horloges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;emb3771|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce conflit entre deux types de temporalit&#233; qui est au c&#339;ur de l'autre tension que cette exposition a g&#233;n&#233;r&#233;e, celle qui a oppos&#233; les organisateurs &#224; l'artiste autour des questions de s&#233;curit&#233;. La ville a impos&#233;, suite aux premi&#232;res explosions, l'interdiction de d&#233;ambuler entre les plaques restantes. Le danger &#233;tait &#224; la fois r&#233;el et n&#233;gligeable. Gabriel Feracci a donc demand&#233; que la mairie lui pr&#233;cise par &#233;crit qu'elle seule d&#233;cidait de cette interdiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;emb3775|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent, on &#233;voque la question du risque en art. Il y en avait peu ou pas pour les spectateurs, mais le principe de pr&#233;caution a pr&#233;valu. Ce qu'il faut relever ici, c'est que la tension interne &#224; chaque pi&#232;ce et &#224; l'installation dans son ensemble a &#171; migr&#233; &#187; dans le domaine du droit, signe de la puissance de cette exposition qui vient questionner r&#233;ellement les limites de la monstration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;emb3774|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience, dont Pascal Quignard nous rappelle dans &lt;i&gt;Les d&#233;sar&#231;onn&#233;s&lt;/i&gt; que c'est une tentative d'&#233;chapper au mourir, est l'autre nom de l'existence, comme de toute pratique artistique. Souvent galvaud&#233;, ce mot s'incarne ici dans un faire dont l'&#233;clat est &#224; la fois brillance et diss&#233;mination. Il nous fait nous souvenir de cette beaut&#233; dont Andr&#233; Breton disait qu'elle devait &#234;tre &#171; explosante-fixe &#187; ou n'&#234;tre pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;emb3766|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;galerie G a Toulon (83)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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