C’est à partir de 2005, après quelques années passées à l’étranger, que Jean-Louis Poitevin et les membres du groupe Novembre se sont lancés de manière insistante dans une recherche autour de la question de l’image. Afin de donner un cadre à leurs activités, ils ont fondé l’association TK-21, et ont décidé de se retrouver une fois par mois d’Octobre à Juin, autour de textes théoriques sur la photographie pour tenter de renouveler leurs analyses.

Le déclic qui a présidé à leurs rencontres s’est fait autour d’un questionnement sur la photographie. Photographes plasticiens, les membres du Groupe Novembre ne se satisfaisaient pas des théories en cours sur la photographie en général ni sur celle concernant la photographie plasticienne à laquelle ils se rattachent.

Ils ont commencé à travailler sur livre de Vilém Flusser, Pour une philosophie de la photographie. Neuf chapitres, neuf séances et une tentative, modeste de « déplier » ce texte afin d’en appréhender toutes les implications.

Pour le dire d’un mot, les thèses de Flusser sont à l’opposé des thèses de Barthes, qui constituent aujourd’hui une sorte de vulgate dans laquelle nombre de discours sur la photographie continuent à s’enliser.

Ces thèses semblaient devoir ouvrir des pistes de réflexion sensiblement nouvelles. En tout cas, elles permettaient de tenter une sortie de cette conception faisant de l’image photographique un indice de la réalité et montrait l’urgence de questionner l’image à la fois en tant qu’objet et en fonction de son impact sur le psychisme.

Sa signification passant au second plan, s’ouvrit alors un champ d’analyse différent que celui des célèbres studium et punctum et de la relation au passé à travers la formule du « ça a été ». Par contre, on se trouvait dès lors confronté à la question des relations entre texte(s) et image(s) et il devenait possible des les inscrire dans une perspective généalogique.

Cette perspective mit en question notre croyance en l’immuabilité de la conscience, et de la question de l’image, il fallut aussi déployer une analyse de la conscience à partir d’un point de vue généalogique. Cette interrogation passait par des textes qui ne concernaient pas directement la photographie comme le livre de Julian Jaynes La naissance de la conscience dans l’effondrement de l’esprit bicaméral, ou celui de l’helléniste helléniste W Broxton Onians, La naissance de pensée européenne.

Ce lien avec les périodes des temps d’avant l’histoire a permis que s’organise une réflexion dont l’image constitue à la fois le centre et l’opérateur majeur.

C’est l’image vidéo qui s’est trouvée au centre de notre questionnement à travers des textes des grands inventeurs de l’art vidéo comme Nam June Paik, Garry Hill ou Bill Viola.

La parenté entre certaines conceptions en vigueur dans le monde de la préhistoire permettait de tisser des ponts avec des éléments saillants de notre époque caractérisable comme époque de la posthistoire, au sens que Flusser donne à ce terme et qui caractérise expressément le travail de Viola ou Paik en particulier.

Le cadre de ces séminaires est donc celui de l’image dans la mesure ou l’on entend par image l’ensemble des productions visuelles signifiantes nées des appareils de toutes sortes et produites en particulier dans les mégapoles de la planète.

Ainsi a-t-on pu assister au cours des six années durant lesquelles ce séminaire s’est tenu, à une évolution radicale du questionnement qui nous a conduit à fonder une revue en ligne, TK-21 la revue.

Durant ces années, le séminaire s’est tenu dans des lieux divers, le plus souvent des galeries d’art ou chez des particuliers. Le « nomadisme urbain » est une des caractéristique de l’aspect non institutionnel de cette entreprise. Il est important de rendre ici hommage à ceux qui nous accueilli le plus souvent, la galerie Sycomore art ( Camille De Bayser et Rose Burki), Le musée des arts derniers (Sultan), l’association café au lit (Emil et Andra Weisbrod-Sennewald) et la galerie images de fer (Alain Pras). Il faut aussi remercier les participants de ce séminaire qui par leur présence active et assidue en ont fait un lieu de réflexion associé à une généreuse convivialité. Sans eux, cette aventure ne pourrait exister. Ils aussi permis par leur aide financière à Pierre Benielli, Jean-Louis Poitevin et Martial Verdier de fonder TK-21 la revue.

Production

13 février 2012

Séminaire

24 janvier 2012

Qui sommes-nous ?

23 janvier 2012

TK-21 sur internet

28 mars 2011

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Séminaire du 8 février 2012

Changement de dernière minute :

Jean-Louis Poitevin

Introduction à Cloning Terror de W.J.T. Mitchell

Galerie LA RALENTIE

8 février 2012 - 19H30

L'adresse

22-24 rue de la fontaine au roi Paris 75011 Paris

M° République - Goncourt - Parmentier


Noritoshi Hirakawa

Conscience, Réalité,

Galerie In Situ Fabienne Leclerc

12.01 / 03.03.2012

L'adresse

6, rue du pont de Lodi 75006 Paris

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Les intervenants TK-21

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Martial VERDIER

administrateur

Comité de rédaction

administrateur
Cléme

Cléme

membre

WEISWALD

membre

Ulice DEBORNE

membre
Alain NAHUM

Alain NAHUM

membre

Marie Aerts

membre

La rédaction

membre
Park Ja-Yong

Park Ja-Yong

membre

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