dimanche 21 décembre 2014

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(Dé)construction colorée

, Alexis Jakubowicz et Mengzhi Zheng

(Dé)construction colorée est à l’échelle d’un quartier comme celui de la Défense un geste symbolique. Le dessin de la tour, qui fonctionne a priori par succession de plans horizontaux, est ici renversé sur un axe vertical.

Cette œuvre réalisée in situ, spécifiquement pour le hall d’entrée de la Tour Blanche ERDF, réemploie les éléments de l’architecture intérieure nouvellement dessinée. Les formes géométriques qui la composent par un jeu de superpositions et de variations homothétiques, sont calquées sur le plan des étages.

Nul besoin d’aller plus haut pour saisir l’esprit du lieu. L’objet de Mengzhi Zheng le contient tout entier dans la couleur, transformée en énergie. Ce résultat est rendu par une superposition de films appliqués sur du verre, en contact direct avec un tissu de fibres optiques équipé de LEDs programmés RVB. Ces additions et soustractions de tons dessinent une boucle régulière dans le temps, offrant à chaque instant du jour de nouveaux paysages sensoriels aux usagers et visiteurs.

Ainsi de l’aveu même de l’artiste, (dé)construction crée « une passerelle visuelle d’un point à l’autre : du hall aux étages, de l’horizontale à la verticale, de la verticale à l’horizontale... Monumentale, fixée au mur, elle est en perpétuelle évolution, les couleurs en appelant sans cesse d’autres. Des paysages uniques se construisent et se déconstruisent sous nos yeux dans une infinie continuité. »

Alexis Jakubowicz

Un geste

Celui de faire basculer sur un axe de lecture vertical des éléments à l’origine dessinés à l’horizontale. (Dé)construction colorée est une œuvre in situ, érigée à la verticale dans le hall d’entrée de la Tour Blanche ERDF. Elle rappelle les composantes de l’architecture intérieure nouvellement dessinée : certains éléments géométriques sont tirés des plans architecturaux des étages pour esquisser, par un jeu de superpositions et de variations homothétiques des formes, la structure de la future image à laquelle s’ajoutera la couleur.

L’objet incarne donc l’esprit de la Tour ERDF avant même d’aller plus loin – plus haut – pour explorer les niveaux supérieurs, où chaque étage possède sa couleur propre, et renvoie à l’œuvre située au rez-de-chaussée.

Cette (dé)construction colorée crée ainsi une passerelle visuelle d’un point à l’autre : du hall aux étages, de l’horizontale à la verticale, de la verticale à l’horizontale… Monumentale, fixée au mur, elle est en perpétuelle évolution, les couleurs en appelant sans cesse d’autres.

Des paysages uniques se construisent et se déconstruisent sous nos yeux dans une infinie continuité. Ce résultat mystérieux est crée par une superposition de films colorés appliqués sur du verre, en contact direct avec le tissu de fibres optiques équipé de LEDs programmés RVB. Ces additions et soustractions de couleurs remodèlent un nouveau paysage à chaque instant. Une boucle régulière se dessine en continu dans le temps, au fil de la journée, pour reprendre le lendemain.

À travers cette expérience sensorielle à grande échelle, le spectateur saisit une photographie mentale du lieu.

Mengzhi Zheng

(DÉ)CONSTRUCTION COLORÉE, 2014 — Mengzhi Zheng
Installation pérenne. Fibre optique tissée, adhésifs de couleur sur verre. Dimensions : 7200 x 7200 mm.