Sonntag 30. August 2015

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Try again

6 vidéos de Gala Goebel

, Gala Goebel

All of old. Nothing else ever. Ever tried. Ever failed. No matter. Try again. Fail again. Fail better.
Cette phrase de Samuel Beckett trouve dans les réalisation de cette jeune vidéaste une présence paradoxale et burlesque montrant chacun de nos gestes comme né de songes sans cesse repris sans cesse interrompus. Ce sont ses propres mots qui accompagnent ses images.

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kitt weiss 2014
video farbe 3 min. 8 sek. loop

(traduction français en 2e partie)

Das Scheitern taucht in meiner Arbeit immer wieder auf, auf absurde, amüsante oder schmerzhafte Weise. Der Nabel geht nicht weg, auch wenn ich ihn zu kitten suche. Der kindliche Wunsch zu wissen, was an Weihnachten sein wird, führt ins Leere. „Das Datum darf nicht in der Zukunft liegen“. Natürlich. Der Versuchsaufbau der Arbeiten scheint oft naiv. Halb als Kind gedacht, im Körper einer Erwachsenen ausgeführt. Doch eben jene kindliche Kraft, die im Spiel liegt und Angstfreiheit birgt, ist für mich notwendig, um dem Scheitern den Schrecken zu nehmen. Wir scheitern täglich und auch wenn etwas gelingt, die schiere Möglichkeit des Scheiterns ist da, sie wohnt jedem Prozess inne, gehört dazu. Dennoch ist Scheitern negativ konnotiert. Für mich bringt es jedoch oftmals erst neue Dinge hervor, lässt mich die Richtung ändern, bricht alte Gedankenmuster auf und öffnet Türen.

In Russland zum Beispiel habe ich über das Scheitern systematisch gelernt gewisse Handlungsstrukturen als gegeben zu begreifen um im Alltag überhaupt handlungsfähig zu bleiben. Die Aneignung dieses spezifischen Verhaltensjargons ließ mich das Hinnehmen politischer Verhältnisse durch die Bevölkerung verstehen. In Kazan hätte ich vor Empörung beinahe aufgeschrien, als mir zum ersten Mal an der Kasse im Supermarkt die Quittung vor meinen Augen zerrissen wurde. Auch der Gang ins öffentliche Schwimmbad endete oftmals indem mich jemand lautstark auf Russisch über gewisse Handlungsabläufe belehrte. Ich verstand kein Wort.

Die Schlappen werden bis hierhin getragen, die Badekappe ab hier aufgesetzt, die Schuhe werden dort rein gestellt, doch die Kleidung kommt ganz woanders hin.
Beim nächsten Besuch war dann wieder alles anders.

Die kleinen Momente der Differenz zwischen meiner persönlichen Schablone, geschnitten aus Erfahrungswerten und der erlebten Wirklichkeit, erzählen oftmals mehr, als die Großen Strukturen der Welt.

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o.t. 2014
video farbe 3 min. 40 sek. loop
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tisch 1 2 in zusammenarbeit mit Julia Miorin 2014
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o.t. in zusammenarbeit mit Julia Miorin 2014
video farbe ton 14 min. 17 sek. loop
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naht 2014
video farbe 1 min. 23 sek. loop

L’échec est omniprésent dans mon travail, que se soit de manière absurde, amusante ou douloureuse. Le nombril persiste, même si j’essaie de le couvrir de mastic. Ce désir enfantin à savoir ce qui se passera à Noël n’amène à rien. « La date ne doit pas se retrouver dans l’avenir ». Évidemment. Le protocole expérimental des œuvres paraît souvent naïf. Pensées à moitié par une enfant, réalisées dans le corps d’une adulte. Mais j’ai besoin de cette force enfantine, qui réside dans le jeu et qui nous libère de la peur, pour soustraire l’effroi à l’échec. Nous échouons tous les jours et même si quelque chose réussit, la possibilité même de l’échec est là, elle habite chaque processus, en fait partie. Néanmoins, l’échec a une connotation négative. Pour moi, il porte souvent de nouvelles choses, me fait changer de cap, défait d’anciens modèles de pensée, et ouvre des portes.
En Russie, par exemple, j’ai appris de manière systématique et par l’intermédiaire de l’échec à accepter comme certains modèles d’action comme des évidences, afin de vraiment pouvoir continuer à agir au quotidien. En adoptant ce type de comportement spécifique, j’ai compris l’acceptation de la situation politique par la population. À Kazan, j’ai failli crier d’indignation quand on a pour la première fois déchiré mon reçu sous mes yeux à la caisse du supermarché. Pareil lorsque je me rendais à la piscine publique où cela finissait souvent avec quelqu’un qui me donnait d’une voix criarde des ordres en russe, sur certains gestes à accomplir. Je ne comprenais rien. Les tongs, on les garde jusqu’ici, le bonnet on le met à partir de là, les chaussures on les range là-bas, les vêtements ont les dépose encore ailleurs. À la prochaine visite, tout avait à nouveau changé.
Les petits instants de décalage entre mon modèle personnel, taillé à partir de mes expériences, et la réalité vécue, m’apprenaient beaucoup plus que les grandes idées sur le Monde.

(traduit de l’Allemand par Daniela Goeller)

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o.t. in zusammenarbeit mit Julia Miorin 2014
video farbe 3. min. 2 sek. loop