jeudi 30 juin 2016

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L’image qui n’existait pas 2/2, entretien avec José-Alain Sahel

, Hervé Bernard et Jean-Louis Poitevin

Nous publions aujourd’hui la seconde partie de l’entretien que nous a accordé le professeur José-Alain Sahel, en Mars 2016. Professeur au Collège de France, à la chaire Innovation technologique Liliane Bettencourt (2015-2016), il a fondé et dirige l’Institut de la Vision (université Pierre et Marie Curie-UPMC/Inserm/CNRS), qui fonctionne en synergie avec le CHNO des Quinze-Vingts.

Sahel-partie02_A from BERNARD Hervé (rvb) on Vimeo.

L’invisible, notion pour le moins sensible est au cœur du début de cet entretien avec José-Alain Sahel. C’est le scientifique qui s’exprime et qui manifeste une réticence à une approche « métaphysique » de cette notion. Pour lui, l’invisible peut-être abordé concrètement à partir de ce qui dans le fonctionnement de la vue fait que nous occultons de nombreuses choses pourtant visibles ou que tout simplement nous ne les regardons pas et donc ne les voyons pas. Entre illusion et certitude, c’est néanmoins vers une compréhension intime de l’immensité du tout qui nous englobe que nous nous dirigeons.
Le scientifique est aussi philosophe et c’est vers une réflexion sur l’autre que José-Alain Sahel nous conduit longuement et une approche de l’existence à partir de la surprise, de l’étonnement, l’existence comprise en relation avec l’art comme invitation permanente au dépassement. Il convoque ainsi pour l’occasion aussi bien Emmanuel Levinas que Poussin, Klee ou Pollock que des artistes contemporains venus en résidence à l’institut de la vision.