mardi 27 novembre 2012

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Cheap Land

Jean-Louis Marcos - Richard Petit

, Richard Petit

Devant cette image de Richard Petit, je me sens comme un trappiste découvrant l’usage du presse-purée.

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"© Richard Petit / Courtoisie Galerie Voies Off"

Devant cette image de Richard Petit, je me sens comme un trappiste découvrant l’usage du presse-purée. L’artiste dit qu’il cherche à constater la proximité du banal et du sublime. Je trouve qu’il y arrive très bien : il y a dans cette image à la fois la majesté olympienne de la haute montagne et l’impact total des interventions humaines, de ce qu’on appelle l’équipement.

C’est donc cela le monde ? Ces valeurs plastiques qui effacent la perspective et jouent des variations infinies du blanc de la neige et des nuages tout en permettant l’observation, de près, du moindre détail. Et cette oblique rouge, qui pourrait être du pinceau d’un vieux maître chinois, est en réalité le filet de protection d’une société obsédée de sécurité.

Jean-Louis Marcos / 2009

When looking at this image by Richard Petit, I have the feeling of being like a Trappist monk discovering how to use a potato masher. The artist says he aims to reveal the close relationship between the banal and the sublime. I think he manages it very well : in this image there is at one and the same time the Olympian majesty of high mountains, and the full impact of human intervention, of what we call “equipment”.

So, is this what the world is ? These plastic values that blur perspectives to play endless variations of white with the snow and clouds while at the same time allowing the viewer to see the smallest detail in close-up. And this red oblique line, which could be the brush stroke of an old Chinese master, is in reality the safety net of a society obsessed with security.

translation Peter Vass

Merci à Jean-Louis Marcos, un grand Monsieur récemment disparu.

Voir en ligne : www.richardpetit.com