Thokoza

mardi 18 octobre 2011 par Daniela GOELLER

Oswenka

Vusi V. Kunene, 17.07.2011

"Number 10, number 10" appelle le maître de cérémonie. Rapidement mais sans hâte il traverse la salle, vêtu d’un costume élégant, tout en rayures noires et blanches. Il monte les marches qui mènent à la scène, se tourne et s’approche de la rampe où il s’immobilise en joignant les mains. Tous les regards se posent sur lui.

Portfolio

Vusi V. Kunene Vusi V. Kunene Vusi V. Kunene Vusi V. Kunene Vusi V. Kunene

Il s’incline respectueusement devant son juge en levant les yeux. Il porte deux bagues à la main gauche et un papillon blanc. Sur le revers de sa veste brille une broche.

Du haut de la scène il pose son regard sur le juge et ne le lâchera plus des yeux. Il ne voit que lui, les personnes dans la salle lui sont indifférentes. Lorsqu’il avance le bras gauche, la manche de sa veste glisse en arrière et découvre la montre qui orne son avant-bras.

Posément, il avance le pied gauche et le soulève du sol. Tous les regards glissent le long de sa jambe en frôlant ses socquettes et s’attardent sur ses chaussures avant de remonter le long de son corps. Il se redresse en suivant les regards et tourne sur lui même comme sur un pas de danse. Jamais il ne lâche son juge des yeux, sauf à cet instant où il se montre de dos. Progressivement il ouvre sa veste et laisse entrevoir l’étiquette à l’intérieur : Giorgio Armani. Lentement il enlève la veste. En dessous il porte un gilet à rayures et une chemise noire dont les manchettes doublées de blanc sont légèrement repliées sur les bords et tenues par des boutons de manchettes.

Il se tourne à nouveau en faisant un geste de la main comme pour mettre en garde. D’un pas tranquille et lent il flâne le long de la scène dans le fond, en tenant la veste dans une main et en glissant l’autre main dans la poche de son pantalon. Ses mouvements sont fluides, ses pas mesurés. Il suit un rythme intérieur. Arrivé au bout, il se retourne. Il se redresse majestueusement et marque un temps d’arrêt, puis avec un geste entraînant de la main gauche revient d’un pas plus vif vers le milieu et l’avant de la scène. En tenant la veste pliée en deux dans la main droite de façon à ce que l’on voie la broche et le mouchoir en soie noire dans la poche poitrine, il s’incline à nouveau, légèrement, comme pour tirer la révérence.

Il avance légèrement son pied gauche et tient le bras gauche à hauteur de sa poitrine. Tout y est à la fois. Pendant un instant, il se découvre entièrement jusqu’au moindre détail et s’immobilise juste le temps de le parcourir du regard de haut en bas et d’en faire l’inventaire : la somme d’un habit élégant et de tous ses accessoires, parfait jusque dans le moindre détail.

Doucement il se retire et se tourne à nouveau avec un léger sourire sur le bout des lèvres. D’un geste nonchalant il remet sa veste. D’abord une première manche. Encore une occasion de présenter la main gauche avec la montre et les bagues. Ensuite l’autre manche. Il s’arrête au milieu de la scène et avance. Il s’incline à nouveau devant le juge en joignant ses mains, le regard toujours posé sur les yeux du juge. Il tient son regard, le marque d’un hochement léger de la tête, comme pour s’en assurer, puis se retourne et s’en va. Il y a un murmure dans la salle. Quelques personnes applaudissent. Le juge se penche sur son papier et prend note.

Daniela GOELLER


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mercredi 9 mai 2012 - 19 h 30

L'adresse

Galerie LA RALENTIE

22-24 rue de la fontaine au roi Paris 75011 Paris M° République - Goncourt - Parmentier


L’amour II

Galerie LA RALENTIE - Art et Pensée

J’ai horreur des dimanches

L’amour.

MATIN  Jean-Louis Poitevin, philosophe critique d’art Une lecture du « De l’amour » de Stendhal  Hélène Godefroy, psychanalyste « L’amour au féminin »  Pascale Fautrier, écrivain philosophe « Beauvoir ou l’amour absolu »  Fabian Fajnwaks, psychanalyste « Les hommes peuvent-ils aimer en tant que tels ? » APRES-MIDI  Bertrand Leclair, écrivain « L’amour, langue étrangère »  Amalia Escriva, réalisatrice Projection du film « Le miroir aux Alouettes »  Isabelle Floc’h, Psychanalyste « Autour de Benjamin Constant »

« Enfant de bohème » comme le chantait Carmen, voué à mal se finir, comme le chante Catherine Ringer, l’amour, s’il inspire des vies, des films, et toute la littérature, résiste aux définitions. On a coutume de lui opposer la passion, tel son envers dévastateur, ou encore l’érotisme, avec lequel il aurait paraît-il, du mal à s’accoupler, du moins durablement…/…

13 mai 2012 - A partir de 9 h 30

L'adresse

22-24 rue de la fontaine au roi Paris 75011 Paris M° République - Goncourt - Parmentier

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