mercredi 30 juillet 2014

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Chambres avec vues

Soizic Stokvis

, Soizic Stokvis

Mon travail de peinture et d’installation s’articule selon deux axes : œuvres in situ et pièces autonomes. Il est souvent mis en lien et élaboré dans un espace ou avec un environnement donnés.

Rythmes et couleurs

Mon travail de peinture et d’installation s’articule selon deux axes : œuvres in situ et pièces autonomes. Il est souvent mis en lien et élaboré dans un espace ou avec un environnement donnés.

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Dans le lieu de la Vigie, au sein de l’exposition collective, il m’a paru très intéressant d’inscrire un jeu de réponses face à cette succession rythmée de salles jadis habitées, s’étirant tel un schéma orthogonal tout à la verticale.

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Dans la pièce du premier étage, j’ai créé un module, ou œuvre-patron, intitulée Réserve. Il s’agit d’une œuvre numérique sur pvc de grande dimension, fragmentée physiquement en panneaux orthogonaux. Le dessin arrondi est doublé d’un quadrillage que j’ai fait déborder sur le mur, l’œuvre faisant ainsi corps avec celui-ci. J’ai voulu également que l’œuvre dialogue avec le dessin multicolore du dallage en épousant celui-ci par un arrondi. Les formes dessinées en courbes, également découpées, ont été préparées pour servir de patrons, au quatrième étage.

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Peinture in situ et œuvre autonome sont ainsi mises en lien. J’ai réalisé cette pièce à la fois « patron - outil » et œuvre à part entière, afin de créer comme une translation : l’œuvre se transforme, elle en est à la fois l’origine et la finalité, découpes physiques et formes dessinées.

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Au deuxième étage, une sérigraphie Dessus-dessous, sur altuglas fonctionne en œuvre autonome. Des bandes se croisent, donnant une impression d’entrelacs et de strates. L’œuvre témoigne de ma préoccupation de travailler dans l’espace, tout en restant, apparemment, dans une logique de deux dimensions.

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Au troisième étage, j’ai réalisé un « dessin » précisément dans l’espace. Intitulé Eau chaude, eau froide, il est constitué au moyen de rubans de tissu et adhésifs. L’installation vient dialoguer avec les tuyaux métalliques et le plancher. Mon intention est ici de créer des plans et des tracés différents dans l’espace, en y incluant non sans humour le mobilier présent : des restes de tuyaux de raccordement. Les rubans sont tantôt perçus comme de larges tracés, tantôt comme des lignes très fines, suivant l’angle d’approche. Les bandes tracent des lignes occupant le sol, s’immiscent dans les tuyaux et relient sol et plafond. La tridimensionnalité de l’œuvre joue aussi avec la lumière extérieure venant en découpe changeante effleurer sol et mur. Enfin j’ai pensé à répondre au rythme architectural des coursives que l’on voit par la fenêtre toute proche, comme un prolongement visuel de leurs structures.

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Dans la salle du quatrième droite, des éléments de mobilier révélant la mémoire du lieu, une vue superbe, une très belle lumière blanche, le rectangle bleu du ciel, sont autant d’éléments qui participent de l’espace donné et dont j’ai tenu compte dans l’élaboration d’une œuvre in situ. Une déclinaison de modules, étirés vers la fenêtre, donne corps à la peinture murale. Je cherche à ce que le regardeur vienne se trouver « au sein de la peinture ». J’ai installé en contrepoint des espaces de peinture murale des adhésifs en schémas orthogonaux et des collages afin de rythmer l’espace et de créer des liens entre les différents « îlots de couleurs ». Mon travail s’appuyant beaucoup sur les rapports d’échelle, j’ai inséré au sein du schéma de peinture murale, des collages. Tantôt signes-drapeaux ou plans, ils apparaissent comme des fragments d’un ensemble plus monumental. J’ai choisi de montrer précisément ces collages « études », plus anciens, car j’ai voulu qu’ils répondent aux éléments de mobilier restés en place. Ils dialoguent avec des fragments de la mémoire du lieu et de leurs occupants.

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Enfin, une constante de mon travail étant d’établir le lien entre « l’intérieur » et « l’extérieur », de renvoyer à l’architecture des villes et à leur avancée rapide et incessante, j’ai créé des « extensions » de l’installation murale. Elle vient ainsi se déployer sur le pallier et dans l’escalier, comme un « débordement hors zone ».

Rencontres N° 43, La Vigie Art Contemporain, Nîmes.
Maëlle Labussière, Soizic Stokvis, Annie Paule Thorel.
Exposition du 17 mai et jusqu’au 19 juillet 2014. Du mardi au samedi de 14h à 18h. Fermé le 14 juillet.
32 rue Clérisseau, 30000 Nîmes - Tél 04 66 21 76 37
la.vigie-art.contemporain@wanadoo.fr - http://lavigieartcontemporain.unblog.fr

Parallèlement Soizic Stokvis a participé avec un tirage photographique à Je suis là, vous êtes ici. Une création de Bernard Lallemand avec la participation de 103 artistes : « une biographie visuelle et humaine de quelques rencontres artistiques ».
Vous êtes ici : 252 rue Auguste Potié 59320 Haubourdin 
Exposition 29, 30, 31 mai et le 1er juin 2014